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	<title>Philosophe des Bacs à Sable</title>
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	<description>&#34;Il faut rire tout en philosophant&#34;</description>
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		<title>La pilule du lendemain</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2015 12:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Bouda]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[matrix]]></category>
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		<description><![CDATA[« Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/04/matrix_pilule_bleue_rouge.jpg"><img class="  wp-image-1106 aligncenter" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/04/matrix_pilule_bleue_rouge.jpg" alt="matrix_pilule_bleue_rouge" width="658" height="334" /></a><br />
« Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge et tu restes aux pays des merveilles, et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre».</p>
<p>Lorsque Morpheus proposa ce choix dichotomique à Néo, ce dernier choisit, non sans hésitation, la couleur rouge pour atteindre enfin la vérité.<br />
Est-ce que s’il avait pris la couleur bleue le film aurait duré 30 minutes ? Matrix aurait-il eu deux suites ? Lambert Wilson aurait-il obtenu le rôle du Mérovingien ?<br />
A toutes ces questions, j’ose espérer que non.<br />
Mais au-delà de mes goûts, certes très arrêtés, en matière de cinéma, cette scène « du choix de la pilule » m’interroge néanmoins : qu’est ce qui guide nos choix ?</p>
<p>Ne dis-t-on pas, vous avez le choix dans la date ? Cette dernière interrogation, plus que douteuse, n’est pas dénuée de sens. Avoir le choix dans la date est plutôt confortable, laisse supposer une certaine souplesse et largesse d’esprit (mais pas queue) et surtout ne mange pas de pain (je ne comprends toujours pas cette expression française, qui suppose que cette restriction alimentaire est bénéfique).</p>
<p>Bref…revenons à notre questionnement initial : le CHOIX. Dans ses <em>Essais</em>, Montaigne tentait d’expliquer que «puisque je ne suis pas capable de choisir, je prends le choix d&rsquo;autrui», tandis que Marguerite Yourcenar préférait, quant à elle, « laisser le choix au Hasard, cet homme de paille de Dieu». Voilà, qui est intéressant. Nous ne serions donc pas responsables de nos décisions, qui plus est, semblent être le fruit du hasard (le hasardeux donc). Il semble alors logique que le choix de Néo d’avaler la pilule (d’où l’expression) rouge soit en fait guider par les scénaristes et réalisateurs, les frères Wachowski (dont l’un a choisi depuis de devenir la sœur de l’autre).</p>
<p>Alors, pourquoi laisserions-nous aux autres la responsabilité de nos choix ? Par facilité, par lâcheté, ou peut-être par prosélytisme (cela n’a rien à voir mais j’adore ce mot) ? Sans doute pour nous enlever la culpabilité d’un choix qui s’avérerait au final mauvais. Cependant, si un choix s’avère payant, à qui doit-on la réussite ? Dans ce cas on a le choix : soit on se l’attribut mais notre honnêteté est remise en question, soit on l’attribut à un tiers (ce qui ne fait pas beaucoup au final) et, dans ce cas, c’est notre mérite qui n’est pas à glorifier. Cette constatation laisse supposer que nous devons assumer les choix que nous faisons, au risque certes de se tromper, mais avec la certitude d’une pleine satisfaction (parce que j’essaie et j’essaie et j’essaie et j’essaie…) si réussite il y a.</p>
<p>La semaine dernière j’ai du faire un choix terrible en pleine nuit, alors que je venais de me réveiller avec une envie pressante : le choix était donc d’aller soit directement aux toilettes soit d’attendre le matin au réveil pour y aller. Tout le monde a été confronté au moins une fois dans sa vie à ce difficile choix, digne des chansons de Corneille. Je me suis donc dit : si j’y vais maintenant, il va me falloir une éternité pour me rendormir, et il sera sans doute déjà l’heure de se réveiller ; si j’y vais dans quelques heures, je prends le risque de potentiellement ruiner des draps tout propres, et cela va me réveiller. Je ne vous dirai évidement pas le choix que j’ai fait, car il est tout même assez gênant d’expliquer sur un blog pourquoi j’ai du passer une bonne partie de la nuit à changer mes draps, ce qui m’a d’ailleurs empêché de me rendormir jusqu’au matin.</p>
<p>Cette rocambolesque anecdote me fait prendre conscience qu’on est sans cesse confronter à des choix plus ou moins complexes et que la véritable ignorance est de considérer que ce ne soit pas nous-mêmes qui les faisions : le Hasard n’a sans doute donc pas sa place.</p>
