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	<title>Luminophore</title>
	
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		<title>Big Money! | ビッグマネー！</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsque l&#8217;on a autant apprécié une série comme Ikebukuro West Gate Park, il est presque évident de chercher à regarder les autres adaptations des romans d&#8217;Ishida Ira. Big Money! est justement l&#8217;une d&#8217;entre elles puisqu&#8217;elle s&#8217;inspire du livre Nami no Ue no Majutsushi dudit auteur ; à noter qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;édition française de cet ouvrage à l&#8217;heure à laquelle ce billet est publié. Le j-drama en question – composé de douze épisodes d&#8217;approximativement 45 minutes, à l&#8217;exception du premier durant une heure – fut diffusé sur Fuji TV entre avril et juin 2002. Aucun spoiler. Lorsque Shirato Norimichi rencontre Kozuka Taihei, un vieil homme bien mystérieux, il accumule les petits emplois et n&#8217;a pas encore donné de sens à sa vie. Or, en le prenant sous son aile, Kozuka décide de partager avec lui tout ce qu&#8217;il connaît des marchés financiers. En apparence affable et calme, il cache pourtant son vrai visage et prépare minutieusement une froide vengeance contre une banque sans scrupules. Outre l&#8217;écrivain derrière cette histoire que je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas lue, l&#8217;acteur principal est également le même que dans le tout premier renzoku écrit par Kudô Kankurô en 2000. Effectivement, ce n&#8217;est autre que Nagase Tomoya qui se charge d&#8217;offrir ses traits au héros de Big Money!. Shirato Norimichi a la vingtaine et ne possède rien de plus que la moyenne. Les lois du travail étant impitoyables et manquant probablement de motivation et de connaissances, il peine à obtenir un véritable emploi dans ce dans quoi il a été formé : le milieu bancaire. Résultat, il se retrouve à préparer la nourriture dans une chaîne de restauration rapide. Sans être agacé ou déprimé par sa situation, il apprécierait du changement. En attendant, il peut toujours compter sur sa seule amie, la jolie et pétillante Michiru (Okamoto [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque l&rsquo;on a autant apprécié une série comme <a href="http://www.luminophore.net/category/ikebukuro-west-gate-park/"><strong>Ikebukuro West Gate Park</strong></a>, il est presque évident de chercher à regarder les autres adaptations des romans d&rsquo;Ishida Ira. <strong>Big Money!</strong> est justement l&rsquo;une d&rsquo;entre elles puisqu&rsquo;elle s&rsquo;inspire du livre <i>Nami no Ue no Majutsushi</i> dudit auteur ; à noter qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;édition française de cet ouvrage à l&rsquo;heure à laquelle ce billet est publié. Le j-drama en question – composé de douze épisodes d&rsquo;approximativement 45 minutes, à l&rsquo;exception du premier durant une heure – fut diffusé sur <em>Fuji TV</em> entre avril et juin 2002. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money01.jpg" width="235" height="338" />Lorsque Shirato Norimichi rencontre Kozuka Taihei, un vieil homme bien mystérieux, il accumule les petits emplois et n&rsquo;a pas encore donné de sens à sa vie. Or, en le prenant sous son aile, Kozuka décide de partager avec lui tout ce qu&rsquo;il connaît des marchés financiers. En apparence affable et calme, il cache pourtant son vrai visage et prépare minutieusement une froide vengeance contre une banque sans scrupules.</p>
<p>Outre l&rsquo;écrivain derrière cette histoire que je n&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs pas lue, l&rsquo;acteur principal est également le même que dans le tout premier <em>renzoku</em> écrit par Kudô Kankurô en 2000. Effectivement, ce n&rsquo;est autre que <a href="http://www.luminophore.net/2008/12/28/au-tableau-dhonneur-nagase-tomoya-picspam/">Nagase Tomoya</a> qui se charge d&rsquo;offrir ses traits au héros de <strong>Big Money!</strong>. Shirato Norimichi a la vingtaine et ne possède rien de plus que la moyenne. Les lois du travail étant impitoyables et manquant probablement de motivation et de connaissances, il peine à obtenir un véritable emploi dans ce dans quoi il a été formé : le milieu bancaire. Résultat, il se retrouve à préparer la nourriture dans une chaîne de restauration rapide. Sans être agacé ou déprimé par sa situation, il apprécierait du changement. En attendant, il peut toujours compter sur sa seule amie, la jolie et pétillante Michiru (Okamoto Aya qui ressemble à Matsumoto Jun lorsqu&rsquo;elle sourit – si, si), elle qui rêve désespérément de passer à la vitesse supérieure avec lui. L&rsquo;existence de Norimichi commence à emprunter un nouveau chemin lorsqu&rsquo;il rencontre par hasard Kozuka Taihei. Contre toute attente, ce dernier lui propose de but en blanc de travailler pour lui. Bien qu&rsquo;au départ ses missions se bornent à aller au supermarché et faire les courses de son patron placide, Norimichi finit par découvrir les mécanismes en place dans le monde des actions et des banques d&rsquo;investissement. Ce microcosme l&rsquo;attire rapidement et il se prend au jeu, embrassant là une vraie passion. Taihei n&rsquo;a rien d&rsquo;un vieil homme inoffensif et s&rsquo;apparente davantage à un génie de la finance. Il envisage de sortir de sa retraite dorée non pas pour retrouver l&rsquo;adrénaline d&rsquo;autrefois, mais parce qu&rsquo;une banque, la Matsuba, commet des fautes honteuses et impardonnables, plongeant de nombreuses personnes âgées dans le désespoir en les trompant effrontément. Au final, <strong>Big Money!</strong> est une série à mi-chemin entre le récit initiatique, la vendetta, la justice personnelle et la découverte du marché financier.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money02.jpg" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money03.jpg" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money04.jpg" width="310" height="233" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money05.jpg" width="310" height="233" /></p>
<p>Les douze épisodes constituant cette série illustrent le long apprentissage de son personnage principal. Banal et peu attachant, Norimichi ne convainc pas une seule seconde et ne donne pas envie de s&rsquo;intéresser à lui. Par ailleurs, il est impossible de comprendre pourquoi Kozuka décide de l&rsquo;employer. Si l&rsquo;interprétation de Nagase Tomoya n&rsquo;est pas mauvaise, l&rsquo;écriture du héros est tellement sommaire qu&rsquo;elle empêche d&rsquo;adhérer à cette histoire et à ce cheminement individuel. Pire, Norimichi n&rsquo;évolue pas grandement et répète inlassablement certaines erreurs. Ses relations avec les autres ne sont pas davantage creusées et il n&rsquo;en ressort aucune émotion. C&rsquo;est vraiment dommage de mettre en avant une telle coquille vide. Dès le départ, le scénario cherche à le placer en concurrence avec un nouvel arrivé à la banque Matsuba. Yamasaki Fumihiko (Harada Taizô) est un homme d&rsquo;affaires aux dents longues ne reculant devant rien pour parvenir à ses multiples buts. Cruel, manipulateur et profondément malveillant, il ne montre qu&rsquo;une seule dimension et est un digne représentant d&rsquo;un symptôme de <strong>Big Money!</strong>. Effectivement, la série est profondément manichéenne. Il y a d&rsquo;un côté les grands méchants et de l&rsquo;autre, les gentils, les faibles et les opprimés. Les banquiers corrompus osent profiter de l&rsquo;innocence et de la fragilité de personnes âgées en leur faisant contracter des assurances juste bonnes à les ruiner. Le j-drama est frustrant comme il dispose d&rsquo;un matériel plutôt solide dans cette histoire aux nombreuses facettes et se borne à faire le minimum syndical. Il n&rsquo;approfondit rien et accumule les clichés, la morale bienveillante et le sentimentalisme gratuit. Ce défaut se transmet à l&rsquo;ensemble puisque le cadre des marchés financiers n&rsquo;est pas non plus employé à bon escient. À vrai dire, cet environnement ne semble être présent que parce qu&rsquo;il en faut un ; n&rsquo;importe quoi d&rsquo;autre aurait pu alors être choisi. Les tactiques dévoilées par Kozuka et les rouages concernant les actions sont simplistes et n&rsquo;apprendront rien aux téléspectateurs. De plus, lorsque l&rsquo;on a regardé une fiction comme <a href="http://www.luminophore.net/category/soratobu-taiya/"><strong>Soratobu Taiya</strong></a> dépeignant le combat d&rsquo;un simple homme contre une immense banque, cette série fait franchement pâle figure. Kozuka et Norimichi se lancent en effet dans une lutte a priori titanesque car leur but est de décimer les tout puissants afin d&rsquo;obtenir justice. Sauf que, là aussi, celle-ci manque de souffle, de rythme, d&rsquo;adrénaline et d&rsquo;une vraie ampleur émotionnelle. À la place, il n&rsquo;y a que du pathos et un inexorable vide. Une histoire de ce genre se doit de faire preuve d&rsquo;un minimum de suspense et surprendre le public mais ce n&rsquo;est malheureusement pas le cas ici. Son ton est plutôt bancal étant donné que l&rsquo;humour rarement drôle côtoie le drame de façon maladroite. Voir les protagonistes passer par des épreuves douloureuses et échapper à des conclusions radicales quelques minutes plus tard empêche de se sentir concerné. Ne parlons surtout pas de la fin ; ratée, elle est rapidement expédiée et facile. Pour toutes ces raisons, le visionnage en devient parfois laborieux. Contre toute attente, ce ne sont pas les principaux ingrédients qui tiennent éveillés ; la lueur d&rsquo;espoir vient de tout ce qui est secondaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money06.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money07.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money08.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money09.jpg" width="310" height="233" /></p>
<p>Dans sa quête, Norimichi fait de nombreuses nouvelles connaissances et doit parfois batailler ferme pour mener à terme ses objectifs. En s&rsquo;associant avec Kozuka, il rencontre Tatsumi Shûji, un chef yakuza original incarné par le toujours très sympathique Kohinata Fumiyo (<a href="http://www.luminophore.net/category/ashita-no-kita-yoshio/"><strong>Ashita no Kita Yoshio</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/jin/"><strong>JIN</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/kisarazu-cats-eye/"><strong>Kisarazu Cat&rsquo;s Eye</strong></a>). S&rsquo;occupant de son chat Kikuyako comme s&rsquo;il était la huitième merveille du monde, il n&rsquo;a rien d&rsquo;un mafieux. Tout du moins, en apparence parce qu&rsquo;il joue beaucoup avec son physique de gringalet et son air jovial. Bien sûr, tout ceci n&rsquo;est guère réaliste mais la peinture dépeinte dans la série est tellement grossière que plus rien ne dérange arrivé à ce stade. Le second du criminel, celui surnommé Maki, est tout aussi atypique bien qu&rsquo;il corresponde parfaitement à l&rsquo;image que l&rsquo;on se fait des yakuzas. Grand, costaud et à l&rsquo;allure peu amène, il a un visage patibulaire et terrorise n&rsquo;importe qui. Toutefois, il a un cœur d’artichaut et est très sensible. C&rsquo;est lui la perle de <strong>Big Money!</strong>. Joué par le génial Matsushige Yutaka (<strong>Kodoku no Gurume</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/don-quixote/"><strong>Don Quixote</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/fumo-chitai/"><strong>Fumô Chitai</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/natsu-no-koi-wa-nijiiro-ni-kagayaku/"><strong>Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku</strong></a>) qui fait décidément partie de mes acteurs favoris, il s&rsquo;entiche rapidement de Michiru et veille systématiquement à ce qu&rsquo;elle ne manque de rien. En effet, la jeune femme s&rsquo;intègre à la petite bande inhabituelle et les suit tandis qu&rsquo;ils se lancent dans cette histoire de vengeance. Plutôt que de prendre part à ce qui se passe, elle cuisine et apporte son entrain. La dynamique entre Michiru et Maki est drôle, mignonne et touchante à sa manière. Parmi les autres figures aperçues de-ci de-là, la vieille et grande amie (Yachigusa Kaoru &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/byakuyakou/"><strong>Byakuyakô</strong></a>) de Taihei n&rsquo;émeut pas en dépit de la lourde intrigue lui ayant été rattachée, probablement afin d&rsquo;y injecter un aspect mélodramatique. De même, la jeune femme prête à tout pour aider sa grand-mère victime de la banque Matsuba est d&rsquo;une tiédeur à effrayer. En fait, <strong>Big Money!</strong> dispose d&rsquo;une impressionnante galerie de personnages puisqu&rsquo;outre tous ceux déjà évoqués, il convient d&rsquo;y ajouter l&rsquo;assistante de Yamasaki incarnée par une fort jeune Hasegawa Kyôko (<a href="http://www.luminophore.net/category/boss/"><strong>BOSS 2</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/karei-naru-ichizoku-2/"><strong>Karei Naru Ichizoku</strong></a>), qui comprendra rapidement de quelle trempe est forgé son supérieur ; et beaucoup d&rsquo;autres employés de banque dont deux portés par Aijima Kazuyuki (<strong>JIN</strong>, <strong>Soratobu Taiya</strong>) et Kondô Yoshimasa. Pour l&rsquo;anecdote, il est sinon possible d&rsquo;y voir Kyôno Kotomi en graphiste désillusionnée, elle qui a ainsi retrouvé Nagase Tomoya avec qui elle a partagé l&rsquo;affiche via la longue production <a href="http://www.luminophore.net/category/hakusen-nagashi/"><strong>Hakusen Nagashi</strong></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money10.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money11.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money12.jpg" width="310" height="233" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/big-money13.jpg" width="310" height="233" /></p>
<p>Enfin, sur la forme, <strong>Big Money!</strong> commence à accuser le poids de ses années. La réalisation n&rsquo;est pas trop médiocre ; elle est juste très classique. C&rsquo;est surtout la musique, composée par apparemment <strong>Knife Produced by Sin</strong>, qui marque pour la simple et bonne raison qu&rsquo;elle sonne très kitsch. Une des pistes entendues lorsque les évènements commencent à s&rsquo;imbriquer et qu&rsquo;un semblant de tension s&rsquo;amorce est en revanche franchement sympathique. La chanson du générique de fin, <em>Ever Since</em> de <strong>Sayaka</strong>, est de son côté très belle.</p>
<p>En conclusion, <strong>Big Money!</strong> n&rsquo;est qu&rsquo;un banal j-drama partant de l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un jeune quelconque dans le monde de la finance pour se terminer sur le registre de la vengeance. En dépit d&rsquo;un sujet accrocheur, la série demeure fade, naïve et sans saveur. Entre le personnage principal et d&rsquo;autres figures importantes moyennement attachantes, une unidimensionnalité irritante et une cruelle absence de souffle, les épisodes ne donnent pas envie d&rsquo;être regardés. Demeurent quelques figures secondaires truculentes et sympathiques – même si elles s&rsquo;avèrent malgré tout insuffisantes. Cette production souffre en réalité de vouloir trop en faire et ne réussit qu&rsquo;à se montrer superficielle et surfaite. L&rsquo;ensemble n&rsquo;est par conséquent pas mauvais mais juste on ne peut plus dispensable car bien trop générique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Upstairs Downstairs (saison 1)</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 07:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries anglaises]]></category>
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		<description><![CDATA[Bien que Downton Abbey soit inscrite sur mon programme depuis quelques années, je n&#8217;ai pas encore pris le temps de m&#8217;y pencher. En revanche, j&#8217;ai débuté dernièrement une autre série anglaise ayant été régulièrement comparée avec la susnommée lors de sa diffusion : Upstairs Downstairs. Il s&#8217;agit d&#8217;une sorte de suite de la production du même nom – mais avec une virgule en plus, soit Upstairs, Downstairs –, disponible en France sous l&#8217;intitulé Maître et Valets ; composée de 68 épisodes, celle-ci est passée sur ITV entre 1971 et 1975 et a connu à l&#8217;époque son petit succès. Revenons au XXIè siècle. Upstairs Downstairs est quant à elle constituée de deux courtes saisons et a été annulée par la BBC, notamment en raison d&#8217;audiences en chute libre. Il ne sera aujourd&#8217;hui question que de la première saison de trois épisodes d&#8217;une heure, diffusée sur BBC One durant trois nuits consécutives au Noël 2010. La suite – et fin – sera traitée sur Luminophore dans les mois à venir. Aucun spoiler. Janvier 1936, Londres. Le roi George V est mourant et l&#8217;Angleterre accompagnée du monde entier se prépare à pénétrer dans une zone de turbulences. En attendant, le jeune aristocrate diplomate Sir Hallam Holland déménage avec son épouse au 165 Eaton Place, dans une vaste demeure ayant jadis étincelé. Afin de remettre cette bâtisse sur pied et lui offrir sa splendeur d&#8217;autrefois, le couple décide de recruter plusieurs employés de maison grâce à Rose Buck, une ancienne domestique dirigeant désormais sa propre agence. Au premier étage (upstairs) vivent alors les amoureux fraîchement mariés et leur entourage proche, tandis qu&#8217;au rez-de-chaussée (downstairs) loge le petit peuple se démenant pour que les plus riches ne manquent de rien. Chacun essaye de mener son existence alors que la société de l&#8217;époque s&#8217;apprête de son côté à être marquée au fer rouge. Upstairs [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-01.jpg" rel="lightbox[16512]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-01-tm.jpg" width="650" height="498" /></a></p>
