<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2frenchfull.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>Le Bureau Politique</title>
	
	<link>http://bureaupolitique.com</link>
	<description />
	<lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 13:33:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/bureaupolitique" /><feedburner:info uri="bureaupolitique" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId>bureaupolitique</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><feedburner:feedFlare href="http://www.newsgator.com/ngs/subscriber/subext.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbureaupolitique" src="http://www.newsgator.com/images/ngsub1.gif">Subscribe with NewsGator</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.bloglines.com/sub/http://feeds.feedburner.com/bureaupolitique" src="http://www.bloglines.com/images/sub_modern11.gif">Subscribe with Bloglines</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbureaupolitique" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbureaupolitique" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbureaupolitique" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbureaupolitique" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><item>
		<title>La QPC pour inscrire la constitution dans le temps</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/lNqdyX_OaWU/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2012/02/la-qpc-pour-inscrire-la-constitution-dans-le-temps/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 13:32:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réactions]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[QPC]]></category>
		<category><![CDATA[question prioritaire de constitutionnalité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=888</guid>
		<description><![CDATA[Lundi 13 février dans les matins de France Culture, Brice Couturier a apporté la contradiction au juriste et constitutionnaliste Dominique Rousseau, venu parler de son livre sur le consulat Sarkozy. En particulier, il a contesté la seule réforme que Dominique Rousseau a porté au crédit de Mr Sarkozy, l&#8217;introduction de la question prioritaire de constitutionnalité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Lundi 13 février dans les matins de France Culture, Brice Couturier a apporté la contradiction au juriste et constitutionnaliste Dominique Rousseau, venu parler de son livre sur le consulat Sarkozy. En particulier, il a contesté la seule réforme que Dominique Rousseau a porté au crédit de Mr Sarkozy, l&#8217;introduction de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dans la constitution par la réforme de 2008. La littérature est abondante sur le sujet et nous n&#8217;allons pas nous livrer ici à une analyse approfondie de cette réforme. Les arguments portés par Brice Couturier à l&#8217;encontre de la QPC sont cependant révélateurs d&#8217;une conception fixiste et idéelle du droit qui fait encore trop partie de la culture juridique française.</p>
<div id="attachment_892" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2012/02/2336328098_55abbf7ac6_b.jpg"><img class="size-medium wp-image-892" title="Reflecting Spheres in Palais-Royal, Paris" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2012/02/2336328098_55abbf7ac6_b-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Le Palais Royal, siège du Conseil Constitutionnel - Crédit image Sushkins sur Flickr, CC.</p></div>
<p dir="ltr">Pour replacer rapidement les choses, avant la réforme de 2008 introduisant la QPC, le contrôle de conformité d&#8217;une loi à la constitution, le contrôle de constitutionnalité, ne pouvait être déclenché que sur la saisine du Président de la République, de l&#8217;Assemblée Nationale ou du Sénat et, depuis la réforme de 1974, de 60 députés ou 60 sénateurs. L&#8217;ouverture de la saisine aux parlementaires, donc à l&#8217;opposition, et l&#8217;élargissement du champ de la constitutionnalité par le Conseil avaient amorcé sa transformation en véritable cour constitutionnelle. Il a en effet accepté dans sa décision Liberté d&#8217;association de 1971 de contrôler la conformité non seulement aux articles de la Constitution mais également à son préambule et par référence à la déclaration des droits de l&#8217;homme de 1789. Le contrôle des lois n&#8217;était possible toutefois que dans la courte période entre l&#8217;adoption définitive par le Parlement et sa promulgation par le Président de la République. Une fois la loi en vigueur, elle était hors de portée du juge constitutionnel. Cela produit des situations évidemment problématiques, comme l&#8217;impossibilité de contrôler la conformité d&#8217;une loi antérieure, ou bien à une modification de la constitution. La QPC ouvre le droit pour tout justiciable de contester, à l&#8217;occasion d&#8217;un contentieux, la constitutionnalité d&#8217;une loi qu&#8217;il se voit opposer. La requête est filtré par le Conseil d&#8217;Etat, pour l&#8217;ordre administratif, et par la Cour de Cassation pour les juridictions civiles, et transmise le cas échéant au Conseil Constitutionnel.</p>
<p dir="ltr">Brice Couturier expose pour contester l&#8217;opportunité de la QPC une conception doublement fixiste, d&#8217;abord  de l&#8217;instrument, ensuite du sens de la loi. La Constitution est le socle de la loi, elle est stable et c&#8217;est sur cette stabilité que se fonde la sécurité juridique qu&#8217;il défend. Seulement cette stabilité est largement une fiction. Avant même de parler d&#8217;interprétation, le corps de la Constitution évolue, elle a connue 24 révisions en 50 ans, et le préambule ainsi que tous les textes et principes auquel il fait référence sont venus s&#8217;adjoindre au bloc de constitutionnalité. Elle ne dit pas, dans le texte, la même chose aujourd&#8217;hui qu&#8217;hier, et c&#8217;est au nom de sa stabilité que Brice Couturier porte le fer contre la QPC.</p>
<p dir="ltr">Le sens, ensuite, de ses dispositions est construit par la confrontation même du contrôle de constitutionnalité. C&#8217;est en jugeant que le Conseil construit le sens de la Constitution. Si le sens en était limpide, il n&#8217;y aurait nul besoin d&#8217;un juge pour l&#8217;éclairer. Le Conseil d&#8217;État sait d&#8217;ailleurs user de cette théorie de l&#8217;acte clair lorsqu&#8217;il veut éviter de se soumettre à l&#8217;interprétation du juge communautaire. Il y a donc de constants processus de rétroactions qui donnent forme à la Constitution. Ils touchent tous les instruments de la légalité, quels que soient leur niveau. L&#8217;évaluation de la conformité de la loi ne peut se faire in abstracto, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de sens abstrait et absolu auquel se référer. C&#8217;est toujours mise en pratiques que la loi peut s&#8217;apprécier. La QPC aboutissant à la déclaration d&#8217;inconstitutionnalité du régime de la garde à vue est révélateur de ce processus. Le juge constitutionnel aurait-il apprécié de la même manière sa conformité si le nombre de garde à vue n&#8217;avait pas explosé, si ce régime ne faisait pas l&#8217;objet de critiques continues des professions juridiques, particulièrement des avocats?</p>
<p dir="ltr">L&#8217;État de droit, c&#8217;est la complexité délibérative qui assure la sécurité juridique. Elle le fait non par un socle immuable, une plate-forme constitutionnelle, puis législative, dont l&#8217;inertie fait la légitimité, mais par la multiplicité et la solidité des liens qui produisent le sens de la règle. Pour autant, il ne s&#8217;agit pas véritablement d&#8217;un changement de nature, mais plutôt de point de vue. Ce n&#8217;est pas nouveau que les juridictions, par leur mise en oeuvre des instruments textuels et leurs constructions jurisprudentielles, et que les justiciables par leur pratique de la justice, produisent du droit. C&#8217;est simplement que la complexité de ce processus, et sa nature processuelle même, ont longtemps été cachées, en France en particulier, par les architectures théoriques monumentales qui font de la cohérence absolue la suprême vertu. La théorie du Common Law était mieux préparée à la prendre en compte, le droit y étant toujours produit à plusieurs. Le voile de cohérence y était plus léger et le glissement plus facile de l&#8217;invention de la règle dans son sens de découverte, comme on invente un trésor, à son sens constructif, comme on invente une machine. La confiance dans la régulation de l&#8217;État de droit a remplacé la sécurité juridique comme permanence. Cette confiance est délibérative et plurielle, elle s&#8217;inscrit dans le temps.</p>
<h3 dir="ltr">Ressources</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-question-prioritaire-de-constitutionnalite/la-question-prioritaire-de-constitutionnalite-qpc.47106.html" target="_blank">La QPC sur le site du Conseil Constitutionnel</a></li>
<li><a href="http://www.revue-pouvoirs.fr/-137-La-Question-prioritaire-de-.html" target="_blank">Pouvoirs, n°137</a></li>
<li>La Question Prioritaire de Constitutionnalité</li>
<li>Brice Couturier,<em> <a href="http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-la-qpc-pas-si-formidable-2012-02-13" target="_blank">La QPC, pas si formidable&#8230;</a> ,</em> Les Matins de France Culture, lundi 13 février 2012</li>
<li>Dominique Rousseau. Le Consulat Sarkozy. Odile Jacob, 2012.</li>
</ul>
<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=lNqdyX_OaWU:XdEvM61lZYM:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=lNqdyX_OaWU:XdEvM61lZYM:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=lNqdyX_OaWU:XdEvM61lZYM:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=lNqdyX_OaWU:XdEvM61lZYM:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/lNqdyX_OaWU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2012/02/la-qpc-pour-inscrire-la-constitution-dans-le-temps/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2012/02/la-qpc-pour-inscrire-la-constitution-dans-le-temps/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Le bruit, l’odeur, et les marges de l’éditeur</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/JRaoxbgCVmY/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/08/le-bruit-lodeur-et-les-marges-de-lediteur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 18:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[ça vous dérange]]></category>
		<category><![CDATA[convergence numérique]]></category>
		<category><![CDATA[demainlelivre]]></category>
		<category><![CDATA[ebook]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[france inter]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Bertrand]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=553</guid>
		<description><![CDATA[Est-ce tout ce qui reste du livre? L&#8217;émission de Philippe Bertrand sur France Inter, Ça vous dérange, traitait Mardi 18 Août de livre électronique. A l&#8217;instar de la majorité des représentants d&#8217;éditeurs qui viennent témoigner à la radio ou dans les colonnes des journaux, les invités de Philippe Bertrand semblent avoir quelques difficultés à se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce tout ce qui reste du livre? L&#8217;<a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/cavousderange/index.php?id=82236">émission de Philippe Bertrand sur France Inter, Ça vous dérange, traitait Mardi 18 Août de livre électronique</a>. A l&#8217;instar de la majorité des représentants d&#8217;éditeurs qui viennent témoigner à la radio ou dans les colonnes des journaux, les invités de Philippe Bertrand semblent avoir quelques difficultés à se rendre compte du bougé que le numérique induit sur la notion même de livre. Rendons-leur justice, les producteurs de disque et de films ne sont toujours pas plus avancés, malgré la piqûre du peer-to-peer. Car c&#8217;est bien l&#8217;entier de la notion d&#8217;œuvre et de produit culturel qui est bousculé, et qui vient par contre-coup redéfinir les objets mêmes dans lesquels ils s&#8217;incarnaient avant: un livre, un disque, ou n&#8217;importe lequel de ces objets.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-563" title="BP090821-Bruit-odeur-editeur" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/08/BP090821-Bruit-odeur-editeur.jpg" alt="BP090821-Bruit-odeur-editeur" width="415" height="246" /></p>
<p>Or l&#8217;essentiel du discours se concentre encore sur les objets, et ce, plus surprenant, même du côté des acteurs de l&#8217;édition numériques, chroniqueurs technologiques, éditeurs engagés dans cette transition, fabricants ou fournisseurs de contenu. C&#8217;est sur ce type de position que se place Laurent Picard, le pro-ebook de l&#8217;émission, puisque co-fondateur de Bookeen, un fabricant de liseuses. Il y a un consensus sur le fait que le livre ne change pas, même si il est diffusé de manière numérique, il reste toujours une œuvre, un objet certes plus abstrait, mais produit par un auteur, sélectionné par un éditeur et copié pour être diffusé. Le consensus sur la stabilité de l&#8217;œuvre au delà du format est un pari mou sur la capacité des acteurs traditionnels de l&#8217;édition à faire la transition. Peut-être qu&#8217;en ne changeant pas le modèle conceptuel du livre, on facilite l&#8217;ouverture des éditeurs vers le numérique.</p>
<p>Cette égalité conceptuelle du livre-objet dans toutes ses incarnations, papier ou fichier numérique, ne semble malheureusement pas déployer très profondément ses effets propitiatoires sur les éditeurs, et ses effets pervers dépassent largement son intérêt. On en décèle trois principaux:</p>
<ol>
<li><strong>La concurrence des opinions sur l&#8217;objet</strong><br />
Les débats dont se font l&#8217;écho journaux et radios tournent en général autour d&#8217;une concurrence et d&#8217;une comparaison un peu stérile entre le vecteur numérique et le vecteur papier pour la consultation de livres-objets. A la capacité d&#8217;emporter avec soi des milliers de livres répond la sensualité du papier, le bruit des pages tournés. Le débat est monopolisé par un rapport à l&#8217;objet au lieu de s&#8217;intéresser à l&#8217;inscription dans les pratiques.</li>
