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À l’heure des réseaux sociaux et d’une demande de transparence toujours plus forte, des nouveaux besoins émergent en matière de veille et de protection de la vie privée. Plus globalement, la gestion de ce capital immatériel et précieux qu’est la réputation est devenue pour des familles ou des entrepreneurs familiaux un enjeu déterminant, indissociable du patrimoine. Préserver et développer la réputation est dès lors également le rôle du banquier privé.

Qui n’a pas, avant un premier rendez-vous, « googlisé » le nom de son interlocuteur ou de son entreprise ? Qui n’a pas déjà, à la suite d’une erreur de manipulation, envoyé des mails, SMS ou tweets au mauvais destinataire ? Qui, encore, ne s’est pas esclaffé devant des photos peu opportunes publiées sur le net, tout en se disant « heureusement que cela ne m’est pas arrivé à moi » ? « La révolution digitale a eu pour effet que le bouche à oreille, jadis confiné à des cercles maîtrisés, est devenu global. Il est organisé dans de nouveaux lieux tels que Twitter, Facebook ou LinkedIn. L’information est instantanée, accessible à tous et, qui plus est, archivée. Aujourd’hui, une réputation met beaucoup plus longtemps à se reconstruire que par le passé. » avec une « génération Y », née internet entre les mains, ce mouvement va en s’accélérant. La jeune génération n’a pas la même notion de la discrétion que ses aînées. Cette transparence, de fait, va parfois à l’encontre des valeurs de la famille. À cette donne, s’ajoute une évolution sociale majeure : une demande vers plus de transparence émanant tant des citoyens-consommateurs, que des ONG, ou encore des autorités publiques. Cette pression touche tous les acteurs économiques et toutes les entreprises. L’espace privé devient de plus en plus public, la frontière entre vie privée et vie professionnelle étant extrêmement poreuse.
Autre évolution majeure, induite par les différentes crises économiques et scandales financiers : une opposition croissante entre éthique et richesse. Si, dans notre société européenne aux racines judéo-chrétiennes, le rapport à l’argent et à la réussite était déjà complexe, les crises et les écarts de richesses n’ont fait qu’augmenter la suspicion de l’opinion publique à l’égard des personnes fortunées et du monde de la finance. Tous deux sont parfois devenus des boucs émissaires et sont stigmatisés, en tout cas.
On peut définir la réputation comme la somme des opinions émises sur une entreprise ou une personne. Elle a la double particularité d’être détenue par les autres, ce qui la rend fragile, mais aussi d’être un formidable levier de valeur. Notre réputation commence par celle de notre famille, dont nous héritons le nom et l’histoire. Elle s’est construite, renforcée ou fragilisée au fil des générations et des événements de vie marquants. Nous y attachons beaucoup de valeur, car elle joue un rôle précieux dans l’ensemble de nos relations, notamment en tant que levier de prescription. N'oublions pas que 30 % à 60 % de la valorisation d’une entreprise sont constitués par le “good-will” (¹) dont la réputation est une composante majeure. Les entrepreneurs, et a fortiori ceux dont l’entreprise porte le nom de famille, ont donc tout intérêt à y porter une attention accrue. Une récente étude du Reputation Institute, menée auprès d’entreprises du CAC 40 (2), révèle d’ailleurs que les dimensions de gouvernance et de citoyenneté, ainsi que l’attention apportée au bien-être des collaborateurs ont pris le pas sur des notions plus classiques telles que le caractère innovant de l’entreprise ou la qualité de ses produits et services.
S’il est vrai que nous sommes davantage exposés que par le passé, jamais il n’y a eu autant d’occasions de reprendre la main et d’être acteur de sa propre réputation. A la Banque de Luxembourg nous sommes convaincus que la gestion de l’actif immatériel que constitue la réputation fait partie intégrante de l’accompagnement que se doit de proposer un banquier. Nous avons donc pris le parti d’aborder le sujet de manière constructive et active avec nos clients.
Retour en images sur un atelier haut en saveurs, organisé au Restaurant du Parc de la Banque de Luxembourg en ce début d'année.
Le chef patissier Philippe Rigolot, champion du monde de pâtisserie et meilleur ouvrier de France, a fait découvrir les vertus du chocolat, avant d'initier nos participantes "Femmes & Patrimoine" à un atelier d'initiation à la fabrication de truffes, mendiants et orangettes...







Viviane Clauss
Responsable Femmes et Patrimoine
Le 7 mars 2013, la Banque de Luxembourg accueille une conférence-débat organisée par la Fédération des Femmes Cheffes d'Entreprise et l'association Femmes Leaders, sur le thème "les différences, sources d'innovation".

La conférence sera animée par Abdu Gnaba, anthropologue qui expliquera que les différences ne sont pas des écarts à la norme, mais des sources d'innovation. Le Luxembourg a pour atout majeur sa diversité. C'est sa chance, son moteur et même, sa condition de survie.
La conférence débutera à 18h30, 14 bd Royal, Luxembourg. Parking sur place
N'hésitez pas à vous inscrire : info@femmesleaders.eu ou info@ffcel.lu
Dessine-moi l'éco revient sur la notion de "mur budgétaire" et ses conséquences sur l'économie. Qu’est-ce que le "mur budgétaire" ? Quelles sont ses conséquences sur le déficit et sur la dette des États-Unis ? Comment les États-Unis ont-ils réagi ?
Dessine-moi l'éco est une série de videos réalisées en partenariat avec Le Monde et Les Journées de l'Economie, expliquant l'actualité économique sans parti-pris.
Viviane Clauss
Responsable Femmes et Patrimoine
24ème Midi de la microfinance jeudi 14 mars 2013 - L'Impact Investing est le dernier-né sur la scène des investissements. Le terme est récent, mais la pratique à laquelle il se réfère n’est pas nouvelle. D'ailleurs, la microfinance peut être considérée comme une forme d'Impact Investing avant la lettre. Qu’est-ce que l’Impact Investing aujourd'hui et comment peut-on mesurer les effets réels qu'il a sur nos sociétés ?

Harry Hummels est professeur d’Ethique, d'Organisations et Société à l’Université de Maastricht et Managing Director de SNS Impact Investing. Il est également actif auprès du "European Liaison for Global Impact Investing Network (GIIN)". Il partagera sa longue expérience en Impact Investing lors du 24ème Midi de la microfinance à Luxembourg le jeudi 14 mars.
Organisés par ADA en partenariat avec la Banque de Luxembourg et avec le soutien de la Coopération Luxembourgeoise dans le but de sensibiliser le public sur le thème de la microfinance, les Midis de la microfinance sont l’occasion de traiter d’un thème précis faisant l’actualité du secteur.
Inscrivez-vous sur le site dédié aux Midis de la microfinance :
midi.microfinance.lu et retrouvez toutes les informations sur
ce prochain évènement.
NB : La conférence sera donnée en anglais.
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
Notre attention se tourne aujourd’hui vers la femme et ses besoins en termes de gestion de patrimoine. Sont-ils spécifiques ? Face à la gestion de leurs finances, leur attitude est-elle différente de celle des hommes ? Sandy Oestreicher-Wewer, Conseillère Femmes & Patrimoine, à la Banque de Luxembourg nous en dit plus.