<p>Bien que <strong>Downton Abbey</strong> soit inscrite sur mon programme depuis quelques années, je n&rsquo;ai pas encore pris le temps de m&rsquo;y pencher. En revanche, j&rsquo;ai débuté dernièrement une autre série anglaise ayant été régulièrement comparée avec la susnommée lors de sa diffusion : <strong>Upstairs Downstairs</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de suite de la production du même nom – mais avec une virgule en plus, soit <strong>Upstairs, Downstairs</strong> –, disponible en France sous l&rsquo;intitulé <strong>Maître et Valets</strong> ; composée de 68 épisodes, celle-ci est passée sur <em>ITV</em> entre 1971 et 1975 et a connu à l&rsquo;époque son petit succès. Revenons au XXI<sup>è</sup> siècle. <strong>Upstairs Downstairs</strong> est quant à elle constituée de deux courtes saisons et a été annulée par la <em>BBC</em>, notamment en raison d&rsquo;audiences en chute libre. Il ne sera aujourd&rsquo;hui question que de la première saison de trois épisodes d&rsquo;une heure, diffusée sur <em>BBC One</em> durant trois nuits consécutives au Noël 2010. La suite – et fin – sera traitée sur <em>Luminophore</em> dans les mois à venir. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Janvier 1936, Londres. Le roi George V est mourant et l&rsquo;Angleterre accompagnée du monde entier se prépare à pénétrer dans une zone de turbulences. En attendant, le jeune aristocrate diplomate Sir Hallam Holland déménage avec son épouse au 165 Eaton Place, dans une vaste demeure ayant jadis étincelé. Afin de remettre cette bâtisse sur pied et lui offrir sa splendeur d&rsquo;autrefois, le couple décide de recruter plusieurs employés de maison grâce à Rose Buck, une ancienne domestique dirigeant désormais sa propre agence. Au premier étage (<em>upstairs</em>) vivent alors les amoureux fraîchement mariés et leur entourage proche, tandis qu&rsquo;au rez-de-chaussée (<em>downstairs</em>) loge le petit peuple se démenant pour que les plus riches ne manquent de rien. Chacun essaye de mener son existence alors que la société de l&rsquo;époque s&rsquo;apprête de son côté à être marquée au fer rouge.</p>
<p><strong><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-02.jpg" rel="lightbox[16512]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-02-tm.jpg" width="200" height="272" /></a>Upstairs Downstairs</strong> fait partie de ces nombreuses séries mêlant la grande Histoire aux histoires plus personnelles d&rsquo;individus somme toute banals. Pour peu que l&rsquo;on soit amateur de fictions de ce genre, qui plus est profitant de costumes et d&rsquo;un cadre assez reculé, celle-ci s&rsquo;annonce donc alléchante. L&rsquo;unique crainte est induite par son lien avec la production originale, <strong>Upstairs, Downstairs</strong>. Est-ce que la version de 2010 multiplie les références, empêchant de pleinement y adhérer en tant que néophyte ? En d&rsquo;autres termes, faut-il avoir regardé le classique de la télévision britannique pour apprécier cette suite atypique ? Faisant justement partie de cette catégorie de novices, je suis en mesure d&rsquo;affirmer qu&rsquo;il n&rsquo;est pas nécessaire de connaître le feuilleton des années 1970. Pourtant, les trois épisodes de cette première saison démontrent sans aucune hésitation qu&rsquo;ils sont surtout destinés aux téléspectateurs d&rsquo;antan. Entre le retour de plusieurs personnages phares, des passages cherchant à flatter la corde nostalgique du public et un accent particulier sur des détails certainement peu anodins, il est clair que cette nouvelle fiction a pour objectif de rendre hommage à l&rsquo;institution télévisuelle qu&rsquo;est <strong>Upstairs, Downstairs</strong>. De l&rsquo;eau ayant coulé sous les ponts depuis, il aurait été judicieux de le faire plus sobrement et de ne pas laisser une curieuse sensation à ceux, probablement nombreux, n&rsquo;ayant justement pas pris le temps de connaître le matériel de base. En fait, ce procédé reflète parfaitement les écueils de la saison qui s&rsquo;empêtre dans des prétextes et faire-valoir pour amener des intrigues prévisibles sous fond d&rsquo;Histoire. Le tout paraît par conséquent forcé et non naturel, ce qui n&rsquo;est jamais agréable.</p>
<p>Trois petits épisodes augurent un format concis et une densité scénaristique normalement importante. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas ici le cas. Les débuts de la série sont effectivement assez lents et souffrent d&rsquo;une période d&rsquo;exposition trop figée, voire poussive. Puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit justement du lancement de l&rsquo;histoire à proprement parler, il est normal de tolérer cette maladresse à condition qu&rsquo;elle ne dure pas. Comme si elle essayait de rattraper son amorce assez pataude, la suite accélère ensuite le pas et accumule les vignettes décousues ne possédant pas de ligne directrice franche, à l&rsquo;exception peut-être de l&rsquo;Histoire dans sa globalité. Bien sûr, le contexte est passionnant et mis en scène de manière soignée. Entre le décès de George V, sa succession houleuse en raison des choix de son aîné, l&rsquo;arrivée au pouvoir du cadet, la montée en puissance du nazisme et le fascisme, il va de soi que le cadre est riche et vecteur de séquences parfois terribles. Cette première saison réussit à dépeindre avec un certain talent les doutes et angoisses du peuple à cette période, qu&rsquo;ils fassent partie de la haute société ou d&rsquo;une plus modeste. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-03.jpg" rel="lightbox[16512]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-03-tm.jpg" width="200" height="303" /></a>Tristement, le ton détaché de l&rsquo;écriture empêche l&rsquo;ensemble de disposer d&rsquo;un vrai souffle susceptible de plaire et d&rsquo;impliquer les téléspectateurs. Il ne suffit pas de croquer des évènements historiques pour construire une fiction satisfaisante. Dans ce cas, il est alors peut-être préférable de se diriger vers un documentaire&#8230; Le constat est peut-être encore plus criant de vérité lorsque, comme c&rsquo;est mon cas, le superbe <strong>The King&rsquo;s Speech</strong> (<strong>Le discours d&rsquo;un roi</strong>) se déroulant à cette même période a été visionné très récemment. En dépit du ton peut-être critique de ce billet, <strong>Upstairs Downstairs</strong> possède des atouts dont la plupart sont en lien avec l&rsquo;esthétique. Grâce à de magnifiques costumes, des couleurs chatoyantes ou encore des décors exceptionnels, le retour dans le passé est garanti et apprécié. Sur ce point, la saison est on ne peut plus satisfaisante et prouve encore une fois le savoir-faire de la <em>BBC</em> pour les séries de cet acabit.</p>
<p>Comme son titre l&rsquo;indique, <strong>Upstairs Downstairs</strong> fait la part belle à deux mondes partageant le même toit bien que n&rsquo;étant clairement pas nés sous une étoile similaire. Condamnés à demeurer au sol, les domestiques s&rsquo;affairent dans leurs besognes et doivent travailler dur pour obtenir un salaire tout en satisfaisant au maximum leurs supérieurs. La première saison illustre cette catégorie de la population avec l&rsquo;attachante Rose Buck, interprétée par Jean Marsh reprenant là son rôle de la version de 1971. Pour l&rsquo;anecdote, seulement six ans sont supposés s&rsquo;être déroulés entre les deux séries mais il est forcément évident que l&rsquo;actrice n&rsquo;a pu rajeunir et a bel et bien vieilli au cours de ces presque quarante ans les séparant. Rose s&rsquo;active maintenant à Eaton Place en tant que gardienne de maison et gère le recrutement des divers domestiques. Une demeure de cette taille, recevant en plus de nombreuses réceptions en raison de l&rsquo;appartenance de ses propriétaires à la haute société, requiert sans grande surprise de nombreux employés. Les épisodes s&rsquo;attardent sinon avec un succès très relatif sur la cuisinière, le majordome ou encore une jeune servante (Ellie Kendrick &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/game-of-thrones/"><strong>Game of Thrones</strong></a>). Il est effectivement compliqué de se passionner pour ces personnages peu développés et ne disposant pas suffisamment de matériel pour marquer en dépit d&rsquo;une interprétation de qualité. Le constat est moins sévère en ce qui concerne le secrétaire personnel de la mère de Hallam Holland joué par un quasi méconnaissable Art Malik (<strong>Borgia</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/ben-hur/"><strong>Ben Hur</strong></a>), ; il apporte à l&rsquo;ensemble un côté quelque peu exotique, voire humoristique. De même, la servante au passé complexe entretenant avec lui une jolie relation platonique figure parmi les réussites plus concrètes. Ce qu&rsquo;il y a de fortement dommage est qu&rsquo;en fait, il n&rsquo;existe que très peu d’interactions entre l&rsquo;univers des domestiques et celui des aristocrates. Naturellement, à cette période chacun demeurait parmi les siens mais il n&rsquo;aurait pas été superflu de représenter davantage les relations souvent subtiles se tissant entre eux. Après tout, ces valets font partie intégrante de l&rsquo;existence de leurs maîtres et savent pertinemment ce qui se trame, parfois même avant les principaux concernés. S&rsquo;amuser là-dessus, jouer sur les secrets d&rsquo;alcôve et positions privilégiées auraient injecté un angle d&rsquo;approche pertinent et peut-être en mesure d&rsquo;offrir une plus grande homogénéité, lacune dont souffre sensiblement la première saison d&rsquo;<strong>Upstairs Downstairs</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-04.jpg" width="310" height="193" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-05.jpg" width="310" height="193" /></p>
<p>Les personnages ne se mélangent ainsi pas suffisamment entre eux même si la saison cherche à se créer des opportunités, donnant par la même occasion l&rsquo;impression d&rsquo;essayer de remplir consciencieusement le parfait petit cahier des charges. La caméra tente par exemple de créer un pont entre le chauffeur portant les traits du toujours très charmant Neil Jackson (<a href="http://www.luminophore.net/category/blade-the-series/"><strong>Blade : The Series</strong></a>) et Lady Persephone (Claire Foy), l&rsquo;irritante sœur de la maîtresse de maison. Or, il est là aussi compliqué de ressentir quoi que ce soit face à cette dynamique bancale et insipide disparaissant aussi vite qu&rsquo;elle a débuté. Tout y résonne factice, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la caractérisation des protagonistes ou du scénario en tant que tel. De nombreux rebondissements parsèment les intrigues, certains sont d&rsquo;ailleurs discutables et favorisent un aspect mélodramatique presque dérangeant. En plus, l&rsquo;ennui prime puisque l&rsquo;on ne peut guère s&rsquo;attacher à ce microcosme bien trop linéaire et sans couleurs. Finalement, ces figures ne sont pas dotées de traits de caractère suffisamment forts pour se détacher les unes des autres. Que l&rsquo;on se rassure, les nobles sont tout autant maltraités que les plus pauvres. En effet, le couple d&rsquo;aristocrates que forment Sir Hallam Holland (Ed Stoppard) et son épouse, Lady Agnes (Keeley Hawes – <a href="http://www.luminophore.net/category/spooks/"><strong>Spooks</strong></a>, <strong>Ashes to Ashes</strong>), est à la peine et leurs difficultés diverses et variées ne cultivent pas un quelconque intérêt. Il faut dire que chaque élément susceptible d&rsquo;apporter du piquant s&rsquo;arrête à peine après avoir commencé. En revanche, la mère du premier ayant décidé de revenir en Angleterre pour terminer sa vie, Maud, est incisive comme tout. Cela étant, la saison laisse encore des regrets car la relation entre la belle-mère et sa bru aurait dû provoquer des étincelles, chose qui ne se déroule pas une seule fois. Là aussi, <strong>Upstairs Downstairs</strong> profite de ses liens avec la série mère puisque l&rsquo;interprète de Maud, Dame Eileen Atkins, faisait déjà partie de l&rsquo;aventure des années 1970. Contrairement à Jean Marsh, elle ne reprend pas ici son rôle.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-06.jpg" rel="lightbox[16512]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/upstairs-downstairs2010-01-06-tm.jpg" width="650" height="354" /></a></p>
<p>En définitive, la première saison d&rsquo;<strong>Upstairs Downstairs</strong> a pour elle de posséder une forme élégante avec une très belle photographie, une reconstitution consciencieuse ainsi que des décors et costumes assez fascinants. Cependant, si par cette atmosphère soignée elle convainc sur plusieurs points importants dans le cadre d&rsquo;une série d&rsquo;époque, elle s&rsquo;avère bien plus mitigée sur son fond. Assez froide, inconstante au niveau du rythme et ne réussissant jamais à pleinement tirer parti de ses personnages et des dynamiques supposément en vigueur entre eux, elle est presque superficielle ne délivre pas de visionnage mémorable. Ne le nions pas, l&rsquo;intrication de ses thématiques sociopolitiques avec l&rsquo;Histoire et l&rsquo;intime fonctionne relativement bien grâce à un riche contexte pré-Seconde Guerre mondiale, si ce n&rsquo;est que justement, les évènements fictionnels relatés au cours des épisodes le sont de façon maladroite et s&rsquo;apparentent surtout à un patchwork dysharmonieux. Seuls les faits historiques finissent donc par occuper convenablement ! Sans être désagréables ou même mauvais, ces débuts apparaissent par conséquent quelque peu fades car ils ne disposent pas d&rsquo;une identité franche capable de toucher les spectateurs et de créer un véritable lien affectif. Espérons que la suite se révèle davantage maîtrisée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Sayonara Bokutachi no Youchien | さよならぼくたちのようちえん</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 07:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sayonara Bokutachi no Youchien]]></category>
		<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
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		<description><![CDATA[Continuons donc avec les tanpatsu du printemps 2011, comme j&#8217;ai déjà eu l&#8217;occasion de l&#8217;expliquer ces dernières semaines. Rappelons rapidement que dans le cadre d’un billet pour Critictoo, je m’étais focalisée à l&#8217;époque sur les renzoku de la saison, récupérant en même temps les tanpatsu sans les regarder. Deux ans plus tard, je finis par m&#8217;y mettre. Après Kaze no Shônen et Okujô no Aru Apâto, place à Sayonara Bokutachi no Youchien dont le titre peut être approximativement traduit par au revoir à notre maternelle. Composé d&#8217;un unique épisode de 110 minutes, il fut diffusé sur NTV le 30 mars 2011. Son scénariste n&#8217;est autre que Sakamoto Yûji (Soredemo, Ikite Yuku, Mother, Saikô no Rikon, Last Christmas). Aucun spoiler. Cinq camarades de classe d&#8217;une maternelle décident d&#8217;échapper à la surveillance des adultes et de partir à l&#8217;aventure, dans l&#8217;espoir de retrouver un ami qui leur est cher. Peu importe ce qu&#8217;il adviendra, ils se sont promis de ne pas pleurer.   Les fictions avec des enfants dans les rôles principaux font à juste titre souvent peur. C&#8217;est tout naturel que les plus jeunes soient moins à l&#8217;aise avec la caméra et peinent à se montrer convaincants. Pourtant, il arrive assez régulièrement d&#8217;être agréablement surpris par la composition de certains ; et Sayonara Bokutachi no Youchien dispose heureusement de cette qualité. À vrai dire, il est fort probable que je m&#8217;y serais intéressée un jour, sans l&#8217;article de chez Critictoo. Ce n&#8217;est pas tant le sujet qui m&#8217;attirait – pas du tout, pour être honnête –, mais la distribution et le simple fait de savoir qui se trouvait derrière le scénario titillaient ma curiosité. Sakamoto Yûji a déjà eu l&#8217;opportunité de prouver à de multiples reprises que son écriture disposait de solides atouts et savait sublimer les émotions et sentiments. La cérémonie [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien01.jpg" rel="lightbox[16377]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien01-tm.jpg" width="650" height="391" /></a></p>
<p>Continuons donc avec les <em>tanpatsu</em> du printemps 2011, comme j&rsquo;ai déjà eu l&rsquo;occasion de l&rsquo;expliquer ces dernières semaines. Rappelons rapidement que dans le cadre <a href="http://www.luminophore.net/2011/08/24/infidelite-a-luminophore-et-programme-tres-japonais-des-jours-a-venir/">d’un billet</a> pour <a href="http://www.critictoo.com/" target="_blank"><em>Critictoo</em></a>, je m’étais focalisée à l&rsquo;époque sur les <em>renzoku </em>de la saison, récupérant en même temps les <em>tanpatsu</em> sans les regarder. Deux ans plus tard, je finis par m&rsquo;y mettre. Après <a href="http://www.luminophore.net/category/kaze-no-shonen/"><strong>Kaze no Shônen</strong></a> et <a href="http://www.luminophore.net/category/okujo-no-aru-apato/"><strong>Okujô no Aru Apâto</strong></a>, place à <strong>Sayonara Bokutachi no Youchien</strong> dont le titre peut être approximativement traduit par <em>au revoir à notre maternelle</em>. Composé d&rsquo;un unique épisode de 110 minutes, il fut diffusé sur <em>NTV</em> le 30 mars 2011. Son scénariste n&rsquo;est autre que Sakamoto Yûji (<a href="http://www.luminophore.net/category/soredemo-ikite-yuku/"><strong>Soredemo, Ikite Yuku</strong></a>, <strong>Mother</strong>, <strong>Saikô no Rikon</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/last-christmas/"><strong>Last Christmas</strong></a>). <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Cinq camarades de classe d&rsquo;une maternelle décident d&rsquo;échapper à la surveillance des adultes et de partir à l&rsquo;aventure, dans l&rsquo;espoir de retrouver un ami qui leur est cher. Peu importe ce qu&rsquo;il adviendra, ils se sont promis de ne pas pleurer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien02.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien03.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>Les fictions avec des enfants dans les rôles principaux font à juste titre souvent peur. C&rsquo;est tout naturel que les plus jeunes soient moins à l&rsquo;aise avec la caméra et peinent à se montrer convaincants. Pourtant, il arrive assez régulièrement d&rsquo;être agréablement surpris par la composition de certains ; et <strong>Sayonara Bokutachi no Youchien</strong> dispose heureusement de cette qualité. À vrai dire, il est fort probable que je m&rsquo;y serais intéressée un jour, sans <a href="http://www.luminophore.net/2011/08/24/infidelite-a-luminophore-et-programme-tres-japonais-des-jours-a-venir/" target="_blank">l&rsquo;article</a> de chez <a href="http://www.critictoo.com/" target="_blank"><em>Critictoo</em></a>. Ce n&rsquo;est pas tant le sujet qui m&rsquo;attirait – pas du tout, pour être honnête –, mais la distribution et le simple fait de savoir qui se trouvait derrière le scénario titillaient ma curiosité. Sakamoto Yûji a déjà eu l&rsquo;opportunité de prouver à de multiples reprises que son écriture disposait de solides atouts et savait sublimer les émotions et sentiments.</p>