<p>Pour finir, je me pose une dernière question : tout comme Néo, si ma mère avait pris sa pilule, aurai-je connu l’existence de la vie ? Je n’ai évidement pas la réponse, mais je m’empresse d’aller lui demander…</p>
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		<title>L&#8217;humour des citations</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2015 21:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d’un soldat. Cela [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/03/citation-humour.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1101" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/03/citation-humour.jpg" alt="citation-humour" width="534" height="376" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d’un soldat. Cela parle avec autorité&nbsp;&raquo;</p>
<p>Depuis la création du blog, les citations de philosophes, chanteurs, acteurs, super-héros introduisent les articles postés ici. C’est la mise en bouche avant l’entrée dans un plat d’explications philosophiques…Métaphore pourrie mais j’ai très faim au moment où j’écris ces lignes…<br />
Bref, ci-dessous vous retrouverez la quasi-intégralité des citations qui ont joué le rôle de l’incipit dans ces articles parfois avec humour, parfois avec sérieux, parfois avec humour-sérieux, parfois « ta gueule » :</p>
<p>« J&rsquo;ai grand plaisir à être piratée, car au fond si on est piraté c&rsquo;est qu&rsquo;on intéresse les gens ».</p>
<p>« Les miracles, cela arrive, ou presque ».</p>
<p>« Quand on perd ses petites habitudes, on perd tous ses repères ».</p>
<p>« Il est plus sûr que le vice rend malheureux, que la vertu donne le bonheur »</p>
<p>« Ce qui importe ce n&rsquo;est pas d&rsquo;être un homme d&rsquo;action mais un homme d&rsquo;action utile. Et l&rsquo;action utile se fait d&rsquo;abord dans la pensée ».</p>
<p>« Le plus fidèle de tous les hommes n’a jamais trompé aucune de ses amantes ».</p>
<p>« N’ayez pas peur de faire une erreur mais faites en sorte de ne pas faire la même erreur deux fois »</p>
<p>« Je t’aime, tu m’aimes, on sème ».</p>
<p>« Si l’invraisemblable arrive, c’est donc que ce qui est invraisemblable est vraisemblable ».</p>
<p>« Un sujet normal est essentiellement quelqu&rsquo;un qui se met dans la position de ne pas prendre au sérieux la plus grande part de son discours intérieur ».</p>
<p>« L’euphorie est une illusion du bien-être mais je préfère dire qu’elle est un avant-goût du bonheur ».</p>
<p>« C&rsquo;est inutile de questionner, il faut accepter de savoir sans se souvenir, ou croire qu&rsquo;on sait, savoir qu&rsquo;on croit. »</p>
<p>« Le pastis, c’est comme les seins. Un c’est pas assez et trois c’est trop ».</p>
<p>« L’écriture a ceci de mystérieux qu’elle parle ».</p>
<p>« Parler d’amour, c’est faire l’amour ».</p>
<p>« Il n&rsquo;y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle. »</p>
<p>« Comme tous les autres, on n’est pas comme les autres ».</p>
<p>« Rendre le désir de vertu aussi attrayant, aussi excitant que le désir charnel »</p>
<p>« Vous n’avez pas attendu d’être en terminale pour faire de la philosophie ».</p>
<p>« Des goûts et des couleurs on ne discute pas »</p>
<p>« La différence entre le génie et la bêtise, c&rsquo;est que le génie a des limites. »</p>
<p>« L&rsquo;honnêteté ne consiste pas à ne jamais voler, mais à savoir jusqu&rsquo;à quel point on peut voler, et comment faire bon usage de ce qu&rsquo;on vole ».</p>
<p>« Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n&rsquo;avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès ».</p>
<p>« Ce sont souvent ces petits instants qui font les grands souvenirs ».</p>
<p>« Le climat est la cause de tous nos soucis ».</p>
<p>« La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse; la vieillesse est le temps de la pratiquer ».</p>
<p>« Comme l’esprit peut hésiter quand il se préoccupe de considérations morales».</p>
<p>« Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver ».</p>
<p>« Que ce monde soit absurde, c&rsquo;est l&rsquo;affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu&rsquo;il soit injuste, c&rsquo;est notre affaire à tous ».</p>
<p>« L’art d’expliquer des choses compliquées avec des mots simples »</p>
<p>« Soit crédule, innocent, chaste, naïf, simple et tu pourras prétendre à devenir un ours de couleur avec une voix d’enfant et un motif ringard sur le ventre ».</p>
<p>« Les livres ont souvent plus d&rsquo;esprit que les hommes qu&rsquo;on rencontre »</p>
<p>« Voyager c’est partir un peu »</p>
<p>« L’innovation chasse l’innovation »</p>
