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	<title>Luminophore</title>
	
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		<title>Aishiteiru to Itte Kure | 愛していると言ってくれ</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 07:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retournons du côté des vieilleries japonaises avec Aishiteiru to Itte Kure, soit le j-drama le plus vieux qu&#8217;il m&#8217;ait été donné de voir pour le moment. Composé de douze épisodes de 45 minutes, il fut diffusé entre juillet et septembre 1995 sur TBS. Son titre signifie approximativement &#171;&#160;dis-moi que tu m&#8217;aimes&#171;&#160;. C&#8217;est sa scénariste, Kitagawa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure01.jpg" alt="" width="650" height="447" /></p>
<p>Retournons du côté des vieilleries japonaises avec <strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong>, soit le j-drama le plus vieux qu&#8217;il m&#8217;ait été donné de voir pour le moment. Composé de douze épisodes de 45 minutes, il fut diffusé entre juillet et septembre 1995 sur <em>TBS</em>. Son titre signifie approximativement &laquo;&nbsp;<em>dis-moi que tu m&#8217;aimes</em>&laquo;&nbsp;. C&#8217;est sa scénariste, Kitagawa Eriko qui est à l&#8217;origine d&#8217;<a href="http://www.luminophore.net/category/orange-days/"><strong>Orange Days</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/sora-kara-furu-ichioku-no-hoshi/"><strong>Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi</strong></a>, <strong>Beautiful Life</strong>, <strong>Love Story</strong> ou encore plus récemment <strong>Sunao ni Narenakute</strong>, qui m&#8217;a donné envie de m&#8217;y intéresser. À noter ses audiences assez extraordinaires car elles furent d&#8217;une moyenne de 21,3%, avec même une pointe à 28,1% pour le dernier épisode. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Mizuno Hiroko a quitté sa campagne pour tenter sa chance en tant qu&#8217;actrice à Tôkyô. En attendant de décrocher le rôle de sa vie, elle cumule les petits jobs et suit des cours de théâtre où travaille en tant que technicien son ami d&#8217;enfance, Yabe Kenichi. Un jour, elle rencontre par hasard un artiste, Sakaki Kôji et est immédiatement attirée par lui. Comme si le destin voulait les réunir, ils tombent l&#8217;un sur l&#8217;autre à de multiples reprises. Ce que Hiroko ne réalise pas tout de suite, c&#8217;est que Kôji est sourd et ne parle plus depuis qu&#8217;il a perdu l&#8217;audition. Alors que tout les oppose, elle veut apprendre à le connaître et pour cela, elle commence déjà par apprendre la langue des signes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure03.jpg" alt="" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure02.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure04.jpg" alt="" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure05.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/category/orange-days/"><strong>Orange Days</strong></a> n&#8217;était pas la première série de Kitagawa Eriko sur la surdité puisque la scénariste avait au moins déjà traité cette thématique grâce à <strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong>. Ici, elle ne change pas non plus de son genre favori, à savoir l&#8217;histoire d&#8217;amour. Mine de rien, autant il est assez facile de trouver des j-dramas romantiques adultes datant de plusieurs années, autant il est bien plus ardu d&#8217;en citer spontanément qui soient sortis ces derniers temps. Les séries actuelles semblent moins s&#8217;attarder sur les relations humaines qu&#8217;autrefois. C&#8217;est peut-être un sentiment faussé cela dit. Quoiqu&#8217;il en soit, <strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> paraît assez peu connu dans la sphère des dramaphiles mais au Japon, il a eu son petit succès à l&#8217;époque. En le visionnant, on comprend aisément pourquoi.<br />
Les situations de handicap étaient apparemment quelque peu à la mode à la télévision japonaise dans le courant des années 1990. Si le risque est toujours de sombrer dans la surenchère voire dans le misérabilisme, ce n&#8217;est jamais le cas de cette série. C&#8217;est même tout le contraire tant l&#8217;accent n&#8217;est pas réellement mis sur la surdité du héros. Il est vrai que le fait qu&#8217;il soit sourd est handicapant mais ce qui est davantage pointé du doigt est la difficulté de compréhension d&#8217;un couple. Pour cela, il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;être sourd ou muet. Deux personnes ayant toutes les facultés pour discuter et échanger ont également de fortes possibilités de pas réussir à se comprendre. Il n&#8217;est pas non plus nécessaire de parler ou d&#8217;écouter pour communiquer. Beaucoup de non-dits et d&#8217;autres éléments importants peuvent passer par des gestes, une attitude ou encore un regard. Comme il est explicité dans la série, lorsque l&#8217;on perd un sens, on le compense avec les autres. Le héros ici a la possibilité de savoir ce que ressent une personne en regardant sa manière de se tenir ou l&#8217;expression de son visage. Quoiqu&#8217;il en soit, si la surdité de Kôji est le point de départ de l&#8217;histoire, elle n&#8217;en est clairement pas le moteur. Le j-drama est toutefois l&#8217;occasion de pointer quelques problèmes liés à une situation de handicap comme le regard des autres ou la notion de dépendance. Et de manière plus romantique, on en vient parfois à penser que pour être plus proche de quelqu&#8217;un, on aimerait tout simplement pouvoir entendre sa voix et se l&#8217;approprier. Comme le titre le suggère et comme le prouvera à plusieurs reprises l&#8217;héroïne, d&#8217;une manière égoïste, on a certainement envie d&#8217;entendre un <em>je t&#8217;aime</em>, même si l&#8217;autre nous l&#8217;a déjà prouvé à de très nombreuses reprises via d&#8217;autres moyens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure06.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure07.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure08.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure09.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p><strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> le dit avant même de commencer, il sera question d&#8217;une histoire d&#8217;amour. Ce qu&#8217;elle ne révèle pas par contre c&#8217;est qu&#8217;elle sera à l&#8217;état brut. Mizuno Hiroko a la vingtaine, est pétillante, optimiste, a besoin de s&#8217;exprimer et est semblable à un véritable livre ouvert. Ses émotions transpirent sur son visage et elle ne peut rien cacher à qui que ce soit tant elle est naturelle et vraie. Que l&#8217;on se rassure de suite, elle n&#8217;a rien d&#8217;irritant au départ car l&#8217;interprétation de Tokiwa Takako (<a href="http://www.luminophore.net/category/long-love-letter/"><strong>Long Love Letter</strong></a>) est tout en fraîcheur. Candide, Hiroko ne se pose pas trop de questions sur son futur et vivote en attendant de percer un jour en tant qu&#8217;actrice. Elle est jeune, elle a encore toute la vie devant elle. En rencontrant Sakaki Kôji, elle perd quelque peu ses repères car tout ce qu&#8217;elle désire à ce moment est de le découvrir, de le comprendre et de l&#8217;aimer. En réalisant qu&#8217;il est sourd, elle commence à apprendre la langue des signes et fait des progrès spectaculaires en très peu de temps. À ce sujet, les acteurs sont extrêmement convaincants et donnent l&#8217;impression de maîtriser cette langue particulière. Kôji a une dizaine d&#8217;années de plus que Hiroko et traîne un passé douloureux, en partie lié à son handicap mais ne se limitant évidemment pas à lui. Taciturne, coupé du monde par choix et faisant peu d&#8217;efforts pour s&#8217;intégrer, il peint comme il respire. Le sourire de Hiroko associé à son dynamisme et sa joie de vivre le troublent. Bien qu&#8217;il se refuse d&#8217;abord à ressentir pour elle quoique ce soit, il ne peut ensuite plus faire machine arrière tant la jeune femme lui devient aussi importante que de la nourriture. Ce ne doit pas être facile d&#8217;interpréter un homme sourd-muet renfermé sur lui-même mais ici, le très charismatique Toyokawa Etsushi qui lui offre ses traits fait preuve d&#8217;un magnétisme intense.  Impossible de ne pas le remarquer, lui qui est immense, toujours vêtu de tongs et de pulls deux fois trop grands pour lui, et semblant tellement détaché de tout. Alors qu&#8217;il souhaite passer inaperçu, on ne voit que lui.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure10.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure11.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure12.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure13.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Si les deux personnages sont intéressants séparément, c&#8217;est surtout lorsqu&#8217;ils sont ensemble qu&#8217;ils en deviennent fascinants. Kôji et Hiroko se découvrent, s’apprivoisent et finissent par tomber amoureux l&#8217;un de l&#8217;autre. La première partie du j-drama est magnifique. La seconde l&#8217;est nettement moins car l&#8217;intrigue se dilue et malheureusement, la série n&#8217;évite pas quelques écueils franchement dispensables comme une jalousie mal placée et disproportionnée, une réaction impulsive consécutive à cette jalousie ou encore le retour d&#8217;un ancien amour incarné par Asô Yumi (<a href="http://www.luminophore.net/category/jin/"><strong>JIN</strong></a>). Hiroko finit d&#8217;ailleurs par être assez désagréable bien que ce soit surtout sa fragilité, son insécurité permanente et son besoin d&#8217;être rassurée qui la font agir de manière aussi peu raisonnée. Ce comportement paraît toutefois quelque peu hors caractère. C&#8217;est donc un petit peu dommage mais cela n’annihile pas les qualités des épisodes du début et de toute manière, même durant ces épisodes il reste de bons points. La grande force d&#8217;<strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> se situe ainsi dans l&#8217;écriture de son histoire d&#8217;amour et plus particulièrement, dans sa construction. Les sentiments des protagonistes sont mis à nu avec une telle maîtrise et un tel réalisme que l&#8217;on se sent parfois mal à l&#8217;aise, comme si nous étions un voyeur. La caméra semble effectivement parfois presque de trop et donne l&#8217;impression d&#8217;être une intruse. Le personnage de Kôji ne parle pas si ce n&#8217;est en voix-off où il exprime ses pensées et sa vision d&#8217;être. Ses paroles sont loin d&#8217;être redondantes avec ce que l&#8217;on voit et permettent généralement de mieux appréhender cet artiste assez difficile à approcher. En fait, il en ressort principalement un sentiment de mélancolie accentué par un rythme lent et une absence d&#8217;éléments sortant de l&#8217;ordinaire.<br />
Le couple n&#8217;ayant que peu de possibilités de communiquer et la série se déroulant en 1995, ils utilisent un fax pour s&#8217;envoyer de très nombreuses lettres. Leur contenu reflète à merveille la personnalité des personnages. Tandis que l&#8217;un est dans l&#8217;instantané et n&#8217;est pas habitué à s&#8217;exprimer, l&#8217;autre s&#8217;étale et est légèrement poussif. Pour en revenir à l&#8217;absence de communication verbale, il est évidemment superflu de préciser la possibilité d’interagir via d&#8217;autres moyens lorsque l&#8217;on s&#8217;aime et la série montre justement plusieurs scènes de baisers et de sexe. Encore une fois, c&#8217;est là que l&#8217;on réalise le gouffre entre les séries des années 1990 et celles de la fin des années 2000 / début des années 2010.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure14.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure15.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure16.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure17.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Qui dit histoire d&#8217;amour dit généralement obstacles. <strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> ne déroge pas à la règle mais encore une fois, la série prône le réalisme avec des difficultés naturelles et non forcées bien que parfois discutables. Kôji a ainsi une petite sœur avec qui il ne partage aucun lien du sang et qui a toujours veillé sur lui. Elle n&#8217;apprécie guère de voir Hiroko lui tourner autour, notamment parce qu&#8217;elle a peur de le voir blessé. Celle-ci est jouée par la alors très jeune Yada Akiko (<a href="http://www.luminophore.net/category/last-christmas/"><strong>Last Christmas</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/voice/"><strong>Voice</strong></a>) dont ce fut le premier rôle à la télévision. Du côté de Hiroko, elle a pour ami d&#8217;enfance Ken (Okada Kôki) veillant sur elle depuis toujours. Alors qu&#8217;elle ne voit en lui qu&#8217;un ami, lui ressent plus que des sentiments platoniques pour elle mais préfère ne pas les lui montrer. Le personnage est franchement sympathique tout au long de la série et l&#8217;écriture de sa personnalité est on ne peut plus solide. Autrement, dans des rôles secondaires on peut noter la présence de Yo Kimiko (<a href="http://www.luminophore.net/category/churasan/"><strong>Churasan</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/yankee-bokou-ni-kaeru/"><strong>Yankee Bokou  ni Kaeru</strong></a>) en tant qu&#8217;agent de Kôji, Aijima Kazuyuki (<a href="http://www.luminophore.net/category/jin/"><strong>JIN</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/boss/"><strong>BOSS</strong></a>) comme un peintre jaloux ou encore Namase Kutsushita (<a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/ashita-no-kita-yoshio/"><strong>Ashita no Kita Yoshio</strong></a>) en ancien camarade de classe de Kôji.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure18.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure19.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure20.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure21.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p><strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> a pour personnage principal un homme malentendant et joue ainsi énormément avec la bande-son. Il n&#8217;est pas rare que la musique, les paroles et tous les autres sons soient coupés et que l&#8217;on n&#8217;entende plus qu&#8217;un silence profond parfois presque perturbant. De même, il est possible de noter un effort particulier au niveau de sonorités anodines comme le chant des cigales, la pluie, les feuilles qui bougent dans les arbres, etc.. Le silence de Kôji est contrebalancé par le bruit de Hiroko. La musique de Nakamura Masato est en revanche plus banale et ne marque pas particulièrement. Autrement, c&#8217;est <em>Love Love Love</em> de d’extrêmement populaire groupe <strong>Dreams Come True</strong> que l&#8217;on entend à plusieurs reprises au cours des épisodes. La chanson est plutôt agréable et elle s&#8217;est vendue à l&#8217;époque à plusieurs millions d&#8217;exemplaires.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure22.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure23.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure24.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Aishiteiru to Itte Kure" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/aishiteiru-to-itte-kure25.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>En définitive, <strong>Aishiteiru to Itte Kure</strong> est une belle histoire d&#8217;amour qui sort du classicisme grâce à son traitement hypersensible et intimiste. Avant de parler d&#8217;un homme sourd interprété par un excellent Toyokawa Etsushi, la série s&#8217;attarde sur les difficultés de communication dans un couple et sur la question qui est de savoir si l&#8217;amour suffit pour construire une relation. On peut s&#8217;aimer mais ne pas réussir à se comprendre en raison d&#8217;une multitude d&#8217;éléments comme une différence d&#8217;âge et de maturité, un passé trop lourd pour ses épaules ou une manière de vivre fondamentalement opposée. Il est vrai que la série finit par se répéter et devenir lassante en multipliant les incompréhensions et la jalousie irrationnelle de Hiroko mais son début et sa tonalité mélancolique méritent à eux seuls le déplacement. Bien que son rythme assez lent et son absence d&#8217;évènements extraordinaires ne plairont pas à tout le monde, ceux appréciant les histoires tranquilles et chargées d&#8217;un point de vue émotionnel pourraient peut-être y trouver leur compte.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Merlin -BBC- (saison 4)</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 07:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Merlin (BBC)]]></category>