<p>La cérémonie de fin d&rsquo;année, celle symbolisant le départ des plus grands de la maternelle, approche à grands pas. Alors que tous devraient se réjouir, ce n&rsquo;est pas réellement le cas d&rsquo;un petit groupe de cinq. Unis comme les doigts de la main, ils ont été amputés d&rsquo;un des leurs, Hiromu, gravement malade et obligé de demeurer dans un hôpital lointain. Inquiets pour lui, ils cherchent à comprendre où il se trouve et pourquoi tous les adultes refusent d&rsquo;en parler, faisant comme s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais existé. Certains osent même leur répliquer qu&rsquo;ils vont très rapidement l&rsquo;oublier et penser à autre chose. Sauf que ce n&rsquo;est pas le cas. Motivés par l&rsquo;adorable Kana jouée par la tout aussi mignonne Ashida Mana (<a href="http://www.luminophore.net/category/marumo-no-okite/"><strong>Marumo no Okite</strong></a>, <strong>Mother</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/toilet-no-kamisama/"><strong>Toilet no Kamisama</strong></a>), les cinq enfants s&rsquo;évadent de la maternelle et montent dans un train avec une unique carte dessinée par le plus débrouillard. Quelle est leur destination ? Hiromu, naturellement. Sans grande surprise leur chemin est parsemé d&rsquo;embûches et ils sont confrontés à de nombreux supposés dangers, eux qui prennent peur pour de petits détails hautement insignifiants aux yeux d&rsquo;un adulte. Tandis qu&rsquo;ils se lancent dans la quête de l&rsquo;amitié, une employée de la maternelle, Yoshiki Mari, réalise rapidement qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas été enlevés comme certains parents et responsables le pensent. Elle qui, justement, s’apprête à changer d&rsquo;emploi car elle ne s&rsquo;épanouit que peu dans celui-ci, comprend progressivement à quel point elle aime ces enfants et cherche alors à les comprendre et à ne plus les infantiliser plus que de raison. Encore une fois, Mitsushima Hikari (<a href="http://www.luminophore.net/category/soredemo-ikite-yuku/"><strong>Soredemo, Ikite Yuku</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/bloody-monday/"><strong>Bloody Monday 2</strong></a>) qui lui offre ses traits trouve le ton juste et propose une jeune femme quelque peu originale et mal à l&rsquo;aise mais extrêmement humaine. Le titre faisant référence à une chanson entendue à la toute fin du <em>tanpatsu</em> le prouve, <strong>Sayonara Bokutachi no Youchien</strong> est une fiction sur les enfants. Les adultes y sont certes présents si ce n&rsquo;est qu&rsquo;ils restent toujours en arrière-plan puisqu&rsquo;ils ne sont pas les héros. D&rsquo;ailleurs, la caméra participe totalement à l&rsquo;expérience en n&rsquo;hésitant parfois pas à se placer à la hauteur de ces petits écoliers.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien04.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien05.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>En illustrant ce périple, cette histoire réussit rapidement à attendrir le téléspectateur par sa douceur et son authenticité. Si l&rsquo;atmosphère est au départ extrêmement guillerette, elle finit parfois par s&rsquo;assombrir sans pour autant sombrer dans le pathos. La musique composée par REMEDIOS (<strong>Mother</strong>) représente justement ce contraste par ses sons amusants parfois teintés de tristesse. Ainsi, Kana et les autres ont beau faire preuve d&rsquo;optimisme, ils sont vite rattrapés par les aléas d&rsquo;un tel voyage. Suite à quelques circonstances imprévues, ils sont par exemple séparés et se retrouvent parfois seuls dans un monde effrayant, bouleversés par leurs propres doutes. Leurs aventures permettent à quelques uns d&rsquo;entre eux de grandir et d&rsquo;apprendre à davantage se connaître. D&rsquo;ailleurs, sur certains points le <em>tanpatsu</em> rappelle le joli film <strong>Stand by Me</strong>.  <strong>Sayonara Bokutachi no Youchien</strong> parvient aisément à se doter d&rsquo;une certaine ambiance nostalgique en rappelant à son public sa propre maternelle, ses anciens amis et toutes les craintes et actes a priori anodins mais qui possèdent une toute autre dimension lorsque l&rsquo;on ne dépasse pas trois pommes. Le résultat est résolument mignon et si le scénario ne raconte pas grand-chose de trépidant, c&rsquo;est plus la tendresse et l&rsquo;innocence s&rsquo;en dégageant qui charment. Les enfants sont en plus attachants comme tout, notamment parce qu&rsquo;ils sont globalement interprétés avec efficacité. Mine de rien, le <em>tanpatsu</em> se permet également de critiquer quelque peu le système éducatif nippon et l&rsquo;attitude de nombreux adultes ne prenant jamais la peine d&rsquo;expliciter quoi que ce soit aux enfants, partant du principe qu&rsquo;ils sont bien trop stupides pour comprendre. L&rsquo;épisode met en avant les faiblesses des petits mais aussi leur imagination, leur ingéniosité et leur émerveillement face à n&rsquo;importe quoi. Des thématiques assez dures comme l&rsquo;abandon, la mort et la maladie sont également disséminées de ci de là. Si quelques longueurs subsistent et qu&rsquo;un léger manque de rythme empêche d&rsquo;être pleinement convaincu, le résultat s&rsquo;avère malgré tout plutôt convaincant. En outre, il est amusant d&rsquo;y repérer de nombreux caméos d&rsquo;acteurs assez connus, certains étant d&rsquo;ailleurs grimés pour l&rsquo;occasion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien06.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/sayonara-bokutachi-no-youchien07.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>En définitive, <strong>Sayonara Bokutachi no Youchien</strong> s&rsquo;apparente à un joli et tendre <em>tanpatsu</em> reflétant avec une grande justesse le naturel presque déstabilisant, l&rsquo;innocence et les peurs infantiles. Interprété par des enfants mignons comme tout, il se laisse agréablement regarder et surprend par sa tonalité à mi-chemin entre la comédie pétillante et le drame mélancolique. S&rsquo;approchant d&rsquo;une certaine manière d&rsquo;un récit initiatique, l&rsquo;épisode dispose dans tous les cas d&rsquo;une atmosphère nostalgique et d&rsquo;une capacité à émouvoir susceptibles de satisfaire ceux appréciant ce genre. Il n&rsquo;est clairement pas indispensable mais il a le mérite de remplir comme il se doit le cahier des charges.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Spartacus : War of the Damned | La Guerre des Damnés (saison 3)</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 07:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Spartacus]]></category>
		<category><![CDATA[Spartacus : Gods of the Arena]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la dernière fois – sous cette forme, en tout cas –, retournons du côté de la troisième guerre servile avec l&#8217;ultime saison de Spartacus intitulée War of the Damned (littéralement, la guerre des damnés en français). Composée de dix épisodes d&#8217;une bonne cinquantaine de minutes, elle fut diffusée sur Starz entre janvier et avril 2013. Aucun spoiler. Avant toute chose, saluons la chaîne étasunien qui, plutôt que d&#8217;essayer de profiter ad nauseam du succès d&#8217;une de ses séries phares, a annoncé l&#8217;année dernière que la saison trois serait la dernière. S&#8217;arrêter en plein essor étant malheureusement tellement rare qu&#8217;il convient de noter le geste. Spartacus aurait effectivement pu s&#8217;étaler encore quelques années en diluant l&#8217;intrigue. De toute manière, la série avait déjà eu l&#8217;occasion de prouver par le passé qu&#8217;elle ne faisait pas comme les autres et qu&#8217;elle était par exemple prête à tuer ses importantes et populaires figures. Rien que pour cette raison, le visionnage en devient immédiatement stimulant ; la prévisibilité est absente et le suspense à son comble. Cette salve de nouveaux épisodes ne trahit pas cet état d&#8217;esprit et dispose toujours d&#8217;une identité forte, que celle-ci s&#8217;exprime sur la forme comme sur le fond. Justement, ce n&#8217;est clairement pas maintenant que ceux ne supportant pas les effets de style presque kitsch et étrangement chouettes, la mise en scène graphique et outrancière, l&#8217;esthétique particulière, l&#8217;érotisme perpétuel ou bien l&#8217;hyperviolence ambiante apprécieront quoi que ce soit. War of the Damned suit la lancée de Blood and Sand et de Vengeance en s&#8217;amusant avec son atypisme tapageur. Tout au long de sa courte vie, Spartacus aura été sur le fil du rasoir puisqu&#8217;elle aurait pu s&#8217;apparenter à un spectacle ridicule si ce n&#8217;est qu&#8217;elle est parvenue à visuellement fasciner et rendre le spectacle encore plus jouissif. Bien sûr, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-01.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-01-tm.jpg" width="650" height="366" /></a></p>
<p>Pour la dernière fois – sous cette forme, en tout cas –, retournons du côté de la troisième guerre servile avec l&rsquo;ultime saison de <strong>Spartacus</strong> intitulée <em>War of the Damned</em> (littéralement, <em>la guerre des damnés</em> en français). Composée de dix épisodes d&rsquo;une bonne cinquantaine de minutes, elle fut diffusée sur <em>Starz</em> entre janvier et avril 2013. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Avant toute chose, saluons la chaîne étasunien qui, plutôt que d&rsquo;essayer de profiter <em>ad nauseam</em> du succès d&rsquo;une de ses séries phares, a annoncé l&rsquo;année dernière que la saison trois serait la dernière. S&rsquo;arrêter en plein essor étant malheureusement tellement rare qu&rsquo;il convient de noter le geste. <strong>Spartacus</strong> aurait effectivement pu s&rsquo;étaler encore quelques années en diluant l&rsquo;intrigue. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-02.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-02-tm.jpg" width="200" height="291" /></a>De toute manière, la série avait déjà eu l&rsquo;occasion de prouver par le passé qu&rsquo;elle ne faisait pas comme les autres et qu&rsquo;elle était par exemple prête à tuer ses importantes et populaires figures. Rien que pour cette raison, le visionnage en devient immédiatement stimulant ; la prévisibilité est absente et le suspense à son comble. Cette salve de nouveaux épisodes ne trahit pas cet état d&rsquo;esprit et dispose toujours d&rsquo;une identité forte, que celle-ci s&rsquo;exprime sur la forme comme sur le fond. Justement, ce n&rsquo;est clairement pas maintenant que ceux ne supportant pas les effets de style presque kitsch et étrangement chouettes, la mise en scène graphique et outrancière, l&rsquo;esthétique particulière, l&rsquo;érotisme perpétuel ou bien l&rsquo;hyperviolence ambiante apprécieront quoi que ce soit. <em>War of the Damned</em> suit la lancée de <a href="http://www.luminophore.net/2010/07/25/spartacus-blood-and-sand-saison-1/"><em>Blood and Sand</em></a> et de <a href="http://www.luminophore.net/2012/12/10/spartacus-vengeance-saison-2/"><em>Vengeance</em></a> en s&rsquo;amusant avec son atypisme tapageur. Tout au long de sa courte vie, <strong>Spartacus</strong> aura été sur le fil du rasoir puisqu&rsquo;elle aurait pu s&rsquo;apparenter à un spectacle ridicule si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle est parvenue à visuellement fasciner et rendre le spectacle encore plus jouissif. Bien sûr, il est nécessaire d&rsquo;être réceptif au genre car tous ne partagent clairement pas ce point de vue. Précisons quand même que des scènes telles que celles dans les décors enneigés dans le 3&#215;07, <em>Mors Idecepta</em>, sont superbes. Quoi qu&rsquo;il en soit, la musique de Joseph LoDuca est également aboutie et habille un scénario désenchanté non dénué d&rsquo;un certain espoir par ses envolées lyriques, ses tonalités rythmées et un aspect quelque peu mélancolique. Comme l&rsquo;indique le titre, la saison est celle de la guerre, et, plus généralement de celles des damnés – autrement dit ceux n&rsquo;ayant plus rien à perdre. Dans ces conditions, l&rsquo;issue s&rsquo;annonce compliquée et il est évident que beaucoup se perdront en chemin.</p>
<p>Ce n&rsquo;est guère surprenant que Spartacus ne soit toujours pas rassasié en dépit de la mort de Glaber et d&rsquo;Illythia. Si les meurtriers indirects de son épouse et les catalyseurs de la tragédie qu&rsquo;est son existence se trouvent six pieds sous terre, demeure dorénavant une bataille plus large : la liberté. Sous la forme d&rsquo;une grande chasse à l&rsquo;homme, la fiction aborde des sujets fédérateurs tels que le libre arbitre et les choix. L&rsquo;ancien gladiateur a pleinement assumé son rôle de meneur des esclaves et lorsque débute cette saison, sa vie ne lui appartient plus. À la place, il est l&rsquo;épée des opprimés et son nom résonne à travers le territoire. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-03.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-03-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Spartacus est dès lors un vrai symbole et s&rsquo;apparente presque à un dieu, lui qui paraît invincible et source de nombreuses rumeurs. Inversement, dans le camp des Romains l&rsquo;agacement, voire l&rsquo;effroi, prédominent car ce soi-disant moins que rien réussit à déjouer les supposés bons citoyens. Spartacus dirige en effet désormais une gigantesque armée, accumule les batailles victorieuses, décime des régiments entiers et met sans conteste en péril l&rsquo;équilibre finalement précaire du régime en place. <em>War of the Damned</em> dépeint ni plus ni moins la montée en puissance des séries de rébellions des esclaves dirigés d&rsquo;une main intelligente par Spartacus, tandis qu&rsquo;un homme se dresse en travers de leur chemin : le richissime sénateur Marcus Crassus. Incarné par un excellent Simon Merrells, à la fois compréhensif et froid, ce nouvel ennemi est très finement écrit, différent des précédents, et démontre sans hésitation que dans cette série, il n&rsquo;existe pas de véritables méchants au sens strict du terme. Pour la première fois, même s&rsquo;il n&rsquo;est pas au courant de l&rsquo;issue finale, le téléspectateur réalise avec angoisse que cette figure politique sort de la norme et a toutes les clés en main pour faire chuter Spartacus. Loin d&rsquo;être aussi borné qu&rsquo;un Glaber aveuglé par sa condition, Crassus admet que le Thrace est son égal et ne ressemble pas à un inconscient chanceux. D&rsquo;ailleurs, la scène du <em>series finale</em>, sur la colline, est magnifique tant, déjà, les deux après avoir joué au jeu du chat et de la souris se confrontent, et surtout parce que l&rsquo;estime et l&rsquo;admiration réciproques transpirent à travers les regards et gestes. Les deux antagonistes ne partagent effectivement que de rares scènes mais ils donnent l&rsquo;impression de se connaître parfaitement et d&rsquo;être taillés dans un moule assez semblable. De quoi offrir une atmosphère bien amère puisqu&rsquo;ensemble, sans les conditions de l&rsquo;époque, ils auraient été susceptibles de déplacer des montagnes. Dans tous les cas, disposant de moyens illimités, ambitieux, fin stratège et capable d&rsquo;anticiper les réactions des autres, Crassus est en plus physiquement irréprochable. En résumé, il n&rsquo;est autre que la menace incarnée. Le personnage est amené avec une subtilité appréciable et son lien avec son esclave, la douce Kore (Jenna Lind), est joliment retranscrit à l&rsquo;écran d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il permet d&rsquo;humaniser l&rsquo;homme. À l&rsquo;instar des saisons passées, <strong>Spartacus</strong> pratique la mixité et n&rsquo;oublie pas d&rsquo;injecter des intrigues féminines – avec Kore, donc, et également à travers la plutôt agréable noble romaine, Laeta (Anna Hutchison), ainsi qu&rsquo;avec une des propriétés d&rsquo;un de ses compatriotes, la jeune et fragile Sibyl (Gwendoline Taylor). Sans grande surprise, en raison de la disparition du duo psychologiquement instable formé par Illytia et Lucretia, la folie ambiante est moins palpable mais elle est malgré tout encore présente via un adolescent voulant jouer dans la cour des grands. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-04.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-04-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Plus spécifiquement, en perdant des personnages tout en en gagnant d&rsquo;autres, la saison continue sur sa lancée de nuancer et d&rsquo;offrir discrètement différents points de vue sur la société de l&rsquo;époque.</p>