<p>« Vivre c’est changer du temps en expérience »</p>
<p>« L’écriture a ceci de mystérieux qu’elle parle »</p>
<p>« La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre. »</p>
<p>« L’amour n’a pas d’âge, il est toujours naissant. »</p>
<p>« Le feu ça brûle et l’eau ça mouille ».</p>
<p>« Je ne suis qu’un homme qui boit des litres pour noyer sa haine »</p>
<p>Bravo si vous êtes allés au bout de ces 68 citations (ne vérifie pas, ce chiffre est donné au hasard).<br />
Anecdote récompense : Je vous avoue que c’est la première fois que j’écris « Incipit » dans un incipit d’un article.  Je ne pouvais pas être plus « explicit » pour terminer celui-ci !</p>
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		<title>Souriez, vous êtes filmés !</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2015 20:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Bouda]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions et pensées]]></category>
		<category><![CDATA[aristote]]></category>
		<category><![CDATA[bouda]]></category>
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		<description><![CDATA[« Grand frère te regarde » : cette fameuse interpellation du, non moins célèbre, roman d’anticipation de George Orwell, dépeint un monde totalitaire, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/01/souriez-filmés.jpg"><img class="  aligncenter wp-image-1089" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/01/souriez-filmés.jpg" alt="souriez-filmés" width="497" height="260" /></a></p>
<p>« Grand frère te regarde » : cette fameuse interpellation du, non moins célèbre, roman d’anticipation de George Orwell, dépeint un monde totalitaire, dont les libertés individuelles sont atteintes (et non pas une pratique incestueuse venue du Pas-de-Calais). Alors certes, je n’étais pas de ce meilleur des mondes en 1984 (ni même en 1948) mais deux questions me viennent à la lecture de cette œuvre : peut-on vivre heureux sous l’œil (ou une Voix) de caméras ? Peut-on se considérer comme un acteur ou un spectateur de notre propre vie ? Ne dit-on pas, « arrête ton cinéma ! », « j’ai fait des cascades toute la nuit avec ma femme », « un mec m’a doublé à la Poste » ? Je me pose alors une troisième question : est-ce possible que d’illustres inconnus soient en train de regarder ce que je fais actuellement, devant un écran de cinéma ? La réponse est NON bien entendu. La vie de Truman Burbank n’est pas biographique mais belle et bien une fiction. Imaginer, une seule seconde, et 24 images, que la séance de 14h, au Pathé de place de Clichy, soit une programmation de mon passage dans la salle de bain, me fait assez froid dans le dos (non pas parce que je marche pieds nus sur un carrelage, mais parce que prendre sa douche à 14h me semble assez tardif, même un dimanche).</p>
<p>On nous bassine, dès notre plus jeune âge, que dans la vie il vaut mieux ne pas jouer la comédie, au risque de se taper l’affiche. Pourtant j’ai toujours voulu être un artiste et faire mon numéro (06.72…..). Et comme je n’ai pas eu le cran d’être devant la caméra (la vraie), j’imagine ma vie comme un long métrage (non je ne parle pas de mes centimètres, mais bien de mes sentiments) : j’ai été échangé à la maternité 2 jours après ma naissance, mes riches parents se font assassiner dans les rues mal famées de Gotham à 6 ans, à 10 ans je rate l’avion, à 11 ans je rate encore l’avion, à 15 ans je me fais surprendre en mauvaise posture avec une tarte aux pommes, à 20 ans je deviens cannibale, à 30 ans je suis un soutien intouchable pour un tétraplégique et à 40 ans je suis toujours puceau. Cette vie rêvée (si vous avez entendu « des anges », Bouchez-vous les oreilles) est alors un moyen d’évasion d’une vie bien triste. Ce meilleur des mondes (je précise au passage que c’est Aldous Huxley qui a écrit ce roman et que non, il n’était pas allemand et ne portait pas de moustache) serait donc une œuvre cinématographique pour laquelle nous serions à la fois acteur et spectateur (certains d’entres vous diraient que d’un point de vue financier, c’est une super idée d’autofinancement).</p>
<p>A l’aube de mes 40 ans (la tarte aux pommes, ca compte ?), je prends conscience que la privation de liberté, métaphoriser (bien sur ca se dit), dans 1984, par une ultra-surveillance de Big Brother, n’est pas sans, ce qu’appelait Aristote, une certaine forme de catharsis (présent donc bien avant le rachat du PSG). Cette libération des pulsions, des angoisses et des fantasmes en les transposant à travers de formidables héros du 7<sup>ème</sup> art, ne serait-ce pas en définitive, un mal pour un bien ? Je vous laisse réfléchir à la question, moi je vais me faire une toile avec Peter Parker.</p>