		<category><![CDATA[Séries anglaises]]></category>
		<category><![CDATA[Battlestar Galactica]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est un petit peu plus tardivement que d&#8217;habitude que nous allons reprendre le chemin de Pierrefonds sur Luminophore mais il est évident qu&#8217;il ne fut pas oublié. Il est donc question de Merlin, la série en partie tournée dans le fameux château de l&#8217;Oise. Sa quatrième saison fut diffusée sur la BBC entre octobre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-01.jpg" rel="lightbox[8443]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Merlin -BBC-" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-01-tm.jpg" alt="" width="650" height="433" /></a></p>
<p>C&#8217;est un petit peu plus tardivement que d&#8217;habitude que nous allons reprendre le chemin de Pierrefonds sur <em>Luminophore</em> mais il est évident qu&#8217;il ne fut pas oublié. Il est donc question de <strong>Merlin</strong>, la série en partie tournée dans le fameux château de l&#8217;Oise. Sa quatrième saison fut diffusée sur la <em>BBC</em> entre octobre et décembre 2011 et comporte encore une fois treize épisodes. Une saison cinq est d&#8217;ores et déjà prévue et serait peut-être la dernière. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Pour la première fois depuis les débuts de la série, <a href="http://www.luminophore.net/2011/01/04/merlin-bbc-saison-3/">la saison trois</a> donna l&#8217;impression d&#8217;être homogène et sortant presque du cadre pourtant balisé du divertissement familial. C&#8217;est donc sous de très bons auspices que les nouveaux épisodes arrivèrent sur mon écran. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-02.jpg" rel="lightbox[8443]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="Merlin -BBC-" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-02-tm.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Malheureusement, l&#8217;enthousiasme est vite retombé et la flamme n&#8217;a jamais réussi à être rallumée. La saison quatre est d&#8217;une banalité et d&#8217;une platitude à faire peur. Fondamentalement, elle n&#8217;est pas désagréable car on ne souffre généralement pas trop devant les épisodes. On est plutôt désolé de voir la série redevenir aussi insipide alors qu&#8217;elle a le potentiel pour être bien meilleure que cela. Un de ses problèmes est de faire du surplace. <a href="http://www.luminophore.net/2011/01/04/merlin-bbc-saison-3/">La saison trois</a> s&#8217;était terminée sur la mise à sac de Camelot par Morgana, elle qui révélait en plus sa véritable nature. Cette nouvelle saison débute un an plus tard. Uther n&#8217;est plus que l&#8217;ombre de lui-même suite à la trahison de celle qu&#8217;il considérait comme sa propre fille tandis qu&#8217;Arthur tente d&#8217;assurer l&#8217;organisation du royaume avec son oncle maternel, Agravain. Morgana, elle, s&#8217;enferme dans sa tanière parmi les bois, adopte un maquillage plus charbonneux et a oublié sa brosse à cheveux dans sa chambre. (Ou alors, elle n&#8217;avait jamais appris à l&#8217;utiliser jusque-là.) Ce nouveau look va à ravir à Katie McGrath d&#8217;ailleurs. Du côté de Merlin, il cache encore son secret, sauve la vie d&#8217;Arthur à de très nombreuses reprises et se sent souvent lésé parce que personne ne sait qui il est. Point. Arrivé en fin de saison, le résultat est exactement le même qu&#8217;un an plus tard et pire, le scénario est quasi identique. D&#8217;aucuns diront qu&#8217;il y a tout de même un changement de taille -ou plutôt de tête royalement faite- en début de saison mais il n&#8217;apporte au final rien de neuf. Pour faire simple, on pourrait quasiment ne pas regarder les treize épisodes de 2011 et passer immédiatement à ceux de la future prochaine saison sans être trop dépaysé. Un comble. Il est de plus grandement temps que le secret de Merlin soit découvert par Arthur et/ou Morgana. C&#8217;est beaucoup trop facile de tomber dans les pommes toutes les cinq secondes.</p>
<p>Outre cette absence d&#8217;avancée significative dans la mythologie de Merlin, la saison ne travaille pas ses personnages. Bien sûr, Merlin est toujours aussi attachant, l&#8217;interprétation de Colin Morgan autant subtile, sa relation avec Arthur sympathique bien que peu évolutive (encore&#8230;) sauf que cela ne fait pas tout. Diable, où sont donc passés les chevaliers de la future table ronde ? <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-03.jpg" rel="lightbox[8443]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" title="Merlin -BBC-" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-03-tm.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Dire qu&#8217;ils sont supposés être la force du royaume&#8230; Nous savons qu&#8217;ils sont là, ils ont le droit à quelques dialogues sans grand intérêt, on les voit sauter sur leur cheval et parcourir Camelot du côté d&#8217;Arthur et Merlin mais ils ne servent à rien. Même certains comme Gwaine ont à peine la possibilité d&#8217;échanger une réplique avec le jeune sorcier. Dire qu&#8217;en <a href="http://www.luminophore.net/2011/01/04/merlin-bbc-saison-3/">saison trois</a> ils était copains comme cochons. Percival qui avait à peine été effleuré précédemment ne nous est pas davantage familier. Enfin sauf si on ne le considère que comme un géant musclé n&#8217;ayant rien d&#8217;autre à apporter. Quelle amère déception. Quelques autres nouvelles figures apparaissent telles qu&#8217;Agravain, l&#8217;oncle d&#8217;Arthur extrêmement mal joué par Nathaniel Parker, ou encore vers la fin les fameux tristement légendaires Tristan (Ben Daniels) et Isolde  (Miranda Raison).<br />
Ne parlons pas non plus de Gwen qui n&#8217;est pas exploitée une seule seconde. Elle ressemble à une potiche ayant oublié d&#8217;utiliser son cerveau. Il existe autour d&#8217;elle beaucoup trop d&#8217;incohérences et d&#8217;approximations. Lorsque son frère est dans la garde rapprochée d&#8217;Arthur, que l&#8217;on aime le futur roi, que l&#8217;on a été la servante d&#8217;une grande amie devenue sorcière et paria, on ne se conduit pas comme si de rien n&#8217;était. C&#8217;est aussi plus ou moins le cas d&#8217;Arthur qui semble ne jamais apprendre de ses leçons et qui se laisse berner par tout le monde. Heureusement pour lui qu&#8217;il est entouré de Merlin car autrement, on peut douter que l&#8217;on aurait eu connaissance de sa grâce royale. Tout cela n&#8217;est donc clairement pas en faveur de cette nouvelle saison de <strong>Merlin</strong> tant elle est cousue de platitude ne faisant pas réellement avancer l&#8217;histoire principale.</p>
<p>Si l&#8217;on regarde dans le détail, à part quelques très rares exceptions, les épisodes ne sont pas non plus trépidants, passionnants voire même plus simplement réellement agréables. Le premier d&#8217;entre eux, en deux parties, <em>The Darkest Hour</em>, est ennuyant car dénué de tout enjeu. Il s&#8217;agit en réalité d&#8217;un souci récurrent dans cette saison. Les personnages sont très fréquemment confrontés à de multiples dangers. Évidemment, c&#8217;est un bon moyen d&#8217;augmenter la tension et le suspense sauf qu&#8217;ici, ça ne fonctionne pas. Nous savons tous qu&#8217;Arthur et Merlin ne vont pas mourir donc il est difficile de se sentir concerné lorsque l&#8217;on connaît la finalité de l&#8217;arc en cours. Les intrigues finissent par devenir mécaniques et simplistes. Avec cette saison, la série a tenté d&#8217;assombrir ses thématiques et d&#8217;être donc plus grave. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-04.jpg" rel="lightbox[8443]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="Merlin -BBC-" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-04-tm.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Encore une fois, les épisodes n&#8217;évitent pas de nombreux écueils, avec un certain manichéisme par exemple, et sont rarement totalement convaincants. Pourtant, la série pourrait demeurer quelque peu drôle et mêler des évènements plus sombres. Il faut tout simplement qu&#8217;elle trouve une juste mesure, chose qu&#8217;elle semble avoir plus ou moins adoptée dans les deux derniers épisodes qui ne forment qu&#8217;une entité, <em>The Sword in the Stone</em>. La première partie est ainsi grave tout en étant par moment hilarante. Là, oui, c&#8217;est du bon <strong>Merlin</strong>. Quant au reste, difficile de citer des épisodes donnant envie de s&#8217;y attarder plus que de raison. Le 4&#215;06, <em>A Servant of Two Masters</em>, avec un Merlin transformé en assassin obnubilé par Arthur, est sympathique malgré une certaine prévisibilité et permet à la série de retrouver sa fraîcheur et son ton humoristique. Il est dommage sinon que la magie vienne jouer un rôle aussi important dans le 4&#215;09, <em>Lancelot du Lac</em>, qui aurait gagné à approfondir le lien entre Gwen et Lancelot sans user d&#8217;un artifice aussi grossier. La découverte de la fameuse Excalibur plus tard dans la saison est certes attendue bien que là encore, on pourrait chipoter sur l&#8217;utilisation de la magie et non pas de la véritable destinée d&#8217;Arthur. Notons sinon la présence de quelques sympathiques invités comme Lindsay Duncan (<a href="http://www.luminophore.net/category/rome/"><strong>Rome</strong></a>) en reine charismatique ou James Callis (<a href="http://www.luminophore.net/category/battlestar-galactica/"><strong>Battlestar Galactica</strong></a>) en ancien élève de Gaius assez retors.</p>
<p>Sur la forme, la saison est en revanche toujours aussi maîtrisée avec cette mise en scène travaillée et une très bonne utilisation de jolies couleurs presque fantasmagoriques. La musique de Rob Lane sait également se faire épique, intimiste ou aventureuse. Les effets spéciaux ne sont pas excellents mais cela n&#8217;est pas problématique. Par contre, ce n&#8217;est pas le cas pour l&#8217;unique cascade apparemment en vogue au cours de ces treize épisodes. Oui, le vol plané. Une fois ça va, deux fois on se commence à se poser des questions, trois fois et plus, on en a marre. Voir Morgana lancer les personnages dans les airs avec un ralenti qui va bien finit par irriter. Il y a d&#8217;autres moyens pour être mis hors course.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-05.jpg" rel="lightbox[8443]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Merlin -BBC-" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/merlin04-05-tm.jpg" alt="" width="650" height="345" /></a></p>
<p>En définitive, la quatrième saison de <strong>Merlin</strong> est faible et donne l&#8217;impression d&#8217;avoir rangé son identité au placard. En voulant aborder de manière plus sombre son histoire, elle se perd quelque peu au passage et finit par en devenir ronflante. Par ailleurs, l&#8217;absence de réels enjeux, le non-développement des personnages et le surplace de l&#8217;intrigue générale sont monnaie courante au fil des épisodes. Le principal reproche serait qu&#8217;en fait, en plus de manquer de rythme, la saison est routinière et ne sort que rarement des sentiers battus. Sans être mauvaise ou insupportable, elle déçoit lorsque l&#8217;on a en tête <a href="http://www.luminophore.net/2011/01/04/merlin-bbc-saison-3/">la précédente</a> qui était bien plus maîtrisée. Heureusement pour elle, elle se termine sur une bonne note et fait espérer que la prochaine saison saura réparer ces erreurs et afficher un visage sachant gérer une tonalité plus adulte saupoudrée d&#8217;une certaine légèreté et d&#8217;une grande fraîcheur.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Tumbling | タンブリング</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 07:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling01.jpg" rel="lightbox[8393]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling01-tm.jpg" alt="" width="650" height="247" /></a></p>
<p>Il y a de ces séries japonaises que l&#8217;on croit damnées. Tout commence pourtant bien. Une équipe de qualité débute le sous-titrage, les sous-titres sortent certes doucement mais sûrement et on attend sagement parce que de toute manière, on a déjà une liste de j-dramas longue comme ses deux bras réunis bien au chaud dans ses dossiers. Alors que l&#8217;on se dit que l&#8217;on finira bien par la voir, cette série, la machine s&#8217;enraye. L&#8217;équipe pourtant solide disparaît et ne fait plus rien. Les mois passent, les années aussi et on pleure en dedans. De temps en temps, on ose aller faire un petit tour pour voir si quelqu&#8217;un n&#8217;a pas repris le sous-titrage, si l&#8217;équipe n&#8217;est pas revenue à la vie telle le phénix mais non, rien à faire. Et on pleure à nouveau en dedans. On en vient à penser que finalement, même les séries avec une distribution taillée pour la <em>fangirl</em> peuvent subir ces aléas. Un jour, alors qu&#8217;on a fait son deuil, voilà que par hasard, suite à la recherche de nouveaux dealers en raison de la fermeture d&#8217;un fameux site en janvier 2012, on remarque qu&#8217;une team française a tout traduit. Oh. Et finalement, une autre team anglophone, de qualité assez discutable, avait en fait déjà repris le flambeau. À peine a-t-on le temps de réfléchir -et parce qu&#8217;on est quelque peu effrayé à l&#8217;idée de retourner du côté des torrents-, on décide de se contenter de la VOSTF, chose devenue rarissime. <strong>Tumbling</strong>, je croyais ne jamais te voir. Merci d&#8217;avoir été entièrement disponible, même si la VOSTF est très mauvaise pour les derniers épisodes ; il y a eu un changement de team française tout comme pour la version anglaise. Bon, sur ces considérations peu intéressantes, arrêtons ce verbiage et soyons sérieux.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling02.jpg" alt="" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling03.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling04.jpg" alt="" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling05.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Fait très rare pour être noté, s&#8217;il existe bien un manga <strong>Tumbling</strong>, réalisé par Mizukami Wataru, c&#8217;est lui qui est une adaptation de la série et non pas l&#8217;inverse. Il a effectivement commencé à sortir lors de la diffusion de la version télévisée et est apparemment toujours en cours. Le j-drama comporte quant à lui onze épisodes ; comme souvent, le premier épisode est plus long que les autres car il dure 96 minutes au lieu de cinquante. <strong>Tumbling</strong> fut diffusé sur <em>TBS</em> entre avril et juin 2010. Sinon, il existe au moins une pièce de théâtre se déroulant cinq années après la fin de la série avec notamment le personnage joué par Daitô Shunshuke, alors devenu professeur. Il semblerait qu&#8217;il y ait eu aussi d&#8217;autres pièces. Un des scénaristes de <strong>Tumbling</strong> n&#8217;est autre qu&#8217;Egashira Michiru, celle-là même qui a commis <a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen</strong></a> mais qui est également derrière <a href="http://www.luminophore.net/category/ichi-rittoru-no-namida/"><strong>Ichi Rittoru no Namida</strong></a>. Pour ceux qui ont du mal avec l&#8217;anglais, sachez que <em>tumbling</em> signifie acrobatie. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling06.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling07.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling08.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling09.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Takenaka Yûta est un lycéen en dernière année rêvant de participer à une compétition de gymnastique rythmique en groupe. Malheureusement pour lui, le petit club dont il est le capitaine ne comporte pas suffisamment de membres pour le lui permettre. Les choses ne s&#8217;arrangent décidément pas le jour où il est obligé d&#8217;accepter dans son club le pire délinquant du lycée, Azuma Wataru. Celui-ci n&#8217;est pas motivé pour un sou mais est contraint de participer à une activité extrascolaire s&#8217;il ne veut pas redoubler. Yûta est alors mis à rude épreuve car il doit continuer de subir les moqueries des autres élèves en plus de supporter Wataru et l&#8217;ensemble de ses congénères tout aussi violents et marginaux que lui.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling10.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling11.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Difficile de le nier, l&#8217;affiche de <strong>Tumbling</strong> fait peur. Et ce n&#8217;est pas non plus le synopsis qui sera là pour rassurer. Pour autant, ayant envie de voir quelque chose de kitsch et d&#8217;idiot, j&#8217;ai décidé de lui donner sa chance. C&#8217;est parfois dans ces moments-là, qu&#8217;une fois arrivé au bout des épisodes, on se répète qu&#8217;il faut toujours se méfier des apparences. Le <em>renzoku</em> fait partie de ces séries scolaires japonaises sortant à la pelle. En plus, il mêle également le genre sportif ayant la cote au pays du Soleil Levant. En d&#8217;autres termes, on pourrait à juste titre penser que l&#8217;on va se farcir des épisodes ne sortant pas des sentiers battus et difficiles à digérer. S&#8217;il est indubitable que <strong>Tumbling</strong> n&#8217;est pas la série du siècle ni même probablement de <a href="http://www.luminophore.net/2010/04/11/le-printemps-2010-des-j-dramas/">la saison de l&#8217;époque</a>, elle réussit parfaitement à s&#8217;affranchir de ses codes pour proposer un honnête divertissement éminemment sympathique. Ceux ayant un petit faible pour les séries sur l&#8217;amitié et n&#8217;ayant pas de difficulté avec le surjeu japonais et les grandes envolées quelque peu naïves bien que mignonnes devraient être convaincus assez facilement.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling12.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling13.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling14.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling15.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p><strong>Tumbling</strong>, c&#8217;est un condensé de paillettes, de bagarres, de rose, de sueur, de cabrioles dans tous les sens, de bains collectifs, d&#8217;<em>omurice</em> et de séances plus ou moins longues de larmes contagieuses. Sur certains points, elle ressemble à <a href="http://www.luminophore.net/category/water-boys/"><strong>Water Boys</strong></a>, cette série mettant en avant un groupe de jeunes voulant à tout prix faire de la nage synchronisée. Là aussi, dans <strong>Tumbling</strong>, il est question d&#8217;un sport peu commun pour les garçons puisque ça parle de gymnastique rythmique. Pour être transparente avec vous, j&#8217;avouerai que je ne connaissais même pas l&#8217;existence d&#8217;une discipline masculine. Elle n&#8217;a pas grand chose à voir avec la féminine qui consiste, en faisant de gros raccourcis, à lancer des ballons en l&#8217;air et gesticuler avec un ruban. Chez les hommes, ce sont vraiment les acrobaties en rythme qui priment et à l&#8217;écran, c&#8217;est extrêmement impressionnant. La série a pris les choses au sérieux car elle a engagé quelques équipes professionnelles n&#8217;ayant clairement pas usurpé leur statut tant elles nous laissent bouche-bée. Toutefois, ce ne sont pas elles les héroïnes, non, c&#8217;est le petit club de Karasumori à l&#8217;honneur. Et là, pas de triche possible si le <em>renzoku</em> veut être convaincant. Les acteurs doivent absolument y mettre du leur. Ce n&#8217;est pas donné à n&#8217;importe qui de pouvoir faire des saltos arrière et autres sauts périlleux, de les enchaîner et de suivre un entraînement intensif. La distribution principale est tout simplement épatante. Tous ne sont pas au même niveau, ce qui est normal, mais on sent une volonté sincère de se dépasser de la part des personnages et de leurs interprètes. De ce côté-là, la série est très réussie et plutôt spectaculaire. Que l&#8217;on soit amateur de sport ou pas, la question ne se pose même pas car tout le monde peut être ébloui par ces chorégraphies où l&#8217;huile de coude transpire de partout. Les séances d&#8217;entraînement et les quelques compétitions ne sont en aucun cas répétitives, notamment parce qu&#8217;elles ne se ressemblent pas et que des éléments viennent toujours bouleverser le supposé ordre ambiant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling16.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling17.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling18.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling19.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Le principal souci des séries ayant pour toile de fond un sport est qu&#8217;elles n&#8217;arrivent que rarement à se départir de quelques thématiques bien spécifiques provocant chez certains des réactions épidermiques. <strong>Tumbling</strong> ne déroge pas à cette règle. Il est effectivement question du dépassement de soi, de l&#8217;importance de l&#8217;équipe, de la difficulté à toujours travailler dur, des sacrifices nécessaires pour rester à un niveau correct ou encore de l&#8217;acceptation de ses propres limites. En cela, la série aurait pu être agaçante car bien trop standardisée. De même, puisqu&#8217;elle se déroule en plus dans un lycée où quelques délinquants ont un rôle important, elle n&#8217;évite pas les intrigues sur leur passé et présent chaotiques. On pense immédiatement à <a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen</strong></a>, de la même scénariste, bien que <strong>Tumbling</strong> lui est très nettement supérieure. Pourquoi ? Parce que chaque épisode n&#8217;est pas dédié à un personnage en particulier et parce qu&#8217;elle évite notamment de centrer ses intrigues sur un épisode. La série développe en effet ses personnages au long cours et ne charge pas trop la mule du côté de leur environnement socio-familial. Il est dommage par contre que des éléments mis en exergue dans un épisode en particulier finissent par n&#8217;avoir aucun impact sur la suite. C&#8217;est un peu comme si on pointait du doigt quelque chose et qu&#8217;à partir de ce moment-là, il n&#8217;existait plus. Là où le <em>renzoku</em> fait plaisir est qu&#8217;il joue avec le côté féminisé et très stéréotypé de ce sport. À grand renfort de blagues jamais douteuses mais toujours légères et drôles, certaines situations sont désamorcées et montrent que la série est plus fine qu&#8217;elle n&#8217;en a l&#8217;air. Plusieurs membres ont par exemple du mal au départ à assumer de faire partie d&#8217;un club de gym, de porter des justaucorps et de se trémousser.  C&#8217;est d&#8217;autant plus difficile pour eux car ils sont adolescents. En outre, c&#8217;est assez rare pour le noter dans une série japonaise, l&#8217;homosexualité masculine est abordé de plein front dans un épisode et le traitement est difficilement critiquable. En revanche, là aussi il est dommage qu&#8217;en dehors de ce passage, on n&#8217;y revienne plus par la suite. Ceci étant, c&#8217;est au final peu de critiques négatives car, sans être non plus d&#8217;une profondeur inégalée, la série finit par surprendre agréablement et réussit à aller plus loin que celles surfant sur des registres plus ou moins similaires. Les bons sentiments sont certes de la partie et il y a toujours un petit côté naïf et consensuel mais tout cela est contrebalancé par l&#8217;enthousiasme des personnages et le fait que la série alterne entre les moments sportifs et ceux en lien avec la vie quotidienne. Sinon, bien que vers la fin les flashbacks finissent par devenir redondants, le rythme est généralement maintenu à un niveau tout à fait correct ce qui fait que l&#8217;on  ne s&#8217;ennuie pas. Il aurait même été préférable que la série comporte quelques épisodes de plus tant certains éléments et évolutions sont trop rapidement expédiés.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling20.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling21.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling22.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling23.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Une des forces de <strong>Tumbling</strong> est sans conteste sa galerie de protagonistes assez hauts en couleur et dynamiques. Bien que la série mette surtout en avant le délinquant aux cheveux rouges du lycée, Azuma Wataru, tous les membres du club sont aussi importants que lui. Wataru est donc un petit caïd violent bien que non fondamentalement agressif. Il ne sait s&#8217;exprimer que par la violence qui est le résultat de sa frustration quotidienne. Au final, il est surtout impétueux et a besoin d&#8217;être canalisé. Suite à un concours de circonstances, il est obligé d&#8217;intégrer le club de gymnastique rythmique et contre toute attente, il adore. Il se rend compte qu&#8217;il n&#8217;a jamais eu de réel but dans sa vie et a l&#8217;impression de passer à côté d&#8217;elle. Wataru se passionne alors pour ces acrobaties et veut à tout prix pouvoir les maîtriser. C&#8217;est le très sympathique Yamamoto Yûsuke (<a href="http://www.luminophore.net/category/atashinchi-no-danshi/"><strong>Atashinchi no Danshi</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/hanazakari-no-kimitachi-e/"><strong>Hanazakari no Kimitachi e</strong></a>) qui lui offre ses traits. Il se montre généralement bon dans ce registre et ce n&#8217;est pas ici que l&#8217;on dira le contraire. Wataru passe certes plus de temps à brailler qu&#8217;à se taire mais il demeure attachant. Néanmoins, il a beau faire le fort, il s&#8217;écrase toujours face à sa mère et ses méthodes de yakuza jouée par Ôtsuka Nene (<a href="http://www.luminophore.net/category/yasha/"><strong>Yasha</strong></a>). Celle-ci est courtisée par le personnage joué par Satô Jirô (<a href="http://www.luminophore.net/category/jin/"><strong>JIN</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen 3</strong></a>) alimentant à merveille la comédie de situation. De même, Wataru se transforme en monsieur oui-oui dès qu&#8217;il est amoureux.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling24.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling25.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling26.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling27.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>En entrant dans le club de gym, Wataru apporte sans le vouloir quelques autres recrues tout aussi marginales que lui. Arrivent ainsi Tsukimori Ryôsuke incarné par Miura Shôhei (<a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen 3</strong></a>) et Nippori Keiji interprété par Kaku Kento (<a href="http://www.luminophore.net/category/asuko-march/"><strong>Asukô March!</strong></a>) qui en fait peut-être un peu trop bien qu&#8217;il fasse rire. N&#8217;oublions pas non plus <del>le délicieux</del> Daitô Shunsuke (<strong>Crows Zero</strong>) offrant ses traits à Kiyama Ryûichirô, ado ayant décidé de rester dans son coin suite à un évènement tragique. Ces quatre garçons, bien qu&#8217;en-dehors des clous, n&#8217;ont fondamentalement rien de méchant et c&#8217;est là où la série est évidemment naïve. Ils sont menacés par un de leur congénère, Akabane (Isaka Tatsuya), bien décidé à pimenter la série.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling28.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling29.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Ces délinquants côtoient donc les membres déjà présents du club et si les débuts sont désastreux et à l&#8217;origine de nombreuses disputes, l&#8217;amitié finit évidemment par arriver. S&#8217;il y a bien un sujet que les Japonais maîtrisent sur le bout des doigts, c&#8217;est l&#8217;amitié. Il n&#8217;est pas rare que les séries réussissent à vous donner envie d&#8217;être ami avec la bande vue à l&#8217;écran et que l&#8217;on se se sente justement presque faire partie intégrante de cette petite équipe. Là encore, le résultat répond à l&#8217;appel. Le capitaine du club, Yûta, est au départ peu ravi de recevoir Wataru mais il est bien obligé de plier. C&#8217;est aussi l&#8217;occasion pour lui de commencer à rêver aux compétitions en groupe car il faut un nombre de participants spécifique, condition qui n&#8217;était pas réunie jusque là. C&#8217;est l&#8217;impeccable Seto Kôji (<a href="http://www.luminophore.net/category/atashinchi-no-danshi/"><strong>Atashinchi no Danshi</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/otomen/"><strong>Otomen</strong></a>) qui incarne Yûta et si le personnage n&#8217;est pas désagréable, c&#8217;est peut-être lui le moins attachant car il est le plus sobre. Il est entouré de ses amis : Tsuchiya Satoshi joué par Tomiura Satoshi (<a href="http://www.luminophore.net/category/hana-yori-dango/"><strong>Hana Yori Dango</strong></a>) et sa voix très particulière,  Mizusawa Taku (Yanagishita Tomo) et Kaneko Atsushi (Tamoto Soran). À leurs côtés gravite l&#8217;excellent mais individualiste Hino Tetsuya incarné par Nishijima Takahiro, le chanteur / leader du chouette groupe <strong>AAA</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling30.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling31.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling32.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling33.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Il y a par conséquent beaucoup de personnages d&#8217;autant plus qu&#8217;à eux s&#8217;ajoutent le prof un peu à côté de ses pompes en charge du club ou encore la manager psychorigide et en apparence très sévère du club de GRS féminine. Le premier est incarné par AKIRA, un danseur du groupe <strong>EXILE</strong>, tandis que la seconde est jouée par la fort charmante Kuninaka Ryôko (<a href="http://www.luminophore.net/category/churasan/"><strong>Churasan</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/kekkon-dekinai-otoko/"><strong>Kekkon Dekinai Otoko</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/shiawase-ni-narou-yo/"><strong>Shiawase ni Narou yo</strong></a>). En invité on pourra reconnaitre Jinbo Satoshi (<a href="http://www.luminophore.net/category/yasha/"><strong>Yasha</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/bloody-monday/"><strong>Bloody Monday</strong></a>) ou encore Takahashi Tsutomu (<strong>Crows Zero</strong>). Malgré cette galerie importante de visages, chacun réussit à se faire sa place sans que cela soit forcé. Dans l&#8217;ensemble l&#8217;interprétation n&#8217;est pas parfaite, loin s&#8217;en faut, si ce n&#8217;est que cela ne dérange pas trop.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling34.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling35.