<p>Spartacus a beau être suivi de milliers d&rsquo;hommes et de femmes, il sait pertinemment ne pas disposer des moyens de Crassus et prend conscience d&rsquo;être lié à un devoir. Il ne parvient plus se lancer dans de grandes batailles sans réfléchir aux tenants et aux aboutissants. En effet, ses actions entraînent d&rsquo;hypothétiques terribles répercussions pour son peuple et il se doit de penser à eux. C&rsquo;est par conséquent un gladiateur plus posé et réfléchi que l&rsquo;on retrouve au cours de cette troisième saison. Le doute n&rsquo;existe pas, il est un vrai meneur et parvient régulièrement à fédérer et alimenter la fureur, l&rsquo;admiration, le courage et l&rsquo;abnégation de ceux qui le suivent. Liam McIntyre y déborde d&rsquo;ailleurs de charisme et de prestance ; la série n&rsquo;oublie assurément pas le regretté Andy Whitfield car elle n&rsquo;hésite pas à montrer son visage et effectuer plusieurs parallèles avec des scènes de <em>Blood and Sand</em>. Spartacus, du fait de son nouveau statut, ne peut tristement que s&rsquo;isoler et le poids de sa quête repose sur ses épaules. Heureusement, il a la chance de compter sur ses généraux et fidèles, à savoir Agron, Gannicus et Crixus. Le quatuor est sans conteste une valeur sûre de la série tant ils forment un noyau disparate mais homogène, et surtout, parce qu&rsquo;ils fournissent tous quelque chose de différent et d&rsquo;extraordinaire aux autres. Chacun a la possibilité de rayonner au fil des épisodes et tous sont à l&rsquo;origine de frayeurs et d&rsquo;émotions. Possédant des caractères affirmés, ils se mettent parfois en porte-à-faux avec leur chef et décident de changer d&rsquo;optique, l&rsquo;esprit de liberté subsistant envers et contre tout. Plus particulièrement, Agron est touchant pour sa loyauté et son amour pour le sympathique Nasir. Gannicus continue de souhaiter garder son indépendance et ne pas trop s&rsquo;intégrer dans quoi que ce soit alors qu&rsquo;il en a la trempe. Lui, tout ce qu&rsquo;il désire ce sont les femmes et de la boisson ! Du moins, il aime le faire croire parce qu&rsquo;il est loin de se résumer à ça. Accompagné de son rire communicatif, il émeut et il a plus d&rsquo;une occasion de montrer son lien indéfectible envers le génial Oenomaus. Justement, les personnages décédés dans la saison précédente ne manquent pas réellement quand bien même ils apparaissaient pourtant presque indispensables. La raison est simple : <strong>Spartacus</strong> est dotée de nombreux visages attachants et sans qu&rsquo;ils ne soient tous explorés avec profondeur, ils possèdent aisément une grande cote de sympathie. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-05.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-05-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Entre Donnar, Lugo ou encore Saxa, il y a de quoi faire côté faces burinées et attitudes ayant une classe folle ! En revanche, toujours du côté des esclaves, le constat est moins reluisant pour Naevia qui irrite régulièrement. Cependant, son cheminement est logique en raison des atrocités qu&rsquo;elle a vécues et son évolution est tristement compréhensible. La saison dépeint sans fard de quelle façon la société – romaine dans ce cas – peut broyer aisément une personnalité. Ce constat est valable que l&rsquo;on se trouve du côté doré d&rsquo;une pièce comme dans son ombre. Naevia est dès lors assoiffée de sang et il est facile de la détester. Si l&rsquo;écriture est parfois gauche et n&rsquo;évite pas des maladresses au sujet de cette femme brisée, ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;agréable est que <em>War of the Damned</em> ne tente pas d&rsquo;excuser ou d&rsquo;insister sur une emphase malvenue concernant ses héros ; ils ne sont jamais croqués comme des personnalités sans reproches. Les épisodes inspirent à plusieurs reprises un profond dégoût, voire un mal-être collant littéralement la peau, tout en laissant soin à leur public d&rsquo;en retirer ce qu&rsquo;il veut. Le retour dans l&rsquo;arène en est une parfaite illustration et il est loin d&rsquo;être un cas isolé puisque les épisodes cherchent avant tout l’ambiguïté. Ces facettes multiples ne se bornent évidemment pas aux esclaves, tous ont le droit d&rsquo;apporter des doutes et flouter les frontières entre ce que l&rsquo;on serait tenté de qualifier de bien et de mal.</p>
<p>La saison précédente ayant décimé sa galerie de personnages, la nouvelle procure du sang frais. Outre Marcus Crassus et ceux déjà évoqués, les rangs des Romains s&rsquo;enrichissent d&rsquo;autres visages inédits. Le fils du sénateur, Tiberius (Christian Antidormi), est peut-être le moins réussi étant donné que sa caractérisation n&rsquo;évite pas les maladresses presque poussives. De jeune freluquet espérant être reconnu par son père, il passe à un jeune homme instable s&rsquo;illustrant dans une scène ridicule – même pour <strong>Spartacus</strong> ! – où il essaye de prouver sa virilité d&rsquo;une bien curieuse manière. Toutefois, au départ, il déclenche surtout une légère once de pitié parce que son géniteur implacable ne lui offre aucune route aisée. Vers la fin, on espère plus que tout le voir souffrir le martyr malgré l&rsquo;amusement qu&rsquo;il parvient à injecter à la fiction. Désirant plus que tout décimer tous les esclaves, Tiberius voue également une haine féroce à l&rsquo;encontre d&rsquo;un des siens : le fameux Jules César. Le lien entre Marcus Crassus et l&rsquo;exceptionnel homme politique est bel et bien connu mais il n&rsquo;était pas évident que la série irait jusqu&rsquo;à le faire participer à son ensemble. Contre toute attente, en plus de le dessiner, elle place le futur grand dirigeant dans un rôle différent des habitudes et le montre jeune, revenu ruiné bien que prêt à mater les rébellions. Ouvertement dragueur, incontrôlable et indomptable, César fait craindre le pire lors de sa première apparition. Mine de rien, il se révèle être une des pièces maîtresses de la saison par son magnétisme, sa fureur contrôlée et son talent. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-06.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-06-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Connaître sa destinée ne le rend en plus que davantage fascinant et, avouons-le, Todd Lasance, son interprète, est très charmant. <strong>Spartacus</strong> reprend l&rsquo;Histoire à sa façon, la détourne légèrement sans lui faire affront, et, étonnamment, se distingue par une fidélité assez pointue. De cette façon, au-delà du portrait de Crassus, de sa dynamique avec César, de la mise en avant de sa richesse, la saison n&rsquo;oublie pas de dépeindre son profond dédain pour Pompée et les évènements finissant par découler de ces guerres civiles, propulsant les trois vers leur célèbre destin. Dans un registre proche, des évènements véridiques comme les barbares décimations ou d&rsquo;autres faits avérés – dont celui ayant imprégné durablement la voie Appienne – ne sont pas non plus oubliés. Il est vrai qu&rsquo;il existe des raccourcis, des simplifications et autres erreurs presque inévitables mais <strong>Spartacus</strong> n&rsquo;a jamais cherché à être une série historique. Elle utilise seulement son arrière-plan de façon à partager – à grand renfort de scènes crues, nous sommes d&rsquo;accord – un maelström tragique où des destins s&rsquo;entrecroisent et se déchirent. Par conséquent, attendre d&rsquo;elle une grande fidélité serait fort dommage puisqu&rsquo;il serait alors légitime de ne pas y adhérer. Ceci étant dit, la question que l&rsquo;on se pose tous avant de visionner ces épisodes est le développement de Spartacus et ce que le sort lui réserve. Après tout, les faits ne sont historiquement pas clairs et personne à l&rsquo;heure actuelle n&rsquo;est en mesure de préciser ce qui s&rsquo;est passé, en 71 avant J.C. La conclusion est ici satisfaisante, même si elle conduit à un véritable déchirement pour de multiples raisons. En bref, par son sens du détail, sa richesse et son brossage en règle de nombreux aspects et thématiques aussi riches que variés, <em>War of the Damned</em> n&rsquo;a plus grand-chose à voir avec <em>Blood and Sand</em>. Ajoutons-y un sens de la mise en scène vivifiant, des rebondissements omniprésents, des luttes de pouvoirs complexes et non manichéennes dans les deux camps, un rythme enlevé, des dialogues ne laissant pas indifférent et des scènes de combats lisibles, violentes, âpres et amères ; la saison se transforme alors en vraie épopée héroïque disposant de souffle et d&rsquo;un superbe message sur des droits fondamentaux.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-07.jpg" rel="lightbox[16467]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/spartacus03-07-tm.jpg" width="650" height="406" /></a></p>
<p>En définitive, <em>War of the Damned</em> conclut d&rsquo;une main de maître le destin légendaire d&rsquo;un homme devenu un véritable héros et symbole d&rsquo;une liberté inaliénable. Bien sûr, tout n&rsquo;y est pas parfait mais la saison s&rsquo;accomode parfaitement de ses défauts pour quasiment les transformer en qualité – ou tout du moins, les faire occulter. Avec ses personnages attachants, son sens du divertissement, la tension incroyable semblant aller crescendo à chaque épisode, la densité inattendue de ses thématiques et le tourbillon émotionnel qu&rsquo;elle inspire, cette conclusion se dote d&rsquo;armes redoutables pour offrir une prestation impressionnante. Si beaucoup d&rsquo;encre aura coulé et le fera encore à l&rsquo;encontre de cette série excessive, elle a toujours su demeurer humble en ne cherchant absolument pas à se donner de grands airs. Assumant totalement son spectacle, ses limites et son sens de la démesure ostentatoire, elle a remporté son pari avec brio en devenant progressivement une véritable réussite et un pur divertissement cathartique. En d&rsquo;autres termes, pour son efficacité associée à son audace, elle est définitivement tragique, épique et à l&rsquo;image de son personnage principal. Comme quoi, des fois il convient de s&rsquo;accrocher même lorsque les débuts sont laborieux !<br /><em>Bonus</em> : la bande-annonce</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/2013/06/08/spartacus-war-of-the-damned-la-guerre-des-damnes-saison-3/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Jue Dui Darling (絕對達令 ★ Absolute Boyfriend) – Épisode 08</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 07:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jue Dui Darling]]></category>
		<category><![CDATA[Reviews d'épisode]]></category>
		<category><![CDATA[Séries taiwanaises]]></category>
		<category><![CDATA[Zettai Kareshi]]></category>

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		<description><![CDATA[Épisode 08★ Première diffusion : 27 mai 2012 ★ Durée : 72 minutes ★ Captures d’écran ★ Résumé       Night, Lei Wu Wu et Zong Shi sont à la recherche de Xiao Fei qui a disparu. Wu Wu demande au robot d&#8217;utiliser ses capacités particulières pour tenter de localiser sa petite-amie ; malheureusement, des interférences l&#8217;empêchent de mener à bien sa mission. Zong Shi, lui, ne comprend absolument pas ce qui se passe et pourquoi Night serait capable de savoir où est sa voisine. La nuit est désormais bien tombée et le temps presse sérieusement. Lei Wu wu explique qu&#8217;il va contacter immédiatement les employés de Kronos Heaven tandis que l&#8217;androïde se rue vers sa chérie. Le commercial essaye de raisonner Zong Shi en lui expliquant qu&#8217;il n&#8217;a aucune habileté particulière et qu&#8217;il ferait mieux de retourner attendre dans sa chambre plutôt que de se lancer également dans une mission de sauvetage. Naturellement, ce dernier ne lui obéit et pas et suit à la trace Night. Finalement, les deux choisissent ensuite de se séparer pour couvrir davantage de terrain, mais aussi parce qu&#8217;ils ne sont pas d&#8217;accord sur la route qu&#8217;aurait prise Xiao Fei. D&#8217;après son ami d&#8217;enfance, elle se serait enfoncée dans les bois malgré l&#8217;obscurité parce qu&#8217;elle était probablement bien trop perturbée pour réfléchir ; selon Night, elle aurait emprunté la voie illuminée en raison de sa crainte du noir. Au bout d&#8217;un certain temps, Zong Shi découvre Xiao Fei au fond d&#8217;une grotte alors qu&#8217;elle appelle vainement à l&#8217;aide. Inquiète, elle se demandait si elle n&#8217;allait pas rester là sans que personne ne la découvre. Sauf que son voisin, au lieu d&#8217;aller chercher du secours, ne trouve rien de mieux que de tomber aussi au fond de cette cavité souterraine. En d&#8217;autres termes, les deux sont désormais bloqués [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-00.jpg" width="650" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Épisode 08<br /></strong><strong>★</strong> <em>Première diffusion</em> : 27 mai 2012 <strong>★</strong> <em>Durée</em> : 72 minutes <strong>★</strong> <a href="http://www.yuuwatase.net/gallery/thumbnails.php?album=332" target="_blank">Captures d’écran</a> <strong>★</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-15902"></span></p>
<h5>Résumé</h5>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-01.jpg" width="310" height="176" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-02.jpg" width="310" height="176" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-03.jpg" width="310" height="176" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-04.jpg" width="310" height="176" /></p>
<p>Night, Lei Wu Wu et Zong Shi sont à la recherche de Xiao Fei qui a disparu. Wu Wu demande au robot d&rsquo;utiliser ses capacités particulières pour tenter de localiser sa petite-amie ; malheureusement, des interférences l&rsquo;empêchent de mener à bien sa mission. Zong Shi, lui, ne comprend absolument pas ce qui se passe et pourquoi Night serait capable de savoir où est sa voisine. La nuit est désormais bien tombée et le temps presse sérieusement. Lei Wu wu explique qu&rsquo;il va contacter immédiatement les employés de Kronos Heaven tandis que l&rsquo;androïde se rue vers sa chérie. Le commercial essaye de raisonner Zong Shi en lui expliquant qu&rsquo;il n&rsquo;a aucune habileté particulière et qu&rsquo;il ferait mieux de retourner attendre dans sa chambre plutôt que de se lancer également dans une mission de sauvetage. Naturellement, ce dernier ne lui obéit et pas et suit à la trace Night. Finalement, les deux choisissent ensuite de se séparer pour couvrir davantage de terrain, mais aussi parce qu&rsquo;ils ne sont pas d&rsquo;accord sur la route qu&rsquo;aurait prise Xiao Fei. D&rsquo;après son ami d&rsquo;enfance, elle se serait enfoncée dans les bois malgré l&rsquo;obscurité parce qu&rsquo;elle était probablement bien trop perturbée pour réfléchir ; selon Night, elle aurait emprunté la voie illuminée en raison de sa crainte du noir. Au bout d&rsquo;un certain temps, Zong Shi découvre Xiao Fei au fond d&rsquo;une grotte alors qu&rsquo;elle appelle vainement à l&rsquo;aide. Inquiète, elle se demandait si elle n&rsquo;allait pas rester là sans que personne ne la découvre. Sauf que son voisin, au lieu d&rsquo;aller chercher du secours, ne trouve rien de mieux que de tomber aussi au fond de cette cavité souterraine. En d&rsquo;autres termes, les deux sont désormais bloqués et ne peuvent plus qu&rsquo;attendre. Comme il fait froid et qu&rsquo;il voit que son amie est frigorifiée, Zong Shi la couvre de sa veste. En discutant, il lui avoue à nouveau son amour et lui révèle que s&rsquo;ils mourraient ensemble, il ne serait probablement pas malheureux car il serait avec elle. Il en profite pour se remémorer un souvenir d&rsquo;enfance où Xiao Fei avait disparu. Là aussi, elle était tombée dans un grand trou et il l&rsquo;avait cherchée avant de finir par l&rsquo;assister. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à cet instant précis qu&rsquo;il a découvert qu&rsquo;il était amoureux d&rsquo;elle. Sur ses paroles, il lui prend la main mais elle la retire. L&rsquo;héroïne songe à ce que Zhi Xi lui avait dit la veille, comme quoi elle penserait à celui qu&rsquo;elle aime en premier lorsqu&rsquo;elle serait confrontée à des difficultés. Or, c&rsquo;est Night qui lui est venu à l&rsquo;esprit une fois en bas de cette grotte. Et ça, Zong Shi en est tout à fait conscient. Il ajoute à son amie qu&rsquo;elle a en fait choisi depuis un certain temps. Avec Night, ils sont certes déterminés de combattre à la loyale mais en réalité, en amour, tous les coups sont permis. Soudainement, probablement mort de fatigue, il s&rsquo;écroule, endormi. Xiao Fei réalise tout le mal qu&rsquo;il se donne et espère qu&rsquo;ils pourront rester toujours amis. Elle s&rsquo;endort tandis que Zong Shi a sa tête sur les genoux de la jeune femme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-05.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-06.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-07.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-08.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-11.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-12.jpg" width="310" height="176" /></p>
<p>Le matin est déjà arrivé. Zong Shi et Xiao Fei ont donc passé toute la nuit dehors. Night continuant en vain ses recherches, il finit par les dénicher, assoupis, et n&rsquo;apprécie pas du tout ce qu&rsquo;il voit. Il constate effectivement que le duo est enlacé et cette vision semble provoquer une grande jalousie, voire une colère sourde. Par conséquent, au lieu de ramener les deux disparus auprès de Lei Wu Wu, il décide de kidnapper sa petite-amie en l&rsquo;envoyant dans une cabane abandonnée qu&rsquo;il avait repérée lors de ses recherches la veille. Là, il y place doucement Xiao Fei sur un lit, toujours endormie. Quant à Zong Shi, il appelle Lei Wu Wu pour qu&rsquo;il vienne le chercher mais ne précise aucunement que l&rsquo;héroïne est à ses côtés. Bien sûr, lorsque le voisin se réveille auprès du commercial, il souhaite immédiatement savoir où se situe son amie et si elle va bien. L&rsquo;employé de Kronos Heaven constate que le robot n&rsquo;a probablement pas agi comme il était supposé le faire. En réalité, l&rsquo;androïde est visiblement perturbé et ne parvient pas à contrôler sa jalousie. Il reste collé à Xiao Fei et dès qu&rsquo;il quitte la cabane pour aller récupérer de la nourriture, par exemple, il l&rsquo;enferme à clé ! Pire, il l&rsquo;embrasse et cherche à aller plus loin alors qu&rsquo;elle, elle ne le souhaite pas. Heureusement, il arrête ses pulsions à temps mais il est alors encore plus étrange. Tapant le poing contre le mur, il paraît désespéré de forcer ainsi celle qu&rsquo;il aime et de ne pas réussir à être son parfait petit-ami. Xiao Fei, elle, est triste de le voir aussi dévasté. Après moult discussions, elle réussit à le consoler et les deux se serrent dans les bras.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-09.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-10.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-13.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-14.jpg" width="310" height="176" /></p>