<li><strong>Le circuit économique</strong><br />
Deuxième famille d&#8217;argument attachée à l&#8217;objet, la capacité à le faire rentrer dans un circuit économique que l&#8217;on maîtrise. Le livre papier suppose une logistique physique, et donc le déploiement d&#8217;un circuit économique autour de lui, indépendamment de son contenu. Le numérique, c&#8217;est pour les éditeurs le grand saut dans l&#8217;inconnu économique, avec un devoir d&#8217;invention pour imaginer des modes de rémunération et de valorisation différents. C&#8217;est pour eux une situation d&#8217;autant moins attractive qu&#8217;ils ont devant eux l&#8217;échec, relatif, de l&#8217;industrie du disque. Voient-ils que cette dernière s&#8217;est elle-même tiré une balle dans le pied en jouant coûte que coûte le statu quo sur l&#8217;œuvre-objet, et en maintenant des structures de production plus adaptées aux circuits physiques de distribution, ouvrant grandes les vannes de la non-rivalité des biens numériques?</li>
<li><strong>L&#8217;aveuglement face à l&#8217;élargissement des pratiques</strong><br />
Pendant que le milieu de l&#8217;édition mène ses petites batailles à l&#8217;ombre du livre-objet, le champ entier des pratiques de l&#8217;écrit se redéfini en profondeur et vient élargir et changer la notion de livre, qui, loin d&#8217;agoniser, trouve une vigueur nouvelle en conjuguant le potentiel des réseaux et les caractères propres du livre. J&#8217;en ai parlé dans le <a title="La Poule ou l'Oeuf" href="http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/">billet consacré à La Poule ou l&#8217;Oeuf</a>, le livre, tel que défini historiquement, comme un objet de feuilles de papier reliées, sur lesquelles est imprimé du texte, est une ressource pour élaborer un modèle logique et culturel dans le numérique. En premier lieu c&#8217;est sa cohérence, la possibilité de définir un espace circonscrit, qui nous intéresse. Même si ses frontières peuvent bouger, elles restent des frontières, et il est possible de le clôturer, ou d&#8217;en cristalliser des étapes. Le livre papier, ou le fichier numérique qui contient un livre, prennent un éclairage nouveau comme incarnations spécifiques, instanciations, de ce modèle. C&#8217;est un mouvement tournant, où un même objet, le livre papier, est d&#8217;abord une ressource, puis une instance, après être passé par le champ de pensée que nous ouvre le numérique. Nous ne verrons plus jamais le livre de la même façon.<br />
En campant sur des positions qui les poussent, à l&#8217;instar des autres industries culturelles, à tenter de reproduire des circuits économiques qui reposent sur la rareté et la rivalité des biens<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/08/le-bruit-lodeur-et-les-marges-de-lediteur/#footnote_0_553" id="identifier_0_553" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La rivalit&eacute; des biens, c&amp;#8217;est leur caract&egrave;re d&amp;#8217;exclusivit&eacute;. Un bien rival ne peut &ecirc;tre consomm&eacute; ou poss&eacute;d&eacute; par un autre agent. Une pomme par exemple, si je la mange, vous le pourrez par hypoth&egrave;se plus. Mais aussi un livre papier, si je le poss&egrave;de, vous ne pouvez le poss&eacute;der en m&ecirc;me temps. Un bien non-rival peut &ecirc;tre consomm&eacute; ou poss&eacute;der par plusieurs agents, ou plut&ocirc;t sa consommation et sa possession n&amp;#8217;emp&ecirc;che pas celle d&amp;#8217;autres agents simultan&eacute;ment. Si j&amp;#8217;&eacute;coute une &eacute;mission de radio chez moi, vous pouvez, fort heureusement, faire de m&ecirc;me chez vous.">1</a></sup> , les éditeurs posent eux-mêmes les ornières qui les rendent aveugles à ces bougés, et les empêche d&#8217;en tirer parti, y compris d&#8217;un point de vue économique.</li>
</ol>
<p>L&#8217;avenir du livre, les pratiques de lectures, ont amorcé un mouvement profond de reconfiguration. Ce mouvement est très largement hors de contrôle des acteurs qui sont traditionnellement les pivots des industries culturelles. Aucun retour n&#8217;est possible, mais il ne tient qu&#8217;à ces acteurs de chercher à se positionner pour accompagner, influer, redéfinir leur propre rôle dans ces nouveaux écosystèmes. Ils éviteraient ainsi le chapelet d&#8217;arguments iniques déroulé par Jean-Marc Roberts, le directeur des éditions Stock, chez Philippe Bertrand. Ainsi, l&#8217;argument du gain de place ne serait bon que pour les SDF, les autres disposant d&#8217;un logement pour y entreposer une bibliothèque, ou arguant que de toutes façon tous les auteurs de talent trouvent un éditeur &#8220;classique&#8221;. Il est vrai qu&#8217;il avait bien commencé l&#8217;émission, demandant tout de go, &#8220;à quoi ça sert?&#8221;. Le reader, l&#8217;objet qui permet de lire avec une technologie spécifique de papier électronique qui ne fatigue pas le lecteur comme un écran LCD, ne trouve grâce à ses yeux que pour des usages professionnels. Il faut croire que la littérature est trop noble pour se laisser numériser. Mais l&#8217;on voit combien cette argumentaire tourne autour du livre-objet, et s&#8217;inscrit dans une perspective fixiste en terme de pratiques.</p>
<p>A défaut, le livre ne mourra pas, mais ces acteurs ne feront que libérer la niche écologique qu&#8217;ils occupaient, et peut-être alors verra-t-on bouillir les initiatives pour les remplacer.</p>
<address>Crédit image de garde: &#8220;<a href="http://www.flickr.com/photos/george_eastman_house/2677422743/">Man with book sitting in chair</a>&#8221; Flickr Commons<br />
</address>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_553" class="footnote">La rivalité des biens, c&#8217;est leur caractère d&#8217;exclusivité. Un bien rival ne peut être consommé ou possédé par un autre agent. Une pomme par exemple, si je la mange, vous le pourrez par hypothèse plus. Mais aussi un livre papier, si je le possède, vous ne pouvez le posséder en même temps. Un bien non-rival peut être consommé ou posséder par plusieurs agents, ou plutôt sa consommation et sa possession n&#8217;empêche pas celle d&#8217;autres agents simultanément. Si j&#8217;écoute une émission de radio chez moi, vous pouvez, fort heureusement, faire de même chez vous.</li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=JRaoxbgCVmY:XMPQqBEPuW0:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=JRaoxbgCVmY:XMPQqBEPuW0:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=JRaoxbgCVmY:XMPQqBEPuW0:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=JRaoxbgCVmY:XMPQqBEPuW0:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/JRaoxbgCVmY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/08/le-bruit-lodeur-et-les-marges-de-lediteur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/08/le-bruit-lodeur-et-les-marges-de-lediteur/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>La Poule ou l’Oeuf, le livre repensé dans la convergence numérique</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/Iby_P6ZSTYo/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 10:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[complexité]]></category>
		<category><![CDATA[convergence numérique]]></category>
		<category><![CDATA[demainlelivre]]></category>
		<category><![CDATA[ebook]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[la poule ou l'oeuf]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[livre-application]]></category>
		<category><![CDATA[modèle]]></category>
		<category><![CDATA[modèle logique]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=514</guid>
		<description><![CDATA[www.pouleouoeuf.org Repenser la chaîne d&#8217;édition en la déployant dans les possibilités du numérique et de l&#8217;internet, c&#8217;est en quelques mots le projet qui est derrière &#8220;La Poule ou l&#8217;Oeuf&#8221;, un projet OpenSource développé essentiellement par Chloé Girard et David Dauvergne. Ils s&#8217;adossent sur un corpus théorique qui fait appel à Edgar Morin ou Jacques Jaffelin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pouleouoeuf.org"><strong>www.pouleouoeuf.org</strong></a></p>
<p>Repenser la chaîne d&#8217;édition en la déployant dans les possibilités du numérique et de l&#8217;internet, c&#8217;est en quelques mots le projet qui est derrière &#8220;La Poule ou l&#8217;Oeuf&#8221;, un projet OpenSource développé essentiellement par Chloé Girard et David Dauvergne. Ils s&#8217;adossent sur un corpus théorique qui fait appel à Edgar Morin ou Jacques Jaffelin, faisant appel à la notion de complexité et à la théorie de l&#8217;information. Le livre, face aux enjeux du numérique, ne perd pas de sa pertinence et peut y trouver une nouvelle jeunesse pourvu qu&#8217;il s&#8217;y investisse pleinement. C&#8217;est que la convergence numérique est aussi une divergence et une nouvelle combinatoire des usages et des supports. Qu&#8217;offre la notion de livre renouvelée sous cette lumière?</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-547" title="BP090820-Poule_oeuf" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/08/BP090820-Poule_oeuf.jpg" alt="BP090820-Poule_oeuf" width="415" height="246" /></p>
<h3>Le livre, un modèle logique dans l&#8217;océan numérique</h3>
<p>D&#8217;abord une manière spécifique de travailler et de stabiliser l&#8217;information. La convergence numérique ouvre un océan de données qu&#8217;il faut structurer, mais cette fois de manière relativement affranchie du support de consultation, et plutôt de manière logique. Les données étant traitées spécifiquement pour une exploitation sur chaque support à partir de cette organisation logique. C&#8217;est une manière de penser à laquelle la plupart d&#8217;entre-nous ne sommes pas encore habitués. Ainsi, les logiciels de traitement de texte fonctionnent encore beaucoup au visuel, et ils caressent bien trop complaisamment nos réflexes de machine à écrire. Plutôt que d&#8217;organiser le texte de manière à obtenir visuellement un résultat immédiat, et c&#8217;est sans doute le piège du WYSIWYG, il faut s&#8217;habituer à l&#8217;organiser logiquement, et de n&#8217;en penser le rendu visuel qu&#8217;après-coup. Fort heureusement, de plus en plus d&#8217;outils dont nous sommes amenés à nous servir forcent cette organisation logique, et nous rendent familier avec les questions spécifiques de syntaxe qu&#8217;elle soulève. Ainsi contribuer à un article sur Wikipédia, c&#8217;est s&#8217;initier à une syntaxe logique de discrimination de l&#8217;information. Il ne s&#8217;agit de déterminer de quelle taille doit être telle expression, mais de la caractériser logiquement.</p>
<p>Nous avons donc besoin de modèles logiques pour manipuler la matière de cet océan qui, sinon, nous coule entre les doigts. Le livre en est un, mais pas de la même manière que ceux que nous pouvons manipuler physiquement. Pas même de ceux, numérisés, que nous proposent biens des éditeurs, tentant de faire rentrer en force leur modèle industriel dans les échanges numériques, proposent des objets singeant jusqu&#8217;au ridicule les caractères des livres papiers, en pire, en croyant possible et viable la recréation artificielle et chimérique d&#8217;une économie de la rareté pour des biens non non rivaux. La greffe n&#8217;a pas pris pour les œuvres audiovisuelles, les premières nécroses du rejet apparaissent déjà pour l&#8217;édition. Non, le livre de Chloé Girard et David Dauvergne passe par une abstraction des caractères et des potentiels du livre une fois débarrassé de ses oripeaux de papier. Il pourra, plus tard, s&#8217;y réincarner.</p>
<p>Ils ont donc développé le concept de Livre-Application, qui a pour première qualité la cohérence. Le livre est une &#8220;unité intellectuelle&#8221; qui trace un dedans et un dehors. Il n&#8217;est pas statique, il est complexe, même si il peut se cristalliser sous des formes diverses. Ainsi, c&#8217;est un espace de travail, éventuellement collectif, éventuellement discriminant, ouvrant à chacun des accès différents, à la lecture, au commentaire, à la rédaction, qui s&#8217;inscrit dans le temps en gardant trace des différentes modification et donc, du chemin de production. Mais c&#8217;est aussi un ensemble diffusable cohérent, qui peut être produit pour plusieurs supports et avec une ampleur différente selon les couches que l&#8217;on choisit d&#8217;incorporer à la cristallisation. Le tout suit une organisation logique qui permet de formater le texte de différentes façon, mais dynamiquement. Cette organisation peut changer au cours du temps, elle peut être travaillée et recomposée. Et c&#8217;est enfin un réseau, ce qui le sépare du dehors est plutôt une membrane logique qu&#8217;un film imperméable. Il tisse des liens tout autant à l&#8217;intérieur, entre ses contenus, qu&#8217;a l&#8217;extérieur, avec d&#8217;autres contenus. Pour en comprendre la portée, il faut se pencher un peu sur la mécanique.</p>
<h3>Comment ca marche</h3>
<p>La Poule ou l&#8217;Oeuf est un éditeur de livres. Il est donc capable de gérer des projets de livres, eux-mêmes insérés dans des collections, c&#8217;est à dire des livres qui partagent certains caractères logiques. On peut donc y structurer le contenue, créer des chapitres, des sections, des notes de bas de pages, des entrées d&#8217;index&#8230; Et avant tout, y écrire. L&#8217;éditeur est très bien pensé, puisqu&#8217;il allie le WYSIWYG (What You See Is What You Get), c&#8217;est à dire un éditeur visuel, qui vous met les titres en grand et les citations en italique, au WYSIWYM (What You See Is What You Mean), en forçant le rédacteur à caractériser logiquement ce qu&#8217;il écrit.</p>
<div id="attachment_539" class="wp-caption alignnone" style="width: 384px"><img class="size-full wp-image-539" title="Editeur01" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/08/Editeur01.jpg" alt="Editeur01" width="374" height="271" /><p class="wp-caption-text">L&#39;éditeur de texte</p></div>