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Si la réalisation n&#8217;a pas grand chose de spectaculaire, c&#8217;est la musique qui permet à la série d&#8217;avoir une forme un peu plus travaillée. Composée par Wada Takashi qui a déjà travaillé sur celles de <a href="http://www.luminophore.net/category/boss/"><strong>BOSS</strong></a>, elle est franchement agréable. Il en est de même pour la chanson de fin, <em>Manazashi</em> de <strong>Honey L Days</strong>, que l&#8217;on adore entendre bien que cela signifie que l&#8217;on arrive justement au terme d&#8217;un épisode fort agréable à suivre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling36.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Tumbling" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/tumbling37.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>En définitive, <strong>Tumbling</strong> n&#8217;a vraiment rien de révolutionnaire et n&#8217;est assurément pas fait pour tout le monde. Ceux qui par contre ont un petit faible pour les histoires d&#8217;amitié voire de <em>bromance</em>, de dépassement de soi et qui aiment regarder des personnages passionnés s&#8217;entraider et se disputer pour mieux avancer d&#8217;eux-mêmes devraient peut-être lui donner sa chance. L&#8217;ensemble est léger bien qu&#8217;il n&#8217;en soit pas simpliste tant il utilise plusieurs clichés pour mieux se les approprier. D&#8217;ailleurs, le fait que la série ose parler de l&#8217;homosexualité masculine est un argument de poids pour prouver qu&#8217;elle sort quelque peu de la routine habituelle. Les épisodes distillent un climat de bonne humeur et font la part belle à l&#8217;humour sans jamais oublier les difficultés inhérentes à la vie en société et au monde sportif. Autrement dit, on rit, on est ému et on passe du bon temps malgré une certaine prévisibilité et une mise sur la touche des points soulevés précédemment dans les intrigues. Il est aussi important de saluer la performance physique des acteurs tellement elle est fascinante et spectaculaire. À vrai dire, le <em>renzoku</em> réussit à trouver un équilibre entre son mélange de genres car il n&#8217;en fait jamais trop ou pas assez, que ce soit dans le registre de la comédie ou des instants plus dramatiques. Et pour toutes ces raisons, malgré quelques défauts non-rédhibitoires à condition d&#8217;avoir une sensibilité pour ce type d&#8217;histoire, <strong>Tumbling</strong> peut être une surprise  franchement agréable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>The Cape (série complète)</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 07:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries américaines]]></category>
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		<description><![CDATA[Les super-héros et moi avons toujours été grands amis. C&#8217;est donc sans surprise que The Cape me fit de l’œil dès son arrivée aux États-Unis. Puisqu&#8217;elle a été annulée, je m&#8217;y suis penchée plus rapidement que prévu et cela, malgré les critiques négatives. Diffusée sur NBC dès le 9 janvier 2011, elle comporte dix épisodes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape01.jpg" rel="lightbox[8332]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="The Cape" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape01-tm.jpg" alt="" width="650" height="406" /></a></p>
<p>Les super-héros et moi avons toujours été grands amis. C&#8217;est donc sans surprise que <strong>The Cape</strong> me fit de l’œil dès son arrivée aux États-Unis. Puisqu&#8217;elle a été annulée, je m&#8217;y suis penchée plus rapidement que prévu et cela, malgré les critiques négatives. Diffusée sur <em>NBC</em> dès le 9 janvier 2011, elle comporte dix épisodes de quarante minutes. À noter que le dernier n&#8217;est pas passé sur la chaîne mais fut disponible en ligne. D&#8217;ailleurs, la première saison devait être composée de treize épisodes à l&#8217;origine. Au final la chaîne l&#8217;a amputée de trois épisodes et n&#8217;a jamais reconduit la série. Eh oui, encore une victime de la loi impitoyable des chaînes américaines. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Vince Faraday est un des rares policiers encore intègre travaillant à Palm City. La ville est effectivement corrompue et plus personne ne peut avoir confiance en son voisin ou pire, en la justice. Alors qu&#8217;il tente de se battre contre du vent, un mystérieux méchant, Chess, perpètre des crimes à travers la ville. Suite à un malheureux concours de circonstances, <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape02.jpg" rel="lightbox[8332]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" title="The Cape" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape02-tm.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Vince est accusé d&#8217;être Chess et laissé pour mort. Afin de réhabiliter son honneur et retrouver sa famille qui le croit six pieds sous terre et coupable, il décide alors de mener une nouvelle vie et endosse le costume d&#8217;un super-héros sortant tout droit d&#8217;un comic lu par son fils, celui de The Cape.</p>
<p>En lisant le synopsis, on se rend immédiatement compte du classicisme de l&#8217;histoire de <strong>The Cape</strong> et ce ne sont pas les dix épisodes qui vont nous prouver le contraire. Pour autant, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;un scénario n&#8217;est pas original qu&#8217;il ne peut être réussi. Enfin ça, c&#8217;est en théorie car là encore, ce n&#8217;est pas cette série qui renversera réellement la donne. Vince Faraday est donc un homme simple, un bon père de famille, un époux aimant et un ami loyal. En somme, il est parfait si l&#8217;on comprend bien. Il est parfaitement ennuyeux, oui. Son unique défaut est de ne pas avoir de chance car il se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Toutes les chaînes de télévision le font passer pour le grand vilain à abattre, Chess. Alors que tout le monde le croit mort, abattu d&#8217;abord par la police puis réduit en miettes dans une explosion, il est recueilli par les membres d&#8217;un cirque très particulier qui passent plus de temps à se remplir illégalement les poches qu&#8217;à pratiquer leur art. C&#8217;est ainsi que grâce à eux, il se requinque et décide de ne pas se laisser faire. Ce qu&#8217;il y a de relativement intéressant et qui change quelque peu la donne est que Vince n&#8217;a aucun pouvoir particulier. Il ne vole pas, ne devient pas invisible ou quoique ce soit dans ce genre. Non, il est humain avec tout ce que cela signifie. Ceci étant, il utilise une cape spéciale et apprend quelques tours de passe-passe lui permettant de donner le change. Dommage que son apprentissage de tours de magie comme la disparition dans la fumée soit beaucoup trop rapide pour être convaincant. À vrai dire, les deux premiers épisodes qui furent diffusés le même soir placent le contexte et vont extrêmement vite. En deux coups de cuillère à pot, tous les éléments sont en place et ils ne bougeront pas d&#8217;un iota jusqu&#8217;à la fin de la série. Quid de l&#8217;évolution ? Elle est inexistante et les personnages restent de véritables caricatures ambulantes. C&#8217;est là où <strong>The Cape</strong> ne réussit pas à décoller car en plus d&#8217;être convenue, elle n&#8217;est ni attachante ni enthousiasmante.</p>
<p>Le supposé super-héros, Vince, incarné par un David Lyons (<a href="http://www.luminophore.net/category/er-urgences/"><strong>ER</strong></a>) peu charismatique n&#8217;attire jamais la sympathie. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape03.jpg" rel="lightbox[8332]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="The Cape" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape03-tm.jpg" alt="" width="200" height="267" /></a>Pourtant il le pourrait car sa vie a littéralement explosé le jour où il s&#8217;est approché d&#8217;un peu trop près de Chess. On pourrait être ému par son désespoir, par le fait qu&#8217;il soit obligé de se cacher et de ne pas approcher de sa famille sous risque de la voir assassinée, etc. Mais rien de tout cela n&#8217;arrive. La faute à une écriture beaucoup trop consensuelle et stéréotypée. Il faut aussi avouer que les nombreux flashbacks mettant en avant sa vie avec son épouse ou avec son fils sont lourds et sonnent presque faux. Ne parlons justement même pas de sa femme que l&#8217;on suit se reconstruire et qui passionne autant que la vie des vers de terre. Non, franchement, le soi-disant point culminant de l&#8217;histoire, à savoir la tragédie des Faraday, est insipide et traité de toute manière avec superficialité. De ce côté-là la série se prend littéralement les pieds dans le tapis et ne réussit pas une seule fois à convaincre.</p>
<p>Nous sommes d&#8217;accord, <a href="http://www.luminophore.net/category/heroes/"><strong>Heroes</strong></a> a certainement échaudé les chaînes américaines par son scénario faussement complexe. La volonté fut probablement cette fois-ci de reprendre la recette basique des comics. Le résultat aurait pu être réussi car il ressort par moment un côté <em>old school</em> qui plaira peut-être aux lecteurs de DC Comics. La série semble en outre assumer son côté presque ridicule et kitsch au possible. Les méchants sont tous très méchants, ils ont généralement une caractéristique particulière comme une peau de serpent, un œil de verre ou ceci cela. Cependant, il semble important à un moment donné d&#8217;offrir de l&#8217;épaisseur à ses protagonistes et de ne pas les accumuler les uns à la suite des autres. Et là aussi, <strong>The Cape</strong> ne parvient pas à tirer parti de son potentiel. Les plans se suivent et sont juxtaposés les uns à la suite des autres sans réel liant. On finit dès lors par assister à la mise au placard d&#8217;un méchant monstrueux par semaine. Ce qu&#8217;il y a d&#8217;autant plus dommage est que le némésis de Vince, le fameux Chess qui n&#8217;est autre que le grand homme d&#8217;affaires Peter Flemming, n&#8217;est pas développé une seule seconde. Nous comprenons dès le départ que les deux sont supposés se combattre et se rencontrer indéfiniment mais il n&#8217;y aucune profondeur à ce sujet et surtout, Flemming n&#8217;a pas la possibilité d&#8217;en mettre plein la vue. Quand on sait que c&#8217;est le génial James Frain (<a href="http://www.luminophore.net/category/the-tudors/"><strong>The Tudors</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/true-blood/"><strong>True Blood</strong></a>) qui lui offre ses traits, on a de quoi être sacrément déçu. Il en est de même pour Orwell, le fameux <em>sidekick</em> de Vince, élément obligatoire d&#8217;un scénario de ce genre. Orwell, contrairement à ce que son nom l&#8217;indique, est une femme œuvrant dans l&#8217;ombre pour faire tomber Flemming et sa société de terribles méchants. Elle est jouée par la délicieuse <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape05.jpg" rel="lightbox[8332]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" title="The Cape" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape05-tm.jpg" alt="" width="200" height="294" /></a>Summer Glau (<a href="http://www.luminophore.net/category/terminator-the-sarah-connor-chronicles/"><strong>Terminator : The Sarah Connor Chronicles</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/firefly/"><strong>Firefly</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/dollhouse/"><strong>Dollhouse</strong></a>) qui, certes, est toujours agréable à voir, si ce n&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;a pas non plus grand chose d&#8217;intéressant à nous montrer outre sa technologie et son argent. Et comme par hasard, elle cache un lourd secret devinable dès le départ mais que l&#8217;on se plaît à ne pas révéler afin d&#8217;en faire des tonnes à ce sujet. La série est très mal montée et au lieu de ménager des plages de suspense afin d&#8217;opter pour un climat mystérieux, préfère appuyer avec maladresse ses propos au moyen de la caméra.</p>
<p>Bizarrement, malgré l&#8217;histoire écrite à la truelle, des dialogues idiots et sans fond, des personnages tellement nuancés que l&#8217;on en frémit d&#8217;avance, les dix épisodes se laissent regarder sans trop de souffrance. C&#8217;est étonnant, c&#8217;est vrai, mais c&#8217;est pourtant le cas. Quelques éléments sauvent effectivement la série du désastre comme des personnages secondaires en imposant. Mention spéciale par exemple à Max Malini, interprété par un Keith David assez incroyable dans son genre, l&#8217;illusionniste dirigeant le cirque et aidant Vince à sa manière. Rollo, le nain incarné par Martin Kleba (<a href="http://www.luminophore.net/category/scrubs/"><strong>Scrubs</strong></a>), est également agréable et est le véritable moteur humoristique de la série. Autrement, Scale, le méchant avec des écailles dorées joué par Vinnie Jones est stupidement sympathique. Et puis il y a un générique travaillé et globalement correct. Miracle ! C&#8217;est un fait tellement rare qu&#8217;il faut le noter. Le fait que chaque épisode soit découpé, avec un titre annonçant la partie à venir, est sinon un procédé réussi et analogue à une véritable bande-dessinée. Au niveau du traitement de l&#8217;image, les couleurs sont assez sombres et tentent de prolonger le climat de malaise des habitants de Palm City. Il y donc de l&#8217;idée et une volonté de réaliser quelques clins d’œil. En fait, pour faire simple, il faut regarder la série au second degré et on se sent immédiatement mieux. <strong>The Cape</strong> ne cherche en aucun cas à révolutionner le genre, elle cherche&#8230; quoi, difficile à dire, mais au moins elle n&#8217;ennuie pas (trop) et ne se montre pas prétentieuse à l&#8217;instar de séries du genre qui ont tendance à se croire investies d&#8217;un pouvoir divin.<br />
Pour la petite anecdote, la série a recours a quelques <em>guest stars</em> comme Mena Suvari (<a href="http://www.luminophore.net/category/six-feet-under/"><strong>Six Feet Under</strong></a>), Chad Lindberg (<a href="http://www.luminophore.net/category/supernatural/"><strong>Supernatural</strong></a>), Illeana Douglas (<strong>Action</strong>) ou encore Grant Bowler (<a href="http://www.luminophore.net/category/ugly-betty/"><strong>Ugly Betty</strong></a>).</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape04.jpg" rel="lightbox[8332]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="The Cape" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/the-cape04-tm.jpg" alt="" width="650" height="429" /></a></p>
<p>C&#8217;est un fait, les séries actuelles ne mettent plus à l&#8217;honneur les super-héros en costumes. Trop kitsch, trop connotés, toutes les excuses sont bonnes. <strong>The Cape</strong> aura ainsi tenté d&#8217;inverser la tendance mais avec le résultat que l&#8217;on connaît désormais. Difficile de le nier, elle n&#8217;a pas grand chose à apporter avec ses personnages principaux fades et sans aucune épaisseur, son aspect caricatural multiplié par dix associé à la prévisibilité des intrigues, son côté <em>freak of the week</em>, son absence total d&#8217;impact émotionnel, ses dialogues risibles ou encore son montage maladroit. En outre, elle a la mauvaise idée de finir par tourner en rond au bout de dix petits épisodes. Un comble. En dépit de tout ça, elle assume son classicisme et ses limites et rien que pour ça, elle en devient presque inoffensive et ne donne pas envie de trop taper sur elle. À réserver par conséquent aux fans purs et durs du genre à condition de laisser le premier degré au placard.<br />
<em>Bonus</em> : le générique qui est vraiment pas mal</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/2012/05/20/the-cape-serie-complete/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!! | 怪物くん完全新作スペシャル！！ (Épisode Spécial)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 07:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kaibutsu-kun]]></category>
