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	<title>Reversus</title>
	
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		<title>Régionales : leçons du premier tour</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 22:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[abstention]]></category>
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		<description><![CDATA[On annonçait un échec de l’UMP : il s’agit en réalité d’un naufrage. Cette soirée des élections régionales marque un tournant à mi-mandat. Outre l’abstention record, on note le retour d’une gauche plurielle en passe de réaliser un véritable grand chelem au second tour…
 


Les résultats
 


Le niveau d’abstention a atteint avec ces élections régionales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On annonçait un échec de l’UMP : il s’agit en réalité d’un naufrage. Cette soirée des élections régionales marque un tournant à mi-mandat. Outre l’abstention record, on note le retour d’une gauche plurielle en passe de réaliser un véritable grand chelem au second tour…</p>
<p><span id="more-4622"></span><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/852849.jpg"><img class="size-full wp-image-4625  aligncenter" title="852849" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/852849.jpg" alt="" width="310" height="212" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Les résultats<br />
 </strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/14/01034-20100314ARTFIG00195-la-gauche-nettement-en-tete-le-fn-en-trouble-fete-.php"><img class="aligncenter size-full wp-image-4624" style="border: 0px none;" title="scoreregio" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/scoreregio1.jpg" alt="" width="357" height="166" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le niveau d’abstention a atteint avec ces élections régionales un record historique : 53,5 % de Français ne se sont pas déplacés pour aller voter.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme prévu, l’UMP s’est saisie de l’abstention comme d’un argument imparable. Pour F.Fillon, cette « <em>faible participation ne permet pas de conclure à des analyses nationales </em>». Et d’accuser les présidents de régions socialistes qui « <em>n’ont pas su mobiliser les français</em> ». On croit rêver…</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les résultats, on pourra également regretter que certains instituts de sondages n’aient pas réalisé une péréquation pour certaines formations qui ne sont pas présentes dans toutes les régions. J.L Mélenchon s’est plaint par exemple que le score du Front de Gauche soit comptabilisé sur 22 régions alors que son parti n’était présent que dans 17 d’entre elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Incompréhensible aussi le fait que le score de Debout la République ne soit toujours pas comptabilisé alors qu’il frôle les  5% en Île-de-France. Nicolas Dupont-Aignan s’est insurgé sur France 3 : « <em>Je ne suis pas perdant puisque vous êtes incapable de me donner mon score </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le naufrage de l’UMP<br />
 </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir, la droite parlementaire a réalisé son score le plus bas de l’histoire de la Vème république. Mais à l’UMP on continue de feindre que rien n’est joué, et on refuse d’évoquer une défaite : « <em>ça va se jouer dans un mouchoir de poche </em>» confie X.Bertrand. Daniel Cohn-Bendit, visiblement énervé par cette mauvaise foi, répliquera : « <em>Je trouve ça con. Pourquoi vous ne voulez pas dire que vous avez perdu ? </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Second argument de taille des caciques de l’UMP : affirmer que le vote écolo n’appartient à personne. F.Fillon, décidément très en forme, ira jusqu’à affirmer : « <em>Rien n’est joué pour le second tour, les électeurs ne sont la propriété d’aucun parti ! </em>». Et Xavier Bertrand de surenchérir sur les « <em>arrangements de second tour entre le PS et Europe </em>» alors que la droite est d’ores et déjà rassemblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand objectif de second tour de l’UMP est donc de capter le vote vert.  De F.Fillon déclarant que « <em>l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche </em>» à C.Jouanno sous-entendant que l’UMP va siphonner l’électorat d’Europe Ecologie, la donne est clairement énoncée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le PS et Europe Ecologie caracolent en tête</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le grand retour de la gauche plurielle ! Le PS est à 29,1% et semble en mesure de conserver toutes ses régions. Quant à Europe Ecologie, le mouvement écolo s’inscrit plus que jamais comme la troisième force politique en France.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce sujet, Sandrine Bélier eurodéputée d’Europe Ecologie <strong><a href="http://reversus.fr/2010/03/12/s-belier-le-soleil-se-leve-a-lest/" target="_blank">confiait vendredi</a> </strong>: « <em>Le PS ne pourra pas gagner sans nous et nous ne gagnerons pas sans eux. C’est bien le début d’une nouvelle donne politique. Il doit donc y avoir un respect mutuel, une culture de partenariat. Lors des négociations de second tour, les discussions ne porteront donc pas sur des questions de places ou de personnes, mais bien sur la question du projet et un vrai engagement de partage sur des objectifs programmatiques. </em>»<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le FN est de retour</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Contrecoup de cette abstention record, le FN est de retour dans le jeu politique et va pouvoir se maintenir dans la moitié des régions. Le parti frontiste réalise certes un score plus bas qu’en 2004, mais plus élevé que le laissaient présager les derniers sondages.</p>
<p style="text-align: justify;">En région PACA, J.M Le Pen atteint même les 20,28 %, tandis que sa fille Marine pourrait dépasser l’UMP dans la région Nord-Pas-de-Calais.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Effondrement du Modem</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dernière conclusion à tirer de ces élections régionales, <strong><a href="http://reversus.fr/2010/03/09/le-modem-le-chant-du-declin/" target="_blank">l’effondrement du Modem,</a></strong> qui n’atteindra pas les 5% (pas de remboursement des frais de campagne), « <em>c’est la grande leçon de ces élections, le PS ne viendra plus nous casser les pieds avec cette alliance </em>» déclare ainsi J.L Mélenchon sur France 3. Le score définitif du pari centriste serait de 3,4%.</p>
<p style="text-align: justify;">F.Bayrou justifie le mauvais score du Modem par l&#8217;inexpérience de ses colistiers. Cet argument, guère crédible et dépourvu de remise en question, risque de mal passer auprès des militants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Béarnais aura en effet beaucoup de mal à éviter l’implosion de son parti. « <em>Facile ou difficile peu importe, il faut continuer le combat </em>» conclut-il. La traversée du désert continue pour F.Bayrou&#8230;</p>
<p>Pearltrees des régionales : enjeux, résultats et analyses</p>
<p>&nbsp;<span><a title="cliquez ici pour visualiser : Régionales 2010" href="http://www.pearltrees.com/reversus/4251595/" id="pt-pearl-1_698245-800" target="_blank"><img src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=698245" style="border:none;vertical-align:top;" alt="Régionales 2010" /></a><script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script><script type="text/javascript">ptInitTree('pt-pearl-1_698245-800',1,4540,1,698245,1);</script></span>&nbsp;</p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/14/labstention-a-qui-profite-le-crime/" rel="bookmark">L'abstention : à qui profite le crime ?</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/12/s-belier-le-soleil-se-leve-a-lest/" rel="bookmark">S.Bélier : "Le soleil se lève à l'Est"</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/09/le-modem-le-chant-du-declin/" rel="bookmark">Modem, le chant d'un déclin</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/01/18/europe-ecologie-la-troisieme-force-politique/" rel="bookmark">Europe Ecologie : la troisième force politique ?</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/16/julien-dray-a-la-croisee-des-chemins/" rel="bookmark">Julien Dray à la croisée des chemins...</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>L’abstention : à qui profite le crime ?</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 18:47:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Pour un électeur du centre ou de droite, s’abstenir, ce serait faire un cadeau inespéré à la gauche et au Parti Socialiste » écrivait E.Mougeotte dans son dernier  édito préparant par avance l’argumentaire de l’UMP lors de cette soirée électorale.