<p>L&#8217;aspect le plus intéressant est certainement celui qui nous fait passer d&#8217;une appréhension finie du livre à la complexité en ouvrant à la manipulation possible de multiples dimensions au sein d&#8217;un ensemble cohérent mais ouvert, en pouvant combiner tout à la fois celles des usagers, du temps et des couches de texte. Il est possible de jouer à l&#8217;infini sur ces trois tableaux-là. Ainsi l&#8217;on peut paramétrer finement les droits des usagers, et leurs assigner des groupes dont les droits sont différents. Un directeur de collection n&#8217;accède pas au même contenu qu&#8217;un correcteur, un expert, ou un simple lecteur anonyme. La gestion du temps se fait par le baiis de sauvegardes des états antérieurs, et par la cristallisation d&#8217;archives au moment voulu.</p>
<p>Celle des couches de texte donne toute sa puissance à l&#8217;ensemble. Elles sont appelées des dimensions sur la plateforme<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/#footnote_0_514" id="identifier_0_514" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une vid&eacute;o de d&eacute;monstration est disponible ici: http://www.lescomplexes.com/tutoriels/dimension02/dimension02.html">1</a></sup> , et permettent de créer des épaisseurs et des niveaux de lecture, pour lesquelles tous les usages sont possibles. Par exemple, on peut y gérer différentes versions d&#8217;un texte et, en travaillant toujours sur le même projet, laisser accéssible à tout public une version d&#8217;un texte en travaillant sur une nouvelle version mise à jour dans d&#8217;autres dimensions accessibles seulement aux auteurs. On peut y gérer des niveaux d&#8217;expertise en superposant au texte brut différents niveaux de commentaire. Une édition critique peut ainsi se déployer dans plusieurs dimensions. Combiné à la discrimination des usagers et à la gestion des temps du projet, on en devine la puissance combinatoire.</p>
<h3>Un outil puissant mais difficile à déployer</h3>
<p>L&#8217;outil est puissant et prometteur, mais il souffre encore de la confidentialité de son développement. Il est OpenSource, mais pas encore supporté par une communauté active et dynamique, qui serait à même d&#8217;y greffer les appendices qu&#8217;il lui manque. Il est encore dans la couveuse de l&#8217;association les Complexes, aux bons soins de Chloé Girard et David Dauvergne. Essentiellement écrit en PHP et faisant appel à SQL, l&#8217;outil en lui-même est très simple à configurer, et il suffit pour le mettre en place de copier les fichiers sur son serveur et de lui indiquer quelle base SQL utiliser. Mais il fait appe à des outils tiers, LaTex et OpenOffice essentiellement, qu&#8217;il faut pourvoir faire tourner sur le serveur. La gestion des références bibliographiques fait par ailleurs appel à RefBase, qui doit donc être installé sur le serveur et relié à la Poule ou l&#8217;Oeuf. Cela ne semble pas très complexe, mais en revanche l&#8217;appel à LaTex et OpenOffice exclue d&#8217;installer la plateforme sur un serveur partagé, sur lesquels ces outils ne tournent souvent pas, et nécessitent de se tourner vers un serveur dédié, soit loué à un hébergeur, soit maintenu soi-même. C&#8217;est un indéniable frein, car ces solutions sont toutes bien plus coûteuses qu&#8217;un serveur partagé. Mais sans doute ces fonctionnalités pourront être intégrés par une communauté active. Il nous faut donc de la patience, ou de la bonne volonté pour mettre les mains dans le cambouis de administration d&#8217;un serveur.</p>
<p>Toutefois, si l&#8217;outil est développé en OpenSource au sein de l&#8217;association les Complexes, ses parents vont proposer une offre d&#8217;hébergement de projets, tarifés en fonction de leur ampleur, par le biais d&#8217;une société montée à cet effet, Web Incidences. Il semble également être question de partenariats avec des prestataires de service pour l&#8217;impression et la distribution, permettant ainsi de couvrir toute la chaîne d&#8217;édition. Le prix devrait être raisonnable, de l&#8217;ordre de 3€/an pour un livre, à 100€/an pour 4 collections de 30 livres.</p>
<h3>Le livre, un ensemble multidimensionnel, projeté sur un support</h3>
<p>L&#8217;outil développé par Chloé Girard et David Dauvergne est donc bien plus qu&#8217;un gestionnaire de chaîne d&#8217;édition, et pose une pierre majeure dans le travail de reconstruction de modèles d&#8217;objets culturels se déployant dans la convergence numérique.</p>
<p>Le livre y est un ensemble cohérent, qui occupe un espace finit en définissant lui-même les frontières de cet espace. Ces frontières sont malléables, elles se reconfigurent au cours du temps. Cet ensemble est multidimensionnel:</p>
<ol>
<li><strong>Dimensions sémantiques</strong><br />
Les développeurs en distinguent trois: organique, robotique, et participative<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/#footnote_1_514" id="identifier_1_514" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&ldquo;Feuille de route,&rdquo; Les complexes, Juillet 24, 2008, http://www.lescomplexes.com/blog/?p=28.">2</a></sup> , selon le type d&#8217;acteur auquel elles s&#8217;adressent. Sans déconsidérer ce découpage, et parce que la frontière est parfois ténue, que des mêmes outils sémantiques peuvent s&#8217;adresser différemment à différentes acteurs, proposons de distinguer entre sémantique hiérarchique et sémantique non hiérarchique d&#8217;un côté, et entre sémantique de structure et sémantique de discrimination de l&#8217;autre. Bien souvent, ces deux taxinomies sont concordantes. une sémantique de structure et souvent hiérarchique, et une sémantique de discrimination ne l&#8217;est pas. La sémantique hiérarchique emboîte les éléments les uns dans les autres, et ce qui rentre dans une catégorie ne rentre pas dans une autre, mais peut être divisée en sous-ensembles, eux-mêmes exclusifs les uns des autres. La structure d&#8217;un document html est hiérarchique, en créant des ensembles (en-tête, corps, pied&#8230;) , dans lesquels se placent des sous-ensembles. Le type même de la sémantique non hiérarchique est un système de tags, qui marquent les différentes éléments quelque soit leur nature, ou leur catégorisation hiérarchique.</li>
<li><strong>Dimensions contributives<br />
</strong>Parce que le livre est un ensemble cohérent, il discrimine les usagers en fonction de leur rôle dans la production. Il peut y être déployé plusieurs dimensions contributives selon les rôles et les droits de chacun.</li>
<li><strong>Dimensions temporelles</strong><br />
Les dimensions temporelles cristallisent certains états de production du livre, qui correspondent parfois à des étapes de diffusion, et elles rendent compte plus fluidement des changements qui s&#8217;opèrent au cours du temps. Ces deux espèces, fluides et cristallisées, peuvent n&#8217;avoir entre-elles que des liens trés ténus, et l&#8217;on peut dire qu&#8217;il s&#8217;agit presque de deux typologies différentes. La où la cristalltion produit un objet cohérent et autonomise le livre en un objet, les dimensions fluides rendent compte de ses mouvements au fur et à mesure. Elles incluent des processus différents, de la possibilité de plonger dans les archives de chaque modification, aux flux RSS qui permettent de suivre les modifications de telle ou telle partie du livre.</li>
<li><strong>Dimensions textuelles<br />
</strong>C&#8217;est l&#8217;ensemble des couches différentes de textes qui constituent le livre. Dans le livre-objet, on peut en distinguer quelques unes: le texte lui-même, les notes, le plus souvent uniformes, et éventuellement un appareil critique, préfaces, documents. Toutes ces dimensions sont liées et accessibles au lecteur, sans condition. Le livre modèle logique déploie et complexifie ces dimensions, d&#8217;abord en permettant leur complexification et leur affinage, puis en les connectant à d&#8217;autres dimensions, de manière différenciée. Ainsi, les dimensions temporelles peuvent investir plusieurs versions d&#8217;un livre dans plusieurs dimensions textuelles. Celles-ci peuvent être accessibles à des publics différents, mais il est aussi possible au lecteur de choisir lui-même les dimensions auxquelles il accède: édition critique ou texte brut par exemple.</li>
</ol>
<p>Les différentes dimensions du livre n&#8217;existent pas par elle-même mais par rapport à et articulées aux autres dimensions. On en voit la trace dans la difficulté de les définir autrement que par référence aux autres. Assemblées, elles font du livre un ensemble complexe, qui, nonobstant son caractère fini, ne peut être embrassé complètement et doit être projeté pour être compris et perceptible. La projection, comme une projection optique ou géométrique, consiste à aplatir certaines dimensions dans un espace de dimensions moindre. Ainsi le texte que l&#8217;on lit n&#8217;est pas le livre, c&#8217;est une projection, une cristallisation, pour le rendre opératoire dans un espace de faibles dimensions qui en est le support: le fichier, l&#8217;objet imprimé.</p>
<address id="title_div2869534165">Crédits photos pour l&#8217;image de couverture: <a href="http://www.flickr.com/photos/andrew_d_miller/2869534165/">chicken reads bruckner</a>, de andrew d miller, sur Flickr, licence Creative Commons<br />
</address>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_514" class="footnote">Une vidéo de démonstration est disponible ici: <a title="Vidéo de démonstration des dimensions de texte" href="http://www.lescomplexes.com/tutoriels/dimension02/dimension02.html">http://www.lescomplexes.com/tutoriels/dimension02/dimension02.html</a></li><li id="footnote_1_514" class="footnote">“Feuille de route,” <span style="font-style: italic;">Les complexes</span>, Juillet 24, 2008, <a href="http://www.lescomplexes.com/blog/?p=28">http://www.lescomplexes.com/blog/?p=28</a>.</li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=Iby_P6ZSTYo:N838JxVgKKc:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=Iby_P6ZSTYo:N838JxVgKKc:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=Iby_P6ZSTYo:N838JxVgKKc:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=Iby_P6ZSTYo:N838JxVgKKc:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/Iby_P6ZSTYo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/08/poule-ou-oeuf/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Wolfram Alpha, le savoir sans histoire</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/vAqjmdpDATI/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/07/wolfram-alpha-le-savoir-sans-histoire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 11:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Wolfram]]></category>
		<category><![CDATA[Wolfram Alpha]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=169</guid>
		<description><![CDATA[www.wolframalpha.com Avec une ambition certaine, nous faire oublier Google, Stephen Wolfram1 a annoncé la mise en ligne de son moteur de recherche Wolfram Alpha le 15 Mai 2009. Il s&#8217;inscrit dans la mouvance naissante des moteurs en langage naturel, c&#8217;est-à-dire capable de comprendre des requêtes en langage courant. Pour l&#8217;instant en anglais seulement, et un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a title="Wolfram Alpha" href="http://www.wolframalpha.com/">www.wolframalpha.com</a></strong></p>
<p>Avec une ambition certaine, nous faire oublier Google, Stephen Wolfram<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/07/wolfram-alpha-le-savoir-sans-histoire/#footnote_0_169" id="identifier_0_169" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Math&eacute;maticien, il est notamment connu pour avoir d&eacute;velopp&eacute; le logiciel de calcul formel Mathematica">1</a></sup> a annoncé la mise en ligne de son moteur de recherche Wolfram Alpha le 15 Mai 2009. Il s&#8217;inscrit dans la mouvance naissante des moteurs en langage naturel, c&#8217;est-à-dire capable de comprendre des requêtes en langage courant. Pour l&#8217;instant en anglais seulement, et un rapide tour d&#8217;essai suffit à se rendre compte des limites pour l&#8217;instant considérables à ses capacités de compréhension. Le moteur est rapidement perdu dés que l&#8217;on sort du canevas des questions suggérées. On a dés lors l&#8217;impression de se couler dans les modes de compréhensions du moteurs tout autant qu&#8217;il interprète nos propres questions.</p>
<p>Ce qui sous-tend Wolfram Alpha, c&#8217;est un rapport assez problématique avec la scientificité et la factualité, d&#8217;ailleurs en droite ligne avec les écrits de Stephen Wolfram, son génial inventeur, la considération que tout est modélisable et calculable, mais surtout, la perte de toute distance entre le modèle et la réalité. Dans une conférence prononcée le 15 Juin 2009 à Munich à l&#8217;occasion de la remise du prix Bauer, et dont la transcription est disponible sur le blog de Wolfram Alpha<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/07/wolfram-alpha-le-savoir-sans-histoire/#footnote_1_169" id="identifier_1_169" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Stephen Wolfram, &ldquo;Stephen Wolfram on the Quest for Computable Knowledge,&rdquo; Wolfram|Alpha Blog, Juin 29, 2009, http://blog.wolframalpha.com/2009/06/29/stephen-wolfram-on-the-quest-for-computable-knowledge/.">2</a></sup> , il replace sa démarche dans une quête pluri-millénaire de la calculabilité. Rien que ça.</p>
<p>Dans Wolfram Alpha, les données deviennent orphelines de leur propre histoire, et de leur modes de construction et de collecte, au prix de l&#8217;équivalence entre, par exemple, des données mathématiques et des données statistiques dont la collecte et la construction même sont bien différents. Le moteur interroge un certain état cohérent du savoir à un moment donné, mais comment est construite cette cohérence?</p>