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		<title>La fin justifie les moyens</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 2015 21:25:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions et pensées]]></category>
		<category><![CDATA[fin]]></category>
		<category><![CDATA[kant]]></category>
		<category><![CDATA[machiavel]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[« J&#8217;ai grand plaisir à être piratée, car au fond si on est piraté c&#8217;est qu&#8217;on intéresse les gens ». C’est avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/01/fin-justifie-moyens.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1073" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2015/01/fin-justifie-moyens.jpg" alt="fin-justifie-moyens" width="452" height="255" /></a></p>
<p>« J&rsquo;ai grand plaisir à être piratée, car au fond si on est piraté c&rsquo;est qu&rsquo;on intéresse les gens ».</p>
<p>C’est avec une grande chanteuse- philosophe du vingt-et-unième siècle que ce blog va renaître. En effet, avec Carla Bruni on a des choses en commun, on a tous les deux été piratés.<br />
Comme elle, j’ai senti cette fierté d’intéresser les gens mais en creusant un peu plus je ne devrais pas en être aussi fier…En effet, depuis plusieurs mois, le site du blog connait une affluence record avec pas moins de 20 visites par jour. Plutôt content en ayant aucune activité depuis un an, je me dis que ce sont tous les fans qui reviennent chaque jour pour relire avec passion tous les articles qu’ils ont aimé depuis toutes ces années…<br />
En retrouvant rapidement un minimum de lucidité, je me dis qu’il y a quelque chose de « grande cuillère munie d’un long manche » là-dessous.<br />
En effet, caché à l’intérieur de chacun des articles, il y a de nombreux liens faisant référence à l’extension de pénis…Ces liens renvoient vers des sites pas très religieux expliquant comment gagner 5cm de longueur de sexe avec une ficelle et du plomb…Je vous passe les détails, si vous êtes intéressés vous pouvez vous rendre<a title="Video" href="https://www.youtube.com/watch?v=jyLb9Z_RZYs" target="_blank"> ici</a>.</p>
<p>Finalement, j’apprends que des liens sur ces sites renvoient aussi vers philosophedesbacsasable.com, un échange de lien très naturel : un gros sexe et de la philosophie des bacs à sable, que demander de plus ! Je peux donc affirmer avec certitude que 80% des lecteurs de ce blog ont des petits sexes…Très intéressant.</p>
<p>Après cet incident, je me suis mis à me poser des questions assez classiques : la fin justifie-t-elle les moyens ? Jusqu’où  iriez-vous pour connaitre richesse, amour, gloire et beauté ?</p>
<p>3 théories s’opposent en philosophie pour justifier ou non les actes des pirates :</p>
<ul>
<li>Kant dit que la fin ne justifie jamais les moyens et qu’il faut toujours agir « de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle ». Il ajoute même que l’action doit traiter l’autre avec respect et dignité.</li>
<li> Machiavel lui prône que la fin justifie les moyens notamment pour garder le pouvoir politique. Il aurait aussi ajouté dans son célèbre livre « Internet en 1500 » que « si on veut plus de trafic sur son site web, on a qu’à faire de la publicité pour agrandir son pénis, ce sont des sujets qui préoccupent tous les hommes de la terre ». Machiavel était un avant-gardiste, il avait déjà internet et un site web en 1500*.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les grand-mères Tipiak pensent que les pirates sont des usurpateurs qu’il faut combattre. Ils volent des recettes pour se faire passer pour de grands chefs cuisiniers de couscous. Elles placent le droit de propriété intellectuelle au-dessus des lois.</li>
</ul>
<p>Après toutes ces théories, c’est  Machiavel qui m’a ouvert les yeux et qui m’a fait admettre que je ne devais pas en vouloir aux pirates qui ont spammé mon blog. Ils l’ont fait pour des raisons parfaitement justifiables, ils proposent une solution à un problème de « l’Hommanité ». Ce sont des prêcheurs qui se servent des sites de philosophie pour délivrer leurs messages à portée universelle. Ils savent que sur ces sites, les lecteurs sont des ambassadeurs des valeurs morales et de paix et que leur message sera entendu et répandu. C’est l’industrie du slip qui va être contente !</p>
<p>Je ne peux que remercier ces pirates, ils m’ont donné les moyens de réactiver mon envie d’écrire. J’espère que ça ne sera pas la fin !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>*Cette information n’est pas encore vérifiée par les équipes Wikipedia</em></p>