Sandy Oestreicher-Wewer : L’évolution du cadre familial et social a changé fondamentalement la relation avec le banquier. Il y a quelques dizaines d’années, nos clients venaient souvent en couple se faire conseiller. Aujourd’hui, nous avons davantage de comptes détenus par un titulaire unique, que de comptes joints ! Et un tiers des comptes est aujourd’hui détenu par une femme. Nous sommes régulièrement sollicités sur des questions qui vont au-delà des placements et abordent la planification patrimoniale. Un événement imprévu peut soulever des questions et de nouveaux besoins : changement professionnel ou familial - mariage, enfants, divorce, deuxième union, retraite, décès d’un proche, héritage... Les femmes prennent conscience de l’importance d’organiser et de planifier le plus tôt possible leur patrimoine lors de ces étapes de la vie.
S. O. W. : A la différence des hommes, les femmes parlent très librement de leurs situations et de leurs émotions. En retour elles attendent un conseil personnalisé et n’hésitent pas à dire quand elles ne comprennent pas quelque chose. La plupart d’entre elles ont tendance à placer leur argent dans une logique de « projets » avec une vision long terme. Elles ont donc besoin d’être en face de quelqu’un qui les comprenne, se mette à leur place et en qui elles peuvent avoir confiance. Ce ne sont pas les produits qui les intéressent mais bien l’importance que nous accordons à la relation. La posture de la Banque se prête particulièrement à cette démarche, puisque cet accompagnement et cette écoute sont déjà inscrits dans notre démarche relationnelle avec nos clients.
Cependant femmes et hommes ont finalement des besoins relativement proches : créer des produits spécifiquement féminins n’est donc pas nécessaire. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’est un accompagnement pour marier, par exemple, un projet de congé sabbatique avec une solution d’épargne, une carrière à épisodes avec une expertise sur les retraites, une dimension éthique de leurs investissements et un rendement financier, ou encore une famille recomposée avec les meilleures stratégies de transmission de patrimoine? Femmes & Patrimoine offre donc une réponse à ces situations.
S. O. W. : Nos clientes, à qui l’on donne la possibilité de choisir, souhaitent en majorité être conseillées par des femmes. Notre équipe "Femmes & Patrimoine", composée à 70% de femmes, répond à des thématiques clés. Prenons l’exemple des retraites. Le cas des femmes est très particulier car ce sont elles qui ont les carrières les plus fractionnées avec des périodes d’interruption, des périodes de travail à temps partiel etc… avec l’espérance de vie la plus longue. Au Luxembourg, 38,3% des femmes ont opté pour une pause carrière ou un temps partiel suite à l’arrivée des enfants, contre 2,7% des hommes. Conseiller une femme dans ces choix patrimoniaux implique donc des connaissances pointues alliées à une écoute particulière.
S. O. W. : L’originalité du programme "Femmes & Patrimoine" réside également dans cet effort d’information et de partage des savoirs que nous mettons en place pour nos clientes, au travers d’ateliers thématiques à l’heure du déjeuner délivrés par des experts de la Banque de Luxembourg et de conférences du soir sur des thèmes prioritaires pour les femmes.
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Sandy Oestreicher-WewerConseillère banque privée |
Guy Wagner, chief economist à la Banque de Luxembourg, aborde en quelques mots la gestion de vos avoirs dans le contexte actuel des marchés financiers.
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Tanguy Kamp, gérant de portefeuille à la Banque de Luxembourg, explique que la zone euro ne pourra probablement pas subsister dans sa forme actuelle, compte tenu du creusement des inégalités entre les pays. Il commente l’actualité économique et financière.
Tanguy Kamp, Portfolio Manager, Banque de Luxembourg
Paperjam.TV : Chronique financière (29 novembre 2012)
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Tout savoir sur la microfinance : comment les prêts sont-ils octroyés, quels en sont les services et les objectifs ? Une animation pour définir, en quelques images, comment fonctionne le principe de microfinance...
La microfinance peut être définie comme un ensemble de produits et services financiers destinés à des personnes exclues des circuits bancaires traditionnels. Grâce à la microfinance, ces dernières peuvent bénéficier de services leur permettant de financer leurs activités, d’épargner, de subvenir aux besoins de la famille et de se protéger contre les risques de la vie courante.
Pour octroyer des microcrédits à des emprunteurs qui, généralement, ne disposent d’aucune garantie de remboursement, les institutions de microfinance ont recours à des méthodes qui ont été testées et développées au cours des trente dernières années. Les expériences menées dans différents pays du Sud ont démontré qu’en microfinance, le taux moyen de remboursement des crédits avoisinait les 100 %.
La microfinance ne se limite pas au microcrédit, elle comprend tout un éventail de services : assurances, produits d’épargne, transfert d’argent, etc.
La microfinance a pour vocation de donner un coup de pouce à des personnes vulnérables socialement et économiquement, afin de leur rendre dignité et autonomie. Avec ces services, les bénéficiaires peuvent assurer des rentrées d’argent plus importantes et, surtout, plus régulières. Ainsi, les ménages épargnent davantage, peuvent contracter une assurance-santé, améliorer leur habitat, inscrire les enfants à l’école, etc. Ils gèrent leur vie de façon autonome, et sont les acteurs de leur propre développement.
Source : Appui au Développement Autonome (ADA).
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
Dans le cadre de la monnaie unique, quels sont les modèles en Europe qui sont les plus efficaces ? Une harmonisation est-elle indispensable ?
Dessine-moi l'éco par Sydo, une collection de vidéos pour expliquer les grands concepts de l'économie, en partenariat avec LeMonde.fr
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Mettre ses enfants à l’abri du besoin est une préoccupation importante pour chaque parent. Mais quand on épargne pour eux, mieux vaut se poser les questions essentielles pour trouver les solutions d'épargne et de gestion adaptées à leurs besoins actuels et futurs.
En grandissant, les enfants reconnaissent la nécessité de maîtriser leurs dépenses et de prévoir l'avenir. Certains établissent un budget, d’autres déclarent mettre de l'argent de côté de façon régulière ou ponctuelle. Quand ils parlent d’épargne, il ne s’agit pas de l’épargne classique, c’est-à-dire renoncer délibérément à certaines dépenses afin de pouvoir parer aux coups durs. Aux yeux des jeunes, économiser, c’est en priorité financer un projet précis : le permis de conduire, l’achat d’un scooter... Mais est-ce suffisant pour préparer leur avenir convenablement et leur constituer un capital de départ ?
Pour aider ses enfants à poursuivre leurs études post-secondaires, acheter leur première voiture ou encore devenir propriétaire de leur bien immobilier, deux solutions d’épargne sont proposées : le Compte Epargne et le Plan d’Epargne. Leurs points communs ? Offrir la flexibilité d’investir à son rythme le montant de son choix à la fréquence souhaitée (versement régulier ou ponctuel) et de bloquer le capital jusqu’à la majorité de l’enfant, et au-delà si souhaité.
Avec le Compte Epargne, parents et enfants ont la possibilité de mettre de l'argent de côté. Doté d’un taux d’intérêt avantageux, le Compte Epargne est l’instrument idéal pour placer tout ou partie de leur argent de poche et faire fructifier cette somme en attendant qu’ils puissent gérer leurs comptes eux-mêmes. « Ma fille aînée reçoit une somme d’argent importante à Noël. Je lui laisse la possibilité de dépenser une partie de cet argent à sa guise. Elle dépose le reste sur son Compte Epargne, avec l’aide de son Conseiller, pour ses futurs projets », cite une cliente de la Banque de Luxembourg, maman de deux enfants.
Le Plan d’Épargne, quant à lui, est une alternative à l’épargne classique et offre un potentiel de rendement supérieur. Il permet de placer une épargne de façon récurrente dans un fonds d’investissement de la Banque de Luxembourg, fonds préalablement sélectionné par les parents pour le compte de leurs enfants.
Cette solution d’épargne donne ainsi accès au savoir-faire en gestion patrimoniale de la Banque, régulièrement primée pour la régularité des performances et le souci de préservation du capital à moyen et long terme.
Les conseillers de la Banque de Luxembourg sont attentifs à tous les membres la famille et notamment les enfants. Ils sont donc à même de leur proposer une offre aux différentes étapes de leur vie et ceci quel que soit leur âge. De la gestion au quotidien, à la constitution d’une première épargne, puis plus tard pour le financement de leurs projets. Prendre le temps d’expliquer, les inviter à des événements, les considérer avec la même attention que les autres clients, les recevoir dans un espace conçu pour eux : voici la ligne directrice que s’est fixée la Banque de Luxembourg pour guider ses jeunes clients dans la gestion de l’argent et de l’épargne.
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Sandy OestreicherConseillère Banque Privée |
Art plastiques, architecture, musique, danse : retrouvez quelques dates clés pour le dernier trismestre culturel 2012. Depuis septembre, de nombreuses institutions muséales et centres d’art mettent en valeur la création au Luxembourg.
Atelier Luxembourg
Mudam – The Venice Projects 1988 – 2011
06.10.12 - 20.01.13
Depuis septembre, de nombreuses institutions muséales et centres d’art mettent en valeur la création au Luxembourg. Longtemps situé en marge des courants artistiques dominants, le Grand-Duché est devenu un centre dynamique dès la fin du XXe siècle. En témoigne le Lion d’or du meilleur pavillon national remis à Su-Mei Tse à la Biennale de Venise, en 2003. Le Mudam propose de jeter un regard rétrospectif sur les 12 derniers projets créés pour le Pavillon luxembourgeois de Venise. Le Musée national d’histoire et d’art expose quant à lui la participation luxembourgeoise de 1956, tandis que le Casino Luxembourg présente la scène artistique d’aujourd’hui avec Making of. Les centres d’art Dominique Lang et Opderschmelz, le Centre national de l’audiovisuel et le Musée d’histoire de la ville participent également à ce projet. www.mudam.lu
Biennale d’architecture de Venise
Jusqu’au 25.11.12
À Venise, précisément, la Fondation de l’architecture et de l’Ingénierie Luxembourg organise et coordonne la contribution nationale à cet autre grand rendez-vous que constitue la Biennale d’architecture. L’objectif de la contributionluxembourgeoise est de présenter des projets susceptibles de tenir compte des discussions actuelles autour des sujets de l´environnement bâti sur le plan national, européen ou international ; mais aussi, d’animer, de stimuler et d’alimenter la discussion sur l’environnement bâti au Luxembourg. www.fondarch.lu
Luxembourg Festival 2012
03.10.12 – 27.11.12
Spectacles de danse de haut vol, opéras, concerts d’orchestre, récitals, stars du jazz ou de la musique du monde vont se succéder à un rythme effréné en octobre et novembre, à l’occasion du Luxembourg Festival : les Ballets C de la B, Cecilia Bartoli, Martha Argerich et Kazushi Ono, Diana Krall et Sonny Rollins, Madredeus et Red Baraat sont quelques-uns des grands noms qui se produiront lors de ce festival, au Grand Théâtre et à la Philharmonie. www.luxembourgfestival.lu
Live at Vauban
16.11.12 –18.11.12
Il s’agit d’un patchwork de musiques colorées, dans une ambiance festive et chaleureuse que propose le festival Live at Vauban. Organisé depuis 17 ans par le Luxemburg City Tourist Office (LCTO), sa programmation est axée sur la musique du monde et il s’inscrit dans une volonté de développement culturel durable.
http://cms.liveatvauban.lu
Rainy Days
24.11.12 – 02.12.12
Le festival de musique contemporaine Rainy Days, dont la réputation a largement dépassé les frontières, met à l’honneur l’oeuvre de John Cage, cet « inventeur de génie » malicieux et excentrique, né à Los Angeles il y a 100 ans. En outre, Rainy Days 2012 innove en organisant le Toy Piano World Summit, la première rencontre des solistes de piano-jouet, de New York à Luxembourg. Quelques créations sont également à pointer, comme celles de Vadim Karassikov ou de James Clarke, pour ne citer qu’eux. www.rainydays.lu
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Dans le monde encore très masculin de la finance et de la banque, une attention particulière est portée aux femmes et à leurs besoins. Mais sont-ils spécifiques ? Leur attitude face à la gestion est-elle différente des hommes ? Explications avec Sandy Oestreicher, Conseillère Femmes & Patrimoine, à la Banque de Luxembourg.
L’évolution du cadre familial et social a fondamentalement changé la relation avec le banquier. Il y a quelques dizaines d’années, nos clients venaient souvent en couple se faire conseiller en matière financière. Aujourd’hui nous avons davantage de comptes détenus par un titulaire unique, que de comptes joints ! Et un tiers des comptes est aujourd’hui détenu par une femme. Nous sommes régulièrement sollicités sur des questions qui vont au-delà des placements et abordent la planification patrimoniale. Un événement imprévu peut soulever des questions et de nouveaux besoins : changement professionnel ou familial - mariage, enfants, divorce, deuxième union, retraite, décès d’un proche, héritage… Les femmes prennent conscience de l’importance d’organiser et de planifier le plus tôt possible leur patrimoine lors de ces étapes de la vie.
A la différence des hommes, les femmes parlent très librement de leurs situations, de leurs émotions et de leurs projets. En retour elles attendent un conseil personnalisé et n’hésitent pas à dire quand elles ne comprennent pas quelque chose. La plupart d’entre elles ont tendance à placer leur argent dans une logique de « projets » avec une vision long terme. Elles ont donc besoin d’être en face de quelqu’un qui les comprenne, se mette à leur place et en qui elles peuvent avoir confiance. Ce ne sont pas les produits qui les intéressent mais bien l’importance que nous accordons à la relation. La posture de la Banque se prête particulièrement à cette démarche, puisque cet accompagnement et cette écoute sont déjà inscrits dans notre démarche relationnelle avec nos clients.
Mais femmes et hommes ont finalement des besoins relativement proches : créer des produits spécifiquement féminins n’est donc pas nécessaire. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’est un accompagnement pour marier par exemple un projet de congé sabbatique avec une solution d’épargne, une carrière à épisodes avec une expertise sur les retraites, une dimension éthique de leurs investissements et un rendement financier, ou encore une famille recomposée avec les meilleures stratégies de transmission de patrimoine. Femmes & Patrimoine offre donc une réponse à ces situations.
Nos clientes, à qui l’on donne la possibilité de choisir, souhaitent en majorité être conseillées par des femmes. Notre équipe Femmes & Patrimoine, composée à 70% de femmes, répond à des thématiques clés. Prenons l’exemple des retraites. Le cas des femmes est très particulier car ce sont elles qui ont les carrières les plus fractionnées avec des périodes d’interruption, des périodes de travail à temps partiel etc… avec l’espérance de vie la plus longue. Au Luxembourg 38,3% des femmes ont opté pour une pause carrière ou un temps partiel suite à l’arrivée des enfants, contre 2,7% des hommes. Conseiller une femme dans ces choix patrimoniaux implique donc des connaissances pointues alliées à une écoute particulière.
L’originalité de Femmes & Patrimoine réside également dans cet effort d’information et de partage des savoirs que nous mettons en place pour nos clientes, au travers d’ateliers thématiques, à l’heure du déjeuner délivrés par des experts de la banque, et des conférences du soir sur des thèmes prioritaires pour les femmes. Pour aller encore plus loin, ce blog www.femmesetpatrimoine.lu est accessible à tous pour poser des questions et s’informer de l’actualité dans divers domaines d’expertise.
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Sandy OestreicherConseillère Banque Privée |
Durant la petite enfance, l’argent est principalement géré par les parents. Vers 12 ans, les besoins des enfants évoluent et leur attitude à l’égard de l’argent commence à changer. C’est l’âge auquel ils peuvent prétendre ouvrir un compte bancaire et débuter dans la gestion de leur argent de poche. En tant que parents, nous nous demandons généralement : mais comment les accompagner à bon escient ?
Plus de 3 mineurs sur 4 reçoivent régulièrement de l’argent de poche. À mesure qu’ils grandissent et deviennent adolescents, l’envie d’indépendance et de consommation se fait plus pressante. Les adultes ont tendance à croire que les jeunes ne connaissent pas la valeur de l’argent. À tort ! « Immergés dans la société de consommation, les jeunes ont une perception assez fine du coût de la vie. Ils savent estimer précisément le prix des biens qui les concernent directement, tels un ordinateur portable, une tablette numérique, une soirée au cinéma ou encore une veste de marque », explique Abdu Gnaba, anthropologue et fondateur du cabinet d’analyses comportementales Sociolab. Mais, pour réaliser leurs envies, encore faut-il pouvoir accéder librement à son argent. La possession d’une carte de débit constitue un besoin central pour les adolescents. « Cela marque l’entrée dans la vie adulte et matérialise l’appartenance à l’institution bancaire. Ils sont fiers de se voir confier cet outil utilisé également par leurs aînés », ajoute l’anthropologue. Mais la relation que les jeunes entretiennent avec l’argent va au-delà de l’hédonisme : ils considèrent l’argent comme un moyen d’action et de reconnaissance. « Les jeunes de la tranche 12-18 ans ont conscience que l’argent leur permet de s’affirmer socialement et de s’émanciper : c’est un moyen fort et important de la construction de l’identité sociale. Pour eux, maîtriser l’argent et savoir le gérer est un symbole de maturité et de liberté », confirme-t-il.
Plus l’âge augmente, plus les jeunes ont tendance à ne pas conserver leur argent à la maison, mais à le déposer en banque, afin d’être accompagnés dans leur apprentissage de l’argent. Ils reconnaissent assez tôt la nécessité de maîtriser leurs dépenses et de prévoir l’avenir. Certains établissent un budget, d’autres déclarent mettre de l’argent de côté de façon régulière ou ponctuelle. Quand ils parlent d’épargne, il ne s’agit pas de l’épargne classique, c’est-à-dire renoncer délibérément à certaines dépenses afin de pouvoir parer aux coups durs. Non, aux yeux des jeunes, économiser, c’est en priorité atteindre des objectifs d’épargne précis, pour le permis de conduire ou l’achat d’un scooter. L’écart entre un jeune de 12 et de 18 ans est notable du point de vue de la maturité, des connaissances ou de l’expérience financière. Cependant leurs besoins bancaires restent proches : accéder à leur argent de poche et pouvoir le gérer. « Un banquier doit s’intéresser à notre vie, pas chercher à nous attirer à tout prix par des offres qui ne nous correspondent pas » témoigne Mathis, 14 ans. En outre, contrairement aux idées reçues, leur utilisation des médias digitaux ne se fait pas détriment du courrier papier. « Je consulte mes comptes sur mon Smartphone mais, en complément, j’apprécie de recevoir mon relevé de compte toutes les semaines. C’est à mon nom donc c’est à moi de gérer. On me considère comme les autres clients adultes et c’est ce que j’attends de ma Banque », précise Louise, 17 ans.
Les conseillers de la Banque de Luxembourg accompagnent leurs clients sur l’ensemble de leurs projets financiers et patrimoniaux. Mais pas seulement. À l’écoute de leurs besoins, ils sont également attentifs à ceux de tous les membres la famille et plus spécifiquement de leurs enfants. Ils sont donc à même de leur proposer une offre en réponse à leurs attentes, aux différentes étapes de leur vie et quel que soit leur âge : de la gestion au quotidien à la constitution d’une première épargne, puis plus tard pour le financement de leurs projets. Prendre le temps d’expliquer, les inviter à des événements, les considérer avec la même attention que les autres clients, les recevoir dans un espace conçu pour eux : voici la ligne directrice que s’est fixée la Banque de Luxembourg pour guider ses jeunes clients dans la gestion de l’argent et de l’épargne.
Pour plus d'informations, consultez le site www.banquedeluxembourg.lu Rubrique Jeunes
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Luc WagnerConseiller Jeunes |
Venez nombreux à la journée « La philanthropie ça marche ! » qui se donne pour objectif d’informer, d’enthousiasmer et d’inspirer toutes celles ou ceux qui souhaitent s’impliquer en faveur de causes d’intérêt général.
Organisée à l’initiative de la Banque de Luxembourg, en partenariat avec l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte et la Fondation de Luxembourg, cette fête de la philanthropie et du mécénat d’entreprise réunira au Centre culturel de rencontres abbaye de Neumünster des philanthropes, des bénévoles, des organisations bénéficiaires et des entrepreneurs s’investissant pour le bien commun.
Tous témoigneront de leurs expériences parfois étonnantes, de leurs réussites comme de leurs échecs, d’engagements surprenants ou bouleversants et apporteront autant d’illustrations sur la façon de s’engager, d’initier des projets, de trouver plaisir et sens à leurs actions philanthropiques.
Parmi les intervenants à retenir lors de cette journée de rencontre, Runa Khan, la fondatrice de Friendship Bangladesh qui a été dernièrement désignée lauréate de l'édition 2012 du Schwab Foundation Social Entrepreneur Award. Son organisation, fondée sur les valeurs humanistes fondamentales, apporte un appui aux communautés les plus pauvres et marginalisées vivant dans les zones fluviales du Bangladesh. L'action de Friendship est basée sur la compassion, la connaissance et l'expérience du terrain, le recours aux technologies modernes et l'adoption d'approches innovatrices. C’est forte de cette expérience de plus de 10 ans que Runa Khan aura le plaisir d’intervenir lors de cette journée de rencontres sur les opportunités à saisir et les écueils à éviter en tant que qu’organisation bénéficiaire (Atelier D1 de 11 à 12h), mais également sur sa vision de la microfinance ( Tribune libre de 16 à 17h) .
Autre oratrice de marque, Atalanti Moquette, qui est la co-fondatrice de « Given Women ». Ce réseau, impliqué dans la philanthropie en vue de l'autonomisation des femmes et la réduction de la pauvreté dans le monde, met en commun le temps, les connaissances et l’expérience professionnelle de femmes afin de « donner » de manière plus avisée et plus efficace. C’est à l’occasion de l’atelier « La philanthropie est-elle affaire d’argent ? » (Atelier A1 de 11 à 12h) qu’Atalanti Moquette reviendra sur d’autres manières de s’engager à travers la disponibilité et les compétences.
Avec cette journée, la Banque de Luxembourg poursuit son engagement dans la promotion de la philanthropie au Luxembourg. Initiés en 2008 avec le colloque « Saisir l’opportunité de la philanthropie au Luxembourg », les efforts de la Banque ont amené une évolution sensible du cadre de la philanthropie dans son pays : création d’une fondation abritante – la Fondation de Luxembourg –, nouvelles incitations fiscales, projet de loi sur les fondations, multiplication des conférences... La réalisation de projets philanthropiques est ainsi devenue plus aisée pour les particuliers.
Cette manifestation est ouverte au grand public qui, durant une journée, une demi-journée ou ne serait-ce qu’une heure, pourra assister aux exposés, ateliers et tables-rondes.
L’inscription gratuite se fait sur : www.philanthropie.lu
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Diane WolterConseiller en Philanthropie |
Investir dans l’immobilier est une bonne façon de diversifier son patrimoine, à condition de respecter certaines règles et d’opter pour une stratégie à long terme.
Dans le contexte économique actuel, il convient plus que jamais de diversifier son patrimoine. Les investissements traditionnels gardent la faveur des investisseurs, et les incertitudes pesant sur les marchés financiers les incitent davantage encore à investir dans des actifs liquides, transparents et parfaitement maîtrisés. En parallèle, investir dans la « pierre » se révèle de plus en plus être une alternative complémentaire en termes de placement à condition de l’intégrer dans un portefeuille déjà bien diversifié. Si le recours au crédit se présente comme le principal avantage d’un point de vue fiscal, d’autres paramètres et règles de base sont à prendre en considération avant tout achat immobilier.
Dynamique, le marché de l’immobilier luxembourgeois repose sur des fondamentaux sains. Depuis vingt ans, les prix affichent une progression annuelle de 8 à 10 % (1). Selon Patrick Kersten, fondateur et directeur général d’atHome.lu, site leader de l’immobilier au Luxembourg, la cote pourrait continuer à augmenter de 6 à 9 % par an d’ici 2020 (2) ; le prix d’une maison pourrait alors atteindre près de 900.000 euros, voire 1 million d’euros d’ici 2020 contre une moyenne de 600 000 euros aujourd’hui. De plus, selon les dernières projections du Statec, le nombre de résidents luxembourgeois devrait passer de 510.000 personnes à 630.000 d’ici 2030. Cet élément, conjugué à la baisse du nombre de personnes par ménage (57 % des ménages ne compteront qu’une à deux personnes d’ici 20 ans, laisse augurer un accroissement substantiel de la demande dans les années à venir. D’où l’intérêt de diversifier ses placements dans ce secteur en investissant à bon escient.
L'investissement à des fins locatives, une optique de long terme
L’investissement immobilier répond à des principes immuables et s’envisage nécessairement sur le long terme. Pour un ménage déjà propriétaire de sa résidence principale, ce qui est le cas de 68 % des habitants du Grand-Duché, un investissement à des fins locatives doit respecter quelques critères pour assurer le succès de sa rente future.
En premier lieu, l’emplacement du bien est un point essentiel. La ville de Luxembourg rassemblant 20 % de la population du pays et 40 % des emplois, l’investisseur concentrera ses recherches en priorité à Luxembourg-ville et dans sa proche périphérie (Kirchberg, Limpertsberg, etc.) ou encore dans une zone géographique dynamique comme celle du site d’Esch Belval, au sud de Luxembourg, qui de par son essor socio-économique, multiplie les quartiers urbains. Ensuite, concernant le choix du bien, la tendance sera plus pour un appartement qu’une maison, sachant qu’il correspond davantage à la demande actuelle et future. On privilégiera le neuf, avec une surface idéale comprise entre 70 et 80 mètres carrés et 35 et 45 mètres carrés s’il s’agit d’un studio. Plus qualitatif, le neuf intègre d’ores et déjà la norme de performance énergétique. Voué à devenir de plus en plus strict à l’avenir, cet élément n’est pas à négliger ; tout comme les charges impondérables de l’immeuble qui incombent à chaque propriétaire et sont susceptibles de grever le rendement du bien, ou au contraire, d’optimiser le volet fiscal de l’opération…
Un impact fiscal à ne pas négliger
L’impact fiscal intervient à toutes les étapes, de l’achat à la vente du bien. à l’achat, l’acquéreur doit ainsi acquitter des droits d’enregistrement et de transcription à hauteur de 7 % de la valeur du bien. Dans le cadre de la résidence principale, un abattement de 20 000 euros est accordé à chaque conjoint. À noter, également, que la résidence principale fait l’objet d’un loyer fictif calculé sur la valeur unitaire du logement. Les intérêts débiteurs sont déduits de ce revenu fictif. La déduction de ces intérêts est en général plafonnée, contrairement à la situation prévalant dans le cas d’un bien loué. Pour ce qui est d’une résidence secondaire, les intérêts débiteurs ne sont pas déductibles. Les revenus locatifs sont à déclarer par voie d’assiette. Comment amortir son investissement à des fins locatives ? Contrairement à la résidence principale, un bien acquis en vue d’être loué peut être amorti par son propriétaire selon un taux qui varie en fonction de l’année de construction de l’immeuble. Dans le cas d’un logement neuf, l’acquéreur peut, les six premières années, déduire un amortissement à hauteur de 6 % de la valeur de son investissement (hors terrain) et déduire ces charges de ses revenus locatifs. Pour illustration, si le prix d’achat du bien est
de 1 million d’euros, avec une part terrain de 200 000 euros, la base amortissable est donc de 800.000 euros. S’agissant d’un bien neuf, l’amortissement de 6 % s’élève à 48.000 euros. Les intérêts liés au crédit de 3 % sont de 30.000 euros. Les charges déductibles des revenus locatifs sont donc de 78.000 euros. Les revenus locatifs annuels (3.000 euros / par mois) sont estimés à 36.000 euros. Résultat, le déficit obtenu, à savoir – 42.000 euros, peut être imputé à d’autres revenus, comme le salaire, ce qui permet à l’investisseur de réduire davantage sa base imposable et d’augmenter le rendement de son investissement.
En cas de vente
S’il s’agit de la résidence principale de l’investisseur, la plus-value réalisée est exonérée d’imposition. En revanche, dans le cas d’un bien loué et revendu dans les deux ans suivant son acquisition, la plus-value est imposée par voie d’assiette au taux global. Si la vente de ce bien intervient après le délai de deux ans, la plus-value est calculée en tenant compte d’un coefficient de réévaluation du prix d’acquisition. En outre, un abattement de 50.000 euros, doublé en cas d’imposition collective, vient réduire la plus-value (cet abattement est utilisable une fois tous les dix ans). Une fois déterminée, cette plus-value est taxée au demi-taux global. S’ils ne doivent pas être la motivation première d’un achat immobilier, les aspects fiscaux peuvent augmenter son rendement et doivent être analysés avec la plus grande attention.
(1) Source Statec.
(2) Working paper, Patrick Kersten, 2011-11.
Sur le même thème :
Venez participer à la conférence " Réforme fiscale : quels impacts sur vos biens immobiliers en France ? " le mercredi 3 octobre prochain, à 18h30, en l'Auditorium de la Banque de Luxembourg.
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Plus de 40 boutiques de la rue Philippe II et de l’avenue de la Porte Neuve se sont associées pour vous proposer le jeudi 20 septembre, une soirée shopping haute en saveurs !
A l'initiave de M. Christopher Vanderfelt, Gérant de MUSE by... à Luxembourg-ville et avec le soutien de la Banque de Luxembourg, la soirée « les vignes-luxembourg 2012 », vous permettra de combiner la découverte des meilleurs millésimes sélectionnés par vos magasins préférés au plaisir du shopping nocturne de 18h00 à 22h00.