<p>Le contraste est grand avec Wikipédia, dont le projet est certes bien différent, mais qui met à nu les processus de construction, d&#8217;agrégation, de discrimination de l&#8217;information, qui est vérifiée, référencée, discutée pied à pied, en cela avec une transparence que ne nous offrait aucun des projets encyclopédiques antérieurs. Une transparence qui peut être vue comme un gage de sécurité, sinon de fiabilité, en instaurant une traçabilité des données et de l&#8217;information qui nous permet, à tout moment, de savoir qui a écrit quoi et d&#8217;où il le tire. Certains enseignants ont d&#8217;ailleurs bien compris qu&#8217;au lieu de jeter l&#8217;anathème sur la collaboration agrégative de savoir, ils serait plus productif et plus pédagogique d&#8217;en décortiquer avec eux les arcanes et les mécaniques, d&#8217;ouvrir avec eux un regard critique sur les débats et les choix qui y sont faits, toutes choses qui ne sont pas possibles avec les encyclopédies classiques, qui agissent comme un écran entre les sources et les données agrégées.</p>
<p>C&#8217;est précisément la production d&#8217;un nouvel écran de ce type qui est problématique avec Wolfram Alpha, dont le graphisme élégant sert de prétexte à rompre les chaînes de transmissions. Le résultat qu&#8217;il nous fournit n&#8217;est composé que d&#8217;images. Même les textes sont rendus de cette manière, ce qui empêche tout retraitement postérieur de l&#8217;information, la figeant dans un glacis de pixel, du plus bête copier-coller, aux traitements plus avancés. C&#8217;est un rapt caractérisé.</p>
<h3>Quelques exemples de recherche</h3>
<p>Si l&#8217;on entre une donnée en rapport avec la nourriture, Wolfram Alpha renvoie les caractéristiques nutritionnelles, agrégées si plusieurs aliments sont entrés. On peut donc littéralement additionner des pommes et des poires (pourvu qu&#8217;on le fasse en anglais).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-388" title="Wol-cheeseburgercoke" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/07/Wol-cheeseburgercoke.jpg" alt="Wol-cheeseburgercoke" width="415" height="681" /></p>
<p>L&#8217;entrée d&#8217;une fonction mathématique en renvoie un descriptif complet, avec différents modes de représentation.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-389" title="Wol-fonctionmath" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/07/Wol-fonctionmath.jpg" alt="Wol-fonctionmath" width="415" height="551" /></p>
<p>Il est possible d&#8217;obtenir les données météorologiques de base de n&#8217;importe quel endroit dans le monde pour une période de temps spécifiée, avec des graphiques.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-390" title="Wol-parisweather" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/07/Wol-parisweather.jpg" alt="Wol-parisweather" width="415" height="591" /></p>
<p>Plus problématique, une recherche sur des données statistiques, comme le taux de chômage en France, ne fournit qu&#8217;un chiffre agrégé, avec plusieurs notations mathématiques possibles, mais aucun renseignement sur sa construction. Cet exemple est emblématique, on connait les controverses régulières qui portent sur le calcul de ces chiffres. Une basique recherche sur Google renvoie non seulement vers les chiffres officiels, mais offre dans ses premiers résultats des liens traitant de ces problématiques, ne serait-ce qu&#8217;en renvoyant quasi-systématiquement à Wikipédia par exemple, où il en est rendu compte.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-391" title="Wol-unemployment" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/07/Wol-unemployment.jpg" alt="Wol-unemployment" width="415" height="463" /></p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>Les réactions ont été nombreuses sur internet au lancement de WolframAlpha. Petite sélection.</p>
<ul>
<li><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2009/03/09/better-search-doesnt-mean-beating-google/">Better Search Doesn’t Mean Beating Google, Saul Hansell, 9 Mars 2009, Bits Blog (New York Times)</a></li>
<li><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2009/04/28/wolfram-alpha-veil-lifted/?scp=1&amp;sq=wolfram%20alpha&amp;st=cse">The Veil Is Lifted From Wolfram Alpha, 28 Avril 2009, Miguel Helft, Bits Blog (New York Times)</a></li>
<li><a href="http://www.mti.epita.fr/blogs/2009/07/23/wolfram-alpha/">Wolfram Alpha, 23 Juillet 2009, Wilfried Lawson, Blog MTI</a></li>
</ul>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_169" class="footnote">Mathématicien, il est notamment connu pour avoir développé le logiciel de calcul formel Mathematica</li><li id="footnote_1_169" class="footnote">Stephen Wolfram, “Stephen Wolfram on the Quest for Computable Knowledge,” <span style="font-style: italic;">Wolfram|Alpha Blog</span>, Juin 29, 2009, <a href="http://blog.wolframalpha.com/2009/06/29/stephen-wolfram-on-the-quest-for-computable-knowledge/">http://blog.wolframalpha.com/2009/06/29/stephen-wolfram-on-the-quest-for-computable-knowledge/</a>.</li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=vAqjmdpDATI:3JWdH3AxgAE:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=vAqjmdpDATI:3JWdH3AxgAE:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=vAqjmdpDATI:3JWdH3AxgAE:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=vAqjmdpDATI:3JWdH3AxgAE:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/vAqjmdpDATI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/07/wolfram-alpha-le-savoir-sans-histoire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/07/wolfram-alpha-le-savoir-sans-histoire/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>La grille d’été de France Culture</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/ybXNARm4I4g/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/07/la-grille-dete-de-france-culture/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 10:07:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[france culture]]></category>
		<category><![CDATA[grille d'été]]></category>
		<category><![CDATA[Laure Adler]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Assouline]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Proust]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>
		<category><![CDATA[Radio France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=374</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est aujourd&#8217;hui, lundi 27 Juillet, que France Culture lance sa nouvelle grille d&#8217;été qui va nous accompagner pendant les 5 semaines de la trêve estivale. C&#8217;est traditionnellement l&#8217;occasion de plongées approndies sur une semaine ou un été, de la diffusion de cycles de conférences ou de ballons d&#8217;essais radiophoniques. Nouveaux concepts, nouvelles voix. Petite sélection. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est aujourd&#8217;hui, lundi 27 Juillet, que France Culture lance sa nouvelle grille d&#8217;été qui va nous accompagner pendant les 5 semaines de la trêve estivale. C&#8217;est traditionnellement l&#8217;occasion de plongées approndies sur une semaine ou un été, de la diffusion de cycles de conférences ou de ballons d&#8217;essais radiophoniques. Nouveaux concepts, nouvelles voix. Petite sélection.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-382" title="BP090727-GrilleFranceCulture" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/07/BP090727-GrilleFranceCulture.jpg" alt="BP090727-GrilleFranceCulture" width="415" height="246" /></p>
<h3>Les classiques</h3>
<p>On retrouvera donc cette année les <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/caen/">conférences de Michel Onfray</a>, traçant le sillon de sa contre-histoire de la philosophie. Tous les soirs à 19h30, c&#8217;est la construction du Surhomme qu&#8217;il examine, dans la rediffusion d&#8217;une saison de cours à l&#8217;<a title="Université Populaire de Caen" href="http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/UPcaen.htm">Université Populaire de Caen</a>, 25 séances essentiellement consacrées à Nietzsche.</p>
<p>On retrouvera également les grandes traversées, qui tous les matins, de 9h à 12h30, abordent sous les angles du débat, des archives et du documentaire un thème spécifique chaque semaine, coordonné par une personnalité. Ainsi seront traités Bombay, Duras, l&#8217;Europe de l&#8217;Est entre 1945 et 1989, Simenon et Mexico. Malheureusement les options curatoriales font plus place à la figure de &#8220;l&#8217;intellectuel médiatique&#8221; qu&#8217;à celui du chercheur aventureux. Ainsi, Pierre Assouline, dont on connaît la finesse des analyses sur Wikipédia ou le monde éditorial et surtout, son sens de la nuance, ou Laure Adler, dont les options à la direction de France Culture de 1999 à 2005, qu&#8217;elle déclarait vouloir transformer en &#8220;radio comme les autres&#8221;, ont provoqué une fronde d&#8217;auditeurs et personnels de la radio.</p>
<h3>Quelques créneaux prometteurs</h3>
<p>Proust sera à l&#8217;honneur dans une série consacrée à ses adaptation cinématographiques, finalisées ou avortées, tous les samedis  15h dans <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/proust-au-cinema/">Proust à l&#8217;écran</a>. Cette anatomie du passage d&#8217;un média à un autre promet d&#8217;être des plus intéressantes. Proust est, les cours d&#8217;<a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/lit_cont/">Antoine Compagnon au Collège de France</a> sur les Morales de Proust nous en convainquent, un écrivain de la complexité, qui a tenté de libérer le récit de ses contraintes chronologiques pour le déployer dans d&#8217;autres espaces. Si le réseau mémoriel complexe en offre un aperçu, il a pourtant échoué à dépasser totalement la succession des évènements selon le cours du temps. Un projet qui reste inachevé, comme en germe dans les premières pages de la Recherche. Comment faire écho à cette complexité au cinéma? C&#8217;est une question qui sera, on l&#8217;espère, abordée dans cette série.</p>
<p>Après une saison concluante l&#8217;été dernier, <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/series_tele/">les séries télé reviennent sur France Culture</a>, tous les jours à 19h. Cet été, Benoît Lagane et Eric Vérat, non sans s&#8217;être demandé si l&#8217;âge d&#8217;or des séries touche à sa fin aux États-Unis, se penchent sur les autres pays américain, Brésil, Amérique hispanophone et Québec, avant de rejoindre l&#8217;Europe pour se pencher sur les séries françaises et britanniques, pour terminer par une question existentielle: <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/series_tele/fiche.php?diffusion_id=75699&amp;pg=avenir">où va la fiction mondiale?</a></p>
<h3>Et toujours l&#8217;indigence des podcasts</h3>
<p>Ce n&#8217;est certainement pas cet été que France Culture nous proposera une offre enfin décente de podcasts. Au premier jour de la grille d&#8217;été, les flux de la nouvelle grille ne sont toujours pas disponibles, mais ce n&#8217;est pas là la grande affaire. Le service que nous propose France Culture en ce domaine, celui de RadioFrance en général d&#8217;ailleurs, est au dessous du service minimal que l&#8217;on en attend. Les métadonnées, ces informations autour du média, sont absentes. Nous n&#8217;avons droit qu&#8217;à la date de diffusion. Pourtant, le contenu gagnerait à être enrichi par le thème de l&#8217;émission du jour, le résumé attaché, et pour certaines d&#8217;entre-elles, un chapitrage permettant de se rendre directement à la partie souhaitée. On pense notamment aux matinales&#8230; Mais non, nous sommes toujours punis, auditeurs du service public. La durée de disponibilité est aussi indécente, parfois une semaine, une journée même, rarement plus que jusqu&#8217;à l&#8217;émission suivante. Certes il est possible de l&#8217;écouter (un peu) plus longtemps sur le site, dans un format propriétaire inarchivable, mais pas de le télécharger. On est encore bien loin d&#8217;un principe d&#8217;archives ouvertes, qui en matière de culture et de service public, devrait prévaloir.</p>
<p>Un <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=128669251186&amp;ref=mf">groupe Facebook</a><sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/07/la-grille-dete-de-france-culture/#footnote_0_374" id="identifier_0_374" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le groupe RadioFrance: pour de meilleurs podcasts, dont l&amp;#8217;adresse est http://www.facebook.com/group.php?gid=128669251186&amp;amp;ref=mf ">1</a></sup> a été créé pour défendre la cause des podcasts sur RadioFrance. Les auditeurs de France Culture qui aiment partir en vadrouille avec leurs émissions préférées y sont les bienvenus.</p>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_374" class="footnote">Le groupe RadioFrance: pour de meilleurs podcasts, dont l&#8217;adresse est <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=128669251186&amp;ref=mf">http://www.facebook.com/group.php?gid=128669251186&amp;ref=mf</a> </li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ybXNARm4I4g:h3LxYfO-8iE:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=ybXNARm4I4g:h3LxYfO-8iE:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ybXNARm4I4g:h3LxYfO-8iE:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ybXNARm4I4g:h3LxYfO-8iE:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/ybXNARm4I4g" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/07/la-grille-dete-de-france-culture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/07/la-grille-dete-de-france-culture/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>De retour mi-juillet</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/XO0zdkTdA4U/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/06/de-retour-mi-juillet/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 10:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=359</guid>
		<description><![CDATA[Avec les examens, les vacances, et un déménagement, le Bureau Politique prend quelques semaines de  pause, et sera de retour mi-juillet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec les examens, les vacances, et un déménagement, le Bureau Politique prend quelques semaines de  pause, et sera de retour mi-juillet.</p>