<p>De retour près de Lei Wu Wu, ce dernier n&rsquo;en revient pas que Night n&rsquo;ait pas saisi l’opportunité de profiter de Xiao Fei pendant qu&rsquo;elle était sans défense. Après tout, il n&rsquo;a pas à réfléchir : il est un robot ! Contre toute attente, l&rsquo;androïde réplique justement à Wu Wu qu&rsquo;il veut devenir un vrai petit-ami et agir comme le ferait un humain. Le commercial tombe des nues en constatant que son produit évolue et a maintenant une propre conscience. Comment cela est-il possible ?!  Il préfère ne pas trop réfléchir à cette question insensée et part du principe qu&rsquo;il doit être lui-même souffrant et donc, imaginer n&rsquo;importe quoi. Du côté de Xiao Fei, elle a retrouvé Zong Shi à qui elle doit fournir quelques explications. Il faut aussi dire que le pauvre voisin en a subi des vertes et des pas mûres. Lorsque sa voisine était barricadée dans la cabane, il est tombé sur Night venu prendre à manger. Là, le robot l&rsquo;a propulsé contre un mur et il a perdu connaissance. En se réveillant avec une sacrée fièvre, il en plus été endormi par Lei Wu Wu grâce à une simple pression sur son épaule. Ce n&rsquo;est pas surprenant que Zong Shi se pose dès lors de plus en plus de questions sur toutes ces bizarreries, et il est persuadé que son amie sait de quoi il en retourne. Quoi qu&rsquo;il en soit, la plus urgente concerne surtout ce que Xiao Fei a effectué la nuit avec Night. Il est très ravi d&rsquo;apprendre qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas encore fait l&rsquo;amour avec elle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-15.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-16.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-17.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-18.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-19.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-20.jpg" width="310" height="176" /></p>
<p>Le voyage terminé, tout le monde est rentré à Taipei. Night marche tranquillement dans la rue et se montre pensif. Il a remarqué que depuis qu&rsquo;ils étaient de retour, Xiao Fei était bien plus distante avec lui. Il imagine que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;est mal comporté sur l&rsquo;île et espère pouvoir réparer les pots cassés. Dans tous les cas, il ne va pas lui parler de sexe avant un moment ! Des femmes proposant aux passants de piocher une balle dans une boîte pour remporter un lot, Night tente sa chance et&#8230; il gagne ! Ravi, il se dépêche de rentrer à la maison où il voit Xiao Fei en train de faire du rangement et regarder un ancien album photo. Comme elle sourit et qu&rsquo;elle a l&rsquo;air contente, il lui demande à quoi servent toutes ces images. L&rsquo;héroïne s&rsquo;aperçoit que le robot n&rsquo;a par exemple jamais grandi et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas de souvenirs d&rsquo;autrefois puisqu&rsquo;il n&rsquo;a été créé que pour elle. Pour lui faire plaisir et l&rsquo;aider à s&rsquo;en construire à son tour, elle lui offre un appareil polaroid qu&rsquo;elle avait. Ainsi, il pourra faire autant de photos qu&rsquo;il veut. Elle ajoute que généralement, on en prend lorsque l&rsquo;on vit des choses sortant de l&rsquo;ordinaire. C&rsquo;est pourquoi Night lui propose d&rsquo;aller passer une sympathique journée à l&rsquo;extérieur et de la terminer en beauté dans l&rsquo;hôtel où il vient justement de gagner une nuit dans une suite de lune de miel à 600 000 dollars taïwanais ! Sauf qu&rsquo;il se rend compte qu&rsquo;il n&rsquo;y aura qu&rsquo;une chambre et se sent coupable de forcer encore une fois la main à Xiao Fei. La jeune femme ne refuse absolument pas car en réalité, elle a désormais envie de passer à l&rsquo;acte avec son petit-ami, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle ne sait pas exactement de quelle manière le lui avouer ; et surtout, lui ne le désire plus. C&rsquo;est le monde à l&rsquo;envers ! En voyant toutes ces photos, Night ne peut s&rsquo;empêcher de dire à Xiao Fei à quel point elle était mignonne quand elle était enfant. Sur l&rsquo;une d&rsquo;entre elles se trouve sinon son premier amour, Jiang Jun Shu. Elle était en primaire et lui était très gentil avec elle. Il avait même essayé de lui éviter de se prendre une balle de baseball dans le visage mais il s&rsquo;était blessé à la main en tombant. Par la suite, ils s&rsquo;étaient perdus de vus. Xiao Fei explique à Night que des fois, on oublie certains souvenirs et que les photos aident à se les remémorer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-21.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-22.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-23.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-24.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-25.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-26.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-27.jpg" width="310" height="176" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/jddl08-28.jpg" width="310" height="176" /></p>
<p>Si chez lui, Zong Shi continue de s&rsquo;interroger sur ses voisins en faisant quelques liens avec des évènements étranges, ces derniers s&rsquo;amusent comme des petits fous dans un parc d&rsquo;attractions. Quand Night part chercher des tickets de cinéma, Xiao Fei attend tranquillement sur un muret. Soudain, des enfants jouant dans les parages lancent une balle sur elle. Et là, de manière extrêmement surprenante, l&rsquo;héroïne revit une situation passée. Effectivement, un individu surgit de nulle part, trébuche à ses pieds en ne réussissant pas à lui faire éviter la balle. Elle remarque avec étonnement que cette personne a une cicatrice atypique sur la main. L&rsquo;homme n&rsquo;a guère le temps de discuter puisqu&rsquo;il est appelé par son petit frère. Plus tard, dans la file d&rsquo;attente pour monter dans les tasses tournantes &#8211; attraction qu&rsquo;attend depuis longtemps Xiao Fei car elle a hâte d&rsquo;avoir le tournis pour que Night puisse la rattraper &#8211; ils tombent encore sur ce mystérieux inconnu. Son petit frère a très mal à l&rsquo;estomac et supplie continuellement d&rsquo;aller aux toilettes. Pour les arranger, comme il y a beaucoup de monde à faire la queue aux tasses, Night propose de se rendre aux sanitaires avec le petit frère pendant que Xiao Fei et le grand frère patienteront tranquillement, réservant la place à ceux partis momentanément. Xiao Fei est assez embarrassée au départ de se retrouver seule avec cet étranger. Somme toute, les barrières finissent par tomber lorsqu&rsquo;elle apprend qu&rsquo;il n&rsquo;est autre que Jiang Jun Shu, son premier amour, celui qu&rsquo;elle évoquait avec Night quelques jours auparavant ! Quelle coïncidence ! Les choses étant parfois mal faites, le petit frère est très gêné par ses maux d&rsquo;estomac et retient très longtemps Night. Ce n&rsquo;est guère étonnant qu&rsquo;une fois leurs compagnons arrivés en tête de queue, ils ne soient pas encore de retour. Pour ne pas avoir attendu pour rien, Jun Shu suggère à Xiao Fei de monter en sa compagnie dans une tasse. Il s’assied à côté d&rsquo;elle et fait tourner, tourner, tourner. Naturellement, en sortant, l&rsquo;héroïne a le tournis et est rapidement rattrapée par Jun Shu. Il est très doux avec elle et une chose en amenant une autre, après qu&rsquo;elle lui ait avoué par mégarde qu&rsquo;elle était amoureuse de lui lorsqu&rsquo;elle était enfant, il lui répond que lui aussi, il l&rsquo;aimait. Et là, il approche son visage du sien pour l&rsquo;embrasser ! Stupéfaite, Xiao Fei n&rsquo;a pas le temps de réagir et reste bouche bée alors que Night et le petit frère reviennent !</p>
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<h5>Commentaires</h5>
<p>Sans être aussi réussi que <a href="http://www.luminophore.net/2013/05/18/jue-dui-darling-%E7%B5%95%E5%B0%8D%E9%81%94%E4%BB%A4-%E2%98%85-absolute-boyfriend-episode-07/">le précédent</a>, ce huitième épisode est pour l&rsquo;instant dans le haut du panier de <strong>Jue Dui Darling</strong>. La série démontre encore une fois qu&rsquo;avec elle, les intrigues avancent très vite. En soit, c&rsquo;est une bonne chose puisque cela permet de renouveler perpétuellement l&rsquo;histoire et de ne pas s&rsquo;ennuyer. Cependant, d&rsquo;une certaine manière, l&rsquo;ensemble peut parfois presque s&rsquo;apparenter à une succession d&rsquo;idées n&rsquo;étant jamais approfondies comme on serait en droit de l&rsquo;espérer. Ce procédé n&rsquo;est malgré tout pas foncièrement dérangeant car il dépend principalement de l&rsquo;évolution globale sur le long terme. Effectivement, c&rsquo;était déjà visible auparavant, le scénario paraît vouloir marquer la transformation progressive de Night. Il semblerait qu&rsquo;il soit en train de transcender sa condition de simple robot et de s&rsquo;humaniser. Tout du moins, comme le fait remarquer Lei Wu Wu, est-ce réellement possible ? Après tout, il n&rsquo;est qu&rsquo;un amas d&rsquo;électronique et n&rsquo;a rien de naturel. Seraient-ce les sentiments qu&rsquo;il a pour Xiao Fei qui le font ainsi changer ? Dans tous les cas, ses réactions sont parfois sincèrement humaines et donc, touchantes. Voir Night aussi troublé dans la cabane, se déprécier, douter et tout mettre en œuvre pour agir comme un homme le ferait, émeut aisément. L&rsquo;interprétation de Jiro Wang manque quelque peu de fluidité et de solidité mais il s&rsquo;en sort visiblement de mieux en mieux. De même, l&rsquo;alchimie entre Gu Hye Seon et lui commence enfin à faire ses preuves. Xiao Fei mûrit et serait prête à sauter le pas ! Ce n&rsquo;est pas trop tôt. Effectivement, si les doutes de l&rsquo;héroïne sont compréhensibles dans le manga étant donné qu&rsquo;elle n&rsquo;y est qu&rsquo;une adolescente, le résultat est ici bizarre vu son âge. En bref, le couple gagne en intérêt et si les choses continuent de cette manière, il pourrait bien finir par se révéler plus que sympathique.</p>
<p>L&rsquo;autre fil rouge est bien évidemment lié à Zong Shi. Outre le triangle amoureux &#8211; plutôt finement amené et jamais irritant comme cela peut être régulièrement le cas dans des fictions de cet acabit &#8211; ce sont ses interrogations qui priment. Il est d&rsquo;ailleurs assez étonnant qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas entendu la discussion entre Night et Lei Wu Wu, sur l&rsquo;île, où ils parlaient de robot. Quoi qu&rsquo;il en soit, ce n&rsquo;est probablement plus qu&rsquo;une question de temps avant que le voisin ne découvre ce qui se cache derrière Kronos Heaven. Sa réaction risque de ne pas être positive, surtout lorsqu&rsquo;il réalisera que son amie, au lieu de le regarder, lui, a préféré commandé un robot petit-ami ! À ce sujet, l&rsquo;attitude de Lei Wu Wu en constatant lui aussi que l&rsquo;héroïne ne doit pas avoir les idées claires pour acheter un androïde alors qu&rsquo;elle avait à ses côtés un parfait voisin est amusante. Sinon, l&rsquo;inscription &laquo;&nbsp;je t&rsquo;aime&nbsp;&raquo; en coréen est sûrement un clin d’œil à Gu Hye Seon.</p>
<p>Pour terminer, l&rsquo;arc occupant la fin de l&rsquo;épisode, et qui s&rsquo;étalera vraisemblablement sur le suivant, est en lien avec l&rsquo;ancien amoureux de Xiao Fei. La coïncidence est tout de même troublante et paraît très grosse. Soit l&rsquo;écriture a oublié d&rsquo;être fine et utilise des ficelles grossières, soit un rebondissement plus important se cache là-dessus. Mais dans ce cas, lequel ? Ce Jiang Jun Shu n&rsquo;est pas très clair&#8230;</p>
<p>Concernant l&rsquo;adaptation de la version papier, la série continue d&rsquo;utiliser des éléments si ce n&rsquo;est que cette fois-ci, elle ne suit pas chronologiquement le manga. De ce fait, elle pioche allégrement dans les chapitres 15 à 19 ; le quatrième volume est désormais entamé. Elle devrait probablement laisser de côté certains passages dispensables comme celui en lien avec les jeunes clients de l&rsquo;hôtel, autres gagnants du jeu, traversant un passage à vide.</p>
<p>Au final, l&rsquo;épisode est suffisamment divertissant pour ne pas ennuyer quand bien même on puisse connaître l&rsquo;histoire. L&rsquo;humour est relativement bien géré et la bonne humeur au sein du couple phare est communicative. Toutefois, les nuages arrivent et la suite risque d&rsquo;être moins idyllique !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>New Amsterdam (série complète)</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jun 2013 07:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[New Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[Séries américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Buffy The Vampire Slayer]]></category>
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		<description><![CDATA[De tout temps, l&#8217;immortalité a été une thématique alimentant l&#8217;imagination des êtres humains et à l&#8217;origine d&#8217;une multitude de fictions. New Amsterdam est justement l&#8217;une d&#8217;entre elles. Cette série américaine de seulement huit épisodes d&#8217;une petite quarantaine de minutes fut diffusée sur Fox en mars et avril 2008. Sans grande surprise compte tenu des audiences, la chaîne a rapidement annulé sa production qui ne possède donc pas de fin en bonne et due forme. Aucun spoiler. En apparence, John Amsterdam est un inspecteur à la brigade criminelle de New York. S&#8217;il est certes plutôt brillant, il semble malgré tout relativement banal. Pourtant, il a en réalité plus de 400 ans et attend depuis plusieurs siècles la femme de sa vie, celle capable de lui rendre la mortalité. Passée totalement sous mes radars lors de son arrivée en catimini aux États-Unis, je n&#8217;ai découvert l&#8217;existence de New Amsterdam qu&#8217;il y a un ou deux ans, en regardant ce dans quoi Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones, Virtuality) avait déjà eu l&#8217;occasion de jouer. Ici, il n&#8217;est autre que le héros de cette série, ne prenant pas d&#8217;âge et ressuscitant dès que le besoin s&#8217;en fait sentir. Il y a longtemps, en 1642, cet homme est un simple soldat hollandais fraîchement arrivé sur ce que l&#8217;on appelle alors le Nouveau Monde, dans le but de participer à sa colonisation. Son existence est profondément bouleversée lorsqu&#8217;il sauve des griffes de ses compatriotes une femme appartenant à une tribu amérindienne. Mortellement blessé, il aurait ainsi pu terminer là son existence mais grâce à un mystérieux sort proféré par la jeune rescapée, il se voit offrir une incroyable opportunité. Plus que de le ramener parmi les vivants, elle le rend immortel. Cette situation ne s&#8217;inversera qu&#8217;à partir du moment où il rencontrera le grand et véritable [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam01.jpg" rel="lightbox[16354]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam01-tm.jpg" width="650" height="386" /></a></p>
<p>De tout temps, l&rsquo;immortalité a été une thématique alimentant l&rsquo;imagination des êtres humains et à l&rsquo;origine d&rsquo;une multitude de fictions. <strong>New Amsterdam</strong> est justement l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Cette série américaine de seulement huit épisodes d&rsquo;une petite quarantaine de minutes fut diffusée sur <em>Fox</em> en mars et avril 2008. Sans grande surprise compte tenu des audiences, la chaîne a rapidement annulé sa production qui ne possède donc pas de fin en bonne et due forme. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>En apparence, John Amsterdam est un inspecteur à la brigade criminelle de New York. S&rsquo;il est certes plutôt brillant, il semble malgré tout relativement banal. Pourtant, il a en réalité plus de 400 ans et attend depuis plusieurs siècles la femme de sa vie, celle capable de lui rendre la mortalité.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam02.jpg" rel="lightbox[16354]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam02-tm.jpg" width="200" height="296" /></a>Passée totalement sous mes radars lors de son arrivée en catimini aux États-Unis, je n&rsquo;ai découvert l&rsquo;existence de <strong>New Amsterdam</strong> qu&rsquo;il y a un ou deux ans, en regardant ce dans quoi Nikolaj Coster-Waldau (<a href="http://www.luminophore.net/category/game-of-thrones/"><strong>Game of Thrones</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/virtuality/"><strong>Virtuality</strong></a>) avait déjà eu l&rsquo;occasion de jouer. Ici, il n&rsquo;est autre que le héros de cette série, ne prenant pas d&rsquo;âge et ressuscitant dès que le besoin s&rsquo;en fait sentir. Il y a longtemps, en 1642, cet homme est un simple soldat hollandais fraîchement arrivé sur ce que l&rsquo;on appelle alors le Nouveau Monde, dans le but de participer à sa colonisation. Son existence est profondément bouleversée lorsqu&rsquo;il sauve des griffes de ses compatriotes une femme appartenant à une tribu amérindienne. Mortellement blessé, il aurait ainsi pu terminer là son existence mais grâce à un mystérieux sort proféré par la jeune rescapée, il se voit offrir une incroyable opportunité. Plus que de le ramener parmi les vivants, elle le rend immortel. Cette situation ne s&rsquo;inversera qu&rsquo;à partir du moment où il rencontrera le grand et véritable amour. Dès lors, John n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que de traverser les années, puis les siècles, en ne changeant jamais physiquement. Si naturellement cette condition peut faire rêver, elle montre très rapidement ses faiblesses et plonge l&rsquo;ancien soldat dans un certain cynisme. Ne vieillissant pas, il ne parvient et n&rsquo;est pas forcément capable de s&rsquo;attacher à qui que ce soit, d&rsquo;autant plus que chacun finit inexorablement par le quitter. Tour à tour menuisier, peintre, médecin ou encore avocat, il arrive au XXI<sup>è</sup> siècle en tant qu&rsquo;inspecteur de police. Affublé d&rsquo;une nouvelle équipière, Eva Marquez (Zuleikha Robinson &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/lost/"><strong>Lost</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/rome/"><strong>Rome</strong></a>), il résout des enquêtes criminelles aussi diverses que variées. Si pour lui tout finit plus ou moins par devenir extrêmement routinier, la roue paraît vouloir changer de sens car il rencontre par hasard une doctoresse, Sara Millay Dillane (Alexie Gilmore) ; pour plusieurs raisons, il est persuadé qu&rsquo;elle est la femme de la bénédiction. Grâce à elle, la tendance devrait par conséquent s&rsquo;inverser et il pourrait enfin vieillir, et mourir peut-être à ses côtés.</p>