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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Le rapport annuel des Nations unies sur l’investissement étranger direct est un baromètre des flux. Il mesure notamment le succès des économies nationales dans l’attraction des investissements étrangers. Luxembourg est 4e mondial, mais il perd une place au profit de Singapour.
Selon le dernier rapport de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), qui vient d’être présenté à Genève, l’investissement étranger direct (IED) mondial perd de son dynamisme en 2012, mais les perspectives pour 2013 et 2014 restent, modérément, favorables.
Parmi les (nombreux) enseignements de ce rapport, il y a l’indice d’attraction des investissements étrangers directs. Il permet de mesurer le succès des économies nationales par rapport aux gros porteurs de capitaux et de projets étrangers, en niveau absolu et relativement à leur taille.
À cette aune, le Luxembourg fait toujours partie du Top 10 des pays les plus attractifs au monde. Mais il perd une place et glisse du podium. Le Grand-Duché est détrôné de sa troisième place, obtenue l’an passé, par Singapour, qui était 4e l’an dernier.
Les deux leaders ne changent pas : Hong Kong garde la plus haute marche, précédant une étonnante Belgique, toujours bien placée dans ces classements, tant au niveau des flux entrants que sortants.
Le Luxembourg, terre d’investissements étrangers, est aussi une source évidente, même si les cartes peuvent être un peu brouillées : les véhicules d’investissements sont luxembourgeois et pas nécessairement les fonds d’origine. Néanmoins, les tableaux concernant le transit des IED au Luxembourg démontrent des évolutions marquées ces dernières années.
Pour les années 2005-2007, la moyenne (en dollars) des flux sortants était 10 fois plus élevée que celle des flux entrants (30,34 milliards contre 3,38 milliards). Le rapport s’est largement inversé en 2009 : 22,4 milliards de flux entrants pour 7,5 milliards de flux sortants. 2010 a à nouveau renversé la vapeur. Et 2011 affiche une balance plus équilibrée : 17,5 milliards entrants et 11,7 milliards sortants.
À l’échelle planétaire, le World Investment Report 2012, sous-titré « Vers une nouvelle génération de politiques d’investissement » souligne d’abord l’augmentation des flux d’investissements étrangers en 2011 (+16 % en 2011), qui « ont ainsi dépassé le niveau moyen d’avant-crise (années 2005–2007), malgré les conséquences persistantes de la crise économique et financière globale et la crise actuelle de la dette en Europe ». Cependant, la résurgence de l’incertitude économique et la possibilité d’un ralentissement de la croissance dans les économies émergentes majeures « pourraient saper le dynamisme de l’IED en 2012 », prévient le rapport. La Cnuced prévoit que le taux de croissance de l’IED se ralentira en 2012, avec des flux atteignant un palier d’environ 1.600 milliards de dollars. Cette tendance est confirmée par les indicateurs avancés disponibles : la valeur des fusions-acquisitions internationales et des annonces de projets de création ou d’extension des capacités physiques, ont enregistré un recul au cours des cinq premiers mois de 2012.
Sources : www.paperjam.lu
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques

« La philanthropie ça marche »
La journée de tous ceux qui s’impliquent en faveur
de causes d’intérêt général
Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster
Lundi, 1er octobre 2012
En 5 ans, depuis le colloque « Saisir l’opportunité de la philanthropie au Luxembourg » organisé par la Banque de Luxembourg, le cadre de la philanthropie a sensiblement évolué dans notre pays : création d’une fondation abritante - la Fondation de Luxembourg – nouvelles incitations fiscales, projet de loi sur les fondations, multiplication des conférences …. La réalisation de projets philanthropiques est devenue plus aisée pour les particuliers. La prise de conscience de la société civile sur sa responsabilité sociétale se développe, mais reste en deçà de ce qu’elle pourrait être, faute d’une meilleure information de l’ensemble des parties-prenantes sur les façons d’agir et les bonnes pratiques existantes ou à mettre en place au Luxembourg. La journée « La philanthropie ça marche ! » se donne pour objectif d’informer, d’enthousiasmer et d’inspirer toutes celles ou ceux qui souhaitent s’impliquer en faveur de causes d’intérêt général.
Une journée durant, philanthropes, bénévoles, organisations bénéficiaires et autres acteurs engagés témoigneront de leurs expériences parfois étonnantes, de leurs réussites comme de leurs échecs, d’engagements surprenants ou bouleversants et apporteront autant d’illustrations sur la façon de s’engager, d’initier des projets, de trouver plaisir et sens pour au final montrer que « la philanthropie ça marche » vraiment. Tous les participants seront également invités à débattre des freins à l’engagement philanthropique et à réfléchir à ce qu’il reste à mettre en place pour favoriser davantage encore ce mouvement.
Cette journée sera ouverte à toutes celles et ceux, de « 7 à 77 ans », qui s’impliquent, donnent de leur temps ou argent ou mettent à disposition leurs compétences ; aux entreprises ayant adopté une politique de mécénat et celles qui souhaitent le faire ; à toutes celles et ceux, qui dans le cadre de leur profession ou au travers de leur savoir-faire et leur temps peuvent contribuer à la promotion de la philanthropie ; aux organisations bénéficiaires qui pourront témoigner des “best practices” au Luxembourg.
La Banque de Luxembourg est à l’initiative de cette journée dont la Présidence a été acceptée par M. Jacques Santer, Ministre d’Etat honoraire. Cette journée est une initiative nationale. Un partenariat a ainsi été proposé à deux acteurs incontournables de la philanthropie au Luxembourg, à savoir, l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte et la Fondation de Luxembourg. La journée se déroulera avec le soutien du Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster qui mettra à disposition ses locaux à titre gracieux et la complicité de la Fondation Roi Baudouin qui est à l’origine du concept de cette journée organisée par deux fois déjà en Belgique.
Pour de plus amples informations sur le programme de la journée, rendez vous sur www.philanthropie.lu
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Diane WolterConseiller en Philanthropie |
Vivre plus longtemps ne représente un progrès que si ces années gagnées sont des années de bien-être et d’indépendance. Il revient à chacun de planifier sa retraite le plus tôt possible pour vivre sereinement et ne pas être pris au dépourvu le moment venu. Mieux vaut donc anticiper !
Avec une espérance de vie de 85 ans contre 78 pour les hommes (1), les femmes sont promises à une retraite plus longue. Leur activité professionnelle est parfois moins linéaire : certaines d’entre nous ne travaillent pas, optent pour un emploi à temps partiel ou pour une pause carrière lorsqu’elles ont des enfants en bas âge. Ceci explique que notre situation financière à la retraite soit plus précaire que celle de nos homologues masculins.
Il est de ce fait essentiel de penser à préparer notre retraite dès notre entrée dans la vie active afin de maintenir notre niveau de vie. Force est de constater qu’une grande majorité d’entre nous ne cotise pas suffisamment pour bénéficier d’une pension légale confortable. Il est donc nécessaire d’anticiper cette période pour préserver notre autonomie financière dans la durée.
En février dernier, un projet de loi sur une réforme des retraites a été déposé, devant entrer en vigueur en 2013. L'âge légal a été maintenu à 65 ans, mais sur base de volontariat, les cotisants pourront repousser la limite à trois ans de plus, soit 68 ans. Aucun changement pour le nombre d'annuités : il faudra cotiser 40 ans pour avoir une retraite pleine. Autre point important pour les femmes: deux ans de cotisations seront payés par l'État et jusqu'à quatre ans d'interruption éducative pourront être pris en compte, sans cotisations. L'épargne privée, aussi encouragée par l’Etat par des mesures fiscales, prend donc un rôle de plus en plus important.
L'objectif est de compenser la différence entre le salaire et les pensions, légale et patronale. Dans tous les cas, plus tôt la constitution de ce capital pourra débuter, plus conséquent sera ce complément. « Nos clientes s’inquiètent de savoir si elles ont suffisamment cotisé pour prétendre à une pension légale satisfaisante. Notre rôle est de prendre en compte les imprévus pouvant remettre en question l’âge de leur départ à la retraite et de estimer quel capital elles devraient se constituer pour maintenir leur niveau de vie » explique Françoise Barthel, Conseillère banque privée, à la Banque de Luxembourg.
Différentes formules d’épargne adaptent les investissements en fonction de la sensibilité au risque et des objectifs de rendement. « Au fur et à mesure que vous approchez de l’âge de la retraite, le niveau de risque de vos investissements diminue, de façon à privilégier la sécurité, au moment où vous souhaitez disposer de votre capital », poursuit Françoise Barthel.
« La préparation de la retraite représente un des enjeux de notre programme sur-mesure Femmes & Patrimoine. Nos conseillers - spécialement formés sur les thématiques de la famille, des finances et du patrimoine au féminin – ont la volonté est de construire une relation privilégiée avec chacune de nos clientes, de les accompagner dans l’organisation de leur patrimoine tout au long de leur vie » conclut Viviane Clauss, Responsable du programme Femmes & Patrimoine.
(1) Source : IRDS, Institut de recherche et de documentation
en économie de la santé — 2010.
Françoise Barthel
Conseillère banque privée
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Viviane ClaussResponsable Femmes & Patrimoine |
L’incertitude plane toujours sur la capacité des dirigeants européens à faire preuve de cohérence et de cohésion pour sortir la zone euro de la crise dans laquelle elle s’est enfermée depuis deux ans.
Logiquement, les Bourses font preuve d’un grand attentisme alors qu’un n-ième sommet de la dernière chance se réunit. Avec à la clef, un regain de volatilité. Le scénario de 2011 paraît de plus en plus sur le point de se répéter cette année. L’an dernier, les marchés évoluaient dans une bande assez étroite de fluctuation, avant de corriger violemment durant l’été, marqué par 12 séances consécutives de baisse, du jamais vu. Fera-t-on pire en 2012 ?
Depuis l’an dernier, la crise de la dette, jusqu’ici contenue à des « petits » pays de la périphérie, s’est étendue à des poids lourds (Italie, Espagne). L’effet de domino se confirme. Mais les dominos sont de plus en plus gros. Face à des enjeux financiers croissants, on se demande si les dirigeants européens disposent des moyens suffisants pour éteindre un nouveau départ d’incendie.
Jusqu’ici, les débats sont figés entre les tenants de plus de croissance et d’une mutualisation des dettes à l’échelle européenne et ceux poussant vers plus de fédéralisme et de discipline budgétaire. Tout le monde a conscience que la survie de l’euro se joue en ce moment. Et tout le monde semble s’accorder sur la nécessité d’aller vers plus d’unité fiscale et sociale, ce qui veut dire plus d’intégration et des abandons de souveraineté. Mais le rythme des politiques est toujours trop lent par rapport à celui des marchés. Et l’intervention des banques centrales, sorte de respirateur artificiel de l’Europe et du monde, montre ses limites. Il faudra sans doute aller à de nouveaux pics de volatilité et une hausse des coûts d’emprunt insupportable pour les pays les plus endettés pour que des mesures d’urgence soit prises, en attendant que les mécanismes institutionnels (European Stability Mechanism) se mettent en route.
Or tout ceci n’intervient pas à un moment opportun. La croissance ralentit de manière inquiétante. Cela concerne toutes les économies, y compris la Chine où les autorités monétaires pourraient engager une politique monétaire plus accommodante. La confiance des agents économiques recule. La macro-économie et la politique manquent de clarté. Et cela commence à transparaître dans les comptes des entreprises ou dans leurs prévisions de résultats. Certains analystes envisagent des mouvements de révision en baisse des résultats compris entre 10% et 15%.
Réaction logique : les investisseurs sortent des marchés (baisse des encours en assurance-vie). Ils cherchent avant tout la protection de leur capital, plutôt que de jouer à vouloir capter les mouvements de balancier de la Bourse de plus en plus brefs et violents. Autant de facteurs qui promettent un été volatil et qui obligera les investisseurs à la plus grande vigilance.
Sources : Fabrice Cousté, Dogfinance, CMC Markets
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Ipsos Santé a effectué un sondage auprès de plus de 800 adolescents de 15 à 18 ans et plus de 800 adultes de 25 ans et plus. Voici quels en sont les enseignements...

85 % des ados considèrent avoir besoin des adultes alors que près des trois quarts des adultes sont persuadés que les jeunes n'ont pas besoin d'eux. Plus de la moitié des jeunes souhaiteraient nourrir plus d'échanges avec les adultes. 92 % des jeunes comptent prioritairement sur leur mère pour les aider à devenir adultes, devant leur père (74 %) et enfin leurs amis (58 %). Alors que les trois quarts des adultes pensent que les adolescents comptent d'abord sur leurs amis. La place du père semble contribuer au bien-être des ados : 83 % des jeunes qui se sentent bien citent leur père comme modèle contre 57 % des jeunes éprouvant un mal-être.
Les adultes ont tendance à être plus pessimistes sur le moral des adolescents qu'ils ne le sont eux-mêmes. Près des trois quarts pensent que les jeunes sont souvent mal dans leur peau contre 25 % des intéressés ! Et seulement le tiers des adultes pensent qu'ils se sentent bien à l'école contre 71 % des ados. En d'autres termes, les ados vont plutôt bien, mais les adultes, pessimistes, l'ignorent.
Selon le sondage, respect des valeurs, honnêteté et confiance en soi sont des valeurs que les jeunes d'aujourd'hui souhaiteraient se voir transmettre par leur entourage adulte. Mais très peu d'adolescents évoquent la confiance en soi parmi les valeurs apportées par leurs aînés. Celle-ci semble au contraire sapée par les angoisses de leurs parents.
Enfin, autre malentendu qui pollue les relations des adultes avec leurs ados : les nouveaux medias. Les jeunes déclarent être connectés en moyenne cinq heures trente chaque jour. Ils contactent en moyenne quinze amis par jour sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MSN. Mais, contrairement aux idées reçues, l'utilisation des nouveaux médias ne se fait pas au détriment d'échanges en face à face pour 84 % d'entre eux. Ils rencontrent physiquement deux fois plus d'amis par jour que les adultes (onze contre cinq) et consacrent deux heures trente en moyenne par jour à parler de visu avec eux, soit deux fois plus que sur les réseaux sociaux (une heure quinze en moyenne).
En savoir plus : www.lemonde.fr
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Une nouvelle forme d'investissement est en train d'éclore avec les fonds d'investissement à visée sociale : les encours dans ces fonds pourraient atteindre près de 400 milliards d'euros dans 10 ans… Le concept est séduisant : investir avec l'objectif d'avoir un impact social positif tout en bénéficiant d'un rendement financier.

Ces nouveaux fonds ont pour vocation de financer des entrepreneurs sociaux qui poursuivent une mission sociale tout en s'appuyant sur des activités commerciales pour générer tout ou partie des revenus nécessaires à leur fonctionnement. Ils se distinguent ainsi des fonds d'investissement socialement responsables (ISR) classiques qui ont aussi leur intérêt, mais consistent à choisir des sociétés qui respectent des critères éthiques au niveau social, environnemental...
Pourtant, les entrepreneurs sociaux ont encore aujourd'hui du mal à trouver les capitaux nécessaires au lancement puis au développement de leur projet. Il est donc indispensable que les fonds d'investissement, les entrepreneurs sociaux et les autorités publiques travaillent ensemble pour optimiser l'utilisation des ressources.
Autre challenge : changer la mentalité et les attentes des investisseurs, en valorisant l'impact social attendu des organisations dans lesquelles ils investissent au moins autant que le retour financier. Pour cela, la performance sociale des organisations dans lesquelles ils investissent devrait pouvoir être évaluée objectivement. Ce n'est pas toujours le cas. Il est essentiel que les entrepreneurs sociaux participent activement au développement d'outils d'évaluation.
Enfin, les autorités publiques ont, elles aussi, un rôle à jouer, en veillant à ce que l'environnement institutionnel facilite ces nouveaux types d'investissements. Pour ce faire, elles devront poser les bases d'un cadre juridique propice au développement d'entreprises qui transcendent la division classique entre le secteur commercial à but lucratif et le secteur social à but non lucratif. Ces formes d'organisations hybrides, qui poursuivent une mission sociale tout en s'appuyant sur des activités commerciales pour générer les revenus nécessaires à leur fonctionnement, ouvrent la voie à une nouvelle façon de concevoir l'économie. A nous tous, investisseurs, entrepreneurs, gouvernants et consommateurs, de créer les conditions nécessaires au succès de ces initiatives.
Sources : Julie Battilana, professeure associée, Harvard Business School, dans le Monde du 05.06.2012.
Pour en savoir plus : lire l'étude "Insight into the Impact Investment Market" menée par JPMorgan Social Finance et le Global Impact Investing Network.
A lire aussi sur le même thème :
- les initiatives de la Banque de Luxembourg en matière d'Impact Investing
- Investissement socialement responsable : quelle solution ?
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Viviane ClaussResponsable Femmes & Patrimoine |
Marchés volatils et crise obligent : les investisseurs continuent à privilégier les produits monétaires. En avril dernier plus de 14 milliards d’euros ont afflué vers des fonds du marché monétaire, une situation qui illustre bien les craintes des investisseurs pour des placements réputés plus dynamiques, comme les actions qui n'ont recueilli que 2 milliards sur le même mois.

Sur les 4 premiers mois de l'année ce sont également les fonds à revenus fixes qui ont eu la préférence des investisseurs avec un total de plus de 42 milliards avec une préférence pour les obligations d’État et d’entreprises hors Europe, notamment les obligations à haut rendement, les obligations d’entreprises en Livres Sterling, les obligations des marchés émergents. Les rendements sur la dette des entreprises et la dette des marchés émergents ont diminué à cause de la demande des investisseurs, mais leur rendement reste largement supérieur à un compte épargne classique. Ces instruments sont jugés moins risqués que des actions par les investisseurs et ils sont attractifs par rapport aux obligations d’État européennes. Le tableau ci-dessous présente les catégories à revenu fixe qui ont enregistré les afflux de capitaux les plus importants en avril.
En périodes d’incertitude, les fonds d’investissement qui combinent des actions, des obligations et d’autres actifs s’avèrent intéressants. Ils permettent de faire varier la part des actions et des obligations dans le portefeuille en fonction de la situation des marchés : un atout en période de marchés volatils sans perspective de tendance haussière à moyen terme. Ceci explique aussi pourquoi les fonds de la catégorie ‘Allocation EUR flexible’ soient plébiscités. Une situation que nous retrouvons aussi à la Banque de Luxembourg : le fonds BL-Global Flexible permet au gérant de faire varier l'allocation en fonction de ses convictions. Il sélectionne ensuite les entreprises de qualité qui sont les plus susceptibles d'offrir des performances sur le long terme et de lisser les effets de la volatilité induite par les marchés. Pour en savoir plus, consulter les performances du fonds sur www.blfunds.com.
Source : flux de capitaux Morningstar Direct
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Viviane ClaussResponsable Femmes et Patrimoine |
Venez nombreuses participer au 22ème Midi de la microfinance ce mercredi 04 juillet 2012 à 12h00 en l'Auditorium de la Banque de Luxembourg. Le sujet de cette rencontre portera sur l’impact de la révolution du jasmin sur la microfinance en Tunisie.
La révolution tunisienne de 2010-2011 a mis en lumière l’ampleur des problématiques socio-économiques du pays : pauvreté, chômage et disparités régionales énormes. On estime que 2,5 à 3 millions de Tunisiens sont exclus du système financier classique. Ils n’ont aucun recours à l’épargne, l’assurance, le crédit ou les transferts d’argent.
La microfinance est-elle un outil pertinent pour contribuer à un développement économique régional équilibré et durable de la Tunisie ? Michael Cracknell et Semia Raggad partageront l’expérience d’enda inter-arabe, pionnière de la microfinance et ONG de 1er plan en Tunisie.
En collaboration avec la Banque du Luxembourg
et la Banque Européenne d'Investissement
Avec le soutien du MAE - Direction de la Coopération
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Michèle AndresSuivi des tendances socio-économiques |
Portefolio Manager à la Banque, Fanny Nosetti revient sur les élections législatives en Grèce, sur le plan d’aide accordé aux banques espagnoles et sur les modalités envisagées dans le cadre d’une union bancaire européenne.
Fanny Nosetti, Portfolio Manager, Banque de Luxembourg
Paperjam.TV : Chronique financière (14 juin 2012)
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Fanny NosettiGestionnaire de portefeuilles |
Le secteur du luxe est plus porteur que jamais selon une étude de l’observatoire italien Altagamma associé au cabinet Bain&Co, parue en mai 2012.
Le ralentissement observé en 2009 est déjà loin, grâce notamment à la consommation des pays émergés. Avec une croissance de de 6% à 7% en 2012 au niveau mondial, le secteur est porté par la Chine (qui est passée de 18 à 22% de la part mondiale), puis de l'Inde (20%), du Brésil et de la Russie. Une situation qui est favorable à la France et à l'Italie, principaux producteurs avec les marques LVMH (Louis Vuitton, Dior…) et PPR (Gucci, Bottega Veneta, Balenciaga…) en France, Prada, Zegna et autres Tod’s en Italie. Les autres grands du secteur sont américains (avec notamment le joaillier Tiffany’s et Ralph Lauren) et suisses (le groupe Richemont, et les montres).