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		</item>
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		<title>De la violence gratuite ?</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 23:23:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[psg]]></category>
		<category><![CDATA[sartre]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[« La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre. » Difficile [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2013/05/Le-PSG-et-le-Qatar-rattrapes-par-la-violence-des-ultras_reference1.jpg"><img class=" aligncenter" title="Violence" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2013/05/Le-PSG-et-le-Qatar-rattrapes-par-la-violence-des-ultras_reference1.jpg" alt="" width="480" height="303" /></a></p>
<p>« La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre. »<br />
Difficile de donner raison à cette citation de Jean-Paul Sartre extraite de Critique de la Raison Dialectique (que je n’ai évidemment pas lu) suite aux événements qui ont suivi le magnifique, fantastique, stratosphérique sacre du PSG !<br />
Pour rappel, le 13 Mai 2013 soit deux jours avant mon anniversaire (piqûre de rappel pour ne pas oublier de me le souhaiter !), la fête pour célébrer le titre de champion de France du PSG a viré au cauchemar avec des scènes hallucinantes de violence.</p>
<p>Selon Sartre, la violence n’est jamais gratuite, elle répond toujours à une autre violence.<br />
Peut-être que quand les casseurs sont venus détruire le Café Kleber c’était uniquement pour protester contre la violence du prix du café excessivement cher : 2,30€ le café serré c’est un scandale, c’est d’une violence inouïe !<br />
Mais est-ce vraiment justifié de venir casser un Café pour casser le prix du café ?<br />
La question n’attend pas vraiment de réponse, elle est posée uniquement pour que vous puissiez admirer la force, la puissance, la violence du jeu de mot !</p>
<p>Pire, les casseurs ne s’en sont pas arrêtés là, ils ont pillé et vandalisé un Franprix.<br />
Alors là, je m’insurge ! Pas un FranPrix ! Rien ne justifie cet acte de barbarie.<br />
La sauce Olive-Tomate Leader Price est tellement bonne, qu’on ne peut pas toucher à cet enseigne. Et quand vous savez en plus que les 8 tartelettes chocolat sont à 0,52€ le paquet, c’est une honte !</p>
<p>Il existe donc de la violence sans réponse à une autre violence, l’exemple du Franprix en est une preuve ultime.</p>
<p>Une violence peut donc se créer sans raison mais elle engendre généralement une autre violence. La preuve, en voyant les images des émeutes j’ai eu envie de tout casser. On ne ternit pas l’image du PSG et encore moins de Franprix !</p>
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		<title>Pas tout à fait mais Presque !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 09:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Les miracles, cela arrive, ou presque ». Ce n’est pas un miracle que vous lisiez cet article, le blog [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2013/05/cibleratee.jpg"><img class=" aligncenter" title="Missing the target" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2013/05/cibleratee.jpg" alt="" width="650" height="198" /></a></p>
<p>« Les miracles, cela arrive, ou presque ». Ce n’est pas un miracle que vous lisiez cet article, le blog n’est pas mort, le blog a muri.<br />
Mûrir, mourir c’est presque le même mot disait Victor Hugo, mais la différence c’est que c’est pas pareil…SBLAH ! Une tautologie pour commencer ! Je n’ai pas perdu la main…enfin presque.</p>
<p>Vous aurez donc compris que l’article allait parler du presque car finalement si c’est presque, ce n’est pas. C’est mon Cogito Ergo Sum à moi : « Je suis presque donc je ne suis pas ».</p>
<p>Pourquoi philosopher sur le presque ? Parce que c’est un mot qui a une puissance exceptionnelle, c’est la botte secrète pour ne jamais te mettre en galère, il est tellement vague qu’il te donne toujours raison peu importe les énormités que tu es en train de dire : « c’est presque pareil ! »</p>
<p>Avec presque, on nage dans l’à peu près, tout le contraire des concepts philosophique toujours très clairs, structurés et précis…Presque est donc totalement antiphilosophique…Un philosophe ne peut pas employer ce terme qui l’éloignerait de la vérité et le laisserait dans le superflou. SBLAH ! Un nouveau néologisme : le superflou</p>
<div>! Une contraction de superflu et flou définit par mon dictionnaire personnel comme « inutile et vague ». Presque est superflou donc inutile et vague, pas mal !</div>