<p>Sur le papier, <strong>New Amsterdam</strong> s&rsquo;annonce agréable et propice à une exploration humaine intéressante. Entre la psychologie du personnage principal, les incroyables vies qu&rsquo;il a dû mener, le romantisme ambiant et les mystères entourant ce don atypique, la série semble armée pour proposer huit épisodes sympathiques. Malheureusement, elle montre très rapidement ses limites et ne parvient jamais à convaincre ou même divertir convenablement. En réalité, il s&rsquo;agit ni plus ni moins que d&rsquo;une énième fiction policière ; certes, elle possède un unique élément original afin d&rsquo;essayer de sortir du lot, mais il n&rsquo;est pas trop développé pour ne pas perdre le public cible. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam03.jpg" rel="lightbox[16354]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam03-tm.jpg" width="200" height="296" /></a>En d&rsquo;autres termes, cette production est totalement bancale puisqu&rsquo;elle se cherche sur plusieurs registres sans réussir à approfondir l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. En plus, l&rsquo;aspect policier est malheureusement le plus important et profite de la narration schématique d&rsquo;un cas par épisode. Pour peu que l&rsquo;on n&rsquo;apprécie guère ce format procédural, <strong>New Amsterdam</strong> ne se résume assurément pas à la série capable de renverser la tendance. Ainsi, John se retrouve confronté à un crime et doit le résoudre, à sa manière. Ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;assez agréable est que pour une fois, les méthodes d&rsquo;investigation sont classiques et reposent sur de la vraie recherche – en interrogeant l&rsquo;entourage, par exemple. La police scientifique et les moyens technologiques sont plus ou moins oubliés. C&rsquo;est plutôt à propos dans le sens où le personnage principal est régulièrement en avance sur quiconque tant il a appris à décoder les gens. Il ne possède pas de don supérieur à la norme, il a seulement eu l’opportunité d&rsquo;apprendre et de développer ses connaissances au cours des siècles. Quoi qu&rsquo;il en soit, ces histoires ne sont pas du tout palpitantes et permettent uniquement d&rsquo;y retrouver des visages désormais connus comme Bridget Regan (<a href="http://www.luminophore.net/category/legend-of-the-seeker/"><strong>Legend of the Seeker</strong></a>), Chris Bauer (<a href="http://www.luminophore.net/category/true-blood/"><strong>True Blood</strong></a>) ou encore Kristine Sutherland (<a href="http://www.luminophore.net/category/buffy-the-vampire-slayer/"><strong>Buffy the Vampire Slayer</strong></a>). La coéquipière, Eva, n&rsquo;a aucun développement digne de ce nom et accumule les clichés avec sa famille policière et ses inimitiés avec son père. Que la partie policière soit peu enthousiasmante pourrait ne pas être une véritable nuisance si quelques autres éléments positifs venaient les contrebalancer. Or, là aussi, le résultat est tout aussi mitigé.</p>
<p>Tout au long des épisodes, le fil de l&rsquo;histoire est entrecoupé de flashbacks extrêmement mal intégrés. Ils se rapportent systématiquement à des passages de la vie de John, de ses choix parfois amers, de ses difficultés à traverser les années, de sa volonté de définitivement en finir, de ses morts ou encore, de ses femmes et enfants. Car effectivement, il n&rsquo;est pas resté célibataire durant plus de quatre siècles et s&rsquo;est construit plusieurs familles. Justement, il vit avec l&rsquo;un de ses enfants qui est étrangement bien plus âgé que lui. Cette situation inédite et atypique n&rsquo;est pas non plus réellement détaillée mais il est possible que la suite s&rsquo;en serait chargée. Techniquement, ces vignettes du passé doivent favoriser l&rsquo;attachement pour le héros et mettre en exergue toute sa complexité. Toutefois, ce n&rsquo;est guère le cas puisqu&rsquo;une absence d&rsquo;impact émotionnel et de souffle l&rsquo;en empêche, rendant cette figure insipide. Nikolaj Coster-Waldau n&rsquo;est pas à blâmer mais davantage l&rsquo;écriture paresseuse de l&rsquo;ensemble. John demeure attaché à New York et n&rsquo;a jamais vécu ailleurs, d&rsquo;où le titre de la série. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam04.jpg" rel="lightbox[16354]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/new-amsterdam04-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Outre les enquêtes policières et les retours sur la longue existence de son héros, <strong>New Amsterdam</strong> se dote sinon d&rsquo;une romance sirupeuse et niaise à souhait. C&rsquo;est peut-être ce point le plus irritant au cours des épisodes d&rsquo;autant plus que l&rsquo;alchimie entre John et la supposée femme de sa vie, l&rsquo;antipathique Sara, est inexistante. Persuadé qu&rsquo;elle est son âme sœur, il cherche à tout prix à la séduire et, comme par hasard, il tombe régulièrement sur elle à chaque coin de rue et elle est immédiatement sous son charme. S&rsquo;il est aussi sûr de lui ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il a eu le coup de foudre ou qu&rsquo;il a appris à connaître la doctoresse, mais uniquement parce qu&rsquo;il a été victime d&rsquo;une crise cardiaque en la rencontrant pour la première fois. Autrement dit, pour le romantisme et le développement des sentiments, ce n&rsquo;est pas ici que la satisfaction sera présente. Pire, la vitesse à laquelle la dynamique avance et les platitudes assénées à tour de bras finissent par ennuyer, voire agacer. De toute manière, John ne souhaite pas tomber amoureux mais mourir, chose que devrait enfin lui permettre la femme de sa destinée. Autrement, l&rsquo;action, l&rsquo;humour ou bien le rythme ne sont présents qu&rsquo;en filigrane. La désolation est peut-être encore plus nette parce que le joli générique stylisé, le pilote somme toute alléchant et l&rsquo;intéressante musique composée par Mychael Danna (<a href="http://www.luminophore.net/category/camelot/"><strong>Camelot</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/dollhouse/"><strong>Dollhouse</strong></a>) donnent une première impression globalement positive.</p>
<p>En conclusion, <strong>New Amsterdam</strong> fait partie de ces nouveautés très rapidement annulées et pour lesquelles on ne peut que comprendre pourquoi. Si cette fiction n&rsquo;est pas foncièrement mauvaise ou difficile à regarder, elle ne mérite en aucun cas un quelconque investissement. Effectivement, son scénario de base illustrant un homme immortel cherchant l&rsquo;amour de sa vie se noie dans des enquêtes routinières et convenues. Même l&rsquo;âge très avancé du héros et tout ce qu&rsquo;il a vécu ne captivent pas une seule seconde. Le tout possédait pourtant un potentiel intéressant si ce n&rsquo;est que la production ne s&rsquo;est pas donné les moyens d&rsquo;en tirer parti. C&rsquo;est pourquoi, il en résulte une série vide et sans âme. Dommage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Ojîchan wa 25-sai | おじいちゃんは25歳</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ojîchan wa 25-sai]]></category>
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		<description><![CDATA[Après une série comme Deep Love où le glauque côtoie le cynisme, il était plutôt judicieux d&#8217;essayer de se rafraîchir les idées face à une comédie. C&#8217;est ainsi qu&#8217;Ojîchan wa 25-sai s&#8217;est retrouvée il y a quelque temps sur mon écran. Composée de huit épisodes de vingt minutes, elle fut diffusée sur TBS en novembre 2010. Notons d&#8217;ailleurs qu&#8217;elle est passée quotidiennement sur la chaîne, tard dans la nuit, et non pas de manière hebdomadaire. Son titre signifie approximativement grand-père a 25 ans. Aucun spoiler. Cela fait maintenant 46 ans que Kurihara Minoru, un jeune homme de 25 ans, est tombé d&#8217;une falaise en laissant sa femme et son bébé seuls au monde. Alors que celle-ci est désormais décédée, le second est devenu à son tour père de famille et tente d&#8217;élever ses enfants du mieux qu&#8217;il peut. Son quotidien monotone est bouleversé le jour où son géniteur est découvert, emprisonné dans la glace et&#8230; vivant ! Le synopsis d&#8217;Ojîchan wa 25-sai ressemble à première vue à l&#8217;histoire du film Hibernatus avec Louis de Funès. N&#8217;ayant pas regardé ce long-métrage et n&#8217;envisageant pas une seule seconde de le faire, je serai bien incapable de vous préciser si les points communs s&#8217;arrêtent là ou pas. Quoi qu&#8217;il en soit, il paraît évident que le réalisme et la crédibilité ne seront pas les principaux moteurs de la série. Effectivement, nous savons tous qu&#8217;il est physiologiquement impossible d&#8217;être congelé, retrouvé un certain temps après et mener une existence plus ou moins normale. Car effectivement, le personnage principal de ce j-drama n&#8217;a aucune conséquence de son long emprisonnement et paraît juste s&#8217;être endormi quelques heures. Avant d&#8217;entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que j&#8217;ai eu des sueurs froides en constatant que la traduction anglaise a été assurée par la même [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai01.jpg" rel="lightbox[16260]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai01-tm.jpg" width="650" height="334" /></a></p>
<p>Après une série comme <a href="http://www.luminophore.net/category/deep-love/"><strong>Deep Love</strong></a> où le glauque côtoie le cynisme, il était plutôt judicieux d&rsquo;essayer de se rafraîchir les idées face à une comédie. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;<strong>Ojîchan wa 25-sai</strong> s&rsquo;est retrouvée il y a quelque temps sur mon écran. Composée de huit épisodes de vingt minutes, elle fut diffusée sur <em>TBS </em>en novembre 2010. Notons d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;elle est passée quotidiennement sur la chaîne, tard dans la nuit, et non pas de manière hebdomadaire. Son titre signifie approximativement <em>grand-père a 25 ans</em>. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Cela fait maintenant 46 ans que Kurihara Minoru, un jeune homme de 25 ans, est tombé d&rsquo;une falaise en laissant sa femme et son bébé seuls au monde. Alors que celle-ci est désormais décédée, le second est devenu à son tour père de famille et tente d&rsquo;élever ses enfants du mieux qu&rsquo;il peut. Son quotidien monotone est bouleversé le jour où son géniteur est découvert, emprisonné dans la glace et&#8230; vivant !</p>
<p>Le synopsis d&rsquo;<strong>Ojîchan wa 25-sai</strong> ressemble à première vue à l&rsquo;histoire du film <strong>Hibernatus</strong> avec Louis de Funès. N&rsquo;ayant pas regardé ce long-métrage et n&rsquo;envisageant pas une seule seconde de le faire, je serai bien incapable de vous préciser si les points communs s&rsquo;arrêtent là ou pas. Quoi qu&rsquo;il en soit, il paraît évident que le réalisme et la crédibilité ne seront pas les principaux moteurs de la série. Effectivement, nous savons tous qu&rsquo;il est physiologiquement impossible d&rsquo;être congelé, retrouvé un certain temps après et mener une existence plus ou moins normale. Car effectivement, le personnage principal de ce j-drama n&rsquo;a aucune conséquence de son long emprisonnement et paraît juste s&rsquo;être endormi quelques heures. Avant d&rsquo;entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que j&rsquo;ai eu des sueurs froides en constatant que la traduction anglaise a été assurée par la même personne que pour <a href="http://www.luminophore.net/category/koukousei-restaurant/"><strong>Kôkôsei Restaurant</strong></a> et <a href="http://www.luminophore.net/category/madonna-verde/"><strong>Madonna Verde</strong></a>. Heureusement, celle-ci est moins irritante en dépit de la présence de nombreuses coquilles.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai02.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai03.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai04.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai05.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>Il y a 46 ans, Kurihara Minoru gravissait des montagnes avec son frère, Genta, dans l&rsquo;espoir de prendre une photo des environs pour son jeune fils, Norihiko. Les conditions climatiques étant tellement désastreuses qu&rsquo;il finit par chuter, disparaissant à tout jamais. Enfin, pas exactement puisque contre toute attente, un bloc de glace contenant son corps est découvert en 2010. Encore mieux, il se réveille de cette hibernation prolongée comme si de rien n&rsquo;était et est en mesure de courir, sauter, réfléchir et parler, à la grande surprise du médecin joué par Takahashi Hitomi (<a href="http://www.luminophore.net/category/oh-my-girl/"><strong>Oh! My Girl!!</strong></a>). Ayant l&rsquo;apparence d&rsquo;un homme de 25 ans, il en aurait techniquement 71. Naturellement, tout ce qu&rsquo;il a autrefois connu a vieilli, voire a totalement disparu de la planète. Son épouse a quitté les siens quelque temps auparavant et son fils, Norihiko, a 52 ans et paraît par conséquent bien plus âgé que lui. Après de nombreux quiproquos notamment dus à des ressemblances physiques intergénérationnelles, Minoru vient vivre dans son ancienne maison et découvre progressivement ses descendants l&rsquo;ayant toujours cru six pieds sous terre. Cette cohabitation se réalise assez facilement et le grand-père jeune prend bien la chose, ne donnant même pas l&rsquo;impression d&rsquo;être chagriné par le fait d&rsquo;être presque un intrus et d&rsquo;apprendre que plusieurs de ses proches sont désormais morts. Boute-en-train, il découvre avec ravissement les nouvelles technologies et prend un malin plaisir à utiliser un appareil photo numérique où les clichés s&rsquo;impriment à la maison, lui qui était encore habitué à l&rsquo;argentique. C&rsquo;est Fujiwara Tatsuya (<a href="http://www.luminophore.net/category/kimi-ga-oshiete-kureta-koto/"><strong>Kimi ga Oshiete Kureta Koto</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/sengoku-jieitai-2006/"><strong>Sengoku Jieitai &#8211; 2006</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/wagaya-no-rekishi/"><strong>Wagaya no Rekishi</strong></a>) qui offre ses traits à cet ancêtre des glaces et son interprétation est globalement satisfaisante ; et accessoirement, quelle voix ! Au travers de cette histoire de grand-père revenu des glaces, <strong>Ojîchan wa 25-sai</strong> tente de s&rsquo;apparenter à une comédie familiale utilisant tous les ressorts du genre.</p>
<p>Kurihara Norihiko, la cinquantaine, souffre d&rsquo;être peu considéré au sein de sa propre famille. Sa femme l&rsquo;ayant quitté pour de mystérieuses raisons, il s&rsquo;occupe de ses deux enfants de 25 et 20 ans mais le résultat n&rsquo;est guère fameux. Entre l&rsquo;aîné, l&rsquo;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hikikomori" target="_blank"><em>hikikomori</em></a> Kensuke (Daitô Shunsuke &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/oran-koko-host-club/"><strong>Ôran Kôkô Host Club</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/tumbling/"><strong>Tumbling</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/shaken-baby/"><strong>Shaken BABY!</strong></a>) ne sortant par conséquent pas de sa chambre, et la cadette, Mai (Kurashina Kana &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/soredemo-ikite-yuku/"><strong>Soredemo, Ikite Yuku</strong></a>), d&rsquo;apparence superficielle, il ne sait plus que faire pour gagner leur estime. C&rsquo;est le sympathique Takahashi Katsumi (<a href="http://www.luminophore.net/category/don-quixote/"><strong>Don Quixote</strong></a>) qui incarne ce parent très peureux n&rsquo;osant jamais élever la voix. Lorsque son propre père ressurgit d&rsquo;entre les morts, il est ravi de le retrouver tant il lui a manqué tout au long de ces années. Minoru est en réalité un catalyseur puisqu&rsquo;il permet à tout le monde d&rsquo;aller de l&rsquo;avant et de prendre conscience de l&rsquo;importance d&rsquo;une famille unie. Grâce à ses sermons et ses prises de position souvent légèrement décalées en raison de sa candeur de vieux de la vieille, il bouleverse les schémas en place, permet à Norihiko de gagner en assurance, et aux petits-enfants de trouver de l&rsquo;intérêt pour celui qu&rsquo;ils dédaignaient. En d&rsquo;autres termes, chaque épisode s&rsquo;échine à explorer la relation entre les personnages de façon à les amener vers la parfaite harmonie. Le résultat en devient sans grande surprise consensuel et pétri de bons sentiments. Ajoutons-y aussi d&rsquo;autres figures tout autant clichées tels que Genta (Ishibashi Renji), le frère de Minoru se sentant coupable de n&rsquo;avoir pas réussi à le sauver 46 ans plus tôt, et son petit-fils, Shinobu (Irie Jingi &#8211; <strong>Oh! My Girl!!</strong>, <a href="http://www.luminophore.net/category/zettai-kareshi/"><strong>Zettai Kareshi</strong></a>) son portrait lorsqu&rsquo;il était adolescent. Il est clair que la morale et l&rsquo;emphase frôlent la guimauve. À la rigueur, tout ceci pourrait être dans l&rsquo;ensemble supportable si <strong>Ojîchan wa 25-sai</strong> parvenait à être drôle et amusante. Or, ce n&rsquo;est jamais le cas tant l&rsquo;humour est pataud ou profondément idiot. Le fait que le surjeu soit constant n&rsquo;aide en rien d&rsquo;autant plus que les situations sont très répétitives. Systématiquement, Minoru est par exemple confronté à sa longue hibernation et doit apprendre à utiliser de nouvelles technologies. Quant à Norihiko, son absence de courage est perpétuelle. Si la courte durée de cette fiction ne lui permet pas une grande densité, il n&rsquo;empêche qu&rsquo;elle demeure bien trop superficielle et vide de contenu pour suffisamment convaincre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai06.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai07.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai08.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/ojiichan-wa-25-sai09.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>Enfin, sur la forme la réalisation est tout ce qu&rsquo;il y a de plus classique et ne marque pas les esprits. La musique n&rsquo;est pas non plus mémorable bien que le joli générique de fin, avec la chanson <em>Ai wa Katsu</em> interprétée par <strong>An</strong>, soit plus réussi. Pour l&rsquo;anecdote, quelques invités apparaissent au fil des épisodes ; il est possible d&rsquo;y voir, entres autres, Waki Tomohiro (<a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen</strong></a>) en journaliste à cheveux plus longs que d&rsquo;habitude, Nukumizu Youichi (<a href="http://www.luminophore.net/category/boss/"><strong>BOSS</strong></a>) en vendeur, Honda Chikara comme fils à papa et Takanashi Rin (<a href="http://www.luminophore.net/category/samurai-sentai-shinkenger/"><strong>Samurai Sentai Shinkenger</strong></a>) en amoureuse transie de Minoru.</p>