Avec 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 31 milliards en France pour 2012, dont 84% à l’exportation, le Luxe emploie directement et indirectement, 800.000 personnes en Europe ; des profils pointus dans la maroquinerie notamment. Le secteur a su diversifier son offre de produits et de services et séduire ainsi à la fois les nouveaux consommateurs du luxe avec les accessoires (lunettes, parfums, chaussures…) ; et les clients les plus aisés qui souhaitent des produits sur mesure, personnalisés… (vêtements, sacs, meubles, bijoux, voitures…).
Rien d’étonnant dans ces conditions que les marques de luxe suscitent des convoitises entre groupes. LVMH, le plus gros acteur du secteur, multiplie ainsi les acquisitions à prix d’or, comme, récemment, celle du joaillier italien Bulgari. Un certain nombre d’acteurs chinois ou moyen-orientaux rachètent eux les marques à la recherche de fonds pour se développer, comme Sonia Rykiel, reprise par le groupe chinois Fung Brands, déjà acquéreur de Cerruti et de Robert Clergerie. Prada pour sa part a enfin concrétisé son entrée en Bourse, à Hong Kong. Quant aux marques indépendantes, comme Armani, elles font l’objet de convoitises à peine voilées, que le fondateur, Giorgio Armani, se fait un plaisir de démentir régulièrement. De quoi alimenter l'intérêt des investisseurs et des consommateurs et de supposer que le luxe a encore de beaux jours devant lui…
Voir l'article complet de Marie-Laure Cittanova sur www.emploiparlonsnet.fr
Viviane Clauss
Responsable Femmes et Patrimoine
Après une aventure de 15 jours dans le désert marocain, Nathalie Doyen et Julie Kohlman - représentant le Luxembourg au Rallye des Gazelles - ont remporté la 38ème place au classement général et la 2ème en eco-conduite. Retour en images sur cette course entre le Haut Atlas et le Sahara…
Cette 22ème édition 100% féminine du Rallye des Gazelles a réuni plus de 150 équipes de 33 nationalités différentes. Nos gazelles ont remporté la 38ème place au classement général et la 2ème place en eco-conduite.
« Il était important pour nous de nous battre jusqu’au bout pour atteindre le meilleur classement. Nous sommes particulièrement fières de cette 2ème place en éco-conduite », témoigne Julie.
Le Rallye des Gazelles est la seule épreuve mécanique intégrant des paramètres d’éco-conduite dans le classement général et l’unique à publier un bilan environnemental complet et exhaustif.
« Il ne suffit pas uniquement d’effectuer un parcours en un minimum de kilomètres dans un temps imparti, mais également de limiter son empreinte carbone. Conduire de manière responsable permet de restreindre ses émissions de CO2. Cette attitude devrait être adoptée par tous, au quotidien », complète Nathalie.
L’eco-conduite répond à une norme environnementale attribuée au Rallye (certification ISO 14001). Cette valeur est partagée par tous les participants, dont l’objectif est de conduire de manière souple, de diminuer leur consommation de carbone et de ménager la mécanique.
4 critères pour mesurer l’éco-conduite et départager les équipes :
Ces informations sont relevées quotidiennement via un boitier installé sur le tableau de bord des véhicules . Il permet de signaler une conduite agressive et donc d’établir un score d’éco-conduite quotidien, puis général. « Les vitesses excessives sont sanctionnées. Si par exemple une équipe dépasse les 80 km/h, elle se verra pénalisée et sanctionnée par des points. Le prix du Challenge de l’éco-conduite revient aux trois équipes ayant émis le moins de CO2 et ayant le moins de points au total », explique Julie.
Combiner course et éco-conduite, c’est aussi cela le Challenge du Rallye des Gazelles.
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Défis environnementaux et sociaux, crises économiques et financières… Convaincus que la création de valeur à long terme ne s’évalue pas seulement selon des critères financiers, nombreux sont ceux qui envisagent désormais leurs investissements sous l’angle éthique et socialement responsable.
Faire fructifier son épargne, c’est bien. Intégrer une dimension responsable, c’est encore mieux ! À l’écoute de ces tendances - dans le cadre de ses activités liées à la philanthropie, au monde des associations, des fondations et à celui de l’impact investing - la Banque de Luxembourg offre à ses clients des solutions d’investissement dites responsables. « Nous pensons que les domaines de l’investissement socialement responsable en général et de la microfinance en particulier disposent aujourd’hui de la maturité nécessaire pour être progressivement intégrés dans les portefeuilles de nos clients qui souhaitent combiner rendement financier et impact social ou environnemental », explique Philippe Depoorter, Secrétaire Général à la Banque de Luxembourg.
En réponse aux différents objectifs, de nombreuses solutions de placements existent. Afin de soutenir un développement équilibré et durable de son investissement sans en compromettre le rendement, il est possible d’investir dans des fonds à thèmes - les énergies renouvelables ou encore l’écologie - ou des fonds d’actions internationales intégrant une démarche éthique, comme c’est le cas pour le fonds BL-Equities Horizon de la
Banque de Luxembourg. Si l’objectif est de donner une partie de son patrimoine à une cause d’intérêt général, il est opportun de se tourner vers la philanthropie, qui permet d’effectuer un don et de s’engager pour le bien public. Enfin pour répondre à celles et ceux qui souhaitent atteindre en plus un impact social mesurable, la microfinance est à privilégier, car elle représente un des moyens d’investir de façon responsable, en alliant
Rendement financier et impact social. « Le fonds BL-Microfinance SIF investit principalement dans des institutions de microfinance et plus particulièrement dans des réseaux de microfinance ciblant une clientèle féminine », ajoute Jean-Philippe Dongé, gestionnaire du fonds.
La microfinance consiste à développer des produits d’épargne, des solutions d’assurance ou d’accorder des prêts de montants relativement faibles, à des personnes qui n’ont pas accès au système bancaire traditionnel. Elles peuvent ainsi bénéficier de services leur permettant de financer leurs activités, d’épargner, de subvenir aux besoins de leur famille. Les fonds de microfinance accordent entre autres des prêts aux institutions de microfinance (IMF), qui en retour accordent des prêts de très petite taille aux microentrepreneurs. La rentabilité des IMF est stable dans le temps : le taux de recouvrement est plus élevé que dans l’économie traditionnelle (près de 95 %), les emprunteurs sont loyaux et souscrivent généralement à plusieurs prêts consécutifs, de courte durée, afin de respecter leur capacité de remboursement et réaliser leurs projets progressivement.
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
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Diane WolterConseiller en Philanthropie |
Mère ou manager, faut-il choisir ? Elever ses enfants tout en continuant à travailler n’est pas toujours évident ...C'est le thème de prédilection de Marlène Schiappa, auteur du guide pratique "Maman travaille ».

Voici un guide concret pour toutes les femmes qui concilient au quotidien leur vie professionnelle et leur vie de famille, et qui ne veulent pas négliger l'une au profit de l'autre.
On y découvre des conseils de mères actives (Quel mode de garde ? Comment préparer son départ en congé maternité et son retour au bureau ? Comment faire évoluer sa carrière dans le bon sens ? Concilier votre vie de maman, femme et femme active ?), des chiffres clés, des bonnes pratiques de l’étranger ou de France, des pistes de réflexion et interventions d’experts.
L’idée n’est pas de livrer du prêt-à-penser mais au contraire de faire part de ce qui existe pour permettre à chacune de trouver son propre chemin. L’objectif est de dédramatiser, de déculpabiliser mais aussi de poser des questions de fond plus profondes sur la politique publique, la médecine du travail ou l’égalité des sexes.
« L'importance accordée à la conciliation carrière / famille a été mesurée au cours d'une enquête par le ministère du Travail. À la question « Quel est le critère primordial dans le choix d'un métier pour votre enfant ? » 82% des parents répondaient : « Un métier permettant de concilier harmonieusement une vie de famille et une vie professionnelle ». Devant l'intérêt, la rémunération, la sécurité de l'emploi et même les possibilités d'évolution !
Si 81 % des femmes de 25 à 49 ans sont actives, seules 65 % des mères avec un enfant de moins de 3 ans maintiennent leur activité professionnelle. Au premier anniversaire du premier enfant, les statistiques remontent et près de 80 % des mères se déclarent actives (en activité professionnelle rémunérée ou en recherche d'emploi). Mais parmi ces 80 %, beaucoup ne travaillent plus à plein temps « comme avant » : télétravail, temps partiel, auto-entreprenariat... »
Bonne lecture !
Vous avez des questions ayant trait à la famille, ou plus précisément concernant vos enfants ? Contactez nos conseillères qui vous proposeront des solutions d'épargne et de gestion adaptées pour leur constituer un capital de départ, leur apprendre à gérer et préparer leur avenir mais également pour les aider à démarrer dans la vie.
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
La conférence « Responsible Investing » de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI), qui s’est tenue le 10 mai 2012 à la Chambre de Commerce, a connu un vif succès avec plus de 200 participants. Pour la première fois, les deux thèmes de la Microfinance et du « Social Responsible Investment » ont été abordés lors d’une même conférence.
De grands acteurs luxembourgeois et internationaux ont, tout au long de cette journée d’échanges, fait un état des lieux du paysage des fonds responsables en Europe : besoins et attentes des investisseurs ; situation actuelle et nouvelles tendances en matière de microfinance ; fonds environnementaux investissant dans les énergies renouvelables et les technologies d’efficience énergétique ; fonds éthiques ou encore, le nouveau projet de règlementation de la Commission Européenne portant sur les Fonds d’entrepreneuriat Social et la proposition luxembourgeoise pour la création d’un cadre réglementaire d’une Société d’Impact.
Ses Altesses Royales, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ont fait l’honneur de participer à cette conférence organisée par l’ALFI. Lors de son intervention, la Grande-Duchesse a notamment mis l’accent sur les points de complémentarité entre philanthropie et investissement à impact social.
Le Ministre des Finances Luc Frieden, également présent lors de cet événement, a souligné l’importance de l’investissement responsable pour la Place financière luxembourgeoise et a annoncé la création prochaine d’une table ronde dont l’objet sera de clarifier le champ de l’investissement responsable. Il a également abordé la nécessité d’un plan d’actions, l’identification des ajustements réglementaires ainsi que des pistes de promotion pour cette thématique.
La vision à long terme associée à la démarche de l'investissement socialement responsable est conforme aux valeurs de la Banque de Luxembourg et à sa philosophie d’investissement. Elle propose ainsi un ensemble de solutions pouvant répondre à votre approche d'investissement associant finance et éthique.
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
David Schmidt, responsable à la Banque de Luxembourg de la gestion de portefeuilles sous mandat, du conseil actif et des activités de salle de marché pour les clients institutionnels, est revenu les 14 et 16 mai derniers, sur la crise actuelle, ses origines, ses implications pour l’économie et les marchés, ainsi que les alternatives de placement à envisager dans ce contexte.