<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=XO0zdkTdA4U:Prr-gvC_jVU:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=XO0zdkTdA4U:Prr-gvC_jVU:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=XO0zdkTdA4U:Prr-gvC_jVU:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=XO0zdkTdA4U:Prr-gvC_jVU:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/XO0zdkTdA4U" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/06/de-retour-mi-juillet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/06/de-retour-mi-juillet/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Censure d’Hadopi: Internet, cette liberté fondamentale</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/1jjGAFK4VWQ/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 20:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[albanel]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[création et internet]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[hadopi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=327</guid>
		<description><![CDATA[Le Gouvernement a perdu cet après-midi le contact avec la loi Hadopi, abattue au décollage par le Conseil Constitutionnel, qui reconnaissait du même coup l&#8217;accès à Internet comme une composante à part entière de la liberté d&#8217;expression et de communication. Après tant de péripéties, c&#8217;est donc ici que se termine l&#8217;aventure de la riposte graduée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Gouvernement a perdu cet après-midi le contact avec la loi Hadopi, abattue au décollage par le Conseil Constitutionnel, qui reconnaissait du même coup l&#8217;accès à Internet comme une composante à part entière de la liberté d&#8217;expression et de communication. Après tant de péripéties, c&#8217;est donc ici que se termine l&#8217;aventure de la riposte graduée. Le gouvernement a pourtant été particulièrement tenace à se cogner la tête contre le mur des libertés fondamentales. Le Conseil n&#8217;était que la première ligne de défense toutefois, et face à un Parlement Européen qui avait marqué son opposition au dispositif, aux Cour de Justice des Communautés Européennes et Cour Européenne des Droits de l&#8217;Homme, toutes deux gardiennes de blocs de droits fondamentaux aux contours flous et malléables. Il n&#8217;est sans doute pas trop de responsables pour surveiller une cour de récréation un peu trop turbulente.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-342" title="bp090610_hadopi_internet" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/06/bp090610_hadopi_internet.jpg" alt="bp090610_hadopi_internet" width="415" height="246" /></p>
<h3>Le dispositif</h3>
<p>&#8220;<em>Sont déclarées contraires à la Constitution les dispositions suivantes</em>&#8230;&#8221; Il est des formules juridiques qui sont parfois douces à l&#8217;oreille. Celle-ci, c&#8217;est le bruit d&#8217;impact de l&#8217;inconstitutionnalité, qui claque au terme du 39<sup>ème</sup> considérant. Le Conseil Constitutionnel raccroche la liberté d&#8217;accéder à internet à l&#8217;article 11 de la Déclaration des Droits de l&#8217;Homme et du Citoyen de 1789, qui protège la liberté de communication et d&#8217;expression des pensées et opinions<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_0_327" id="identifier_0_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La libre communication des pens&eacute;es et des opinions est un des droits les plus pr&eacute;cieux de l&amp;#8217;homme ; tout citoyen peut donc parler, &eacute;crire, imprimer librement, sauf &agrave; r&eacute;pondre de l&amp;#8217;abus de cette libert&eacute; dans les cas d&eacute;termin&eacute;s par la loi.">1</a></sup> . Le plus intéressant sans doute, est qu&#8217;il le fait en prenant acte de l&#8217;importance d&#8217;internet  &#8220;<em>pour la participation à la vie démocratique et à l&#8217;expression des idées et des opinions</em>&#8221;<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_1_327" id="identifier_1_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La libert&eacute; de communication et d&amp;#8217;expression, &eacute;nonc&eacute;e &agrave; l&amp;#8217;article 11 de la D&eacute;claration des droits de l&amp;#8217;homme et du citoyen de 1789, fait l&amp;#8217;objet d&amp;#8217;une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel (voir derni&egrave;rement d&eacute;cision n &deg;2009-577 DC du 3 mars 2009). Cette libert&eacute; implique aujourd&amp;#8217;hui, eu &eacute;gard au d&eacute;veloppement g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; d&amp;#8217;internet et &agrave; son importance pour la participation &agrave; la vie d&eacute;mocratique et &agrave; l&amp;#8217;expression des id&eacute;es et des opinions, la libert&eacute; d&amp;#8217;acc&eacute;der &agrave; ces services de communication au public en ligne. ">2</a></sup>. C&#8217;est donc un revers pour Christine Albanel qui aait déclaré devant l&#8217;Assemblé que l&#8217;accès à internet ne pouvait &#8220;<em>être considéré comme un droit fondamental</em>&#8220;. Manifestement, il peut. C&#8217;est aussi un sévère revers pour Nicolas Sarkozy qui avait fait du texte une priorité. Le pouvoir de censurer une liberté fondamentale ne peut, rappelle le Conseil, qu&#8217;être confié à un juge.</p>
<p>Un second visa, moins visible sans doute mais tout aussi important, motive la décision du Conseil, c&#8217;est celui de l&#8217;article 9 de la même déclaration, qui consacre le principe de la présomption d&#8217;innocence<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_2_327" id="identifier_2_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tout homme &eacute;tant pr&eacute;sum&eacute; innocent jusqu&amp;#8217;&agrave; ce qu&amp;#8217;il ait &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; coupable, s&amp;#8217;il est jug&eacute; indispensable de l&amp;#8217;arr&ecirc;ter, toute rigueur qui ne serait pas n&eacute;cessaire pour s&amp;#8217;assurer de sa personne doit &ecirc;tre s&eacute;v&egrave;rement r&eacute;prim&eacute;e par la loi.">3</a></sup> .  En renversant la charge de la preuve et en faisant peser une présomption de culpabilité du titulaire d&#8217;un abonnement qui devait lui-même prouver son innocence, par exemple le détournement de son réseau sans-fil, le Législateur a méconnu ce principe fondamental. Et ce, d&#8217;autant plus qu&#8217;il a été prouvé que cette preuve est bien souvent impossible techniquement.</p>
<p>Le Conseil ne censure toutefois que les dispositions qui conféraient un pouvoir pénal à l&#8217;HADOPI, la ramenant à un rôle de préalable à l&#8217;action judiciaire. Elle oonserve ses fonctions d&#8217;avertissement donc. Toutefois, si la charge de la preuve reviendra donc au plaignant dans le cadre d&#8217;une procédure judiciaire, on peut concevoir que, en miroir de l&#8217;impossibilité pour le titulaire de prouver son innocence, il sera bien difficile de prouver une quelconque culpabilité. Une connexion internet est plus poreuse qu&#8217;un filtre à café et même en l&#8217;absence de piratage du réseau, l&#8217;utilisation de plus en plus répandue de fausses adresses IP sur les réseaux d&#8217;échange rend les tentatives d&#8217;identification plus qu&#8217;hasardeuses.</p>
<h3>La constitution est ce que le conseil dit qu&#8217;elle est</h3>
<p>Dans ce qui est certainement l&#8217;une de ses plus importantes décisions depuis des années, le Conseil Consitutionnel reconnaît donc à l&#8217;accès internet le caractère de droit fondamental, au visa du texte le plus solide qui soit, la Déclaration des Droits de l&#8217;Homme et du Citoyen de 1789. Une avancé de plus dans le territoire des droits fondamentaux. Le Conseil était voulu par le Général de Gaulle comme un simple organe de contrôle des compétences des institutions, destiné à réfréner les appétits législatifs du Parlement pour éviter à tout prix que ne se reproduise le système des partis qui avait, selon lui, coûté la vie aux deux précédentes républiques. Il a commencé à prendre de l&#8217;ampleur en 1971 par sa décision Liberté d&#8217;Association qui reconnaissait valeur constitutionnelle à divers autres textes, dont le préambule de la Constitution de 1946 et la Déclaration des Droits de 1789, au isa de laquelle est donc prononcée la présente décision.</p>
<p>En faisant cela, le Conseil s&#8217;est ouvert, mais il suit en cela un mouvement général parmi les Cours Suprêmes et Constitutionnelles, un boulevard d&#8217;interprétation qui lui offre une marge de manœuvre assez considérable, et lui permet de se hisser en producteur de droit à part entière. Il trace lui même les frontières et la topographie de sa propore compétence. La décision Création et Internet marque une étape importante de ce processus, en se plaçant clairement au coeur du débat public et en arbitrant un processus de création du droit qui dépasse le seul Parlement.</p>
<h3>Le Conseil, un organe politique ou juridique?</h3>
<p>Les facétieux qui auront épluchés la décision du Conseil Constitutionnel auront sans doute remarqué la présence de Jacques Chirac lors de la délibération. Des deux anciens présidents encore vivants, et membres de droit du Conseil, il était le seul présent<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_3_327" id="identifier_3_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;autre est bien entendu Valery Giscard d&amp;#8217;Estaing">4</a></sup> . Il n&#8217;est malheureusement pas possible de savoir de quel bord penchait son vote. Les décisions du conseil sont unitaires. Il n&#8217;existe pas, comme aux Etats-Unis, de publication d&#8217;opinion concordantes ou dissidentes, qui pourraient pourtant donner un poids politique plus important aux décisions en les ancrant dans le débat public. La fiction française de la justice parlant d&#8217;une seule voix, et indifférente à celles de ses acteurs quotidiens, brouilles quelque peu les mécaniques concrètes de la production des décisions et entretient l&#8217;illusion, vite dissipée, que le juge ne fait que dire le droit. Si le juge s&#8217;affirme comme producteur de droit, il est légitime de demander à ce que cette production se fasse en public, pour qu&#8217;un débat puisse s&#8217;y accrocher, et cela passe par la publication des opinions.</p>
<p>Le flou sur la nature réelle du Conseil, politique et juridique, a alimenté une controverse grandissante au fur et à mesure que sa juridiction prenait de l&#8217;ampleur. Ses juges, nommés par le Président de la République et les deux Présidents d&#8217;Assemblée, sans procédure de confirmation<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_4_327" id="identifier_4_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Depuis la r&eacute;ision du 23 Juillet 2008, un v&eacute;to parlementaire est possible, mais il doit rassembler les 3/5&egrave;me des suffrage exprim&eacute;s dans les comissions de nomination des deux chambres">5</a></sup> , et sans qu&#8217;il leur soit nécéssaire de faire la preuve d&#8217;une quelconque compétence juridique, ne jouent pas en la faveur d&#8217;une professionnalisation et d&#8217;une intégration dans l&#8217;ordre juridique. La présence d&#8217;anciens Présidents de la République en son sein, présence qui se renforce à la mesure que leur espérance de vie en fin de mandat augmente, n&#8217;améliore pas les choses. Pourtant il semble que la pratique troue bien pragmatiquement des voies satisfaisante et que le Conseil ait prouvé son indépendance en maintes reprises.</p>
<p>La présente décision est un indice que cette nature hybride peut aussi être un atout et que, loin d&#8217;être prononcées sur un Olympe surplombant la bataille, les décisions du Conseil s&#8217;y déploient pleinement. Sans doute y-at-&#8217;il alors des implications profondément politiques aux décisions de justice, et peut-être bien même une certaine politique juridique, ou du moins un caractère politique du juridique. Nul doute que le débat public a pesé sur la décision, et que celle-ci sera dés demain discutée longuement dans tous les lieux de la Polis contemporaine.</p>
<h3>La pluralité des légitimités et des voies de pouvoir</h3>
<p>La décision du Conseil est symptomatique de la recomposition des légitimités et de la perte d&#8217;exclusivité du gouvernement. La législation est un processus complexe qui ne se réduit pas à la seule adoption d&#8217;un texte par le Parlement. Les constitutionnalistes théorisent depuis longtemps le dépassement de la structure tripartie du pouvoir exécutif / législatif / judiciaire, par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fait_majoritaire">fait majoritaire</a> qui entraîne la recomposition de ces pouvoir autour d&#8217;une majorité et d &#8216;une minorité qui a des pouvoirs d&#8217;empêchement. C&#8217;est sans doute un corrollaire de l&#8217;unification de la majorité autour du président de la république, on assiste à la montée en puissance de contre-pouvoirs qui investissent d&#8217;autres champs: un pouvoir supra-national, un pouvoir de gardien, et un pouvoir social.</p>
<p>Le pouvoir supra-national, c&#8217;est bien sûr celui qui émane de l&#8217;Union Européenne, et l&#8217;on oublie parfois à quel point il est puissant. La moindre délibération de l&#8217;Union s&#8217;impose à la plus haute des règles nationales. La petite affaire de l&#8217;amendement 138 l&#8217;a démontré, un peu pathétiquement aux dépends de Nicolas Sarkozy. Alors que celui-ci tentait de convaincre le Président de la Comission, José Manuel Barroso, du bien fondé de la riposte graduée, le Parlement votait le 6 Mai dernier un amendement au Paquet Télécom affirmant le caractère de droit fondamental de l&#8217;accès internet, et par conséquent l&#8217;impossibilité d&#8217;en priver un citoyen sans passage devant le juge. Ce petit bras de fer, notamment sur des questions de calendrier, a toutefois permis au Parlement d&#8217;imposer un peu plus son autorité de colégislateur.</p>