		<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
		<category><![CDATA[Tanpatsu]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant de parler du film de Kaibutsu-kun qui ne devrait plus trop tarder à sortir en DVD au Japon, et donc à être disponible chez nous, il est nécessaire de traiter du second épisode spécial. Intitulé Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!, soit grossièrement traduit en le dernier final spécial, il fut diffusé sur NTV le 15 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-01.jpg" rel="lightbox[8316]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-01-tm.jpg" alt="" width="650" height="327" /></a></p>
<p>Avant de parler du film de <strong>Kaibutsu-kun</strong> qui ne devrait plus trop tarder à sortir en DVD au Japon, et donc à être disponible chez nous, il est nécessaire de traiter du second épisode spécial. Intitulé <strong>Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!</strong>, soit grossièrement traduit en <em>le dernier final spécial</em>, il fut diffusé sur <em>NTV</em> le 15 octobre 2011 et dure 65 minutes. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Quelques mois après avoir réussi l&#8217;entraînement mis au point par son père, Kaibutsu-kun est de retour dans le monde des démons. Alors qu&#8217;il s&#8217;apprête à monter enfin sur le trône, il ne parvient pas à être content. Ce qu&#8217;il veut lui, ce n&#8217;est plus gouverner son peuple mais retourner voir Utako et Hiroshi ou encore manger du curry. Comme il s&#8217;entête et qu&#8217;il n&#8217;est décidément pas aussi mature que ce qu&#8217;il aimerait faire croire, son père décide de l&#8217;aider à retrouver les humains. Mais ce que Kaibutsu-kun ne sait pas c&#8217;est que ce voyage n&#8217;est pas aussi réel que ce qu&#8217;il en a l&#8217;air.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-06.jpg" alt="" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-07.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-08.jpg" alt="" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-09.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>Autant <a href="http://www.luminophore.net/2012/03/12/kaibutsu-kun-%E6%80%AA%E7%89%A9%E3%81%8F%E3%82%93-mo-kaette-kita-yo-kaibutsu-kun-subete-shinsaku-sp-%E3%82%82%E3%81%86%E5%B8%B0%E3%81%A3%E3%81%A6%E6%9D%A5%E3%81%9F%E3%82%88-%E6%80%AA/">le premier épisode spécial</a>, <strong>Mô Kaette Kita Yo !! Kaibutsu-kun Subete Shinsaku</strong>, n&#8217;est pas nécessaire pour comprendre l&#8217;univers de <strong>Kaibutsu-kun</strong> car il ne s&#8217;y passe rien, autant celui-ci l&#8217;est. Il débute effectivement probablement en partie l&#8217;intrigue du film et change quelque peu la donne sur les occupations de l&#8217;anti-héros.<br />
Nous retrouvons donc Kaibutsu-kun qui bougonne dans son coin, qui hurle sur ses laquais, à savoir Franken, Dracula et Werewolf et qui n&#8217;en rate pas une pour se montrer insupportable. Ceci étant, il souffre ! Il ne réalise pas pourquoi parce qu&#8217;il n&#8217;est pas une lumière mais nous savons tous que ses amis humains lui manquent. Évidemment, ce n&#8217;est pas non plus maintenant qu&#8217;il est altruiste et il n&#8217;a donc aucune idée que ses trois compères sont rejetés par leurs congénères. En effet, en raison de leur apparence modifiée depuis leur voyage chez les humains mais aussi parce qu&#8217;ils doivent s&#8217;occuper du monstre monstrueusement égoïste, plus personne ne veut d&#8217;eux. Ajoutons à tout ça le père de Kaibutsu-kun qui décide de prendre le taureau par les cornes, Kaiko encore et toujours énamourée et cet idiot d&#8217;Akkuma qui a bien envie de faire souffrir le martyre celui qu&#8217;il juge responsable de tous ces maux. Mélangeons le tout et nous avons la recette de ce spécial survolté bien qu&#8217;assez ennuyant, surjoué à l&#8217;extrême et régulièrement stupide sur les bords. Par chance, les humains sont quasi absent et on ne s&#8217;en plaindra pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-02.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-03.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-04.jpg" alt="" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" title="Kaibutsu-kun Kanzen Shinsaku Special!!" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kaibutsu-kun-sp02-05.jpg" alt="" width="310" height="174" /></p>
<p>À l&#8217;instar du <a href="http://www.luminophore.net/2011/03/09/kaibutsu-kun-%E6%80%AA%E7%89%A9%E3%81%8F%E3%82%93/"><em>renzoku</em></a> l&#8217;humour est donc de la partie, les blagues fusent dans tous les sens et la morale détournée par Kaibutsu-kun n&#8217;est pas oubliée. Elle a tout particulièrement trait à l&#8217;amitié qui sera mise à mal dans ce spécial. Comme souvent avec les Japonais, cette thématique touche la corde sensible et sait se montrer intéressante bien qu&#8217;elle soit quand même amenée avec autant de subtilité que le ferait un éléphant. Certes, cette morale déborde de bons sentiments mais elle est jolie et prouve que certaines personnes auront beau nous embêter, nous taper sur les nerfs ou avoir une multitude de défauts, on continuera à les aimer et à considérer cette relation comme importante. C&#8217;est tout. Il n&#8217;y a pas d&#8217;explication particulière, c&#8217;est juste comme ça. L&#8217;épisode à ce niveau est simple et efficace comme ce fut généralement le cas dans le <a href="http://www.luminophore.net/2011/03/09/kaibutsu-kun-%E6%80%AA%E7%89%A9%E3%81%8F%E3%82%93/"><em>renzoku</em></a>.</p>
<p>Ne ne nions pas, le spécial ne fait absolument pas fi des défauts du <a href="http://www.luminophore.net/2011/03/09/kaibutsu-kun-%E6%80%AA%E7%89%A9%E3%81%8F%E3%82%93/"><em>renzoku</em></a>. En bref, le surjeu est à son paroxysme, certaines situations sont complètement débiles, le rythme est aléatoire et l&#8217;histoire n&#8217;a vraiment rien d&#8217;extraordinaire. S&#8217;il est vrai que le but est d&#8217;amorcer le fil rouge du film avec Demokin ayant retrouvé ses esprits et Demorina désormais semblable à la Belle au Bois Dormant, on ne voit pas trop l&#8217;intérêt de cet épisode. Restent heureusement l&#8217;attachement que l&#8217;on peut éprouver pour les personnages, la bonne humeur ambiante, la morale détournée d&#8217;une jolie manière ou encore l&#8217;esthétique soignée. Espérons que le film saura compenser ses lacunes- parce que oui, il y en aura !- en ayant des qualités plus concrètes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Lulu &amp; Leon – 1×01 | Brudte løfter (pilote)</title>
		<link>http://www.luminophore.net/2012/05/14/lulu-leon-1x01-brudte-lofter-pilote/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lulu & Leon]]></category>
		<category><![CDATA[Séries danoises]]></category>

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		<description><![CDATA[À l&#8217;instar de la semaine dernière et comme cela avait été suggéré, Luminophore retourne faire un petit tour du côté du Danemark avec cette fois-ci, Lulu &#38; Leon. Il s&#8217;agit d&#8217;une série commencée en 2009 et comportant deux saisons, de douze épisodes chacune, passées sur TV3. Elle a été annulée en 2010 en raison de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote01.jpg" rel="lightbox[8301]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote01-tm.jpg" alt="" width="650" height="389" /></a></p>
<p>À l&#8217;instar de <a href="http://www.luminophore.net/2012/05/08/anna-pihl-1x01-ny-betjent-pa-bellahoj-pilote/">la semaine dernière</a> et comme cela avait été suggéré, <em>Luminophore</em> retourne faire un petit tour du côté du Danemark avec cette fois-ci, <strong>Lulu &amp; Leon</strong>. Il s&#8217;agit d&#8217;une série commencée en 2009 et comportant deux saisons, de douze épisodes chacune, passées sur <em>TV3</em>. Elle a été annulée en 2010 en raison de ses audiences. En France, elle est actuellement diffusée sur <a href="http://www.eurochannel.fr" target="_blank"><em>Eurochannel</em></a> que l&#8217;on capte via le bouquet de SFR (chaîne 89) et celui de Free (chaîne 34 – en clair jusqu’à fin mai 2012). Son premier épisode, nommé <em>Brudte løfter</em> et pouvant être très approximativement traduit par un <em>des promesses non tenues</em> date du 30 septembre 2009 et dure 43 minutes. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Lulu et Leon mènent une vie tranquille et banale dans une banlieue résidentielle. Tandis que Lulu travaille dans son salon de coiffure, Leon gère un lavomatique. Leur existence s&#8217;écoule donc de manière paisible et semble peu trépidante. Pourtant, en réalité Leon est le chef de la mafia danoise. Ayant eu des problèmes avec la justice quelques années auparavant, il s&#8217;est soi-disant rangé afin de préserver l&#8217;amour de Lulu. Cinq ans ont passé et durant cette période, il lui a prouvé que ses malversations étaient derrière lui. C&#8217;est parce qu&#8217;elle aime et qu&#8217;elle veut le croire qu&#8217;elle accepte alors de l&#8217;épouser. Sûr de lui et de sa réussite, Leon n&#8217;avait de toute manière pas prévu le contraire puisque le mariage est déjà prêt. Lulu n&#8217;a plus qu&#8217;à enfiler sa robe de mariée et sortir la pièce montée du réfrigérateur. Malheureusement pour elle, la fête tourne au désastre. Leon est arrêté par la police, emprisonné pour une durée indéterminée et Lulu découvre qu&#8217;en plus d&#8217;avoir son compte en banque gelé, son mari n&#8217;a jamais arrêté sa carrière de bandit. Comment va-t-elle s&#8217;en sortir, elle qui n&#8217;a plus d&#8217;argent, qui se retrouve avec ses deux enfants et que la police ne lâche plus ? Il ne lui reste plus beaucoup de choix&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote02.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote03.jpg" alt="" /></p>
<p>Ce que le premier épisode de <strong>Lulu &amp; Leon</strong> ne dit pas explicitement mais que l&#8217;on apprend grâce à la lecture du synopsis de la chaîne c&#8217;est que Lulu, suite à l’emprisonnement de son mari, tente de reprendre son affaire illégale. Inévitablement, il va alors lui falloir beaucoup de courage, d&#8217;endurance et faire preuve d&#8217;adaptation avant de réussir à mener sa vie familiale tout en navigant en eaux troubles dans un monde dont elle ne maîtrise assurément pas les codes. C&#8217;est là où la série pourra peut-être se révéler intéressante car il faut l&#8217;avouer, durant <em>Brudte løfter</em>, on n&#8217;a aucune idée de ce qui nous attend par la suite. On y voit surtout une femme dépassée par les évènements mais qui remonte rapidement en selle et qui demeure forte et efficace. Elle sait pertinemment qu&#8217;elle ne peut se permettre de tergiverser et essaye alors de ne pas s&#8217;effondrer. Ce début de <strong>Lulu &amp; Leon</strong> tend par conséquent à dresser le portrait d&#8217;une épouse aimante dont il ne faut toutefois pas se moquer et qu&#8217;il convient de garder à l’œil tant elle paraît aucunement passive. Jouée par Lene Maria Christensen, Lulu devient rapidement attachante et l&#8217;on se prend de sympathie pour elle. Il en va de même pour son époux incarné par Lars Brygmann, Leon, qui malgré ses activités de criminel se veut agréable. Le duo qu&#8217;il forme avec Lulu est au final attachant d&#8217;autant plus qu&#8217;ils s&#8217;échangent tous deux quelques dialogues piquants et bien écrits. Le ton alterne assez facilement entre l&#8217;humour léger et assez incisif avec le drame, bien que l&#8217;on puisse être embêté par ce mélange des genres pas toujours très heureux.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote04.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote05.jpg" alt="" /></p>
<p>Outre le couple principal, le premier épisode s&#8217;attarde sur quelques autres figures avec plus ou moins de succès. Difficile d&#8217;être réellement enthousiasmé par l&#8217;adolescente de Lulu qui, comme souvent à cet âge, a besoin de repousser ses limites et n&#8217;hésite donc pas à bousculer certains afin d&#8217;obtenir ce qu&#8217;elle veut. Le fils de Lulu et Leon par contre semble plus intéressant avec ce besoin quasi obsessionnel de rester enfermé dans un placard. Sinon, un policier supposé enquêter avec son collègue sur l&#8217;affaire de Leon paraît peut motivé par son travail et donne l&#8217;impression de ne pas jouer franc jeu. La suite semble d&#8217;ailleurs vouloir creuser ce personnage et la dynamique qu&#8217;il entretiendra avec Lulu.</p>
<p>Si l&#8217;écriture sobre de cet épisode se révèle séduisante ou encore que l&#8217;atmosphère un brin désabusée accentuée par ces couleurs assez froides a de bonnes raisons de plaire, le manque de rythme se fait malheureusement ressentir. Sans aller jusqu&#8217;à écrire que l&#8217;on s&#8217;ennuie au cours de ces quarante minutes, l&#8217;épisode souffre de périodes creuses souvent induites par quelques intrigues moins pertinentes, comme justement celle de l&#8217;adolescente. De même, la réalisation est classique et n&#8217;apporte rien de particulier. Certes, elle a au moins le mérite de ne pas être rédhibitoire et la musique discrète est agréable. En revanche, le générique est plutôt réussi.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote06.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Lulu &amp; Leon" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/lulu-leon-pilote07.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Brudte løfter</em> est au final une entrée en la matière relativement attrayante. L&#8217;épisode a le mérite de donner envie d&#8217;en savoir plus sur Lulu et sur son devenir qui se présente explosif et loin de tout repos. L&#8217;héroïne s&#8217;annonce donc comme la figure forte de la série et elle gagne immédiatement la sympathie du téléspectateur. Bien que l&#8217;épisode soit loin d&#8217;être parfait en raison de plusieurs temps morts, de choix scénaristiques moyennement judicieux ou d&#8217;une écriture parfois bancale, <strong>Lulu &amp; Leon</strong> prouve facilement qu&#8217;elle a du potentiel pour devenir un divertissement réussi distillant des touches d&#8217;humour dans le drame que vit Lulu. Il ne lui reste par conséquent plus qu&#8217;à concrétiser car elle semble avoir toutes les clés en main pour, à condition d&#8217;appuyer sur les bons boutons.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Hakusen Nagashi | 白線流し</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 07:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hakusen Nagashi]]></category>
		<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
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		<description><![CDATA[Montons dans notre machine à remonter le temps et aventurons-nous du côté des séries japonaises des années 1990 si vous le voulez  bien. Place à Hakusen Nagashi dont le titre ne sera pas approximativement traduit pour une fois car sa signification est un joli élément très évocateur du scénario. On le retrouve autrement sous quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi01.jpg" alt="" width="250" height="350" />Montons dans notre machine à remonter le temps et aventurons-nous du côté des séries japonaises des années 1990 si vous le voulez  bien. Place à <strong>Hakusen Nagashi</strong> dont le titre ne sera pas approximativement traduit pour une fois car sa signification est un joli élément très évocateur du scénario. On le retrouve autrement sous quelques appellations anglaises comme  <em>Departing Innocence</em>, <em>Those were the days</em>, <em>White Line</em> ou encore <em>Throwing White Ribbon</em>. Derrière ce j-drama se cachent en fait un <em>renzoku</em> ainsi que pas moins de cinq <em>tanpatsu</em> diffusés sur plusieurs années. Ces derniers seront traités petit à petit sur <em>Luminophore</em>, aujourd&#8217;hui il ne sera question que du <em>renzoku</em> qui fut diffusé entre janvier et mars 1996 sur <em>Fuji TV</em>. À l&#8217;exception du dernier épisode bénéficiant d&#8217;une rallonge de quinze minutes, les dix autres durent quarante-cinq minutes. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Nanakura Sonoko est une jeune fille de 17 ans vivant ses derniers instants en tant que lycéenne. Un matin, en s&#8217;installant à son bureau de classe, elle remarque qu&#8217;il est couvert de petits trous. Si elle n&#8217;y fait pas particulièrement attention sur le moment, elle réalise assez rapidement que ces points n&#8217;ont pas été disposés au hasard. Il s&#8217;agit en réalité d&#8217;étoiles et plus particulièrement de constellations. Intriguée, elle découvre qu&#8217;en fait, lorsqu&#8217;elle et ses camarades quittent l&#8217;école en fin de journée, d&#8217;autres jeunes les remplacent pour les cours du soir et ce serait l&#8217;un d&#8217;entre eux qui aurait marqué définitivement la table. Ce jeune, Wataru, est l&#8217;exact opposé de Nanakura et n&#8217;a aucune envie de se lier avec qui que ce soit.</p>