La crise financière a démarré en 2008 à la suite de l’effondrement du segment des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis et la faillite retentissante de la Banque d’investissement Lehman Brothers. Il s’agit d’une crise profonde car elle plonge ses racines dans l’accroissement phénoménal de l’endettement qui a pris cours ces 30 dernières années aux Etats-Unis, comme dans la plupart des autres pays industrialisés.
Cette hausse constante du niveau d’endettement, essentiellement du secteur privé, a été largement favorisée par la décrue progressive des taux d’intérêt résultant, dans un premier temps, de la victoire des Banques centrales contre l’inflation à l’issue des années 70 et, dans un second, des politiques extrêmement accommodantes menées par ces mêmes Banques centrales à la suite de l’éclatement de la bulle technologique en 2000 et, plus près de nous, de la bulle immobilière et du crédit en 2008.
L’ampleur et l’intensité de la crise financière ont nécessité l’intervention massive des Etats, provoquant un glissement presqu’instantané de l’endettement du secteur privé (essentiellement financier) vers le secteur public et aboutissant au surendettement étatique dans la plupart des pays industrialisés et à la crise des dettes souveraines que nous connaissons en particulier en Europe à l’heure actuelle.
Or ces politiques fiscales et monétaires menées ces dernières années par les gouvernements n’ont fait qu'augmenter les déséquilibres structurels en renforçant les risques économiques et financiers à moyen et long terme. Pire, l’intervention des banques centrales et leur politique de taux d'intérêt au plancher ont contribué à maintenir à bout de bras un système basé sur la consommation et le recours à l’endettement. Au final, ces mesures créent de profondes distorsions car elles découragent l’épargne, encouragent la spéculation, favorisent la création de bulles d’actifs et faussent l'allocation du capital au mépris des règles de fonctionnement de l'économie de marché.
Ce qui était vrai hier, ne l’est plus aujourd’hui. Il n’y a désormais plus d’actifs sans risque. Les emprunts souverains de certains Etats peuvent faire défaut, alors que les emprunts souverains les moins risqués n’offrent, quant à eux, quasiment plus de rendement ou en tout cas un rendement inférieur à l’inflation. Il en va de même de la rémunération des placements monétaires qui érodent le pouvoir d’achat, étant donné que leur rendement réel est négatif.
Les actions demeurent certes plus volatiles que les obligations, mais ces dernières ne peuvent plus nécessairement être considérées comme étant moins risquées que les premières. Au contraire, certains émetteurs (qu’ils soient aussi bien étatiques qu’industriels) exposent un investisseur à un risque de perte d’une partie de son capital. Par ailleurs, la volatilité d’un placement obligataire est aujourd’hui nettement plus élevée que par le passé. De plus, alors que les actions d’entreprises représentent des actifs réels qui permettent de préserver le pouvoir d’achat, les obligations – généralement à revenu fixe – s’apparentent désormais davantage à des actifs monétaires.
S’il s’agit dans le contexte actuel de privilégier les actions d’entreprises, encore faut-il veiller à ne s’intéresser qu’aux entreprises de qualité. Des entreprises qui évoluent dans des secteurs peu cycliques, qui jouissent d’un avantage compétitif, qui disposent d’une structure financière saine, qui sont fortement exposées aux pays émergents et qui sont capables de payer un dividende attrayant. Tout porte à croire que ces entreprises-là seront amenées à être considérées comme ultimes valeurs de refuge.
Enfin, l’environnement macroéconomique actuel - marqué par une croissance fragile et des risques économiques et financiers élevés - plaide résolument pour une gestion active. C'est-à-dire une gestion basée sur la sélection rigoureuse et disciplinée d’entreprises de qualité, avec une politique de couverture flexible visant à limiter activement le risque inhérent aux actions. Acheter simplement les indices boursiers et attendre passivement ne peut s’envisager que dans des marchés structurellement haussiers. Or, notre conviction est que, depuis 2000, les marchés ont plutôt entamé un cycle d’évolution latérale « en couloir », caractérisé en outre par une très forte volatilité.
A la Banque de Luxembourg, trois thèmes sont privilégiés dans l’environnement actuel :
« Nous n’investissons que dans ce que nous maîtrisons et comprenons, avec une vision long terme, en ignorant les aléas à court terme des marchés et en restant à l’écart des effets de mode et des valeurs à succès. Nous adoptons une démarche d’entrepreneur dans la sélection de nos investissements en partant du principe que nous investissons dans des entreprises de qualité comme si nous devions les acquérir pour la vie. Nous sélectionnons des entreprises dont nous apprécions la direction, la gestion et le modèle d’entreprise. La sélection de titres ne repose donc pas sur un indice de référence. L'objectif est la recherche d'une performance absolue avec un souci constant de préservation du capital. Mais l’accent est particulirement mis sur la valorisation car c’est le prix payé qui détermine le rendement futur de tout investissement. » précise David Schmidt.
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Viviane ClaussResponsable Femmes et Patrimoine |
Le prix Anne Beffort est attribué tous les ans à une personne individuelle, une association sans but lucratif, un groupe ou une institution œuvrant en faveur de la promotion de l'égalité des chances entre les sexes sur le territoire de la Ville. L'appel à candidatures pour 2012 sera lancé début juin.
Ce prix, doté de 2.500 €, est décerné depuis 2003 par le collège échevinal de la Ville de Luxembourg, sur initiative de la commission consultative de l'égalité entre femmes et hommes. Il est nommé d’après la co-fondatrice du Lycée de jeunes filles à Luxembourg et première femme professeur du Grand-Duché.
En 2011, la Ville de Luxembourg a attribué le prix Anne Beffort à l'a.s.b.l. Sport a Fräizäit Zéisséng (SaF) pour son engagement en faveur de l'égalité des femmes et des hommes dans le domaine du cyclisme féminin et du sport en général. Depuis sa création en 1984, le SaF a œuvré pour l'égalité entre hommes et des femmes à travers de nombreuses actions.
En 1998, par exemple, Gaston Zangerlé, membre du SaF, rend hommage à la championne du monde en cyclisme, Elsy Jacobs, dans son livre « Elsy Jacobs, la grande-duchesse de la petite reine ». Trois ans plus tard, le SaF organise pour la première fois et avec beaucoup de succès la « Randonnée Elsy Jacobs » pour cyclotouristes qui a traditionnellement lieu le 1er mai à Garnich, lieu de naissance d'Elsy et en 2008 l'a.s.b.l. met sur pied une course cycliste internationale pour femmes.
Par ailleurs, le SaF décerne depuis 2010 le prix « Mérite Elsy Jacobs, pour la promotion du sport féminin » à une personne engagée particulièrement en faveur du sport féminin. Enfin, une table ronde sur les défis du cyclisme féminin et les différences entre le cyclisme des femmes et des hommes et le « City Trophy Elsy Jacobs », organisé pour la première fois à Luxembourg-ville, ont rencontré un grand succès en 2011.
Source : Ville de Luxembourg
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Patrick Kersten, fondateur et directeur général d’Athome, le site leader de l’immobilier au Luxembourg, est intervenu ce mercredi 9 mai en l’Auditorium de la Banque de Luxembourg en faisant un point sur la situation et une mise en perspective du marché immobilier luxembourgeois.
L’immobilier, un sujet incontournable au Luxembourg lorsqu’on constate que 59% du patrimoine d’un particulier est investi dans sa résidence principale, 31% concerne ses autres biens immobilier (résidence secondaire, terrain, etc.) et 10% seulement ses autres biens patrimoniaux.
Avec un patrimoine des plus élevés au niveau européen, les résidents luxembourgeois sont deux fois plus fortunés que leurs voisins, en termes de valorisation immobilière du moins. 68 % des habitants au Grand-Duché sont propriétaires, contre seulement 58 % en France où un net recul de l’investissement s’est fait sentir dans ce secteur en 2011, avec 30% de transactions immobilières en moins.
Si on observe de plus en plus de ventes au Luxembourg, on constate également que le secteur est annonciateur d’une évolution nouvelle en termes d’offre et de demande.
La demande, en hausse, suit une augmentation de la population qui passera de 510.000 résidents luxembourgeois à ce jour à environ 630.000 d’ici 2030. A cette évolution, un autre changement s’ajoute, structurel celui-ci, puisqu’on note que 57 % des ménages ne compteront qu’une à deux personnes en 2030. Mathématiquement, ces deux éléments impliqueraient la construction d’environ 129.000 logements supplémentaires d’ici une quinzaine d’années. Ajoutons qu’on note d’ores et déjà plus d’achats d’appartements (dont 68 % d’acquisitions dans l’immobilier neuf) que de maisons, ce qui témoigne de la composition familiale en mutation.
Quant à l’offre, elle est en bonne voie avec une progression des ventes supérieure à 12 % en 2011, même si le déséquilibre actuel réside dans un rythme de produits proposés inférieur à une demande croissante. Elle devrait donc être croissante et s’adapter à la hausse sensible du nombre de ménages d’ici les vingt années à venir. D’ici là, des spécificités immobilières supplémentaires seront à prendre en considération dont celle d’un renforcement des normes énergétiques. Plus strictes, elles auront une incidence inévitable sur le prix de vente. Ce dernier restera cependant pondéré par la négociation qui à ce jour est d’environ 10 % entre le prix annoncé et celui enregistré.
*Sources : Statec.
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques
Le marché de la dette émergente ne se compose pas d’une seule classe d’actifs, mais de trois ayant chacune des caractéristiques spécifiques et distinctes : les obligations d’Etat libellés en dollars, les obligations d’entreprises libellées en dollars et les obligations d’Etat libellées en devise locale.
Le marché de la dette d’entreprise en devises locales reste trop petit et trop peu liquide pour être considéré à l’heure actuelle. Au cours des dernières années ces trois marchés ont enregistré des performances solides, soutenues par des taux de croissance vigoureux et des situations budgétaires bien plus favorables que celles des économies développées. Une tendance qui devrait perdurer.
Tout d’abord, le marché de la dette souveraine en devise dure, c’est-à-dire libellée en dollars, est le plus ancien. Il représente aujourd’hui près de 500 milliards de dollars et bénéficie d’un rendement à maturité de 5,6%. Ce marché contient une composante importante liée à l’évolution des taux, et notamment aux bons du Trésor américain. Il montre une bonne résistance dans une phase de forte aversion au risque comme en 2011 où les investisseurs achetaient des bons du Trésor américain car considérés comme valeur refuge et surtout parce qu’il n’y a pas de risque devise. Elle offre également une grande diversification géographique puisque bien plus de pays émettent de la dette en dollars facilitant ainsi l’accessibilité aux investisseurs étrangers (45 pays par rapport à 14 pour la dette d’Etat en devise locale). Etant donné que le dollar américain reste pour l’instant la monnaie de réserve mondiale, cette classe d’actifs peut aussi s’avérer attrayante surtout pour un investisseur européen.
Les rendements étant plus faibles que ceux sur la dette en devise locale, le risque crédit dans les fonds est souvent plus élevé car les gérants tendent à augmenter leur exposition sur des pays ayant une moindre qualité de crédit. Il est à noter également que la majorité des fonds sur ce segment diversifie une partie du portefeuille dans la dette des entreprises émergentes, ceci à hauteur de 30% en moyenne. En effet, le marché de la dette d’entreprise connait une forte croissance avec des émissions annuelles approchant les 200 milliards de dollars pour atteindre aujourd’hui un volume de près de 460 milliards de dollars. Ainsi, l’investisseur peut s’exposer à la dette publique et d’entreprise en devise dure au travers d’un seul produit, comme le fonds WIP Emerging Markets Fixed Income Fund géré par Pramerica.
Pour la dette en devise locale, qui a atteint un volume de près de 1446 milliards de dollars et un rendement de 6,4%, le moteur de performance le plus important réside dans les devises. Ceci est encore plus vrai dans un marché en mode « risk on/risk off » et rajoute beaucoup de volatilité au portefeuille. Néanmoins, si on présume une poursuite soutenue de la croissance dans les pays émergents, notamment par rapport aux pays développés, les devises émergentes devraient s’apprécier à long terme face au dollar et à l’euro. A titre d’exemple, un fonds qui s’expose à cette classe d’actifs est le Julius Baer Local Emerging Bond Fund.
Grâce à des fondamentaux économiques supérieurs et des perspectives de croissance plus favorables, les obligations des pays émergents ont tout à fait leur place dans un portefeuille diversifié. Chacune des trois classes d’actifs présente des caractéristiques intéressantes qui méritent d’être considérées. Une correction pourrait présenter une opportunité d’achat.
Source : indices JP Morgan, données à fin mars 2012
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Claudine DupontAnalyste |
Découvrez "Dessine moi l'éco", une vidéo pédagogique expliquant l'actualité économique. Cette animation vous livre en quelques dessins un moyen de comprendre les principes de la création monétaire et son incidence économique dans notre vie quotidenne.
Sources : Aurékien Eyquem, Maître de conférences Ecole Normale Supérieure Lyon,
Le Monde, Sydo.
Viviane Clauss
Responsable Femmes et Patrimoine
Par la loi du 9 juillet 2004, relative aux effets légaux de certains partenariats, un cadre légal a été donné à cette forme de vie commune au Luxembourg.
Le partenariat se définit comme une communauté de vie de deux personnes de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple et qui ont fait une déclaration auprès de l’officier de l’état civil de la commune du lieu de leur domicile ou résidence commune. Cette déclaration est transmise au parquet général et inscrite dans un fichier spécial. Par cette inscription, la déclaration est opposable aux tiers.
Pour pouvoir se lier en partenariat, on doit être majeur et ne pas être lié par un mariage, un autre partenariat ou encore être parents ou alliés.
Un des objectifs de cette loi est donc d’instaurer en droit civil des règles minimales de solidarité et de responsabilité entre les partenaires et de déterminer leurs droits et obligations.
Ainsi les partenaires doivent s’apporter mutuellement une aide matérielle. La contribution aux charges est faite en fonction de leurs facultés respectives.
Les partenaires sont tenus solidairement, même après le partenariat, à l’égard des tiers des dettes contractés par eux ou par l’un deux pendant le partenariat pour les besoins de la vie courante de leur communauté et pour les dépenses relatives au logement commun. La solidarité ne jouera cependant pas pour les dépenses manifestement excessives.
Chaque partenaire reste propriétaire des biens meubles ou immeubles, dont il peut prouver qu’il lui appartienne. Il reste également propriétaire des fruits et revenus que procurent ces biens et les produits de son travail. Ce régime s’apparente au régime de la séparation des biens pour un couple marié.
Les partenaires peuvent cependant conclure par écrit, une convention afin de changer ce qui est prévu par la loi et fixer eux-mêmes les effets patrimoniaux du partenariat. Cette convention peut être conclue et modifiée à tout moment. La convention doit, tout comme la déclaration, être enregistrée. A défaut elle ne sera pas opposable aux tiers.
Les partenaires sont cependant libres de se gratifier par acte entre vifs ou testamentaires, sous réserve bien entendu des dispositions du code civil relatives aux donations et aux testaments.
A défaut les partenaires ne sont pas héritiers les uns des autres.
La loi sur le partenariat a comme objectif de régler certains aspects de la sécurité sociale. Elle a ainsi étendu le bénéfice de l’assurance obligatoire et volontaire au partenaire déclaré qui n’est pas assuré individuellement. Elle a aussi introduit la possibilité pour un partenaire de toucher une pension de survie en cas de décès de son partenaire.
En matière d’impôt direct, les partenaires peuvent opter pour une imposition collective. Les partenaires doivent cependant avoir partagé pendant toute l’année d’imposition un domicile commun ou une résidence commune. En matière de donation et de succession, le partenaire qui recueille des biens par donation ou par succession est traité de la même manière qu’un conjoint :
- droit de donation : 4% mais uniquement si l’acte est enregistré
- droit de succession :
- pas de droits en présence d’enfants communs
- taux de 5% + majoration en fonction de la valeur des biens transmis, en l’absence d’enfant commun, abattement de 38.000 euro
- les partenaires doivent être liés depuis au moins trois ans par une déclaration de partenariat.
Le partenariat prend fin par le mariage, par le décès de l’un des partenaires ainsi que par la déclaration conjointe ou unilatérale de l’un des partenaires à l’officier de l’état civil.
Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à poser vos questions d'ordre financier et patrimonial.
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Annette SchroederConseillère banque privée |
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Sandy Oestreicher-WewerConseillère banque privée |
Le 26 avril prochain, les élèves âgés de 12 à 20 ans pourront assister à la 11ème édition «Girls' Day - Boys' Day», afin de découvrir des métiers atypiques par rapport au genre.
Il s’agit de professions où soit le nombre de femmes, soit le nombre d’hommes est très faible. Les jeunes filles découvrent des professions et métiers dans les domaines de la technologie, de la recherche, de l’informatique, de l’ingénierie et de l’artisanat. Les garçons sont sensibilisés à des professions en contact avec des enfants, jeunes, personnes âgées, malades, handicapées ou avec d’autres métiers de services.
L’objectif de cette action consiste à éliminer les entraves du genre afin de permettre aux jeunes filles et garçons de se projeter dans leur avenir professionnel en dépassant les stéréotypes liés au genre.