<p>Le pouvoir de gardien, c&#8217;est celui des Cours Suprêmes et Constitutionnelles, dont fait partie le Conseil Constitutionnel. Mais pas seulement. Il faut également compter avec la Cour Européenne des Droits de l&#8217;Homme et la Cour de Justice des Communautés Européennes. Toutes ces cours ont dans leurs attributions le contrôle de conformité à des blocs mous de droit fondamentaux, pour lesquels leur liberté d&#8217;interprétation est particulièrement large<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_5_327" id="identifier_5_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir notre pr&eacute;c&eacute;dent article sur la Constitution molle">6</a></sup> . Le juge prend ainsi non seulement une position de plus en plus affirmée de créateur de droit, mais aussi d&#8217;arbitre, puisque des textes sont aussi portées devant eux à l&#8217;occasion de litiges, qu&#8217;ils soient judiciaire en cas d&#8217;exception de non-conformité<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_6_327" id="identifier_6_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La voie d&amp;#8217;exception est celle qui permet de soulever, &agrave; l&amp;#8217;occasion d&amp;#8217;un litige particulier, la non-conformit&eacute; d&amp;#8217;un texte pour en &eacute;carter l&amp;#8217;application">7</a></sup> , ou politique, en cas de recours préalable<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_7_327" id="identifier_7_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le recours pr&eacute;alable est celui qui, &agrave; l&amp;#8217;instar de celui pratiqu&eacute; en France, permet de soulever la non-conformit&eacute; devant une Cour Consitutionnelle avant l&amp;#8217;entr&eacute;e en vigueur du texte.">8</a></sup> . Les procédures de déclenchement du recours ont aussi leur importance. En France, où la signature de 60 parlementaires suffit, ce recours est donc largement ouvert à la minorité parlementaire.</p>
<p>Le pouvoir social c&#8217;est celui qui infuse de plus en plus dans la mise sur l&#8217;espace public de tous les processus législatifs. On a vu avec la loi Création et Internet qu&#8217;il est bien une tendance lourde à la publicité des mécaniques législatives, et à leur mise en discussion dans les lieux numériques les plus divers: blogs, journaux en ligne, forums&#8230; Les processus de production collective de l&#8217;information, de son altération et de sa discussion en public ont atteint un point que le gouvernement n&#8217;avait vraisemblablement pas anticipé. Mais le contenu de la loi lui-même avait déjà démontré son inquiétant manque de compréhension de ce qu&#8217;est internet comme lieu(x) de socialité. On a vu investies des formes hybrides de coproduction et de diffusion qui se sont révélées particulièrement efficaces. Les Chroniques d&#8217;abonnés du Monde.fr ont données lieu à des débats argumentés et documentés. Les articles de Rue89 se sont enflammées de centaines de commentaires parfois d&#8217;un très haut niveau, et le système collaboratif de discrimination et sélection a permis de les mettre en avant. Twitter a relayé avec passion le coup d&#8217;éclat des parlementaires de gauche qui, se ruant dans l&#8217;hémicycle au moment du premier vote, face aux rangs clairsemés de la majorité, l&#8217;ont emporté. Les blogs juridiques ont pied à pied, ligne à ligne, décortiqués et expliqué le texte et ses implications, rendant son architecture juridique abordable au grand public<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/#footnote_8_327" id="identifier_8_327" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il faut rendre particuli&egrave;rement justice &agrave; Ma&icirc;tre Eolas, mais le blog Actualit&eacute;s Juridiques fait &eacute;galement un travail int&eacute;ressant">9</a></sup>.</p>
<p>L&#8217;articulation de tous ces modes d&#8217;infiltration du pouvoir produit un mouvement qui est authentiquement et collaborativement délibératif. Cette pluralité participe d&#8217;un mode proprement républicain de gouvernement. Si tous les modes de production du politique et du droit ne sont pas démocratiques au sens premier, ils sont tous exposés et débattus sur la place publique. Si ils y sont conduits de mauvaise grâce parfois, ils sont exposés aux retours du débat public dans toutes ses formes. Peut-être est-ce le signe que la décriée démocratie d&#8217;opinion se mue en démocratie de débat et de participation. C&#8217;est la démocratie de délibération complexe. Pour l&#8217;instant, le Président et le Gouvernement semble avoir quelques difficultés à en saisir les délicats mais puissants ressorts.</p>
<h3>Références</h3>
<p>On trouvera un dossier complet sur la décision sur le site du Conseil Constitutionnel, avec entre autre:</p>
<ol>
<li><a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/2009/decisions-par-date/2009/2009-580-dc/communique-de-presse.42667.html">Le communiqué de presse</a></li>
<li><a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/2009/decisions-par-date/2009/2009-580-dc/decision-n-2009-580-dc-du-10-juin-2009.42666.html">Le texte de la décision</a></li>
<li><a href="http://ameli.senat.fr/publication_pl/2008-2009/397.html">Le texte de loi, pour mémoire</a></li>
</ol>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_327" class="footnote"><a title="Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen" href="http://www.textes.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10086&amp;ssrubrique=10087&amp;article=10116"><em>La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l&#8217;homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l&#8217;abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.</em></a></li><li id="footnote_1_327" class="footnote"><a title="Communiqué de presse" href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/2009/decisions-par-date/2009/2009-580-dc/communique-de-presse.42667.html"><em>La liberté de communication et d&#8217;expression, énoncée à l&#8217;article 11 de la Déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1789, fait l&#8217;objet d&#8217;une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel (voir dernièrement décision n °2009-577 DC du 3 mars 2009). Cette liberté implique aujourd&#8217;hui, eu égard au développement généralisé d&#8217;internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l&#8217;expression des idées et des opinions, la liberté d&#8217;accéder à ces services de communication au public en ligne.</em></a> </li><li id="footnote_2_327" class="footnote"><a title="Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen" href="http://www.textes.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10086&amp;ssrubrique=10087&amp;article=10116"><em>Tout homme étant présumé innocent jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait été déclaré coupable, s&#8217;il est jugé indispensable de l&#8217;arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s&#8217;assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.</em></a></li><li id="footnote_3_327" class="footnote">L&#8217;autre est bien entendu Valery Giscard d&#8217;Estaing</li><li id="footnote_4_327" class="footnote">Depuis la réision du 23 Juillet 2008, un véto parlementaire est possible, mais il doit rassembler les 3/5ème des suffrage exprimés dans les comissions de nomination des deux chambres</li><li id="footnote_5_327" class="footnote">Voir notre précédent article sur la <a title="La Constitution Molle" href="http://bureaupolitique.com/2008/05/la-constitution-molle/">Constitution molle</a></li><li id="footnote_6_327" class="footnote">La voie d&#8217;exception est celle qui permet de soulever, à l&#8217;occasion d&#8217;un litige particulier, la non-conformité d&#8217;un texte pour en écarter l&#8217;application</li><li id="footnote_7_327" class="footnote">Le recours préalable est celui qui, à l&#8217;instar de celui pratiqué en France, permet de soulever la non-conformité devant une Cour Consitutionnelle avant l&#8217;entrée en vigueur du texte.</li><li id="footnote_8_327" class="footnote">Il faut rendre particulièrement justice à <a title="Le blog de Maître Eolas" href="http://www.maitre-eolas.fr/">Maître Eolas</a>, mais le blog <a title="Actualités du Droit" href="http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/">Actualités Juridiques</a> fait également un travail intéressant</li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=1jjGAFK4VWQ:b6NS-PXV9CA:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=1jjGAFK4VWQ:b6NS-PXV9CA:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=1jjGAFK4VWQ:b6NS-PXV9CA:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=1jjGAFK4VWQ:b6NS-PXV9CA:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/1jjGAFK4VWQ" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/06/censure-dhadopi-internet-liberte-fondamentale/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>L’Europe n’est pas plus à droite, elle est plus vieille</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/rS_pbiBq1Uo/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 15:44:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Positions]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[abstention]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[élections européennes]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[fracture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[vieux]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=291</guid>
		<description><![CDATA[Avec un peu plus de 40% de participation en Europe, savoir qui a voté est aussi important que savoir ce qu'ils ont voté. L'abstention est massive chez les jeunes alors que les plus âgés se déplacent. Pourquoi les jeunes ne vont-ils pas voter? Et pourquoi les plus âgés votent-ils à droite?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vague bleue sur l&#8217;Europe fait aujourd&#8217;hui les gros titres. Pourtant, à y regarder de plus près, les résultats sont plus nuancés. La vague est très relative et si les mouvances de droite ont une légère avance au Parlement, cela ne devrait pas bouleverser les équilibres dans un système de coproduction et de consensus, où les clivages droite/gauche sont très relatifs. Et surtout, il faut pour y voir clair s&#8217;intéresser à la sociologie des votants. Avec un peu plus de 40% de participation en Europe, savoir qui a voté est aussi important que savoir ce qu&#8217;ils ont voté.</p>
<p>Dans un article du 8 Juin dernier, le Monde donne quelques chiffres d&#8217;une étude sur la structure de l&#8217;abstention<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_0_291" id="identifier_0_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Patrick Roger, &ldquo;Le NPA, le MoDem et le FN sont les principales victimes de l&amp;#8217;abstention,&rdquo; Le Monde, Juin 8, 2009, http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2009/06/08/le-npa-le-modem-et-le-fn-sont-les-principales-victimes-de-l-abstention_1203923_0.html.">1</a></sup> . Elle est massive chez les jeunes, 70%, et reste importante chez les actifs plus agés, 64% à 72%. Les plus agés eux, se déplacent en nombre pour aller voter, l&#8217;abstention plafonnant à 42% chez les plus de 64%. Bien sûr, c&#8217;est un lieu commun de dire que les plus vieux votent à droite, tandis que les plus jeunes votent à gauche. Ce n&#8217;est pas forcément vérifié. Les jeunes actifs ont ainsi votés majoritairement pour Nicolas Sarkozy au second tour de l&#8217;élection présidentielle de 2007<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_1_291" id="identifier_1_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A 57% pour les 25/34 ans, principalement les hommes d&amp;#8217;ailleurs">2</a></sup>, son score dans cette population est sans commune mesure avec celui qu&#8217;il a atteint chez les plus agés, où les plus de 70 ans ont été près de 68% à voter pour lui<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_2_291" id="identifier_2_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="IPSOS/DELL, &ldquo;Second tour pr&eacute;sidentielle 2007. Comprendre le vote des fran&ccedil;ais. Qui a vot&eacute; quoi? Les motivations de vote.,&rdquo; Mai 6, 2007, http://www.ipsos.fr/presidentielle-2007/pdf/ssu-2eTour.pdf.">3</a></sup> . Dans un pays comme le notre où la part de l&#8217;électorat le plus agé est à la fois en forte croissance et plus mobilisé, c&#8217;est un bonus considérable donné aux mouvements de droite.</p>
<p>Comment l&#8217;expliquer? On peut prendre le problème par les deux bouts. Pourquoi les jeunes ne vont-ils pas voter? Et pourquoi les plus âgés votent-ils à droite?</p>
<p><object width="300" height="360" data="http://medias.lemonde.fr/mmpub/xml/flash/wiget_ue_pays.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="name" value="wiget_ue" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="align" value="middle" /><param name="flashvars" value="idp=EU&amp;idl=fr" /><param name="src" value="http://medias.lemonde.fr/mmpub/xml/flash/wiget_ue_pays.swf" /><param name="allowfullscreen" value="false" /><param name="quality" value="high" /></object></p>
<h3>Pourquoi les plus âgés votent-ils à droite?</h3>
<p>Il n&#8217;est pas question de faire ici une analyse détaillée du phénomène et d&#8217;en proposer une explication exhaustive. Mais simplement de pointer quelques faits et corrélations intéressants. Tout d&#8217;abord, les plus âgés sont les premières victime de la recomposition du paysage médiatique. Le foisonnement de débats sur le net se fait au détriment des structures classiques de l&#8217;information. Les journaux se redéploient sur le net et incluent de véritables lieux de débats. Bref c&#8217;est tout le paysage médiatique et citoyen qui se restructure autour de ces nouveaux lieux. Or les plus âgés en ont encore un accès très restreint. Seuls 25% des retraités ont accès à internet<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_3_291" id="identifier_3_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Chiffres 2007. Voir une &eacute;tude du Cr&eacute;doc &agrave; consulter ici">4</a></sup> , et encore le taux d&#8217;accès ne reflète sans doute pas le taux réel d&#8217;utilisation, surtout en France où le triple play généralisé à bas coût conduit nombre d&#8217;entre eux à prendre ce pack global, incluant effectivement un accès internet, mais parfois sans même d&#8217;ordinateur auquel le relier.</p>