<p>Honnêtement, ce n&#8217;est pas le scénario qui m&#8217;a donné envie de regarder <strong>Hakusen Nagashi</strong> mais sa distribution. Encore une série se déroulant dans un lycée ?! Au Japon ce genre est tellement omniprésent que l&#8217;on en devient rapidement gavé surtout qu&#8217;au final, on en revient trop souvent à la même chose. De plus, lorsque l&#8217;on a quitté ce monde-là depuis un moment, on se sent généralement moins concerné. Ne parlons même pas de l&#8217;approche généralement très adolescente. Que l&#8217;on ne se trompe pas, si <strong>Hakusen Nagashi</strong> a effectivement pour cadre la vie lycéenne, il n&#8217;a absolument rien à voir avec ce que l&#8217;on voit actuellement à la télévision japonaise. Cela s&#8217;explique probablement en partie par son âge. Ceux ayant regardé quelques j-dramas des années 1990 le savent, l&#8217;ambiance est généralement quelque peu différente de ceux plus récents. Sans vouloir faire de généralités, on ne peut nier que ce sont moins les têtes d&#8217;affiche, les Johnny&#8217;s et tout ce qui est artificiel qui priment. Non, on s&#8217;attarde davantage sur l&#8217;atmosphère, les relations entre les personnages et sur l&#8217;histoire. Pour cette raison, la série est extrêmement rafraîchissante. Il est vrai par contre qu&#8217;esthétiquement elle est assez désuète et ne plaira pas à ceux qui ont du mal à faire fi de ce côté vieillot. L&#8217;image est relativement correcte mais ce sont plus les vêtements et les coiffures qui font très datés. Il est amusant de constater que l&#8217;uniforme des filles s&#8217;est très nettement raccourci du côté des jupes. C&#8217;était la première fois que je visionnais un j-drama aussi vieux. Je ne compte pas stopper là puisque j&#8217;ai encore au moins en stock deux plus anciens. Quoiqu&#8217;il en soit, ce serait dommage de s&#8217;arrêter à l&#8217;âge ou au genre de cette production car elle réussit tout de même à s&#8217;en affranchir.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi02.jpg" alt="" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi03.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi04.jpg" alt="" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi05.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p><strong>Hakusen Nagashi</strong> est certes une série se déroulant dans un lycée mais il ne s&#8217;agit surtout ici que d&#8217;un tremplin afin de traiter des doutes et des incertitudes des jeunes alors qu&#8217;ils vont se retrouver sous peu livrés à eux-mêmes. Quand bien même au Japon le rythme de travail et la pression soient presque extrêmes pour cette catégorie de la population, le lycée est au final un cocon. Les élèves n&#8217;ont au départ pas trop de questions à se poser. Ils doivent tout simplement étudier, tenter d&#8217;avoir le droit de passer des concours pour entrer dans des universités prestigieuses comme Tôdai et faire honneur à leur famille. Ils suivent donc une ligne toute tracée. Pourtant, arrivés en dernière année, il est nécessaire de se projeter dans le futur. Si pour certains la réponse est facile, pour beaucoup d&#8217;autres c&#8217;est bien plus compliqué. Bien sûr, il reste toujours la possibilité de ne pas sortir des rangs et de suivre les ordres de ses parents. De toute manière, comment savoir à 17 ans ce que l&#8217;on veut faire toute sa vie ? Ou tout du moins, peut-on en être sûr ? Durant ses onze épisodes, <strong>Hakusen Nagashi</strong> essaye par conséquent de mettre en avant les multiples craintes souvent intériorisées de ces lycéens. Ils sont perdus et ne veulent pas forcément se le montrer les uns aux autres. En outre, quelques uns d&#8217;entre eux ont du mal à se faire à l&#8217;idée qu&#8217;il va falloir quitter le lycée et son univers douillet. Bien qu&#8217;ils soient heureux de pouvoir expérimenter de nouvelles choses, ils doivent faire le deuil de leur innocence et de leur enfance car ensuite, ils ne pourront plus se cacher derrière leur âge. C&#8217;est là où la série est réussie car ses thèmes sont simples et fédérateurs. Ces inquiétudes, beaucoup d&#8217;entre nous les ont vécues à un moment donné ou à un autre et pour cela il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;être japonais ou encore lycéen.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi06.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi07.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi08.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi09.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Nanakura Sonoko a 17 ans et mène une vie tranquille et monotone. Passive, elle se laisse porter par le courant sans jamais réellement réfléchir à ce qu&#8217;elle aime. Évitant toujours les conflits et n&#8217;ayant aucune réelle passion, elle semble au final assez fade. Pour autant, elle est tout à fait réaliste et sait pertinemment qu&#8217;elle est peu enthousiasmante. Elle est issue d&#8217;une famille relativement aisée puisque son père, joué par Yamamoto Kei (<a href="http://www.luminophore.net/category/zeni-geba/"><strong>Zeni Geba</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/zettai-kareshi/"><strong>Zettai Kareshi</strong></a>), est médecin. Elle n&#8217;a donc en théorie pas de souci particulier, théoriquement parlant. Tout ce qu&#8217;on lui demande c&#8217;est de continuer à ne pas faire de vagues et de devenir par la suite une épouse accomplie. La série datant de 1996, il est évident que le rôle de la femme est effectivement encore limité à ce cadre bien que le scénario tende à montrer qu&#8217;elles n&#8217;ont aucune raison de se contenter de ce statut. Nanakura est contrariée parce qu&#8217;elle a l&#8217;impression de ne pas être maîtresse de son destin et parce qu&#8217;elle ne sait pas ce qu&#8217;elle veut. Elle a envie d&#8217;avoir envie si ce n&#8217;est que le déclic ne se fait pas. À force de toujours garder tout pour elle, elle étouffe. C&#8217;est sa rencontre avec Ôkouchi Wataru qui va être le déclencheur de son envol.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi10.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi11.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Wataru est quant à lui un jeune homme vivant seul. Son père étant décédé et sa mère l&#8217;ayant abandonné quand il était enfant, il travaille dur la journée dans une entreprise de métallurgie et étudie le soir au lycée dans le but d&#8217;intégrer un jour les bancs de la fac. En plus d&#8217;être taciturne et solitaire, il est pauvre et est facilement vu comme étant un délinquant. Comme il le dit à Nanakura, ils ne vivent pas dans le même monde. Cependant, cela ne signifie absolument pas qu&#8217;ils ne peuvent avoir de points communs et ne pas mutuellement se comprendre. C&#8217;est suite à certaines circonstances qu&#8217;ils se rencontrent et réalisent qu&#8217;ils apprécient tous deux l&#8217;astronomie. Malgré leur grande réserve, ils commencent à se fréquenter et des sentiments amoureux finissent par arriver. Leur histoire d&#8217;amour est extrêmement pudique et subtile. Il n&#8217;y a pas grandes déclarations ou d&#8217;effusions. Au départ on les voit d&#8217;ailleurs uniquement se croiser à travers des trains et se laisser des sortes de message via un livre, une constellation de plus, etc. Ce couple sera mis à mal à plusieurs reprises en raison de la société mais plus simplement, en raison des bêtes aléas de la vie. La série prône le réalisme et ne verse jamais dans la surenchère. Elle aurait même tendance à être trop sobre. Malheureusement, cette relation bien qu&#8217;elle soit jolie et qu&#8217;elle possède de beaux moments manque quelque peu de relief. On ne sent pas de papillons dans le ventre et sans à aller jusqu&#8217;à dire que l&#8217;on se moque du devenir de ce couple, on ne peut pas non plus clamer haut et fort que l&#8217;on soit passionné. Ce n&#8217;est pas tant la dynamique qui est à mettre en cause mais davantage le caractère de Nanakura et Wataru. Les deux n&#8217;ont pas assez de vigueur et ne sont jamais trépidants. Wataru est d&#8217;ailleurs celui qui est le plus à remettre en cause tant il est fade et presque muet. Il est difficile de savoir ce qu&#8217;il pense. Du côté de l&#8217;interprétation de ces personnages, c&#8217;est Sakai Miki qui offre ses traits à la jeune fille et elle se montre convaincante. En revanche, <a href="http://www.luminophore.net/2008/12/28/au-tableau-dhonneur-nagase-tomoya-picspam/">Nagase Tomoya</a> l&#8217;est moins en tant que Wataru. Il est cela dit amusant de le voir aussi jeune et dans un registre radicalement différent de ses habitudes. À noter que sa voix est en outre bien plus aiguë et presque méconnaissable ; pour ceux qui la connaissent, elle se rapproche beaucoup plus de sa voix chantée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi12.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi13.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi14.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi15.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Si Wataru n&#8217;a pas beaucoup de connaissances, il est ami avec Kayano (Yûi Ryôko), une jeune femme également laissée comme lui au bord de la route. Il n&#8217;a aucun sentiment particulier pour elle mais l&#8217;inverse n&#8217;est pas de mise. Ce qui est quelque peu dommage est d&#8217;avoir fait au départ de Kayano une femme prête à tout pour arriver à ses fins, quitte à perpétrer des actes répréhensibles. La résolution d&#8217;une affaire en particulier et l&#8217;évolution de Kayano sont précipitées alors qu&#8217;il aurait été plus judicieux de nuancer les propos. Ceci étant, cette femme finit par devenir sympathique, preuve que c&#8217;étaient ses blessures qui la faisaient agir de manière inconsciente. En faisant connaissance avec Nanakura, Wataru s&#8217;ouvre sur les autres et si les débuts sont chaotiques, il finit par comprendre l&#8217;importance d&#8217;être bien entouré.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi16.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi17.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Outre l&#8217;histoire d&#8217;amour principale qui ne phagocyte en rien les intrigues, <strong>Hakusen Nagashi</strong> en met certes également d&#8217;autres à l&#8217;honneur mais elle offre une part tout aussi importante à l&#8217;amitié. Nanakura Sonoko est liée comme les doigts de la main à deux filles de son âge, Madoka et Fuyumi. La première, incarnée par Kyôno Kotomi (<a href="http://www.luminophore.net/category/suna-no-utsuwa/"><strong>Suna no Utsuwa</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/shikei-kijun/"><strong>Shikei Kijun</strong></a>) est joyeuse, toujours prête à faire les 400 coups et est la véritable boute-en-train du groupe. Son petit-ami, Shinji (Nakamura Ryû), s&#8217;accorde parfaitement avec elle et réussit généralement à la canaliser et à la rendre heureuse. Fuyumi (Mabuchi Erika) de son côté parait être la plus sérieuse et celle avec la tête sur les épaules. Elle est presque adulte en dépit du fait que cela ne l&#8217;empêche pas d&#8217;avoir des rêves qui font grincer des dents ses parents tant ils semblent irréalisables. Sonoko, Madoka, Fuyumi et Shinji sont aussi amis avec Hasebe Yûsuke interprété par Kashiwabara Takashi (<a href="http://www.luminophore.net/category/gotaisetsu/"><strong>Gotaisetsu</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/itazura-na-kiss/"><strong>Itazura na Kiss</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/hachimitsu-to-clover/"><strong>Hachimitsu to Clover</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/shikei-kijun/"><strong>Shikei Kijun</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/byakuyakou/"><strong>Byakuyakou</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/onnatachi-wa-nido-asobu/"><strong>Onnatachi wa Nido Asobu</strong></a>) qui avait déjà tourné avec Sakai Miki quelques mois auparavant dans l&#8217;excellent film d&#8217;Iwai Shunji, <strong>Love Letter</strong>. Son interprétation est ici assez fluctuante. Hasebe est amoureux en secret de Sonoko mais n&#8217;ose le lui dire. Intelligent et travailleur, il a du mal à se séparer de ses livres pour profiter de la vie. C&#8217;est ainsi que tout ce petit monde alterne entre les moments de joie, de disputes ou de tristesse et tente de s&#8217;entraider. La galerie des protagonistes est intéressante et on sent une volonté d&#8217;un réel développement tant l&#8217;histoire et la personnalité de chacun d&#8217;entre sont travaillées malgré leur nombre important.<br />
Comme souvent, et ce n&#8217;est pas parce que la série date que cela va changer, des j-dramaphiles plus ou moins avertis reconnaîtront sans mal la fantastique Yo Kimiko (<a href="http://www.luminophore.net/category/churasan/"><strong>Churasan</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/yankee-bokou-ni-kaeru/"><strong>Yankee Bokou ni Kaeru</strong></a>) en professeur ou encore Hiraizumi Sei, l&#8217;habitué des petits rôles à la filmographie impressionnante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi18.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi19.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi20.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi21.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p><strong>Hakusen Nagashi</strong> est sans aucun doute une série ayant réussi à instaurer une atmosphère particulière. Le rythme est lent et serein. Il ne se passe pas grand chose d&#8217;extraordinaire dans la vie de ces jeunes. L&#8217;intérêt n&#8217;est de toute manière pas là puisqu&#8217;il y a une volonté de mettre des mots sur les pensées des adolescents à cette période de leur vie. Difficile de le nier, pour un certain nombre de téléspectateurs le j-drama paraîtra rébarbatif, long et soporifique. Ceux qui au contraire apprécient lorsqu&#8217;une série prend son temps ou ne cherche jamais à trop en faire devraient être bien plus satisfaits de ce côté-là. En raison de ses thématiques et de l&#8217;ambiance, il ressort par conséquent de cette série un parfum nostalgique et parfois presque mélancolique. Ce côté est d&#8217;autant plus accentué par l&#8217;utilisation d&#8217;une voix-off et d&#8217;un compte à rebours avant la cérémonie de fin d&#8217;étude à chaque épisode. Par ailleurs, placer le cadre de la série dans la calme et rurale Matsumoto lui offre une certaine authenticité et prouve encore une fois que le souhait du j-drama n&#8217;est jamais d&#8217;en mettre plein la vue. C&#8217;est toujours agréable de voir autre chose que Tôkyô et de découvrir ici les Alpes japonaises. Accessoirement parlant, son superbe château, le fameux <em>Karasu-jô</em>, n&#8217;est malheureusement entraperçu qu&#8217;à une seule reprise. Matsumoto est montrée comme étant tout aussi tranquille que les personnages de la série et puisqu&#8217;elle ne possède pas d&#8217;université réputée, les futurs ex-lycéens envisagent ainsi généralement de la quitter à un moment donné et de se rapprocher de Tokyô ou de Kyôto. Sinon, la musique composée par Iwashiro Tarô (<strong>Chi Bi &#8211; Les Trois Royaumes</strong>) est plutôt agréable et marque avec l&#8217;utilisation parfois presque semblable à une ritournelle de l&#8217;harmonica. Ce qui est fort réussi est la présence au générique de fin et parfois à l&#8217;intérieur-même des épisodes de chansons de <strong>Spitz</strong> dont <em>Sora mo Toberu Hazu</em> qui est devenue un vrai hit à l&#8217;époque. L&#8217;univers du groupe se fond parfaitement dans celui de <strong>Hakusen Nagashi</strong>. Autrement, <strong>Mr. Children</strong> est également évoqué puisque l&#8217;on rencontre les filles lorsqu&#8217;elles sortent lors d&#8217;un de leur concert.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi22.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi23.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi24.jpg" alt="" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" title="Hakusen Nagashi" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/hakusen-nagashi25.jpg" alt="" width="310" height="233" /></p>