<p>En conclusion, <strong>Ojîchan wa 25-sai</strong> part d&rsquo;une idée de base plutôt stimulante bien que farfelue avec les aventures d&rsquo;un jeune homme sortant d&rsquo;un bloc de glace duquel il a été prisonnier durant près d&rsquo;un demi-siècle. Malheureusement, outre les personnages caricaturaux, le développement et les intrigues amorcées sont extrêmement convenus et n&rsquo;apportent pas grand-chose de palpitant ou de divertissant. N&rsquo;ayant somme toute rien à voir avec une série fantastique, cette production axe sa tonalité sur son aspect purement familial. Finalement, le défaut peut-être le plus décevant est que ce j-drama ne réussit jamais à être réellement drôle. Et pour une comédie, il est légitime d&rsquo;affirmer que c&rsquo;est plus que préjudiciable !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<title>Fais pas ci, Fais pas ça : Quand les parents sont pas là ! (web-série)</title>
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		<pubDate>Mon, 27 May 2013 07:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fais pas ci Fais pas ça]]></category>
		<category><![CDATA[Séries françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Web-séries]]></category>
		<category><![CDATA[Fais pas ci Fais pas ça : Quand les parents sont pas là !]]></category>

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		<description><![CDATA[Fais pas ci, Fais pas ça a déjà eu l&#8217;occasion de prouver qu&#8217;elle savait se rapprocher de son public et communiquer de manière quelque peu novatrice. Après le site web de Denis Bouley, le compte Twitter de Tiphaine et la page Facebook de Fabienne, place à la web-série. Intitulée Fais pas ci, Fais pas ça : Quand les parents sont pas là !, cette série dérivée se déroule entre la cinquième et la sixième saison. Pour l&#8217;instant, elle est uniquement composée de dix épisodes d&#8217;un peu moins de deux minutes qui sont sortis entre novembre et décembre 2012. Ils peuvent être regardés directement sur cette page Dailymotion. Aucun spoiler. La saison cinq ne prenant guère le temps d&#8217;explorer comme il se doit les enfants Lepic et Bouley, c&#8217;est avec joie qu&#8217;on les retrouve ici puisque ce sont eux les héros. Effectivement, comme le titre l&#8217;indique, les parents ne sont pas du tout présents. Sous la forme de très courtes vignettes allant droit à l&#8217;essentiel, les principales caractéristiques de la série mère sont reprises. En d&#8217;autres termes, les dialogues sont piquants, l&#8217;humour est plutôt présent, les personnages sont attachants et le rythme est enlevé. L&#8217;ensemble n&#8217;est clairement pas indispensable mais il se regarde avec beaucoup de plaisir et remplit donc parfaitement le cahier des charges qui est celui du divertissement. Au cours de ces dix premiers épisodes, Tiphaine et Christophe recommencent ainsi leur relation, Eliott apprend à draguer plus ou moins comme il faut, Roméo et Juliette de Shakespeare est passé au crible, Noël approche grandement ou encore Soline et Tiphaine se préparent pour aller à une fête. D&#8217;ailleurs, à ce sujet, il est agréable de voir que les deux filles sont réellement amies, dynamique qui n&#8217;était plus du tout illustrée à l&#8217;écran depuis plusieurs saisons. Si les aînés ont le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/fais-pas-ci-fais-pas-ca-web01-01.jpg" width="650" height="140" /></p>
<p><strong>Fais pas ci, Fais pas ça</strong> a déjà eu l&rsquo;occasion de prouver qu&rsquo;elle savait se rapprocher de son public et communiquer de manière quelque peu novatrice. Après <a href="http://www.la-methode-denis-bouley.fr/" target="_blank">le site web de Denis Bouley</a>, <a href="http://twitter.com/Tiph_Aime" target="_blank">le compte Twitter de Tiphaine</a> et <a href="http://www.facebook.com/fabiennelepic" target="_blank">la page Facebook de Fabienne</a>, place à la web-série. Intitulée <strong>Fais pas ci, Fais pas ça : Quand les parents sont pas là !</strong>, cette série dérivée se déroule entre <a href="http://www.luminophore.net/2013/05/03/fais-pas-ci-fais-pas-ca-saison-5/">la cinquième</a> et la sixième saison. Pour l&rsquo;instant, elle est uniquement composée de dix épisodes d&rsquo;un peu moins de deux minutes qui sont sortis entre novembre et décembre 2012. Ils peuvent être regardés directement <a href="http://www.dailymotion.com/playlist/x2cib9_Studio-4-0_la-web-serie-fais-pas-ci-fais-pas-ca/" target="_blank">sur cette page Dailymotion</a>. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>La saison cinq ne prenant guère le temps d&rsquo;explorer comme il se doit les enfants Lepic et Bouley, c&rsquo;est avec joie qu&rsquo;on les retrouve ici puisque ce sont eux les héros. Effectivement, comme le titre l&rsquo;indique, les parents ne sont pas du tout présents. Sous la forme de très courtes vignettes allant droit à l&rsquo;essentiel, les principales caractéristiques de la série mère sont reprises. En d&rsquo;autres termes, les dialogues sont piquants, l&rsquo;humour est plutôt présent, les personnages sont attachants et le rythme est enlevé. L&rsquo;ensemble n&rsquo;est clairement pas indispensable mais il se regarde avec beaucoup de plaisir et remplit donc parfaitement le cahier des charges qui est celui du divertissement. Au cours de ces dix premiers épisodes, Tiphaine et Christophe recommencent ainsi leur relation, Eliott apprend à draguer plus ou moins comme il faut, <strong>Roméo et Juliette</strong> de Shakespeare est passé au crible, Noël approche grandement ou encore Soline et Tiphaine se préparent pour aller à une fête. D&rsquo;ailleurs, à ce sujet, il est agréable de voir que les deux filles sont réellement amies, dynamique qui n&rsquo;était plus du tout illustrée à l&rsquo;écran depuis plusieurs saisons. Si les aînés ont le plus de temps d&rsquo;antenne, à l&rsquo;exception de Lucas &#8211; absent &#8211; tous ont le droit à un petit moment de gloire. En définitive, pour peu que l&rsquo;on soit amateur de <strong>Fais pas ci, Fais pas ça</strong>, cette web-série est définitivement conseillée en attendant la suite.<br /><em>Bonus</em> : la bande-annonce</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/2013/05/27/fais-pas-ci-fais-pas-ca-quand-les-parents-sont-pas-la-web-serie/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Okujô no Aru Apâto | 屋上のあるアパート</title>
		<link>http://www.luminophore.net/2013/05/24/okujo-no-aru-apato-%e5%b1%8b%e4%b8%8a%e3%81%ae%e3%81%82%e3%82%8b%e3%82%a2%e3%83%91%e3%83%bc%e3%83%88/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=okujo-no-aru-apato-%25e5%25b1%258b%25e4%25b8%258a%25e3%2581%25ae%25e3%2581%2582%25e3%2582%258b%25e3%2582%25a2%25e3%2583%2591%25e3%2583%25bc%25e3%2583%2588</link>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 07:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Okujô no Aru Apâto]]></category>
		<category><![CDATA[Séries japonaises]]></category>
		<category><![CDATA[Tanpatsu]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a un peu plus de quinze jours j&#8217;évoquais le fait qu&#8217;au cours du printemps 2011, je m&#8217;étais attelée à la rédaction d&#8217;un billet pour Critictoo dans le but d&#8217;établir un classement des meilleures séries de la saison. À l&#8217;époque, je m&#8217;étais uniquement focalisée sur les renzoku mais j&#8217;avais tout de même récupéré les tanpatsu. C&#8217;est deux ans plus tard que je finis enfin par les visionner. Après Kaze no Shônen, place à Okujô no Aru Apâto dont le titre pourrait être approximativement traduit par l&#8217;appartement avec un toit-terrasse. Composé d&#8217;un unique épisode de 95 minutes, il fut diffusé sur TBS le 21 mars 2011. Il s&#8217;agit de l&#8217;adaptation du roman du même nom écrit par Agawa Sawako et se basant sur ses propres expériences lorsqu&#8217;elle habitait aux États-Unis. C&#8217;est Yoshida Noriko qui s&#8217;est chargée du scénario, elle qui a déjà travaillé sur celui de Himitsu, du joli film Hanamizuki ou encore de celui du long-métrage globalement correct Nada Sô Sô avec Nagasawa Masami. Aucun spoiler. Katsuragi Asako, 27 ans, vient de perdre son emploi dans une petite maison d&#8217;édition indépendante. Elle décide alors de changer de vie et de quitter le cocon familial pour habiter seule dans un appartement possédant un toit-terrasse. Elle ne le sait pas encore mais cette première étape n&#8217;est que le début de ses nombreuses découvertes.        Okujô no Aru Apâto fait partie de ces fictions ne racontant pas grand-chose d&#8217;exceptionnel et ne cherchant absolument pas l&#8217;esbroufe. Illustrant quelques tranches de vie banales sans user de réels artifices, ce tanpatsu demeure malheureusement fade et plat. Ce n&#8217;est absolument pas son scénario qui est à pointer du doigt mais davantage l&#8217;écriture ne parvenant aucunement à impliquer de façon satisfaisante son public. L&#8217;héroïne, par exemple, Asako, ne se montre guère intéressante ou même sympathique [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato01.jpg" width="650" height="360" /></p>
<p>Il y a un peu plus de quinze jours j&rsquo;évoquais le fait qu&rsquo;au cours du <a href="http://www.luminophore.net/2011/04/20/le-printemps-2011-des-j-dramas/">printemps 2011</a>, je m&rsquo;étais attelée à la rédaction <a href="http://www.luminophore.net/2011/08/24/infidelite-a-luminophore-et-programme-tres-japonais-des-jours-a-venir/">d&rsquo;un billet</a> pour <a href="http://www.critictoo.com/" target="_blank"><em>Critictoo</em></a> dans le but d&rsquo;établir un classement des meilleures séries de la saison. À l&rsquo;époque, je m&rsquo;étais uniquement focalisée sur les <em>renzoku</em> mais j&rsquo;avais tout de même récupéré les <em>tanpatsu</em>. C&rsquo;est deux ans plus tard que je finis enfin par les visionner. Après <a href="http://www.luminophore.net/category/kaze-no-shonen/"><strong>Kaze no Shônen</strong></a>, place à <strong>Okujô no Aru Apâto</strong> dont le titre pourrait être approximativement traduit par <em>l&rsquo;appartement avec un toit-terrasse</em>. Composé d&rsquo;un unique épisode de 95 minutes, il fut diffusé sur <em>TBS</em> le 21 mars 2011. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;adaptation du roman du même nom écrit par Agawa Sawako et se basant sur ses propres expériences lorsqu&rsquo;elle habitait aux États-Unis. C&rsquo;est Yoshida Noriko qui s&rsquo;est chargée du scénario, elle qui a déjà travaillé sur celui de <strong>Himitsu</strong>, du joli film <strong>Hanamizuki</strong> ou encore de celui du long-métrage globalement correct <strong>Nada Sô Sô</strong> avec Nagasawa Masami. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Katsuragi Asako, 27 ans, vient de perdre son emploi dans une petite maison d&rsquo;édition indépendante. Elle décide alors de changer de vie et de quitter le cocon familial pour habiter seule dans un appartement possédant un toit-terrasse. Elle ne le sait pas encore mais cette première étape n&rsquo;est que le début de ses nombreuses découvertes. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato02.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato03.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato04.jpg" width="310" height="174" />  <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato05.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p><strong>Okujô no Aru Apâto</strong> fait partie de ces fictions ne racontant pas grand-chose d&rsquo;exceptionnel et ne cherchant absolument pas l&rsquo;esbroufe. Illustrant quelques tranches de vie banales sans user de réels artifices, ce <em>tanpatsu</em> demeure malheureusement fade et plat. Ce n&rsquo;est absolument pas son scénario qui est à pointer du doigt mais davantage l&rsquo;écriture ne parvenant aucunement à impliquer de façon satisfaisante son public. L&rsquo;héroïne, par exemple, Asako, ne se montre guère intéressante ou même sympathique par ses hésitations et sa propension à toujours tout laisser filer. Il est vrai qu&rsquo;il s&rsquo;agit de sa nature et qu&rsquo;elle évolue au fil des minutes afin de commencer à se prendre en main, mais il manque vraiment un petit quelque chose pour marquer. Contre toute attente, bien que cette jeune femme soit incarnée par la généralement insupportable Nagasawa Masami (<a href="http://www.luminophore.net/category/bunshin/"><strong>Bunshin</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/last-friends/"><strong>Last Friends</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/ganges-gawa-de-butterfly/"><strong>Ganges Gawa de Butterfly</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/wagaya-no-rekishi/"><strong>Wagaya no Rekishi</strong></a>), l&rsquo;actrice se révèle tout à fait supportable et relativement posée. Son interprétation n&rsquo;est pas dénuée de défauts si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle n&rsquo;horripile pas. Asako s&rsquo;approche donc de la trentaine, est célibataire et au chômage. Plutôt que de rester se morfondre chez ses parents, elle prend le premier grand risque de toute son existence en louant un joli appartement. N&rsquo;ayant jamais eu de responsabilités et ayant quasiment vécu comme une princesse, elle doit rapidement trouver un juste équilibre si elle tient à préserver son quotidien somme toute inédit. Quand sa meilleure amie, Yuka (Ashina Sei &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/saru-lock/"><strong>Saru Lock</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/bloody-monday/"><strong>Bloody Monday</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/stand-up/"><strong>Stand Up!!</strong></a>), s’incruste chez elle en attendant son divorce avec son mari vivant en Angleterre (Uchida Asahi &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/long-love-letter/"><strong>Long Love Letter</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/aru-ai-no-uta/"><strong>Aru Ai no Uta</strong></a>), tout se précipite grandement d&rsquo;autant plus que ses propres parents lui proposent un mariage arrangé ! Entre son nouvel emploi, un patron qui la drague ouvertement malgré son âge avancé, le fameux prétendant, le cuisinier incarné par Waki Tomohiro (<a href="http://www.luminophore.net/category/gokusen/"><strong>Gokusen</strong></a>) et une voisine presque étouffante obsédée par les chats et les chiens, elle voit son existence chamboulée du tout au tout !</p>
<p>Sous couvert de dépeindre les tribulations de la confuse Asako, l&rsquo;épisode met principalement en avant l&rsquo;importance de diriger soi-même sa propre vie et de ne pas suivre le courant, ce qui serait le plus rassurant ou encore ce qui se trouve dans la norme sociétale. S&rsquo;il faut attendre la fin pour voir exactement où l&rsquo;ensemble désire en venir, c&rsquo;est clairement là qu&rsquo;<strong>Okujô no Aru Apâto</strong> gagne des points et se transforme en histoire moderne et universelle prônant l&rsquo;indépendance. L&rsquo;héroïne pourrait très bien demeurer sur le chemin banalisé, elle qui est peureuse et sans ambition très claire, mais elle réalise progressivement qu&rsquo;elle se dirige droit dans le mur et qu&rsquo;elle ne pourra jamais être ainsi foncièrement heureuse. Plutôt que d&rsquo;opter pour les solutions proposées par n&rsquo;importe qui, ne mérite-t-elle pas de se construire la sienne ? Car après tout, elle constate qu&rsquo;elle ne se connaît pas et pour savoir ce qu&rsquo;elle désire réellement, elle doit avant tout découvrir qui elle est. Pour peu que l&rsquo;on apprécie les thématiques de changement de vie et d&rsquo;introspection, ce <em>tanpatsu</em> sera susceptible de résonner avec ses propres expériences, bien que le traitement s&rsquo;avère presque convenu et traditionnel. Les pensées d&rsquo;Asako sont entendues grâce à une sorte de voix off où elle dit tout ce qu&rsquo;elle pense, sans filtre. Le processus n&rsquo;est pas novateur et se veut ici surtout gauche. Il est également dommage d&rsquo;y avoir associé des péripéties et des rebondissements presque malvenus, voire bien trop expéditifs pour en devenir émotionnels. La romance entre Asako et son supérieur met effectivement extrêmement mal à l&rsquo;aise en raison de la différence d&rsquo;âge et de la maladresse entre les deux acteurs. À part le cheminement personnel de l&rsquo;héroïne, l&rsquo;histoire s&rsquo;attarde avec moins de succès sur l&rsquo;amitié, les divers contrecoups inévitables. Quant à la forme, l&rsquo;épisode ne sort pas non plus des sentiers battus et propose une réalisation classique. L&rsquo;unique originalité provient peut-être du choix des chansons puisque plusieurs sont entendues de façon très discrète et elles sont pour la plupart occidentales.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato06.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato07.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato08.jpg" width="310" height="174" /> <img class="alignnone" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/okujou-no-aru-apaato09.jpg" width="310" height="174" /></p>
<p>Pour conclure, <strong>Okujô no Aru Apâto</strong> est un <em>tanpatsu</em> non désagréable mais malheureusement très quelconque. Pourtant, à travers l&rsquo;histoire d&rsquo;une jeune femme cherchant à se connaître et à avancer, il en ressort un joli message sur le libre-arbitre susceptible de fédérer. Le rythme assez plat, quelques développements discutables et l&rsquo;absence d&rsquo;empathie ou d&rsquo;attachement pour les personnages parasitent l&rsquo;ensemble et l&rsquo;empêchent de véritablement décoller. Sans être malgré tout déconseillé, l&rsquo;épisode ne mérite dès lors probablement guère que l&rsquo;on s&rsquo;y attarde, à moins d&rsquo;avoir un faible pour Nagasawa Masami.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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		<item>