Photo: Jérôme Gillen
660 élèves dont 440 filles et 220 garçons avaient participé à cette initiative coordonnée par le Services d’Orientation professionnelles de l’Administration de l’Emploi (ADEM-OP) avec le soutien du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle et le ministère de l’Egalité des chances.
Selon une étude menée par le CEPS sur les 15 à 28 ans, seuls 39% de jeunes, dont 60% de femmes, sont d'avis qu'un métier peut être exercé par tous. «Dans les dix prochaines années, quelque 8.000 entreprises vont recruter des responsables. Il faut donc encourager les jeunes à se lancer dans les jobs à responsabilités ou à devenir indépendants. Le grand avantage de ces emplois est la flexibilité. Chacun peut arranger son emploi du temps comme bon lui semble, ce qui permet de mieux concilier la vie de famille avec la vie professionnelle», selon la Ministre de l'égalité des chances, Françoise Hetto-Gaasch.
Selon les résultats d'une étude ordonnée par l'Union des entreprises luxembourgeoises sur les facteurs déterminant les choix des formations, 33% des jeunes estiment que c'est l'intérêt pour la matière qui prime, 31% jugent que ce sont les contraintes imposées par le climat économique et les perspectives sur le marché de l'emploi qui dominent et 10% suivent les conseils de leurs parents. Comme motivation seconde, 54% des élèves ont cité la compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale et 50% la suggestion des parents.
En savoir plus : www.girlsday.lu
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Au cours de dix dernières années, un nombre croissant d’entre vous – donateurs privés et corporate, représentants d’organismes à but non lucratif, conseillers, journalistes, scientifiques, ... – s’intéressent à la philanthropie en plein essor, la façonne et contribue ainsi à sa professionnalisation.
En termes de définitions, la fin du 20ème siècle et ce début du siècle courant voient en effet l’apparition d’adjectifs attribués à différentes formes de la philanthropie, telle qu’innovée et pratiquée par certains philanthropes.
Notons la philanthropie engagée (high-engagement philanthropy) où le donateur assume, au profit d’un organisme, une responsabilité qui va au-delà du simple soutien financier, par exemple en lui fournissant une assistance stratégique, des conseils, etc.
Quant au philanthrocapitalisme (philanthrocapitalism), il se définit comme la pratique de méthodes du business et l’application de mesures d’impact à la philanthropie en vue d’obtenir des changements sociaux. La définition de philanthrocapitalisme est apparentée à celle de la philanthropie de risque (ci-dessous) et d’entreprise sociale.
La philanthropie de risque (venture philanthropy) combine des pratiques d’investissement à long terme avec des modèles de capital de risque pour les appliquer au secteur bénévole, où un investissement financier est réalisé au profit d’un organisme sans but lucratif afin de renforcer des capacités, de produire des livrables et de générer un rendement social.
À côté de la philanthropie conventionnelle ou traditionnelle - qui représente toujours de loin la plus importante source de financement et d’heures de bénévolat prestées - et la philanthropie de risque, la philanthropie catalytique (catalytic philanthropy) est définie par Mark Kraemer de FSG Social Impact Advisors. Dans le cas présent, le philanthrope initie et s’enflamme pour un changement social autour d’une question spécifique. Cet engagement se réalise de manière transversale et ne nécessite pas nécessairement d’une structure donnée.
Ces nouveaux adjectifs illustrent la vitalité, le caractère innovant et la capacité d’adaptation du secteur de la philanthropie. La philanthropie est ainsi plurielle, ce qui est démontré par les différentes manières qu’adoptent les philanthropes pour s’engager pour le bien public.
On voit ici que le philanthrope peut s’engager soit traditionnellement et relativement “hands-off” en sélectionnant une ou plusieurs organisations à but non lucratif et/ou un ou plusieurs projets qui semblent le mieux répondre à ses attentes, soit de manière plus “hands-on” en recherchant à s’investir personnellement, notamment en mettant son temps et ses compétences à la disposition de l’association de son choix ou de la cause qu’il a décidé de soutenir.
Les acteurs du secteur social nécessitent de nombreux dons - quels que soient le montant - d'innombrables heures de bénévolat prestées mais aussi l’engagement de philanthropes pour les aider à répondre aux défis sociaux, sociétaux et environnementaux ; pour innover, adapter et augmenter l’impact de leurs actions.
Pour plus de détails dans la mise en œuvre partielle ou totale de votre projet philanthropique, contactez-nous.
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Diane WolterConseiller en Philanthropie |
A l’origine, la philanthropie, du grec ancien phílos « ami » et ánthrôpos « homme », « genre humain », est la philosophie ou doctrine de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités.
Attestée en langue française en 1551, elle est définie par « amour de l’humanité », avec amour, dans le sens de „se soucier, nourrir, développer et améliorer“ et humanité, dans le sens de „potentiel humain“.
Redécouverte lors de la Renaissance, elle est une vertu que les philosophes de l’Europe classique jugent positive. La (morale) philanthropique serait une vertu patiente et désintéressée.
Toutefois, la philanthropie ne peut être que l’expression de bonnes intentions. Elle doit s’accompagner d’actes, d’actions concrètes. Ainsi, vers 1835, la définition du philanthropre (bienfaiteur) prend un sens nouveau et désigne "celui qui s’occupe des moyens d’améliorer le sort de ses semblables." Dès lors, les actes priment sur l’amour de l’humanité.
Par opposition au gouvernement qui sert le bien public et au secteur marchand qui oeuvre au profit du secteur privé, la philanthropie classique a, au 20ème siècle, comme leitmotiv “le privé s’engage pour le bien public”. Mentionnons trois définitions d’écrivains, d’enseignants, de politiciens et de citoyens américains engagés : celle de John W. Gardner “initiative privée pour le bien public”, celle de Robert Payton “action volontaire pour le bien public”, et encore celle de Lester Salamon ”don de temps ou de biens ... pour le bien public”.
oli.lu est une plateforme interactive d'apprentissage en ligne gratuite pour les enfants, mais également pour les parents, les enseignants, classes et écoles. Une formule riche et ludique pour apprendre en s’amusant !
Après inscription, oli.lu propose une approche individualisée et optimisée pour un apprentissage différencié. Le site offre un grand nombre d’applications qui peuvent utilisées à la maison en renfort scolaire ou juste pour s’amuser, à l’école ou ailleurs. Les fiches de travail individuelles peuvent être imprimées avec les corrections pour apprendre de ses erreurs et ainsi s’améliorer.
Des applications variées :
- Des jeux de mathématiques pour tous les âges pour augmenter ses compétences mentales et de logique
- Des exercices de langues pour apprendre les verbes en anglais, allemand et français (grammaire, conjugaison)
- Des activités de rédaction collaborative et créative pour publier de manière innovante ses propres textes
- Des jeux éducatifs et ludiques pour apprendre par exemple l’heure
- Du partage de connaissances entre amis pour s’aider mutuellement.
Les enfants apprennent, s’entrainent, s’entraident et progressent tout en jouant sans avoir l'impression de travailler.
Plus d’infos sur : http://www.oli.lu
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Depuis fin 2010, la Banque de Luxembourg apporte son soutien à un projet de l'association Friendship visant à améliorer les conditions de vie des pêcheurs du sud du Bengladesh. " Ce choix découle d’une logique ", pour Corinne Feypel-Molitor, Responsable du Business Development de la Banque Professionnelle. " Comme nous soutenons l’impact investing au travers d’actions de sensibilisation et en agissant directement pour développer au Luxembourg un cadre plus favorable pour l’essor de telles initiatives, il est tout naturel pour nous d’allier le geste à la parole en soutenant un tel projet à travers la donation, le financement et le mécénat de compétences."
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
Suite à la conférence « La parole des enfants face à la justice » qui s'est tenue le mercredi 28 mars en l’Auditorium de la Banque de Luxembourg, l'oratrice, Maître Valérie Dupong, Avocat à la cour et membre de l'Ombuds-Comité fir d'Rechter vum Kand (ORK), nous fait part des points d'attention à avoir en tant que juge, avocat ou juriste face à un enfant confronté au système judiciaire ; mais aussi des moyens à mettre en oeuvre pour agir dans l'intérêt de l'enfant.
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques
Près de 9 000 coureurs ont pris part à la 7ème édition 2012 du Relais pour la vie qui a eu lieu le week-end dernier.
Chaque année, une centaine de bénévoles et de coureurs aux couleurs de la Banque de Luxembourg contribue à récolter des fonds à l’attention de la Fondation Cancer. Pendant 24 heures, les équipes se sont relayées sur la piste de la Coque, dans une ambiance conviviale, avec en toile de fond, la solidarité pour les personnes souffrantes et leurs proches.
Fondation Cancer
209, route d'Arlon
L-1150 Luxembourg
Tel (+352) 45 30 331
relaispourlavie@cancer.lu
BLUX LULL IBAN LU70 0081 3237 2500 2003
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques
De nombreux événements et initiatives ont amené les investisseurs et acteurs du monde financier à prendre conscience du fait que la création de valeur à long terme n’était envisageable qu’en prenant en compte des critères de développement durable.
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Corinne MolitorSpécialiste en finance responsable et sociale |
Dans le cadre de la journée Internationale de la Femme, une table ronde organisée à l’initiative du Ministère de l’Egalité des Chances faisait le point sur l’égalité Hommes/Femmes vue au travers du prisme des média et de la publicité. Instructif et… encourageant.
Encourageant en effet de constater une belle mixité dans la salle et une assemblée nombreuse. Preuve si c’était nécessaire que la thématique intéresse, et pas seulement les femmes. Madame le Ministre, Françoise Hetto-Gaasch a d’ailleurs rappelé que son ministère travaille sur toutes les inégalités et que c’est donc bien l’affaire de tous.
Encourageant également de voir rassemblés à une même tribune, un chercheur, un avocat, trois journalistes, un publicitaire et le président du jury d’éthique publicitaire belge, pour débattre de la question de la représentation des hommes et des femmes dans les média. Il faut dire qu’une étude, réalisée en 2010 pour Comed par TNS Ilres, révèle que la moitié des personnes interrogées trouvent que la publicité entretient une image traditionnelle du rôle de l’homme et de la femme. Seulement 17% des répondants de cette étude, perçoivent dans la publicité un discours favorable à l’égalité.
Les media ont un statut ambigu ; on ne sait pas très bien s’ils sont le reflet des évolutions de la société ou s’ils influencent celles-ci. Probablement que les deux affirmations sont vraies. Les média et la publicité sont en tout cas révélateurs de l’état d’esprit d’une société. Pour ce qui est des hommes et des femmes, ils montrent que l’égalité n’est pas encore atteinte. Le conseil National des Femmes s’est penché sur le cas de la presse pour constater que 20% seulement des informations traitées parlent des femmes.
Une étude menée par le cabinet Quest pour le Conseil de la Publicité fait le constat d’une certaine parité en ce qui concerne le nombre de fois où les hommes et les femmes apparaissent sur des visuels publicitaires ; mais la représentation qui en est faite n’est pas du tout égalitaire. Les femmes restent bien souvent cantonnées à leur rôle domestique ou à des rôles subalternes quand elles apparaissent dans un contexte professionnel. Quand elles ne sont pas tout simplement utilisées pour une sexualisation des produits vendus, parfois totalement hors de propos.
La table ronde a donc insisté sur la nécessaire prise de conscience des industriels, des médias et des publicitaires. Ils ont un rôle à jouer pour la transformation des regards et ils doivent se muer en influenceurs responsables. Chaque citoyen peut réagir également en signalant les images qu’il juge non respectueuses de la dignité Humaine. Au Luxembourg, l’instance habilitée à recueillir ces plaintes est la Commission pour l’Ethique en Publicité.
Pour aller plus loin : Ministère de l’Egalité des Chances
Source : Catherine Moisy
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques
Découvrez le parcours de ces femmes redoutables en affaires, ayant révolutionné leur domaine d’activité et imposé leur style. Voici de réelles ambassadrices de l’entreprenariat au féminin répertoriées dans le livre "Femmes d'affaires mythiques".