<p>Peut-on considérer que lire le Figaro d&#8217;Etienne Mougeotte<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_4_291" id="identifier_4_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il faut toutefois souligner la relative mauvaise volont&eacute; d&amp;#8217;une partie de la r&eacute;daction &agrave; se plier aux directives un peu trop ferme du propri&eacute;taire, Serge Dassault">5</a></sup> et regarder le 13h de Jean-Pierre Pernaud, c&#8217;est être informé? Vraisemblablement pas. Surtout si l&#8217;on prend en compte la perte de qualité de certains médias traditionnels qui ont justement du mal à s&#8217;adapter à ces nouveaux modes de production collective de l&#8217;information, de discussion et de débat. Lire un journal papier, même deux, ne suffit plus aujourd&#8217;hui. Le Monde papier s&#8217;allège, certes, mais offre par ailleurs un véritable portail d&#8217;information sur internet, intégrant nombre de contenus différents, et coproduit par ses usagers. Le Figaro se rétracte et en est réduit à de sombres tripatouillages de chiffres d&#8217;audience pour gonfler ses résultats, et donc ses recettes publicitaires<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_5_291" id="identifier_5_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Augustin Scalbert, &ldquo;Comment des sites d&amp;#8217;actu truquent leur audience,&rdquo; Eco89, F&eacute;vrier 10, 2009, http://eco.rue89.com/2009/02/10/comment-des-sites-dactu-truquent-leur-audience.">6</a></sup> . Ce n&#8217;est pas un hasard si les rapports plus que problématiques du président Sarkozy avec la presse par exemple, sont concentrés sur les médias traditionnels<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_6_291" id="identifier_6_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Voir le reportage de la TSR, Sarkozy vampire des m&eacute;dias. Il est assez racoleur cependant, mais toujours int&eacute;ressant. On peut le visionner en ligne ici.">7</a></sup>.</p>
<p>A mesure qu&#8217;elle se déploie dans des espaces qui leur sont encore inaccessibles, les plus âgés deviennent de véritables handicapés de l&#8217;information. La fracture se déplace. Ce ne sont plus ceux qui n&#8217;ont pas les moyens d&#8217;acheter les journaux tous les jours, mais ceux qui n&#8217;ont pas les compétences pour manipuler ces nouveaux outils, qui sont sous-informés, voire désinformés. Le rapport à l&#8217;information, à ce qu&#8217;est un fait, change aussi du tout au tout. Nécessairement plus critique, le lecteur met les mains dans les mécaniques de production, qui ne lui sont plus indifférentes. C&#8217;est à cela aussi, à ce regard critique sur la production de l&#8217;information, que les populations les âgés, les moins armées pour y faire face, sont les plus aveugles.</p>
<h3>Pourquoi les jeunes ne vont-ils pas voter?</h3>
<p>La désaffection européenne n&#8217;est certainement pas en cause. Les plus jeunes sont aussi les plus européens, du moins ceux qui en ont l&#8217;expérience la plus concrète, au travers des échanges, de la confrontation quotidiennes aux langues étrangères notamment par le biais d&#8217;internet<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_7_291" id="identifier_7_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Beno&icirc;t Vitkine, &ldquo;Ces jeunes Fran&ccedil;ais &amp;#8220;profond&eacute;ment europ&eacute;ens&amp;#8221; qui n&amp;#8217;ont pas vot&eacute;,&rdquo; Le Monde, Juin 9, 2009, http://abonnes.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/06/09/ces-jeunes-francais-profondement-europeens-qui-n-ont-pas-vote_1204487_1168667.html#ens_id=1204623.">8</a></sup> &#8230; Incompréhension? Les structures politiques de l&#8217;Union sont sans doute complexe, et assez déroutantes en comparaison de la vie politique nationale, surtout française. Le Parlement a un vrai pouvoir de coproduction législative, mais les processus sont bien différents, beaucoup moins clivants que dans les Parlements nationaux. La décision dépasse largement les frontières de la gauche et de la droite, il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition claire, le paysage se restructure à chaque fois en fonction des projets. Cela fait un peu penser aux pratiques américaines, où les projets sont souvent bipartisans, et où l&#8217;on trouve des opposants dans chaque camp, républicain ou démocrate. Et puis il faut compter avec le Conseil de l&#8217;Union Européenne, le co-législateur, représentant des États. Il est lui-même peu clair, puisque que composé chaque fois différemment, des ministres en charge du ou des portefeuilles concernés par le projet. Sans doute sa visibilité gagnerait à ce que, à l&#8217;instar du Bundesrat allemand ou du Conseil des États suisse, chaque gouvernement y envoie un représentant stable.</p>
<p>Le manque de visibilité des institutions et du processus joue sans doute, mais il faut aussi compter avec le déploiement de la légitimité dans d&#8217;autres espaces que ceux purement institutionnels. Et donc la relativisation du rôle de ces derniers. C&#8217;est un processus que Pierre Rosanvallon a pu analyser, lorsqu&#8217;il parle notamment de légitimé de réflexivité, d&#8217;impartialité et de proximité<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/#footnote_8_291" id="identifier_8_291" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pierre Rosanvallon, La l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique : Impartialit&eacute;, reflexivit&eacute;, proximit&eacute; (Seuil, 2008). ">9</a></sup> . Il y a d&#8217;autres espaces de pression et d&#8217;autres espaces où le pouvoir s&#8217;infuse. On peut aussi, dans beaucoup de sens, voter avec ses pieds. La réthorique de la démocratie participative ne doit pas occulter les véritables espaces où des processus de collaboration et de coproduction sont à l&#8217;œuvre. Dans une démocratie qui dérive vers la démocratie d&#8217;opinion, la production de l&#8217;opinion est un levier aussi important que la production législative proprement dite.</p>
<p>La conjonction de ces deux facteurs, le manque de visibilité sur les institutions et la capacité à s&#8217;exprimer et travailler politiquement autrement qu&#8217;en votant, conjugué au clivage générationnel dans la maîtrise des nouveaux outils de l&#8217;information est sans doute une des clés de la sociologie de l&#8217;abstention à ces dernières élections européennes.</p>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_291" class="footnote">Patrick Roger, “Le NPA, le MoDem et le FN sont les principales victimes de l&#8217;abstention,” <span style="font-style: italic;">Le Monde</span>, Juin 8, 2009, <a href="http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2009/06/08/le-npa-le-modem-et-le-fn-sont-les-principales-victimes-de-l-abstention_1203923_0.html">http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2009/06/08/le-npa-le-modem-et-le-fn-sont-les-principales-victimes-de-l-abstention_1203923_0.html</a>.</li><li id="footnote_1_291" class="footnote">A 57% pour les 25/34 ans, principalement les hommes d&#8217;ailleurs</li><li id="footnote_2_291" class="footnote">IPSOS/DELL, “Second tour présidentielle 2007. Comprendre le vote des français. Qui a voté quoi? Les motivations de vote.,” Mai 6, 2007, <a href="http://www.ipsos.fr/presidentielle-2007/pdf/ssu-2eTour.pdf">http://www.ipsos.fr/presidentielle-2007/pdf/ssu-2eTour.pdf</a>.</li><li id="footnote_3_291" class="footnote"><a title="Etude Crédoc" href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article971">Chiffres 2007. Voir une étude du Crédoc à consulter ici</a></li><li id="footnote_4_291" class="footnote">Il faut toutefois souligner la relative mauvaise volonté d&#8217;une partie de la rédaction à se plier aux directives un peu trop ferme du propriétaire, Serge Dassault</li><li id="footnote_5_291" class="footnote">Augustin Scalbert, “Comment des sites d&#8217;actu truquent leur audience,” <span style="font-style: italic;">Eco89</span>, Février 10, 2009, <a href="http://eco.rue89.com/2009/02/10/comment-des-sites-dactu-truquent-leur-audience">http://eco.rue89.com/2009/02/10/comment-des-sites-dactu-truquent-leur-audience</a>.</li><li id="footnote_6_291" class="footnote">Voir le reportage de la TSR, <a title="Sarkozy vampire des médias" href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370501&amp;sid=10661356&amp;cKey=1244018271000"><em>Sarkozy vampire des médias</em></a>. Il est assez racoleur cependant, mais toujours intéressant. On peut le <a title="Sarkozy, vampire des médias" href="http://rutube.ru/tracks/1995527.html?v=bed67400a06eec26fa2ba86a55e25958">visionner en ligne ici.</a></li><li id="footnote_7_291" class="footnote">Benoît Vitkine, “Ces jeunes Français &#8220;profondément européens&#8221; qui n&#8217;ont pas voté,” <span style="font-style: italic;">Le Monde</span>, Juin 9, 2009, <a href="http://abonnes.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/06/09/ces-jeunes-francais-profondement-europeens-qui-n-ont-pas-vote_1204487_1168667.html#ens_id=1204623">http://abonnes.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/06/09/ces-jeunes-francais-profondement-europeens-qui-n-ont-pas-vote_1204487_1168667.html#ens_id=1204623</a>.</li><li id="footnote_8_291" class="footnote"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2020974622?ie=UTF8&amp;tag=leburpol-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2020974622">Pierre Rosanvallon, <em>La légitimité démocratique : Impartialité, reflexivité, proximité</em> (Seuil, 2008). </a><img style="border:none !important; margin:0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=leburpol-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2020974622" border="0" alt="" width="1" height="1" /></li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=rS_pbiBq1Uo:CoS3mIPh3Dw:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=rS_pbiBq1Uo:CoS3mIPh3Dw:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=rS_pbiBq1Uo:CoS3mIPh3Dw:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=rS_pbiBq1Uo:CoS3mIPh3Dw:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/rS_pbiBq1Uo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/06/leurope-nest-pas-plus-a-droite-elle-est-plus-vieille/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>The Five Minute Linguist</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/ohW-BhEAjzc/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/06/the-five-minute-linguist/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 11:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[esperanto]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[linguistique]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=293</guid>
		<description><![CDATA[Le Japonais est-il parent avec le Chinois? Combien y-a-t&#8217;il de langues? Toutes les langues viennent-elles de la même source? Qu&#8217;est-il arrivé à l&#8217;Espéranto? Ce sont quelques unes des questions auxquelles tente de répondre en cinq minutes The Five Minute Linguist, un podcast coproduit par l&#8217;Université de Charleston et le National Museum of Language. L&#8217;intéressant est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Japonais est-il parent avec le Chinois? Combien y-a-t&#8217;il de langues? Toutes les langues viennent-elles de la même source? Qu&#8217;est-il arrivé à l&#8217;Espéranto? Ce sont quelques unes des questions auxquelles tente de répondre en cinq minutes The Five Minute Linguist, un podcast coproduit par l&#8217;Université de Charleston et le National Museum of Language. L&#8217;intéressant est que, en plus de nous éclairer sur quelques éléments techniques et historiques relatifs à la question, The Five Minute Linguist attire notre attention sur les questions qui sont soulevées, comme, par exemple, la difficulté de déterminer ce qu&#8217;est une langue, un dialecte, et la frontière ténue entre les deux. Une frontière qui est aussi largement culturelle et politique. Comment dés lors, compter les langues?</p>
<p>La linguistique est un terrain glissant, qui ne mène que rarement à l&#8217;établissement de faits incontestables, et le champ disciplinaire est dans son entier traversé de veines théoriques plus ou moins fragiles, et dont les affirmations parfois autoritaires n&#8217;en consolident pas plus les fondations. On prendra pour exemple les controverses autour de la paléolinguistique et l&#8217;extrême difficulté de retracer une généalogie linguistique un tant soit peu stable. La solidité de ces tentatives pour, par exemple, retracer les mouvements migratoires au néolithique, est en permanence remise en question. La fâcheuse tendance de certains à l&#8217;affirmation péremptoire n&#8217;aide malheureusement pas à y voir plus clair. C&#8217;est dommage car, en linguistique comme ailleurs, la fiction peut être féconde pourvu qu&#8217;on en assume le caractère construit et concurrent. The Five Minutes Linguist ne nous abreuve pas de vérités linguistiques, mais dévoile un peu de la complexité inhérente et nécessaire quand on parle des langues.</p>
<p>S&#8217;abonner au podcast</p>
<p><a href="http://deimos3.apple.com/WebObjects/Core.woa/Feed/cofc.edu.1659487927.01659487929"><img class="size-full wp-image-294 alignleft" title="podcast-icon" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/06/podcast-icon.jpg" alt="podcast-icon" width="50" height="50" /></a></p>
<p>The Five Minute Linguist est aussi disponible en livre:</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/184553199X?ie=UTF8&amp;tag=leburpol-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=184553199X"><img class="alignleft" src="https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/411Gs7na9OL._SL160_.jpg" border="0" alt="" /></a></p>