		<title>Torchwood : Miracle Day | Le jour du miracle (saison 4)</title>
		<link>http://www.luminophore.net/2013/05/21/torchwood-miracle-day-le-jour-du-miracle-saison-4/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=torchwood-miracle-day-le-jour-du-miracle-saison-4</link>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 07:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kerydwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Séries anglaises]]></category>
		<category><![CDATA[Torchwood]]></category>
		<category><![CDATA[CSI]]></category>
		<category><![CDATA[Doctor Who]]></category>
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		<category><![CDATA[Oz]]></category>
		<category><![CDATA[Six Feet Under]]></category>

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		<description><![CDATA[Compte tenu des vives critiques des fans de la première heure à son encontre, la quatrième saison de Torchwood ne donne guère envie de l&#8217;essayer. C&#8217;est peut-être d&#8217;autant plus vrai lorsque l&#8217;on sait qu&#8217;elle se termine sur un cliffhanger et qu&#8217;il est fort possible qu&#8217;il n&#8217;y ait jamais de suite, Russel T. Davies étant occupé par des soucis personnels, et les acteurs engagés ailleurs – et accessoirement plus sous contrat. Toutefois, aucune information claire n&#8217;ayant été fournie à ce sujet, tous les espoirs sont permis. Après tout, la saison quatre a justement mis beaucoup de temps à arriver à l&#8217;antenne, plusieurs croyant alors certainement qu&#8217;elle ne verrait jamais le jour. À l&#8217;instar de la précédente, elle se veut assimilable à un tout et porte cette fois-ci le sous-titre Miracle Day, soit le jour du miracle en français. Précision qui a son importance, ces dix épisodes, d&#8217;une cinquantaine de minutes diffusés quasi simultanément sur BBC One et Starz entre juillet et septembre 2011, sont une coproduction entre l&#8217;Angleterre et les États-Unis. Aucun spoiler. Un jour, plus personne ne meurt sur Terre. Les maladies, les blessures et autres causes de décès existent mais elles ne conduisent tout simplement plus à la mort. Bien que cette idée puisse paraître enchanteresse, c&#8217;est en réalité loin d&#8217;être le cas et très rapidement, les ennuis s&#8217;accumulent. Seul Torchwood paraît être en mesure d&#8217;expliciter ce qui se passe. Sauf que l&#8217;institut a été détruit et que ses quelques membres encore vivants sont introuvables. Grâce à deux agents de la CIA, l&#8217;équipe morcelée se reforme afin de se lancer dans une quête périlleuse. La saison trois de Torchwood, Children of Earth, se terminant sur une note tragique avec le décès d&#8217;Ianto et le départ instantané de Jack vers un endroit inconnu, Gwen n&#8217;a pas d&#8217;autre choix que d&#8217;essayer [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-01.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-01-tm.jpg" width="650" height="395" /></a></p>
<p>Compte tenu des vives critiques des fans de la première heure à son encontre, la quatrième saison de <strong>Torchwood</strong> ne donne guère envie de l&rsquo;essayer. C&rsquo;est peut-être d&rsquo;autant plus vrai lorsque l&rsquo;on sait qu&rsquo;elle se termine sur un <em>cliffhanger</em> et qu&rsquo;il est fort possible qu&rsquo;il n&rsquo;y ait jamais de suite, Russel T. Davies étant occupé par des soucis personnels, et les acteurs engagés ailleurs – et accessoirement plus sous contrat. Toutefois, aucune information claire n&rsquo;ayant été fournie à ce sujet, tous les espoirs sont permis. Après tout, la saison quatre a justement mis beaucoup de temps à arriver à l&rsquo;antenne, plusieurs croyant alors certainement qu&rsquo;elle ne verrait jamais le jour. À l&rsquo;instar de <a href="http://www.luminophore.net/2012/06/25/torchwood-saison-3-children-of-earth/">la précédente</a>, elle se veut assimilable à un tout et porte cette fois-ci le sous-titre <em>Miracle Day</em>, soit <em>le jour du miracle</em> en français. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-02.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-02-tm.jpg" width="200" height="283" /></a>Précision qui a son importance, ces dix épisodes, d&rsquo;une cinquantaine de minutes diffusés quasi simultanément sur <em>BBC One</em> et <em>Starz</em> entre juillet et septembre 2011, sont une coproduction entre l&rsquo;Angleterre et les États-Unis. <span style="text-decoration: underline;">Aucun spoiler</span>.</p>
<p>Un jour, plus personne ne meurt sur Terre. Les maladies, les blessures et autres causes de décès existent mais elles ne conduisent tout simplement plus à la mort. Bien que cette idée puisse paraître enchanteresse, c&rsquo;est en réalité loin d&rsquo;être le cas et très rapidement, les ennuis s&rsquo;accumulent. Seul Torchwood paraît être en mesure d&rsquo;expliciter ce qui se passe. Sauf que l&rsquo;institut a été détruit et que ses quelques membres encore vivants sont introuvables. Grâce à deux agents de la CIA, l&rsquo;équipe morcelée se reforme afin de se lancer dans une quête périlleuse.</p>
<p>La saison trois de <strong>Torchwood</strong>, <em>Children of Earth</em>, se terminant sur une note tragique avec le décès d&rsquo;Ianto et le départ instantané de Jack vers un endroit inconnu, Gwen n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que d&rsquo;essayer de se construire une nouvelle vie. Pour autant, en raison de son statut, de ses connaissances et du contexte ambiant, elle est obligée de rester cachée. C&rsquo;est pour cela que lorsque débute cette salve d&rsquo;épisodes, elle se trouve au milieu de nulle part, dans une maison isolée, avec Rhys et leur petite fille, Anwen. Son existence consiste à surveiller les abords de son habitat et s&rsquo;occuper de sa famille. Quand le monde découvre avec stupeur que la mort n&rsquo;existe plus, elle n&rsquo;est même pas au courant et doit attendre de retourner à la civilisation, de façon assez brutale et radicale grâce à l&rsquo;agent de la CIA Rex Matheson, pour réaliser l&rsquo;ampleur de ce phénomène inédit. En outre, les découvertes ne s&rsquo;arrêtent pas là puisque, contre toute attente, Jack revient de son voyage de deux ans et reforme Torchwood avec Gwen, au grand dam de Rhys qui comprend qu&rsquo;il peut toujours attendre avant de voir sa femme mener une carrière professionnelle moins chaotique. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-03.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-03-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Alors que la population terrienne commence à gonfler, que les supposés décédés ne passent jamais l&rsquo;arme à gauche et que les gouvernements s&rsquo;échinent à trouver des solutions pour enrayer ce qui s&rsquo;apparente à un problème mondial de grande envergure, l&rsquo;institut gallois débute des aventures inédites. Le duo se transforme en quatuor avec l&rsquo;ajout de deux agents de la CIA, Rex, donc, mais aussi l&rsquo;analyste Esther Drummond, plus habituée aux thématiques bureaucrates qu&rsquo;aux soubresauts d&rsquo;une enquête sur le terrain. L&rsquo;objectif de ce groupe atypique est de découvrir l&rsquo;origine de ce miracle empoisonné et d&rsquo;essayer de l&rsquo;arrêter avant l&rsquo;implosion de l&rsquo;humanité. Sans grande surprise, les ramifications sont multiples, le passé de Jack y est mêlé et chacun risque sa vie dans ce qui ressemble à une course contre la montre.</p>
<p>Comme écrit dans le premier paragraphe, il est nécessaire de savoir que cette nouvelle saison est une coproduction anglo-américaine car cette association change vaguement l&rsquo;identité de la série. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs en grande partie pour cette raison que beaucoup se sont montrés très frileux. La crainte était effectivement de perdre ce qui faisait jusque-là le charme de la fiction britannique et d&rsquo;y retrouver toutes les caractéristiques des histoires étasuniens de ce genre. Le budget a gonflé, les moyens sont par conséquent présents et la production semble se faire plaisir avec plus d&rsquo;action, d&rsquo;explosions, d&rsquo;esbroufe, de scènes de sexe gratuites, de morale et de pathos. L&rsquo;authenticité et le naturel des débuts laissent place à un aspect plus préformaté et consensuel. Honnêtement, le résultat final est loin d&rsquo;être mauvais et les cris d’orfraie de certains sont peut-être sensiblement exagérés. Cependant, il est probablement naturel de ressentir comme un manque tant ce <em>Miracle Day</em> paraît presque banal et ne profitant pas suffisamment du matériel apporté par <strong>Torchwood</strong>. Autrement, la musique de Murray Gold est discrète, ce qui est fort dommage. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-04.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-04-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Malgré tout, l&rsquo;idée de base est très alléchante avec ce rebondissement où la mort a disparu de la circulation. Si l&rsquo;on pense immédiatement que c&rsquo;est une bonne chose, on comprend très rapidement qu&rsquo;au final, c&rsquo;est tout le contraire. Les accidentés de la route assimilables à des légumes, ceux à qui un organe indispensable au bon fonctionnement de l&rsquo;organisme est détruit ou, plus simplement, ceux souffrant le martyr, demeurent en vie envers et contre tout. La Terre qui possédait jusque-là une méthode de régulation plutôt correcte est vite dépassée par les évènements, les hôpitaux sont surchargés, la nourriture vient à diminuer et les gouvernements se lancent dans des politiques plus que discutables et bien trop familières à nos oreilles. En d&rsquo;autres termes, cette saison quatre dispose de nombreuses cartes en main afin d&rsquo;être stimulante, bien que le sujet et l&rsquo;approche soient doucement provocateurs et à deux doigts de la surenchère.</p>
<p>Depuis <em>Children of Earth</em>, la série cherche a se montrer de plus en plus glauque, comme si cela signifiait par la même occasion qu&rsquo;elle en devenait sombre, intense et adulte. C&rsquo;est bien dommage de tout mélanger et de ne pas comprendre que des sujets graves ne nécessitent pas de maximiser l&rsquo;effet sinistre, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il arrive à un moment où le téléspectateur finit par décrocher et ne plus ressentir quoi que ce soit. Des questionnements sur l&rsquo;humanité sont soulevés, il en ressort une ombre malsaine dérangeante et&#8230; c&rsquo;est tout, aucun quelconque développement ne suit. Pourtant, le sujet pouvait dépeindre des interrogations éthiques et une vraie critique sociétale, non pas quelque chose s&rsquo;en approchant vaguement. <strong>Torchwood</strong> avait déjà prouvé par le passé que son impact émotionnel était régulièrement à la peine et ce n&rsquo;est pas encore cette fois qu&rsquo;elle annulera ce fait. Dans tous les cas, en dépit d&rsquo;une volonté d&rsquo;abuser du sordide et d&rsquo;accentuer légèrement le sentimentalisme, l&rsquo;humour est présent en filigrane – notamment à travers plusieurs dialogues échangés entre les personnages – et il permet de grandement alléger l&rsquo;atmosphère. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-05.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' float: right; padding: 4px; margin: 0 0 2px 7px;'  class="alignright" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-05-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Outre sa propension à s&rsquo;illustrer par une sinistrose, la saison occasionne des regrets liés à la progression de son intrigue. Patinant durant de nombreux épisodes, elle peine à délivrer des réponses et lorsqu&rsquo;elle daigne enfin en donner, elles sont bien plates et engendrent d&rsquo;autres interrogations qui n&rsquo;auront pas de conclusion au terme de <em>Miracle Day</em>. Pire, la narration est linéaire tant les protagonistes suivent le cahier des charges typique d&rsquo;une production catastrophe. L&rsquo;ensemble résonne alors cruellement convenu et standard. Un des majeurs problèmes est peut-être le format unitaire. Bien sûr, voir une série privilégier son aspect feuilletonnant et désirant mener son histoire sur un nombre épisodes préétabli font plaisir. Or, pour cela il faut s&rsquo;en donner les moyens et éviter de noyer le poisson durant plusieurs épisodes. Le fil rouge est extrêmement dilué et il aurait été plus que judicieux de raccourcir le tout de façon à lui offrir plus de densité et d&rsquo;efficacité. De manière étonnante, la dimension extraterrestre est quasiment oubliée, elle qui était justement un des ingrédients principaux de <strong>Torchwood</strong>.</p>
<p>Cette saison quatre donne l&rsquo;impression de souhaiter explorer ses personnages, qu&rsquo;ils fassent partie de la distribution depuis le début ou qu&rsquo;ils viennent de récemment s&rsquo;intégrer. Parmi la première catégorie, Gwen est probablement la moins bien lotie. Ne le nions pas, elle est sympathique, à la limite de l&rsquo;hystérie, féroce, forte et en même temps fragile et aimante. Préoccupée par le bien-être de sa fille ou, plus directement, de son père en raison du miracle en cours, elle n&rsquo;a guère l&rsquo;opportunité de montrer grand-chose d&rsquo;enthousiasmant sur le long terme. Le constat est également, voire davantage mitigé avec Jack. Cette figure complexe est difficilement appréciable depuis ses débuts dans <strong>Torchwood</strong> pour son caractère changeant et ses zones d&rsquo;ombre ; le fait que le scénario n&rsquo;explique en rien ce qu&rsquo;il a fabriqué durant sa longue pause ou ne le montre l&rsquo;âme en peine n&rsquo;aide pas à y injecter de l&rsquo;attachement. <a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-06.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' float: left; padding: 4px; margin: 0 7px 2px 0;'  class="alignleft" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-06-tm.jpg" width="200" height="300" /></a>Certes, quelques unes de ses répliques comme la référence à Owen ou au Docteur font plaisir et prouvent que derrière cette carapace apparemment inébranlable se cache un cœur, mais c&rsquo;est bien trop léger pour être satisfaisant. Où est la continuité avec la saison précédente ? Pas là. Dans tous les cas, son lien avec le miracle, la dynamique instaurée avec un Italien fraîchement arrivé à New York sont extrêmement maladroits et bien trop abrupts pour convaincre ou intéresser. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus dérangeant que cet élément bien précis revêt une importance cruciale quant aux réponses sur le phénomène extraordinaire. Autrement, parmi les ajouts de la saison, ils viennent tous des États-Unis. Rex, incarné par un Mekhi Phifer (<a href="http://www.luminophore.net/category/er-urgences/"><strong>ER</strong></a>, <a href="http://www.luminophore.net/category/lie-to-me/"><strong>Lie to Me</strong></a>) en grande forme, est au départ fortement antipathique pour finir par se montrer assez agréable ; ses inimitiés avec son père sont en revanche inintéressantes. Ses disputes avec Gwen et Jack sont plutôt réussies, sinon. Esther (Alexa Havins) et la doctoresse Vera (Arlene Tur) ne sont pas non plus foncièrement gênantes si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elles laissent indifférent la majeure partie du temps. Quant à Oswald Danes, le condamné à mort profitant avec délice de cette situation originale joué par un excellent Bill Pulman peu habitué à ce genre de rôle, et l&rsquo;ambitieuse publiciste Jilly Kitzinger (Lauren Ambrose &#8211; <a href="http://www.luminophore.net/category/six-feet-under/"><strong>Six Feet Under</strong></a>), leur bilan n&rsquo;est pas plus satisfaisant. Les deux ne servent presque à rien, à part peut-être faire patienter avant que les évènements ne finissent enfin par se mettre en place. À vrai dire, tout démontre à travers ces lignes que <em>Miracle Day</em> repose sur du vent et n&rsquo;approfondit quoi que ce soit comme cela serait attendu. Certains épisodes ne sont que du simple remplissage. Enfin, pour l&rsquo;anecdote, plusieurs visages familiers apparaissent comme Dichen Lachman (<a href="http://www.luminophore.net/category/dollhouse/"><strong>Dollhouse</strong></a>) en agent de la CIA dont il convient de se méfier, Paul James (<a href="http://www.luminophore.net/category/gr%cf%83%cf%83k/"><strong>GRΣΣK</strong></a>) en collègue d&rsquo;Esther et Rex, Marc Vann (<a href="http://www.luminophore.net/category/csi/"><strong>CSI</strong></a>) en tant qu&rsquo;homme dépassé par la situation et Ernie Hudson (<a href="http://www.luminophore.net/category/oz/"><strong>Oz</strong></a>) comme dirigeant d&rsquo;une société loin de tout reproche.</p>
<p><a href="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-07.jpg" rel="lightbox[16322]"><img style=' display: block; margin-right: auto; margin-left: auto;'  class="aligncenter" alt="" src="http://www.luminophore.net/wp-content/uploads/torchwood04-07-tm.jpg" width="650" height="395" /></a></p>
<p>En définitive, cette quatrième et inégale saison de <strong>Torchwood</strong> est loin de se résumer à une catastrophe. Si l&rsquo;ensemble ne se départ pas de son côté brouillon et de son absence d&rsquo;une réelle homogénéité au niveau du rythme, les épisodes se regardent plutôt facilement. En tout cas, le visionnage est relativement divertissant, même si une fois la télévision éteinte, les souvenirs se tassent rapidement – preuve irréfutable que le contenu ne marque pas suffisamment les esprits malgré un fort potentiel . Pour cela, il est légitime de blâmer le classicisme de l&rsquo;histoire, la dilution de l&rsquo;arc principal, la longue période d&rsquo;exposition, l&rsquo;écriture bancale et l&rsquo;absence totale d&rsquo;ampleur générale. Somme toute, ces dix épisodes sont particulièrement impersonnels et, sans être mauvais, ils ne possèdent pas le soupçon identitaire faisant toute la différence. Si saison cinq il y a, espérons qu&rsquo;elle saura retrouver une personnalité et ne plus s&rsquo;apparenter à une énième resucée des productions de cet acabit.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_demi.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /><img class="wp-smiley" alt="" src="http://lossehelin.free.fr/bordel/luminophore/icons/etoile_pale.png" width="16" height="16" /></p>
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