Ce livre, abondamment illustré, retrace le parcours de 22 femmes, admirablement déterminées, des entrepreneures qui ont développé des produits et des stratégies ayant suscité l'enthousiasme de leurs contemporains, et toujours en vogue aujourd'hui : de Barbie aux bijoux Cartier, en passant par les ours en peluche Steiff ou les cosmétiques Helena Rubinstein.
A des époques où les femmes étaient rarement indépendantes financièrement, ces femmes astucieuses et courageuses se sont moqué des tabous et des conventions.
Elles ont osé et créé, innové, tant dans l'univers de la mode ou des jouets que dans celui des laboratoires ou de la renommée internationale comme la Veuve Clicquot, Coco Chanel, Estée Lauder, Miuccia Prada et bien d'autres.
Ces femmes, qu'elles viennent de France, Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne, Inde, Hollande ou encore des Etats-Unis, ont su affirmer leur vision, réfléchir à leur stratégie et à leur organisation et ont été pionnières dans ce que l'on appelle aujourd'hui la création de marque. Ayant souvent commencé sans un sou, elles sont nombreuses à avoir fini à la tête de groupes internationaux.
Leur histoire, souvent étonnante et toujours palpitante, est riche d'enseignements...
Bonne lecture !
« Femmes d’affaires mythiques »
Editeur : Dunod
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Emery Doligé, CEO de l’agence Vanksen France est venu livrer sa vision de cette question lors du premier Great Talk, organisé par l’association Women in Business, le 29 février au Golf Club Grand-Ducal de Senningerberg. Les arguments de cet expert du numérique tendent à démontrer que le mode de communication web, écrit et argumenté, est en effet plutôt féminin.
La révolution digitale a déjà 15 ans ; ce qui permet un certain recul pour l’analyser. Au cours de ces 15 ans, beaucoup de choses ont évolué, les looks, les mœurs, les technologies. Et à l’intérieur même de la technologie web, les usages ne sont plus du tout les mêmes qu’aux débuts. On est passé d’une information « top-down » animée, entre autre, par les médias, à une explosion de conversations, chaque internaute donnant son avis sur presque tout grâce aux chats, forums, systèmes de vote et autres réseaux sociaux.
Les femmes se sont appropriées le net et y mènent essentiellement 4 activités :
La femme internaute s’affranchit volontiers d’un monde économique régit bien souvent par des hommes, en se mettant elle-même en scène et en proposant directement leurs talents sur le net. Les exemples de bloggeuses ayant réussit à rentabiliser un site grâce au trafic drainé par leurs pages ou les artistes ayant percé grâce à cette vitrine sont maintenant nombreux.
L’écrit est très présent dans le monde digital. Or l’écrit est associé à la réflexion, à la nuance, au détour, valeurs plutôt féminines quand l’homme est davantage dans l’oralité et la réaction frontale. Ce constat permet à Emery Doligé d’affirmer qu’effectivement le digital permet la diffusion de valeurs féminines.
Source : Catherine Moisy
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques
Le plus gros pollueur du monde est aussi le numéro un mondial des énergies vertes. Les entreprises chinoises sont parmi les leaders sur les marchés du photovoltaïque, de l'éolien ou de la voiture électrique. Le « green business » est devenu une priorité du gouvernement chinois.
C’est l’une des plus importantes batailles commerciales de ces dernières années. Elle oppose la Chine et les Etats-Unis et porte sur la fabrication de panneaux solaires. Washington accuse Pékin de subventionner outrageusement ce secteur et donc de fausser les règles de la concurrence. Quinze fabricants chinois sont dans le collimateur et menacés de taxes supplémentaires à leur entrée sur le marché américain. De quoi inquiéter une industrie qui s’est beaucoup développée ces dernières années. Après avoir dépassé les Etats-Unis dans l’éolien, la Chine est en effet devenue « l’usine solaire » du monde. Plus de 70% des cellules photovoltaïques sont « made-in-China » et cette part de marché ne cesse de croître.
Huit des douze plus gros fabricants mondiaux de cellules photovoltaïques, comme Suntech Power, JA Solar ou Yingli Green Energy, sont en effet originaires de Chine ou de Taiwan. A lui seul, Suntech, le numéro un chinois, détient 12% du marché mondial. « La réussite de l'industrie photovoltaïque chinoise aux Etats-Unis repose sur les avantages qu'elle a acquis grâce à l'innovation technologique et à son économie d'échelle », a déclaré dans un communiqué au nom des sociétés chinoises, Wang Guiqing, vice-président de la Chambre de commerce chinoise pour l'importation et l'exportation de machines et de produits électroniques. Cette justification diplomatique au leadership chinois cache en fait une véritable stratégie de domination dans ce secteur. Une stratégie dessinée au plus haut niveau de l’Etat. Pékin entend bien décrocher la plus grosse part de ce gâteau vert estimé à plus de 150 milliards d’euros par le Fonds des Nations unies pour l’environnement.
« On voit bien que la Chine met en avant lors de tous les sommets internationaux de lutte contre le changement climatique, sa volonté de réduire ses émissions carbone. On nous annonce une croissance fulgurante des énergies vertes. Des énergies produites en grande majorité par des entreprises chinoises, qui font ainsi de leur propre pays une vitrine formidable pour leur technologie », explique l’analyste Ren Li, spécialiste des énergies renouvelables en Asie de l’est. Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie, la Chine va installer dans les 10 prochaines années des capacités de production d’énergie solaire et éolienne équivalentes à 180 réacteurs nucléaires. Toujours selon l’AIE, une voiture hybride sur deux sera vendue en Chine. Et tout cela sans que le pays ne s’engage à Copenhague, Cancun ou au Cap.
« La Chine est en train de gagner la course aux énergies vertes, explique Ang Li, représentante de l’ONG Greenpeace à Pékin. On voit que depuis 2006, il y a une volonté politique très forte de développer les énergies renouvelables en Chine ». Aujourd’hui, la Chine investit deux fois plus que les Etats-Unis dans les énergies vertes. Mais il ne s’agit pas d’une croisade contre le réchauffement climatique. Elle reste en effet le plus gros émetteur de CO2 dans le monde. Son objectif est plutôt de diversifier ses approvisionnements, limiter sa dépendance au pétrole et parvenir à une certaine indépendance énergétique. Lorsque la Chine annonce avoir baissé de 10% ses émissions en 2010, ce sont 10% de pétrole importés en moins.
Le pays, quoi qu’il en soit, n’a guère le choix car il connaît une véritable boulimie d’énergie. Selon les estimations de l’AIE, il consommera trois fois plus d’énergie d’ici 2035. Soit l’équivalent de 18 fois la consommation française ! A ce rythme, la Chine sera dans 20 ans à peine le plus gros importateur de pétrole au monde. Avec les risques que cela supposent : volatilité des prix, baisse des réserves, dépendance à l’égard du Moyen-Orient…
En misant sans compter sur les énergies vertes, Pékin entend donc faire d’une pierre deux coups : limiter sa dépendance aux énergies fossiles et exporter ses technologies. Mais cette offensive chinoise n’est pas sans risque. Depuis 2009, les investissements dans les énergies renouvelables ont ainsi baissé de 40% aux Etats-Unis et en Europe. Alors que la France achetait 80% de ses panneaux solaires en Chine, la fin des subventions a sonné le glas des exportations. Aux Etats-Unis, les accusations de dumping risquent également de porter un coup sévère aux entreprises chinoises qui doivent donc de plus en plus se recentrer sur leur marché intérieur. Pour soutenir son industrie, Pékin a par exemple mis en place des garanties d’Etat aux prix d'acquisition pour les équipements électriques fonctionnant au solaire. Le pays, qui jusqu’alors exportait 95 % de sa production à l'étranger, est ainsi en train de devenir un important consommateur de sa propre énergie solaire. Le marché du photovoltaïque domestique double chaque année et on estime qu’une maison sur dix est déjà pourvue de chauffe-eau solaire. L’éolien a également le vent en poupe avec la construction d’une gigantesque ferme de turbines dans le désert du Ningxia. Des installations subventionnées là encore par l’Etat et le gouvernement local.
La course au « green business » ne devrait donc pas s’arrêter avec la crise. Bien au contraire. D’ici 2020, la Chine s'est déjà fixée comme nouvel objectif de produire 15% de son énergie via des ressources renouvelables.
Sources : Sébastien Le Belzic à Pékin
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Investir dans la thématique des nouvelles énergies n’a pas été aisé ces dernières années. D’une part, les marchés boursiers ont subi une volatilité très importante, et dans un tel contexte, les valeurs énergétiques dans leur ensemble - qui ce soit les valeurs liées aux énergies fossiles, les minières ou les énergies vertes - ont souffert car très impactées par le ralentissement de la croissance économique. Mais au-delà d’un contexte peu porteur, le secteur a été totalement chamboulé : la crise a fait revenir les Etats européens sur leurs bonnes intentions. Les aides publiques mises en place pour promouvoir le développement de ces énergies vertes ont été revues à la baisse. Outre Rhin, des discussions animées ont été menées, beaucoup estimant qu’il était temps de raboter les mécanismes qui avaient permis à l’Allemagne de devenir, malgré sa latitude et son climat défavorable, le premier marché mondial du solaire. Berlin a ainsi réduit ses subventions. Le gouvernement du nouveau premier ministre espagnol Mariano Rajoy, quant à lui, a pris il y a peu une décision drastique, en supprimant toutes les subventions aux nouveaux projets éoliens, solaires ou encore d’énergies produites à partir de déchets. Autre difficulté, un changement de leadership brutal. L’industrie solaire allemande, après des années de domination souffre de la féroce concurrence des spécialistes chinois comme Yingli ou Suntech et de la chute rapide des prix qui en résulte sur le marché mondial. Les marges sont serrées et la génération de profits cahoteuse. Les sanctions sont immédiates. Solar Millenium, un industriel allemand de l’énergie solaire thermique est en dépôt de bilan depuis le mois de décembre. L’entreprise danoise Vestas, l’un des plus grands fabricants d’éoliennes au monde, est confrontée à la concurrence croissante d’acteurs chinois comme Sinovel ou Goldwind. Et si les acteurs chinois ont accès aux marchés occidentaux, la Chine reste largement fermée à la concurrence étrangère. Le cours de bourse de Vestas a chuté de 90% depuis son plus haut en 2008. C’est la dynamique positive des créations d’emplois qui s’enraye. En Espagne, en 2008 déjà, des mesures dans le secteur solaire avaient conduit à des dizaines de milliers de suppressions d’emplois. Et Vestas prévoit de réduire de 10% ses effectifs en 2012. En tant qu’investisseur, malgré la dynamique positive liée à cette thématique, il n’est pas facile de se positionner. Les conséquences des bouleversements en cours sont encore difficiles à cerner. Mais malgré les perturbations actuelles, le secteur reste à surveiller. Le prix du pétrole est installé à des niveaux élevés, les pays ont toujours pour objectif de diversifier leurs approvisionnements énergétiques et de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Quant aux problématiques d’émissions de carbone, de pollutions au sens large, les enjeux restent intacts.
Les "nouvelles énergies" : un secteur d'investissement intéressant à surveiller
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Fanny NosettiGestionnaire de portefeuilles |
Quelles sont les préoccupations des mères de familles aujourd’hui ? Leurs priorités, difficultés, recommandations concernant leur bien-être et celui de la famille ? Tel est l’enjeu de l’étude menée par le Mouvement Mondial des Mères Europe auprès de plus de 11 000 mères de 16 pays européens.
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« Le congé de maternité est trop court »
« Les places en crèche sont rares» « Les heures professionnelles et scolaires ne correspondent pas » « Que faire des enfants pendant les vacances scolaires ? » |
Alors qu'elles représentent 76 % des femmes de plus de 18 ans en Europe, les mères sont rarement reconnues par leur gouvernement comme interlocutrices distinctes. L’enquête a permis aux mères européennes de s’exprimer librement.
Le temps : les mères souhaitent que leur gouvernement prenne des mesures qui les aident à mieux contrôler et à améliorer l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Mais comment ? Notamment en ...
La reconnaissance : les mères aimeraient davantage de reconnaissance officielle des parents au foyer pour prendre soin de leurs enfants, à temps plein ou à temps partiel. Elles demandent la reconnaissance de l'importance du travail d'accompagnement effectué par la famille et des rôles de mère et de père. Les familles devraient être reconnues comme ressources majeures pour la société tout entière et comme sources de cohésion sociale. En élevant leurs enfants, les mères et les pères préparent le futur de nos sociétés.
"La mère qui travaille" et la "mère au foyer": cette opposition semble obsolète car la grande majorité des mamans souhaite être active professionnellement et avoir du temps pour leurs enfants. Même s’il faut noter que le nombre d'enfants et leur âge est un critère déterminant dans leur emploi du temps en effet quand les enfants sont en âge préscolaire, les mères préfèrent généralement s'en occuper à temps plein. Quand les enfants ont entre 6 et 18 ans, les mères préfèrent le travail à temps partiel. Quand ces enfants atteignent la majorité, elles souhaitent travailler à plein temps.
Quelles suites donneront les différents acteurs européens concernés par l'égalité des chances à cette enquête ? Les politiques familiales seront-elles plus adaptées à la réalité des mamans européennes ?
Plus d’infos sur : www.mmmeurope.org
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Marylène DidierSuivi des tendances transgénérationnelles |
Cette année, le Centre Pompidou de Metz frappe un grand coup avec l’exposition 1917. Elle questionne la création artistique en temps de guerre où le monde s’enlise dans un conflit dévastateur, avec la présentation exceptionnelle du rideau de scène du ballet « Parade », œuvre monumentale de Picasso, qui n’a pas été montrée en France depuis plus de vingt ans.
En parallèle, trois autres expositions temporaires raviront les amateurs d’art. Des spectacles, des ateliers, des conférences feront également le bonheur des petits et grands puisque le centre propose divers spectacles vivants pour tout âge, des ateliers « jeunes publics » accueillant enfants et adolescents pour participer à de nombreuses activités pédagogiques et ludiques. Idéal pour passer un bon moment lors du prochain congé de carnaval...
Expositions 2012 - 2013
• Erre, variations labyrinthiques : jusqu'au 5 mars 2012
• Ronan & Erwan Bouroullec, Bivouac : jusqu'au 30 juillet 2012
• 1917 : du 26 mai au 24 septembre 2012
• Sol LeWitt : du 9 septembre 2012 au 9 janvier 2013

Centre Pompidou
1, parvis des Droits-de-l’Homme
57020 Metz France
+33 3 87 15 39 39
www.centrepompidou.fr
Michèle Andres
Suivi des tendances socio-économiques