<p>Pourtant, sans le presque, tellement de choses peuvent basculer et changer le cours de l’Histoire ou de son histoire : « j’ai presque réussi mon bac » ; «j’ai presque été accepté aux beaux-arts… » ; « la guerre est presque finie ! »…Encore un peu de courage pour faire disparaître ce presque et croire aux miracles ! Tout le monde peut le faire, on y est presque !</p>
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		<title>L&#8217;action de la réflexion</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Oct 2012 02:03:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions et pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2014/10/echec-reflexion-action.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-955" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2014/10/echec-reflexion-action.jpg" alt="echec-reflexion-action" width="586" height="254" /></a></span></p>
<p>« Ce qui importe ce n&rsquo;est pas d&rsquo;être un homme d&rsquo;action mais un homme d&rsquo;action utile. Et l&rsquo;action utile se fait d&rsquo;abord dans la pensée ». Je profite de cette citation pour vous souhaiter à tous une bonne rentrée, je pense que c’est utile et que c’est une bonne action.</p>
<p>Bonne lecture !</p>
<p>Dernier vendredi avant les vacances, je me suis passé en boucle la chanson de Gérard Lenorman « Vive les vacances »* pour me mettre en conditions. Cette chanson est d’ailleurs un vrai scandale, il fait rimer le mot « vacances » avec tous les mots finissant par le son « ance » : prudence, insouciance, adolescence, enfance…Si vous avez le courage de l’écouter, j’ai mis le lien en fin d’article. Par contre, ne me demandez pas pourquoi j’écoute Gérard Lenorman alors que j’ai moins de 60 ans…</p>
<p>Bref, ce n’est pas du tout le sujet.</p>
<p>Je fais mon sac, attrape un métro en direction de la Gare d’Austerlitz et c’est là que tout commence…<br />
Un alcoolique avec une bière à la main vient s’asseoir juste à côté de moi. Je le sens impatient de vouloir m’adresser la parole mais je le sens quand même hésitant. En effet, je le bluffe très bien en lui faisant croire que je suis hyper concentré sur mon téléphone portable.</p>
<p>Ayant vu la supercherie (on ne capte pas dans le métro !), il m’interpelle : « hé hé hé, c’est pas méchant ce que je veux te dire, je peux te poser une question ? » (à lire avec une voix d’alcoolique et avec l’odeur qui l’accompagne).<br />
Je lève les yeux en sa direction, complètement pris au piège, mais j’esquisse un sourire, je me dis que sa question peut être mémorable et surement parfaite pour alimenter une conversation philosophique de fin de soirée…</p>
<p>« Qu’est ce que tu dirais si tu voyais un pauvre se faire voler ? »<br />
Instinctivement, je réponds : « J’essaierais de rattraper le voleur et.. ». Il me coupe la parole et commence à s’énerver : « NON, c’est pas ça ma question ! Qu’est ce que tu dirais, ta première pensée si tu voyais ça ! »…</p>
<p>Il me posait une question sur ma pensée ! En tant que grand philosophe, je lui rétorque presque instinctivement avec la qualité de locution qui me caractérise : « C’est moche ».</p>
<p>Son visage s’illumine, ses dents moisies me sourient, j’ai l’impression d’avoir touché dans le mille avec cette réponse pourrie.<br />
Il commence à philosopher sur ma réponse en la sur-validant : « Voilà, c’est ça ! La pensée est plus forte que la réaction ! Merci, heureusement qu’il y a encore des gens comme toi, bonne soirée ! »…Il descend du métro, il disparaît et me laisse seul pour analyser ce qu’il vient de se passer. Je n’en reviens pas, mon « c’est moche » a suffi à son bonheur.</p>
<p>Finalement, je me demande ce qu’il voulait exprimer par « la pensée est plus forte que la réaction ». Est-ce que ce qu’on pense est plus fort qu’un acte ? Est-ce qu’il faut toujours penser avant d’agir ? Est-ce qu’il faut porter du crédit aux pensées d’un individu totalement alcoolisé ?</p>
<p>Il met donc une échelle de valeur entre la réflexion et l’action, pour lui la réflexion est plus importante que l’action. Il accorde plus de crédit à la spontanéité de la pensée qu’à celle de l’action…</p>
<p>Alors oui, même si la pensée est plus forte, elle ne peut se substituer à l’action car une pensée d’action sans l’action derrière est inutile.</p>
<p>Hmm, je reviendrai sur le sujet en détails plus tard car c’est un article de rentrée et je ne veux pas perdre tous les lecteurs maintenant…</p>
<p>Tout ça pour dire que le blog est éclectique et permet à chacun d’exprimer ses idées. De Socrate à l’alcoolique anonyme, chacun a quelque chose à nous apporter.</p>