<p>Sans conteste, <strong>Hakusen Nagashi</strong> est un j-drama reposant, lénifiant et pudique. Il est indubitable qu&#8217;il souffre d&#8217;une certaine platitude et d&#8217;un manque de véritable attachement pour ses protagonistes mais il demeure toutefois on ne peut plus solide. Grâce à son atmosphère nostalgique et à ses propos mis en valeur de manière intelligente et posée, il fait écho à nos probables propres expériences et aux émotions ressenties à cette période charnière de la vie d&#8217;un lycéen quittant doucement l&#8217;enfance. En cela, la série est convaincante car elle met des mots et des sentiments sur des appréhensions normales et nécessaires pour avancer. En définitive, <strong>Hakusen Nagashi</strong> n&#8217;est clairement pas à conseiller à tout le monde en raison de son rythme et de son ton ordinaire. Mais ceux qui au contraire n&#8217;ont aucun mal à se plonger dans une vieille série et qui aiment ce qui fait réfléchir sur sa propre existence devraient peut-être au moins lui donner sa chance ; car en dépit de quelques défauts non rédhibitoires, elle se montre intéressante à ce niveau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Anna Pihl – 1×01 | Ny betjent på Bellahøj (pilote)</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 07:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anna Pihl]]></category>
		<category><![CDATA[Séries danoises]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh, un å et un ø dans le titre de ce billet. Il n&#8217;y a pas de doute, nous n&#8217;allons pas parler d&#8217;une série japonaise ou plus traditionnellement, d&#8217;une américaine / anglaise. Eh non, aujourd&#8217;hui nous embarquons pour la première fois en Scandinavie. Direction le Danemark ! Contrairement à plusieurs de mes confrères blogueurs, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote01.jpg" rel="lightbox[8211]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote01-tm.jpg" alt="" width="650" height="224" /></a></p>
<p>Oh, un å et un ø dans le titre de ce billet. Il n&#8217;y a pas de doute, nous n&#8217;allons pas parler d&#8217;une série japonaise ou plus traditionnellement, d&#8217;une américaine / anglaise. Eh non, aujourd&#8217;hui nous embarquons pour la première fois en Scandinavie. Direction le Danemark ! Contrairement à plusieurs de mes confrères blogueurs, je n&#8217;avais jamais eu l&#8217;occasion d&#8217;aller voir ce qu&#8217;il s&#8217;y faisait. Ce n&#8217;est pas un réel désintérêt de ma part, c&#8217;est juste qu&#8217;il faut bien faire des choix et je préfère privilégier -tout du moins actuellement- le Japon. Accessoirement parlant, il faut aussi les trouver ces séries. <a href="http://www.arte.tv/fr" target="_blank"><em>Arte</em></a> fait de gros efforts à ce sujet depuis ce début d&#8217;année mais elle n&#8217;est pas la seule à aller dans ce sens. Effectivement, grâce à <a href="http://www.eurochannel.fr" target="_blank"><em>Eurochannel</em></a>, une chaîne entièrement dédiée aux productions européennes, j&#8217;ai pu réparer cette erreur. Mon petit doigt me dit que prochainement nous continuerons notre exploration nordique uniquement centrée sur les pilotes pour le moment. Oui, c&#8217;est un peu frustrant pour celle qui n&#8217;aime pas se lancer sans être sûre de voir la suite mais bon, autant combattre le feu par le feu.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote02.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote03.jpg" alt="" /></p>
<p>Pour commencer ce petit voyage, attardons-nous sur <strong>Anna Pihl</strong> si vous le voulez bien. Composée de trois saisons de dix épisodes chacun, elle fut diffusée au Danemark sur <em>TV 2</em> entre 2006 et 2008. Le premier épisode, <em>Ny betjent på Bellahøj</em>, date du 13 février 2006 et dure quarante minutes. Mes connaissances en danois sont en-dessous de zéro mais si je ne me trompe pas, le titre signifie approximativement <em>un nouveau flic à Bellahøj</em>. À noter que la série est actuellement visible en France sur <a href="http://www.eurochannel.fr" target="_blank"><em>Eurochannel</em></a>, chaîne uniquement disponible via SFR (chaîne 89) et Free (chaîne 34 &#8211; en clair jusqu&#8217;à fin mai 2012). <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Anna Pihl vient d&#8217;arriver à Copenhague qu&#8217;elle ne connaît que peu. Fraîchement divorcée et devant s&#8217;occuper seule de Mikkel, son fils de quatre ans, elle décide d&#8217;intégrer la brigade criminelle de Bellahøj, un quartier difficile de Copenhague. Dès son premier jour de travail, elle réalise rapidement qu&#8217;elle aura des difficultés à mener de front sa vie de famille et professionnelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote04.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote05.jpg" alt="" /></p>
<p>Ce premier épisode introduit en douceur le cadre d&#8217;<strong>Anna Pihl</strong>, ses personnages principaux et la tonalité que la série souhaite offrir aux téléspectateurs. Rien de mieux que d&#8217;entrer dans le vif du sujet en confrontant immédiatement l&#8217;héroïne à des problèmes inédits. C&#8217;est un tout nouveau monde qui s&#8217;ouvre à Anna. Elle vient de divorcer, elle arrive à Copenhague qu&#8217;elle ne connaît pas et en plus, elle a décidé de débuter une carrière en tant que policière. Ajoutons-lui son petit garçon, un père ne lui parlant plus suite au décès de sa femme ainsi qu&#8217;un ex-mari traînant dans les parages qui semble un peu trop papillonner et la voilà forcément quelque peu déboussolée. Il n&#8217;est donc pas très étonnant qu&#8217;elle ne soit pas toujours en phase avec ce qu&#8217;elle est supposée faire. Lors de son premier jour de travail, elle se fait immédiatement remarquer en arrivant en retard et elle ne s&#8217;arrête pas sur sa lancée. Anna est montrée comme une femme assez naïve, relativement sympathique et reposant beaucoup trop sur ses émotions et sur sa vie personnelle pour quelqu&#8217;un qui doit justement laisser ses sentiments au placard. Le pilote donne l&#8217;impression de vouloir se focaliser sur cette dynamique, mettant donc son héroïne toujours dans une situation incertaine où elle doit apprendre à trouver la juste mesure entre ses deux vies. Ici, elle se retrouve confrontée à un couple où le mari a une interdiction d&#8217;approcher sa femme. Pourtant, celle-ci l&#8217;aime jusqu&#8217;à la folie, elle est juste d&#8217;une jalousie maladive. Cette affaire n&#8217;est pas particulièrement palpitante et passe surtout au second plan tant le but semble être de présenter Anna aux téléspectateurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote06.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote07.jpg" alt="" /></p>
<p>Quelques autres figures sont présentées comme Mikala, la nouvelle équipière d&#8217;Anna jouée par Iben Hjejle que l&#8217;on a déjà pu voir aux États-Unis dans le film <strong>High Fidelity</strong> avec John Cusack. Celle-ci s&#8217;entend immédiatement bien avec Anna et tente de l&#8217;aider à prendre ses marques. En revanche, un autre policier semble l&#8217;avoir légèrement prise en grippe et ne montre pas d&#8217;intention de l&#8217;aider à s&#8217;intégrer. L&#8217;épisode se termine sinon sur la mise en avant assez furtive d&#8217;un autre collègue avec qui Anna pourrait bien entretenir des relations plus que cordiales dans le futur. La série se veut par ailleurs assez moderne puisque la jeune mère partage son appartement avec son ami gay.</p>
<p>Si le scénario est classique, il en va de même concernant la réalisation qui ne sort pas des sentiers battus. Elle aurait même parfois tendance à être inférieure à ce qui est attendu en raison de quelques plans mal montés ou un peu trop amateurs. Ceci étant dit, elle n&#8217;est en aucun cas rédhibitoire. À force d&#8217;être habitué aux séries policières américaines où la mécanique est parfaitement rodée, il est nécessaire d&#8217;oublier ce que l&#8217;on connaît. Il en va de même concernant la teneur des intrigues policières qui semblent d&#8217;ailleurs vouloir prôner un relatif réalisme à l&#8217;européenne. A contrario, la bande-son est relativement agréable avec l&#8217;insertion de jolies chansons.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote08.jpg" alt="" /> <img class="alignnone" title="Anna Pihl" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/anna-pihl-pilote09.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Anna Pihl</strong> donne sans grande surprise l&#8217;impression d&#8217;être un <em>procedural</em> dans la même veine que tous ceux que l&#8217;on peut déjà voir dans de nombreux pays. Bien que la réalisation ne soit vraiment pas mémorable, ce sont espérons-le l&#8217;attachement et le développement plausible des personnages qui vont permettre à la série de devenir intéressante ou tout du moins divertissante. Malheureusement, <em>Ny betjent på Bellahøj</em> n&#8217;est pas suffisamment convaincant pour donner envie de s&#8217;y investir pleinement. Sans être mauvais, il demeure bien trop classique voire convenu et ce n&#8217;est pas le fait qu&#8217;il se déroule au Danemark qui change quoique ce soit à la donne. Il reste à voir si la suite saura se montrer quelque peu moins conventionnelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Kisarazu Cat’s Eye : World Series | 木更津キャッツアイ : ワールドシリーズ (film)</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 07:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Kisarazu Cat's Eye]]></category>
		<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
		<category><![CDATA[Ashita no Kita Yoshio]]></category>
		<category><![CDATA[Hagetaka]]></category>
		<category><![CDATA[JIN]]></category>
		<category><![CDATA[Tiger & Dragon]]></category>
		<category><![CDATA[Waraeru Koi wa Shitakunai]]></category>

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		<description><![CDATA[Et voilà, c&#8217;est encore l&#8217;univers d&#8217;une série à l&#8217;univers fort atypique qui referme ses portes sur Luminophore. Après avoir parlé du renzoku puis de son premier film intitulé Nihon Series, il est temps de faire place au second et dernier film de Kisarazu Cat&#8217;s Eye, le World Series. Eh oui, soyons fou, après le Japon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series02.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series13.jpg" alt="" width="310" height="175" /><br />
<img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series04.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series05.jpg" alt="" width="310" height="175" /></p>
<p>Et voilà, c&#8217;est encore l&#8217;univers d&#8217;une série à l&#8217;univers fort atypique qui referme ses portes sur <em>Luminophore</em>. Après avoir parlé du <a href="http://www.luminophore.net/2010/07/17/kisarazu-cats-eye-%e6%9c%a8%e6%9b%b4%e6%b4%a5%e3%82%ad%e3%83%a3%e3%83%83%e3%83%84%e3%82%a2%e3%82%a4-cats-nya-cats-nya/"><em>renzoku</em></a> puis de <a href="http://www.luminophore.net/2012/01/18/kisarazu-cats-eye-nihon-series-%e6%9c%a8%e6%9b%b4%e6%b4%a5%e3%82%ad%e3%83%a3%e3%83%83%e3%83%84%e3%82%a2%e3%82%a4-%e6%97%a5%e6%9c%ac%e3%82%b7%e3%83%aa%e3%83%bc%e3%82%ba-film/">son premier film</a> intitulé <strong>Nihon Series</strong>, il est temps de faire place au second et dernier film de <strong>Kisarazu Cat&#8217;s Eye</strong>, le <strong>World Series</strong>. Eh oui, soyons fou, après le Japon il faut bien viser le monde entier ! Ce film est sorti dans les salles japonaises le 28 octobre 2006 et dure 131 minutes. L&#8217;équipe créative est évidemment la même et c&#8217;est toujours Kudô Kankurô au scénario. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Cela fait déjà trois ans que Bussan est mort. Depuis, plus rien n&#8217;est pareil à Kisarazu. Le jour d&#8217;anniversaire du décès de Bussan, Bambi désormais devenu politicien croit entendre la voix de son ami. Il semblerait qu&#8217;il lui dise de construire quelque chose pour qu&#8217;il puisse revenir d&#8217;entre les morts. Pour cela, Bambi n&#8217;a pas d&#8217;autre choix que de reformer la bande.</p>
<p>Lorsque le film débute, on a du mal à réaliser que Bussan est effectivement mort. Avec lui qui paradait jusque là, on en venait presque à penser qu&#8217;il ne finirait jamais par réellement mourir. Eh bien si. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series01.jpg" rel="lightbox[8186]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series01-tm.jpg" alt="" width="200" height="286" /></a>En cela, le film est empreint d&#8217;une atmosphère particulièrement nostalgique. Les blagues et délires en tous genres ont beau être de la partie, on sent son cœur se tordre car on sait que Bussan lui, n&#8217;est plus là. Si le personnage est toujours visible via une pirouette scénaristique digne de <strong>Kisarazu Cat&#8217;s Eye</strong>, on ne peut être dupe. À un moment donné, les autres personnages et nous, nous devrons lui dire définitivement adieu. C&#8217;est là où la touche de Kudô Kankurô marque toujours juste car il réussit à faire valser les émotions les plus simples en deux-trois mouvements. On rit et on est touché. On est touché et on rit. En bref, on ne sait plus trop où on en est si ce n&#8217;est que l&#8217;on est sacrément impliqué dans l&#8217;histoire. La disparition de Bussan est forcément l&#8217;évènement qui émeut le plus mais il n&#8217;y a pas que ça. Un des bons points du film est de débuter l&#8217;histoire alors qu&#8217;il est déjà mort. Nous n&#8217;assistons pas en direct aux funérailles, au moment fatidique ou à des passages très connotés. On les voit après qu&#8217;ils ont eu lieu. Ce sont ainsi des petits détails et des brefs instants qui distillent un climat quelque peu amer et mélancolique. Ce qui est important dans ce <strong>World Series</strong> est la nécessité pour les personnages d&#8217;aller de l&#8217;avant. Si cela fait déjà trois ans que Bussan s&#8217;en est allé, son entourage ne fait que vivoter. Il a besoin de s&#8217;en affranchir et d&#8217;en faire définitivement le deuil. Depuis, rien ne tourne effectivement rond à Kisarazu. Master et Ani se font la tête et ont en plus quitté la ville. Ils ne se parlent plus et ne se plaisent même pas où ils sont. Bambi est certes toujours à Kisarazu mais arbore continuellement une triste mine d&#8217;autant plus que Môko l&#8217;a laissé tomber et va se marier. Avec qui ? La surprise est de taille ! Quant à Uchi, il a bel et bien disparu si ce n&#8217;est que nos sources nous indiquent qu&#8217;il doit gérer une terrible femme jouée par Kuriyama Chiaki (<a href="http://www.luminophore.net/category/ashita-no-kita-yoshio/"><strong>Ashita no Kita Yoshio</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/hagetaka/"><strong>Hagetaka</strong></a>) tandis que Kiritani Kenta (<a href="http://www.luminophore.net/category/tiger-dragon/"><strong>Tiger &amp; Dragon</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/jin/"><strong>JIN</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/waraeru-koi-wa-shitakunai/"><strong>Waraeru Koi wa Shitakunai</strong></a>) profite de son caméo pour faire l&#8217;idiot muet.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series06.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series07.jpg" alt="" width="310" height="175" /><br />