<p><span class="Z3988" title="url_ver=Z39.88-2004&amp;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_id=urn%3Aisbn%3A184553199X&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=The%20Five-Minute%20Linguist&amp;rft.publisher=Equinox%20Publishing&amp;rft.aufirst=E.%20M.&amp;rft.aulast=Rickerson&amp;rft.au=E.%20M.%20Rickerson&amp;rft.au=Barry%20Hilton&amp;rft.date=2006-10-01&amp;rft.isbn=184553199X"><br />
</span></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/184553199X?ie=UTF8&amp;tag=leburpol-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=184553199X">E. M. Rickerson et Barry Hilton, <em>The Five-Minute Linguist</em> (Equinox Publishing, 2006). </a><img style="border:none !important; margin:0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=leburpol-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=184553199X" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
<p>Enfin, les textes des podcasts sont <a href="http://www.cofc.edu/linguist/">disponibles en ligne ici</a>.</p>
<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ohW-BhEAjzc:eta1h_RslIU:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=ohW-BhEAjzc:eta1h_RslIU:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ohW-BhEAjzc:eta1h_RslIU:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=ohW-BhEAjzc:eta1h_RslIU:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/ohW-BhEAjzc" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/06/the-five-minute-linguist/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/06/the-five-minute-linguist/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>La nouvelle spatialité du politique: Athènes et la Béotie</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/bureaupolitique/~3/GFluGNngrCI/</link>
		<comments>http://bureaupolitique.com/2009/06/la-nouvelle-spatialite-du-politique-athenes-et-la-beotie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 21:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Favre-Bulle</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Explorations]]></category>
		<category><![CDATA[Tous]]></category>
		<category><![CDATA[athènes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bureaupolitique.com/?p=126</guid>
		<description><![CDATA[Athènes est connue pour avoir mis en œuvre le premier exemple de construction politique démocratique. On connaît moins la manière dont la Béotie voisine a déployé une conception politique singulièrement inscrite dans la dimension spatiale, dépassant sur une plus grande échelle qu'Athènes les réseaux socio-organiques pour expérimenter une organisation fédérale représentative.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Athènes, la démocratie et l&#8217;empire</h3>
<p>La principale innovation du monde grec classique est peut-être bien  dans l&#8217;entrée d&#8217;un certain modèle de spatialité dans le politique. Pourtant, même à Athènes, dans la cité que nous prenons pour la mère de notre système démocratique, la politique relationnelle, organique, n&#8217;est pas absente, mais elle se déploie à une autre échelle sans doute. Celle de l&#8217;Empire. C&#8217;est Clisthène qui à la fin du VI<sup>ème</sup> av JC met en place lors de la réforme isonomique, celle de l&#8217;égalité de tous les citoyens devant la loi, une organisation proprement territoriale de la politique de la Cité, avec la création d&#8217;un système de circonscriptions, les Dèmes, dépendants eux-mêmes de plus grandes zones, mais surtout rompant avec les systèmes préexistants de d&#8217;organisation socio-géographique. Ce ne sont plus les liens familiaux ou sociaux qui structurent le politique, et dont le déploiement dans l&#8217;espace n&#8217;influe que secondairement sur l&#8217;organisation de la Cité,  mais l&#8217;appartenance à tel ou tel Dème, du moins en théorie. C&#8217;est aussi une manière extraordinairement efficace de mettre en œuvre une certaine conception de l&#8217;égalité. D&#8217;autres Républiques sauront s&#8217;en souvenir.</p>
<p>Pourtant le changement d&#8217;échelle offre un contraste frappant. Vu du monde grec dans son ensemble, Athènes s&#8217;intègre comme une Polis, une entité singulière et souveraine qui prend place dans un réseau de relations avec d&#8217;autres de ces entités. Elle est vu aussi comme une communauté d&#8217;individus partageant des caractéristiques et liés entre eux socialement. Vue de haut, la révolution isonomique est bien relative, et Athènes ne sait pas gérer ou exporter sa conception spécifiquement spatialisée du politique en dehors des frontières de la Polis. La fédération attique, la ligue athénienne dont elle prend la tête, prend tous les caractères de l&#8217;Empire.</p>
<div id="attachment_275" class="wp-caption alignnone" style="width: 425px"><img class="size-full wp-image-275" title="Paysage béotien" src="http://bureaupolitique.com/wp-content/uploads/2009/06/bp090603-athene_beotie.jpg" alt="Paysage béotien" width="415" height="246" /><p class="wp-caption-text">Paysage béotien</p></div>
<h3>La Béotie, une expérience de l&#8217;espace politique fédéral</h3>
<p>La Béotie offre un autre visage. Si elle est incontournable dans une études des formes fédérales antiques, elle a en revanche largement fait les frais, notamment avec Montesquieu, d&#8217;une de construction historiques où infuse encore largement l&#8217;héritage athénien, et notamment les jugements de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Polybe_(historien)">Polybe</a>, qui la cite en contre-exemple. Mais ce dernier rédige ses <em>Histoires</em>, dans une période de forte friction entre les deux ensembles politiques, par ailleurs voisins. La ligue béotienne apparaît être la première à mettre en œuvre des structures politiques appuyées sur un découpage territorial non-social ou relationnel, du moins partiellement.</p>
<p>Si la ligue existe depuis le 6<sup>ème</sup> siècle BC au moins, c&#8217;est en 447 BC, avec la <a title="La bataille de Coronée sur Wikipédia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Coronea_(447_BC)">victoire de Coronée</a> qui met fin à une décennie de domination athénienne sur la région, qu&#8217;est mise en place la nouvelle constitution qui rénove les institutions anciennes en leur donnant leur caractère spatial si spécifique. Il s&#8217;agit également pour les Cités béotiennes d&#8217;instaurer un cadre consitutionnel plus strict pour contenir l&#8217;impérialisme thébain, qui viendra pèsera lourdement sur le jeu politique de la fédération. La constitution nouvelle est plus égalitaire et se construit sur des bases modéréments oligarchiques, où les citoyens ont un droit de vote censitaire, dépendant de leur richesse.</p>
<p>La fédération renouvelée met en place un collège de 11 membres, les béotarques. Mais là où la Béotie innove fondamentalement, c&#8217;est que ces derniers ne sont pas élus sur la base de la Cité, de la Polis, mais par District, c&#8217;est à dire par circonscription géographique, qui ne recoupe que très partiellement les frontières des Cités. La division organique est ainsi brisée. Les Districts sont égaux en population, et c&#8217;est sur leur base que sont assis les droit, notamment à représentation, et les devoirs, comme les levées d&#8217;impôts ou les contingents militaires. Alors que les cités les plus modestes sont regroupées dans un même district, les plus importantes sont découpées en deux districts. Ces sont Thèbes, Tespie et Orcomène. De plus, de petites communautés sont adjointes à leurs districts, à la manière dont, en France aujourd&#8217;hui, les cantons se partagent un espace urbain et un arrière-pays rural ou périurbain. On voit qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;une des premieres expériences où se déploie pleinement le principe représentatif proportionnel, au delà des découpages organiques et claniques préexistants.</p>
<p>Pourtant les bases originales qui sont jetées en Béotie se heurteront à l&#8217;impéralisme Thébain qui, dés 431 BC s&#8217;arrogera deux districts supplémentaires, brisant le fragile équilibre politique ainsi constitué, et ouvrant une ère de fortes turbulences. Les veléittés sécéssionistes de certaines Cités et les contre-alliances de certains membres de la fédération, sur la trame de fond des évènements qui secouent toute la Grèce auront raison de la ligue, qui sera dissoute et reformée plusieurs fois.</p>
<h3>La fédération, un étrange objet historiographique</h3>
<p>Si Athènes est donc la Polis qui a mis en œuvre de la manière la plus aboutie des mécaniques de décision démocratiques appuyées sur une conception politique qui place tous les citoyens égaux devant la loi et une spatialité politique dépassant les anciennes construction organiques, c&#8217;est en revanche la Béotie qui a déployé à plus grande échelle une conception spatiale et représentative du politique.</p>
<p>Au delà, il faut s&#8217;interroger sur la construction dans l&#8217;historiographie d&#8217;une continuité de l&#8217;objet fédéral depuis la Grèce antique jusqu&#8217;à nos jours. C&#8217;est sans doute un corolaire commode de l&#8217;objet démocratique, qui conduit à rassembler dans la même catégorie le régime Athénien et les démocraties occidentales modernes, en accordant plus d&#8217;importance à ce qui les rassemble, si mince que soient ces éléments, qu&#8217;à ce qui les distingue. Pourtant c&#8217;est en construisant l&#8217;écart historiographique que l&#8217;on peut retracer les singularités et les différences qui nous font mieux comprendre ce qui se passe réellement. Cette construction est probablement relativement récente, pas avant le début du 19<sup>ème</sup> siècle en tout cas, et se déploie le plus évidemment au travers des travaux d&#8217;Edward Freeman sur l&#8217;histoire du fédéralisme. Il est toujours intéressant de voir comment des constructions politiques sont embarqués sur des navires conceptuels qui leurs sont bien postérieurs<sup><a href="http://bureaupolitique.com/2009/06/la-nouvelle-spatialite-du-politique-athenes-et-la-beotie/#footnote_0_126" id="identifier_0_126" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En l&amp;#8217;occurrence, la pens&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale moderne ne d&eacute;bute pas avant Johannes Althusius au 16&egrave;me, sans toutefois qu&amp;#8217;il soit question pour lui d&amp;#8217;y embarquer ces objets antiques, dont la connaissance n&amp;#8217;&eacute;tait de toute fa&ccedil;on pas suffisante">1</a></sup> .</p>
<h3>Références</h3>
<ol>
<li>Denis Knoepfler, titulaire au <a href="http://www.college-de-france.fr/">Collège de France</a> de la chaire d&#8217;<a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/epi_his/"><em>Epigraphie et histoire des cités grecques</em></a>, a consacré cette année, 2008/2009, aux formes de fédéralisme en Grèce antique, dont deux cours plus particulièrement sur le <em>Koinon Boiôtôn</em>, la fédération béotienne. Ces cours sont disponibles à l&#8217;écoute sur la <a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/epi_his/audio_video.jsp">plateforme de diffusion du Collège</a>.</li>
<li>Sur la construction de l&#8217;État Athénien, on pourra se référer à l&#8217;émission qu&#8217;y ont consacré les <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73063">Nouveaux chemins de la connaissance le 5 Mai 2009</a>, dans le cadre d&#8217;une semaine sur le réinvention de la démocratie.</li>
<li>Plus particulièrement, deux livres que Claude Mossé, invitée de cette émission, a consacré à la question politique athénienne:<br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2020006464?ie=UTF8&amp;tag=leburpol-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2020006464">Claude Mossé, <em>Histoire d&#8217;une démocratie : Athènes, Des origines à la conquête macédonienne</em> (Seuil, 1971).</a><img style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=leburpol-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2020006464" alt="" width="1" height="1" border="0" /><br />
<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2870279965?ie=UTF8&amp;tag=leburpol-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2870279965">Claude Mossé, <em>Les Grecs inventent la politique</em> (Editions Complexe, 2004).</a></li>
<li>Sur Wikipédia, on pourra se référer aux articles concernant l&#8217;<a title="Ligue de Délos" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_D%C3%A9los">Impérialisme Athénien et la Ligue de Délos</a>. L&#8217;encyclopédie libre est en revanche assez ingrate sur la <a title="Béotie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9otie">Béotie</a>, un effet de la distorsion historiographique dans l&#8217;étude des deux ensembles politiques.</li>
</ol>
<h3>Notes de bas de page</h3><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_126" class="footnote">En l&#8217;occurrence, la pensée fédérale moderne ne débute pas avant <a title="Johannes Althusius sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Althusius">Johannes Althusius</a> au 16<sup>ème</sup>, sans toutefois qu&#8217;il soit question pour lui d&#8217;y embarquer ces objets antiques, dont la connaissance n&#8217;était de toute façon pas suffisante</li></ol><div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=GFluGNngrCI:HVJcwnh0-u8:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?i=GFluGNngrCI:HVJcwnh0-u8:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=GFluGNngrCI:HVJcwnh0-u8:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?a=GFluGNngrCI:HVJcwnh0-u8:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/bureaupolitique?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/bureaupolitique/~4/GFluGNngrCI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bureaupolitique.com/2009/06/la-nouvelle-spatialite-du-politique-athenes-et-la-beotie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://bureaupolitique.com/2009/06/la-nouvelle-spatialite-du-politique-athenes-et-la-beotie/</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss>