<p>Laissons le mot de la fin à Bouddha qui reste le maître pour nous faire réfléchir sur la relation entre la parole et l’action (et en plus il était sobre) :</p>
<p>« Quel que soit le nombre de saintes paroles que vous lisez, que vous prononcez, quel bien vous feront-elles si vos actes ne s&rsquo;y conforment pas ? ».</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">*http://www.youtube.com/watch?v=DPj1NVIPiHk</span></p>
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		<title>A la vie, à l&#8217;amour !</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 12:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;L&#8217;amour n&#8217;a pas d&#8217;âge, il est toujours naissant.&#160;&#187; Blaise Pascal]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2012/04/photo3.jpg"><img class=" aligncenter" title="A l'amour, à la vie" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2012/04/photo3-1024x851.jpg" alt="" width="620" height="515" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour n&rsquo;a pas d&rsquo;âge, il est toujours naissant.&nbsp;&raquo; Blaise Pascal</p>
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		<title>Ne pas aider son prochain</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Dec 2011 16:39:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Il est plus sûr que le vice rend malheureux, que la vertu donne le bonheur » C’est la fin d’année et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2011/12/tom_and_jerry_07.jpg"><img class=" aligncenter" title="tom_and_jerry_07" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2011/12/tom_and_jerry_07.jpg" alt="" width="640" height="250" /></a></p>
<p>« Il est plus sûr que le vice rend malheureux, que la vertu donne le bonheur »</p>
<p>C’est la fin d’année et j’ai besoin de me repentir, j’ai agi contrairement à toutes les vertus dont je fais habituellement l’éloge et je n’en suis pas fier.</p>
<p>Il était tôt, j’avais mal dormi, il faisait froid, j’écoutais « Tragédie » sur mon mp3 ; toutes les conditions étaient réunies pour passer une sale journée…<br />
Juste avant de monter l’escalier pour sortir du métro, je vois une femme (moche) avec sa grosse poussette qui s’apprête à galérer pour monter l’escalier.<br />
Je me dis : « c’est sur je l’aide pas, j’ai la flemme, j’ai la tête dans le pâté, j’esquive rapidement en me faufilant sur la droite… ».<br />
Pour l’instant, rien de très différent d’une attitude typiquement parisienne ! Mais quand même, je commence à cumuler les vices : égoïste et paresseux !</p>
<p>Le pompon, c’est que je ne me suis pas arrêté là ! J’esquive tel un chenapan la <del>grogniasse</del> bonne-femme mais malheureusement elle me hèle : « S’il vous plaît, Monsieur, pouvez-vous m’aider ? ».<br />
Double-esquive, je fais semblant de pas l’entendre et je continue à monter les escaliers…<br />
Elle ré-insiste : « Monsieur avec le tee-shirt vert et bleu ! ».<br />
Là je m’aperçois que je suis grillé et que je m’habille vraiment mal, je me retourne et lui lance : « Désolé, je suis pressé, j’ai rendez-vous, j’ai mal au dos et j’ai encore pleins d’excuses bidons qui justifieraient mon envie de ne pas vous aider »…</p>
<p>Voilà, j’ai donc commis ma M.A (mauvaise action) et j’en suis peu fier. Afin de me rattraper j’ai donné 20 centimes au SDF qui était à la sortie du métro pour au moins aider « celui d’après mon prochain » ou « le prochain de celui qui devait être mon prochain ».<br />
J’en ai conclu que je ne comprenais pas l’expression « aider son prochain » et que j’essaierai de la comprendre prochainement…</p>
<p>Ce petit fait de vie m’a fait réfléchir sur mon statut de philosophe des Bacs à sable.<br />
Quel intérêt à apprendre les vertus si ce n’est que pour appliquer les vices ? Que deviennent les belles paroles sur la générosité face à nos actes égoïstes ? (Remarquez la subtilité du style qui permet de vous impliquer dans un acte que vous n’avez pas commis). Spinoza, qui préfère « enseigner les vertus que condamner les vices », n’aurait pas été fier de moi, il doit encore m’apprendre beaucoup de choses.</p>
<p>J’ai finalement appris que je m’étais fait plus de mal en n’aidant pas cette personne. J’aurais du être égoïste et aider cette <del>mégère</del> femme à monter sa poussette pour mon bien.</p>
<p>Le dalaï-lama a sans doute raison en disant : « Soyons égoïstes, aimons-nous les uns les autres ! »</p>