<img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series08.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series09.jpg" alt="" width="310" height="175" /></p>
<p>Que l&#8217;on ne se leurre pas, si la tonalité est au final plus dramatique que lors du <a href="http://www.luminophore.net/2012/01/18/kisarazu-cats-eye-nihon-series-%e6%9c%a8%e6%9b%b4%e6%b4%a5%e3%82%ad%e3%83%a3%e3%83%83%e3%83%84%e3%82%a2%e3%82%a4-%e6%97%a5%e6%9c%ac%e3%82%b7%e3%83%aa%e3%83%bc%e3%82%ba-film/">précédent film</a>, l&#8217;humour est toujours omniprésent. De nombreuses blagues sont très drôles et certaines situations sont farfelues et mises en scène de manière plus que rigolote. Difficile de ne pas éclater de rire en voyant l&#8217;adaptation sud-coréenne de la vie de Bussan avec tous les tics et manies du pays du Matin Calme. Néanmoins, à l&#8217;instar du <a href="http://www.luminophore.net/2012/01/18/kisarazu-cats-eye-nihon-series-%e6%9c%a8%e6%9b%b4%e6%b4%a5%e3%82%ad%e3%83%a3%e3%83%83%e3%83%84%e3%82%a2%e3%82%a4-%e6%97%a5%e6%9c%ac%e3%82%b7%e3%83%aa%e3%83%bc%e3%82%ba-film/"><strong>Nihon Series</strong></a>, ce <strong>World Series</strong> souffre d&#8217;une certaine exagération. Les joueurs de baseball américains en sont un exemple et le retour pas vraiment retour de Bussan un autre. La série avait toujours su rester crédible malgré la folie ambiante et ce film perd le réalisme relatif d&#8217;autrefois. Fondamentalement, ce n&#8217;est pas grave mais davantage de mesure n&#8217;aurait pas été regrettée. De plus, si l&#8217;on retrouve les fameux rembobinages, le rythme est vacillant. Un film de plus de deux heures pour <strong>Kisarazu Cat&#8217;s Eye</strong> est trop long. L&#8217;univers s&#8217;apprécie sur de courtes périodes tant il est dynamique. En diluant autant l&#8217;intrigue, on perd en vivacité. Restent évidemment toutes les figures de la série, la bonne humeur, la chouette musique de Nakanishi Kyô et toutes les petites choses qui forment un ensemble toujours aussi créatif et gentiment aliéné.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series10.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series11.jpg" alt="" width="310" height="175" /><br />
<img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye : World Series" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series12.jpg" alt="" width="310" height="175" /> <img class="alignnone" title="Kisarazu Cat's Eye" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/kisarazu-cats-eye-world-series03.jpg" alt="" width="310" height="175" /></p>
<p>Si ce <strong>World Series</strong> n&#8217;est pas exceptionnel, il n&#8217;en demeure pas moins que c&#8217;est le cœur gros comme ça que l&#8217;on en vient à bout. <strong>Kisarazu Cat&#8217;s Eye</strong> donne l&#8217;impression au téléspectateur de faire partie de cette petite famille et tout comme Ani, Master, Bambi et Uchi, il est pourtant nécessaire de dire au revoir à un moment donné afin de continuer sa vie. Ne le nions pas, le film aurait gagné à être plus court, moins exagéré et mieux géré du côté de l&#8217;humour mais il a au moins le mérite de clôturer l&#8217;histoire d&#8217;une manière à la fois douce et amère. Allez, comme on dit, ce n&#8217;est qu&#8217;un au revoir mes frères, on se reverra dans d&#8217;autres séries. Et même si vous ne serez pas la bande à Kisarazu, on se rappellera probablement à chaque fois cet esprit vivant et déjanté sacrément inimitable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Drive (série complète)</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 07:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive01.jpg" rel="lightbox[8130]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Drive" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive01-tm.jpg" alt="" width="650" height="434" /></a></p>
<p>Je vous l&#8217;ai déjà dit il y a plusieurs semaines, j&#8217;envisage de revenir sur quelques séries que j&#8217;ai vues il y a un petit moment. Cela ne signifie pas forcément qu&#8217;elles méritent que l&#8217;on s&#8217;y attarde mais je traverse une phase où j&#8217;ai envie de parler de tout ce que j&#8217;ai déjà regardé à un moment donné. Hum, espérons que ce ne soit que temporaire. Alors que <em>Luminophore</em> venait à peine d&#8217;ouvrir ses portes, <strong>Drive</strong> refermait les siennes. Forcément, vu que nous nous trouvons sur un blog de sériephile, vous vous doutez que je ne fais pas référence au film de 2011 avec Ryan Gosling mais à la série. Créée notamment par Tim Minear (scénariste / réalisateur sur <strong>Angel</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/firefly/"><strong>Firefly</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/dollhouse/"><strong>Dollhouse</strong></a>, etc.), elle comporte six épisodes dont seulement quatre furent diffusés sur la <em>Fox</em> en avril 2007. En raison de ses audiences catastrophiques, <strong>Drive</strong> fut annulée très rapidement après son arrivée sur la chaîne américaine. Officieusement, on se doutait dès le départ qu&#8217;elle n&#8217;irait jamais jusqu&#8217;au bout de l&#8217;année. Elle n&#8217;a donc pas de fin et se termine sur une sorte de <em>cliffhanger</em>. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive02.jpg" rel="lightbox[8130]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" title="Drive" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive02-tm.jpg" alt="" width="200" height="262" /></a>Des Américains sont contactés simultanément via un téléphone portable. Ils doivent tout arrêter sur place, monter dans leur voiture et se rendre là où on leur demande d&#8217;aller. Pourquoi ? Vers qui ? Vers où ? Que se passe-t-il ? Certains le savent, d&#8217;autres ne comprennent pas ce qui leur arrive mais n&#8217;ont pas d&#8217;autre choix que d&#8217;obéir. Quoiqu&#8217;il en soit, chaque minute compte car ils réalisent qu&#8217;ils sont les participants d&#8217;une immense course automobile à travers le pays.</p>
<p>Si je me souviens bien, j&#8217;avais commencé <strong>Drive</strong> à l&#8217;époque parce que le sujet me semblait assez sympathique et pour quelques uns de ses acteurs. Je me rappelle avoir été assez embêtée par son annulation sans non plus avoir été réellement déçue. C&#8217;est davantage la manière dont la série a été mise au placard qui m&#8217;a réellement ennuyée. Cinq ans plus tard (déjà !) et une rediffusion en plus, je crois que mon avis n&#8217;a pas trop changé. Les six épisodes se regardent sans trop de déplaisir mais ne décollent pas du plancher. Il est donc question d&#8217;une course illégale de voitures dont on ne sait pas grand chose au départ. Nous découvrons en même temps que les participants de quoi il en retourne et les mystères s&#8217;amoncellent les uns sur les autres. La série essaye par conséquent de distiller un climat énigmatique voire paranoïaque car personne ne peut se fier à qui que ce soit dans ce rodéo grandeur nature.</p>
<p>Alex Tully vivait tranquillement sa vie de jardinier dans le Kentucky jusqu&#8217;à ce que sa femme, Kathryn, incarnée par Amy Acker (<strong>Angel</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/dollhouse/"><strong>Dollhouse</strong></a>) soit kidnappée. Les autorités compétentes se demandent pourquoi un couple du Kentucky n&#8217;ayant rien de bien trépidant est ainsi mis à mal. Alors qu&#8217;Alex s&#8217;affaire à chercher sa femme, il se retrouve embarqué dans cette fameuse course et réalise qu&#8217;en passant victorieux la ligne finale, il devrait normalement retrouver sa chère et tendre. Très rapidement, on imagine bien que si les organisateurs souhaitent cet Alex, le supposé jardinier Alex, ce ne sont pas pour ses talents de taillage de haies mais probablement pour une raison particulière en lien avec son passé enterré. Alex n&#8217;est pas celui qu&#8217;il semble être et c&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;ensemble des personnages qui montre que les apparences sont tout particulièrement trompeuses dans <strong>Drive</strong>. Alex découvre alors en même temps que le téléspectateur quelques dessous de cette course et à peine a-t-on le temps de dire ouf que la série démarre sur les chapeaux de roue. Tim Minear faisant partie de l&#8217;équipe <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive03.jpg" rel="lightbox[8130]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" title="Drive" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive03-tm.jpg" alt="" width="200" height="229" /></a>de Joss Whedon et étant un ami du sympathique Nathan Fillion (<a href="http://www.luminophore.net/category/firefly/"><strong>Firefly</strong></a>, <strong>Castle</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/buffy-the-vampire-slayer/"><strong>Buffy the Vampire Slayer</strong></a>), ce n&#8217;est donc pas très étonnant que ce soit ce dernier qui offre ses traits à Alex. N&#8217;ayant aucune envie de parcourir les États-Unis, Alex ne peut pourtant que plier devant l&#8217;adversaire et faire ce qu&#8217;on lui demande. Progressivement, il réalise l&#8217;étendue des difficultés qui l&#8217;attendent et finit par faire équipe avec Corinna jouée par Kristin Lehman. Cette femme semble en savoir beaucoup plus que ce qu&#8217;elle ne dit concernant l&#8217;organisation et le but de la course. Ce duo fonctionne à merveille et est sans conteste l&#8217;atout phare de <strong>Drive</strong>.</p>
<p>À l&#8217;exception d&#8217;Alex et de quelques autres compétiteurs, la plupart des participants savent exactement pourquoi ils appuient sur le champignon. Qui dit course dit vainqueur et ce sont 32 millions de dollars à la clé. Bref, de quoi faire rêver et multiplier les malversations et autres manipulations. Tous les coups sont permis et personne ne semble pouvoir faire confiance à l&#8217;autre. Conduire comme un dératé n&#8217;est pas non plus suffisant car la course est divisée en plusieurs étapes où il faut à chaque fois résoudre une énigme afin de trouver la ligne d&#8217;arrivée intermédiaire. Attention également à ne jamais froisser l&#8217;organisation et à bien veiller savoir s&#8217;arrêter lorsqu&#8217;on le demande. Un accident mortel est si rapidement arrivé. Ce qu&#8217;il y a d&#8217;intéressant dans la série est la diversité des protagonistes. Si certains stéréotypes sont malheureusement de mise, on ne peut nier qu&#8217;il existe un large panel de multiples personnalités et d&#8217;horizons fort différents. On retrouve une touchante mère de famille qui vient d&#8217;accoucher et qui fuit son mari violent, le fraîchement sorti de prison Winston Salazar joué par Kevin Alejandro (<a href="http://www.luminophore.net/category/true-blood/"><strong>True Blood</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/ugly-betty/"><strong>Ugly Betty</strong></a>) accompagné de son demi-frère qu&#8217;il connaît à peine, un insipide militaire avec son insupportable copine, trois femmes anciennes victimes de Katrina <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive04.jpg" rel="lightbox[8130]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" title="Drive" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive04-tm.jpg" alt="" width="200" height="267" /></a>dont l&#8217;une est interprétée comme un pied ou encore l&#8217;attachant père malade (Dylan Baker &#8211; <strong>Kings</strong>) avec son adolescente de fille incarnée par Emma Stone, désormais surtout connue au cinéma. La caméra passe de voiture en voiture et si l&#8217;on croit les associations figées, ce n&#8217;est pas du tout le cas tant elles se défont et se refont aussi vite que les kilomètres défilent. De même, les épisodes ne se déroulent pas toujours uniquement sur la route. Il est vrai que l&#8217;on assiste à quelques courses-poursuites, certaines étant d&#8217;ailleurs bien filmées, mais ce sont surtout les à-côtés qui priment. L&#8217;intérêt premier de la série n&#8217;est pas la course en tant que telle, ce sont effectivement davantage les mystères et l&#8217;histoire des participants qui importent.<br />
Sur une note plus accessoire, on peut y noter la présence de quelques visages connus des sériephiles dans des rôles tertiaires comme K Callan (<strong>Lois &amp; Clark : The New Adventures of Superman</strong>), Lindsay Crouse (<a href="http://www.luminophore.net/category/buffy-the-vampire-slayer/"><strong>Buffy the Vampire Slayer</strong></a>) ou encore  Paul Ben-Victor (<strong>The Invisible Man</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/everyboy-hates-chris/"><strong>Everybody Hates Chris</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/entourage/"><strong>Entourage</strong></a>).</p>
<p>Du suspense il y a et les prémisses sont alléchantes, cependant cela ne fait pas tout. S&#8217;il est clair que la galerie de personnages est variée, elle est trop importante en nombre et évidemment, le développement est loin d&#8217;être à la hauteur des espérances. Certes, il n&#8217;y a que six épisodes mais ce n&#8217;est en aucun cas une raison valable. Si la série démarre tambour battant, elle fait ensuite du surplace et manque cruellement de rythme malgré une réalisation soignée et quelques plans-séquence valant plus que le détour. Ne parlons pas non plus de des raccourcis scénaristiques, des dialogues sans saveur et de l&#8217;absence de réelle émotion. Globalement, on se fiche un peu de ce que l&#8217;on regarde et de ce qui arrive aux participants, ce qui est comme on peut s&#8217;en douter, plutôt dommage. L&#8217;humour aurait également gagné à être mieux dosé ou utilisé, la série donnant par moment l&#8217;impression d&#8217;être presque prétentieuse. Du côté de la forme, on ne peut nier que la série possède une esthétique travaillée mais trop d&#8217;effets spéciaux mal fichus finissent par nuire. Par contre, la musique de Keith Power est relativement agréable, tout comme la chanson du médiocre générique, <em>Can&#8217;t Stop the World</em> de <strong>Gavin Rossdale</strong>.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive05.jpg" rel="lightbox[8130]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" title="Drive" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/drive05-tm.jpg" alt="" width="650" height="400" /></a></p>
<p>Au final, <strong>Drive</strong> possède un potentiel certain qui ne demandait qu&#8217;à être pleinement exploité. Par son concept intriguant de course illégale à travers les États-Unis, la série se veut originale, dynamique et créative mais malheureusement, elle n&#8217;arrive jamais à pleinement convaincre. Les personnages ont du mal à passionner et à se montrer attachants voire tout simplement, intéressants. Restent la réalisation plutôt bien fichue et quelques dynamiques sympathiques comme celle du duo phare. La série n&#8217;est donc pas particulièrement conseillée d&#8217;autant plus qu&#8217;elle n&#8217;a pas de fin en bonne et due forme mais cela ne l&#8217;empêche tout de même pas d&#8217;être globalement divertissante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" alt="" width="16" height="16" /></p>
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