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		<title>La réflexion de l&#8217;action</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 21:45:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Philosophe des bacs à sable]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Ce qui importe ce n&#8217;est pas d&#8217;être un homme d&#8217;action mais un homme d&#8217;action utile. Et l&#8217;action utile se fait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2011/09/reflexion-action.jpg"><img title="reflexion action" src="http://philosophedesbacsasable.com/wp-content/uploads/2011/09/reflexion-action.jpg" alt="" width="640" height="250" /></a></p>
<p>« Ce qui importe ce n&rsquo;est pas d&rsquo;être un homme d&rsquo;action mais un homme d&rsquo;action utile. Et l&rsquo;action utile se fait d&rsquo;abord dans la pensée ». Je profite de cette citation pour vous souhaiter à tous une bonne rentrée, je pense que c’est utile et que c’est une bonne action.</p>
<p>Bonne lecture !</p>
<p>Dernier vendredi avant les vacances, je me suis passé en boucle la chanson de Gérard Lenorman « Vive les vacances »* pour me mettre en conditions. Cette chanson est d’ailleurs un vrai scandale, il fait rimer le mot « vacances » avec tous les mots finissant par le son « ance » : prudence, insouciance, adolescence, enfance…Si vous avez le courage de l’écouter, j’ai mis le lien en fin d’article. Par contre, ne me demandez pas pourquoi j’écoute Gérard Lenorman alors que j’ai moins de 60 ans…</p>
<p>Bref, ce n’est pas du tout le sujet.</p>
<p>Je fais mon sac, attrape un métro en direction de la Gare d’Austerlitz et c’est là que tout commence…</p>
<p>Un alcoolique avec une bière à la main vient s’asseoir juste à côté de moi. Je le sens impatient de vouloir m’adresser la parole mais je le sens quand même hésitant. En effet, je le bluffe très bien en lui faisant croire que je suis hyper concentré sur mon téléphone portable.</p>
<p>Ayant vu la supercherie (on ne capte pas dans le métro !), il m’interpelle : « hé hé hé, c’est pas méchant ce que je veux te dire, je peux te poser une question ? » (à lire avec une voix d’alcoolique et avec l’odeur qui l’accompagne).</p>
<p>Je lève les yeux en sa direction, complètement pris au piège, mais j’esquisse un sourire, je me dis que sa question peut être mémorable et surement parfaite pour alimenter une conversation philosophique de fin de soirée…</p>
<p>« Qu’est ce que tu dirais si tu voyais un pauvre se faire voler ? »</p>
<p>Instinctivement, je réponds : « J’essaierais de rattraper le voleur et.. ». Il me coupe la parole et commence à s’énerver : « NON, c’est pas ça ma question ! Qu’est ce que tu dirais, ta première pensée si tu voyais ça ! »…</p>
<p>Il me posait une question sur ma pensée ! En tant que grand philosophe, je lui rétorque presque instinctivement avec la qualité de locution qui me caractérise : « C’est moche ».</p>
<p>Son visage s’illumine, ses dents moisies me sourient, j’ai l’impression d’avoir touché dans le mille avec cette réponse pourrie.</p>
<p>Il commence à philosopher sur ma réponse en la sur-validant : « Voilà, c’est ça ! La pensée est plus forte que la réaction ! Merci, heureusement qu’il y a encore des gens comme toi, bonne soirée ! »…Il descend du métro, il disparaît et me laisse seul pour analyser ce qu’il vient de se passer. Je n’en reviens pas, mon « c’est moche » a suffi à son bonheur.</p>
<p>Finalement, je me demande ce qu’il voulait exprimer par « la pensée est plus forte que la réaction ». Est-ce que ce qu’on pense est plus fort qu’un acte ? Est-ce qu’il faut toujours penser avant d’agir ? Est-ce qu’il faut porter du crédit aux pensées d’un individu totalement alcoolisé ?</p>
<p>Il met donc une échelle de valeur entre la réflexion et l’action, pour lui la réflexion est plus importante que l’action. Il accorde plus de crédit à la spontanéité de la pensée qu’à celle de l’action…</p>
<p>Alors oui, même si la pensée est plus forte, elle ne peut se substituer à l’action car une pensée d’action sans l’action derrière est inutile.<br />
Hmm, je reviendrai sur le sujet en détails plus tard car c’est un article de rentrée et je ne veux pas perdre tous les lecteurs maintenant…</p>
<p>Tout ça pour dire que le blog est éclectique et permet à chacun d’exprimer ses idées. De Socrate à l’alcoolique anonyme, chacun a quelque chose à nous apporter.</p>
<p>Laissons le mot de la fin à Bouddha qui reste le maître pour nous faire réfléchir sur la relation entre la parole et l’action (et en plus il était sobre) :<br />
« Quel que soit le nombre de saintes paroles que vous lisez, que vous prononcez, quel bien vous feront-elles si vos actes ne s&rsquo;y conforment pas ? ».</p>
<p>*http://www.youtube.com/watch?v=DPj1NVIPiHk</p>
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