 
Abstention record
Plus d’un français sur deux n’a pas été voté pour ce premier tour des élections [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>Pour un électeur du centre ou de droite, s’abstenir, ce serait faire un cadeau inespéré à la gauche et au Parti Socialiste </em>» écrivait E.Mougeotte dans son dernier  édito préparant par avance l’argumentaire de l’UMP lors de cette soirée électorale.</p>
<p><span id="more-4609"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote.jpg"><img class="size-medium wp-image-4610  aligncenter" title="vote" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote-300x275.jpg" alt="" width="229" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">Abstention record</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/14/01002-20100314ARTFIG00041-regionales-les-bureaux-de-vote-sont-ouverts-.php" target="_blank">Plus d’un français sur deux</a></strong> n’a pas été voté pour ce premier tour des élections régionales. On devrait ainsi atteindre le niveau record historique  de 53,5% selon les dernières estimations. L’abstention n’était que de 37,88 % en 2004.</p>
<p style="text-align: justify;">Les raisons de ce manque d’intérêt sont nombreuses : méconnaissance des enjeux et des institutions. Même en Ile-de-France où les candidats étaient pourtant connus, l’abstention bat de nouveaux records puisqu’elle était de 31,82% à 17h, contre 43,68 % en 2004.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">A qui profite le crime ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon la plupart des analyses, c’est l’UMP qui serait le plus défavorisée par l’abstention.  Mais tous les partis peuvent revendiquer le vote des abstentionnistes.<strong> <a href="http://videos.tf1.fr/jt-we/besancenot-notre-concurrent-c-est-l-abstention-5760579.html" target="_blank">O.Besancenot n’hésitait pas</a></strong> par exemple à affirmer que « <em>son premier concurrent, c’est l’abstention puisque son électorat est majoritairement constitué de jeunes, de prolos, d’habitants des quartiers populaires </em>» qui ne sont pas les catégories de populations les plus enclines à voter.</p>
<p style="text-align: justify;">L’UMP ne peut s’en prendre qu’à elle même si son électorat ne s’est pas mobilisé. Avec 8 ministres candidats, c’est un désaveu cinglant de sa politique gouvernementale. Le parti qui a sans doute le mieux profité de l&#8217;abstention est le FN qui pourrait se maintenir dans la moitié des régions&#8230;</p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/14/regionales-lecons-du-1er-tour/" rel="bookmark">Régionales : leçons du premier tour</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/12/s-belier-le-soleil-se-leve-a-lest/" rel="bookmark">S.Bélier : "Le soleil se lève à l'Est"</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/03/besancenot-et-la-burqa-utile-du-sarkozysme/" rel="bookmark">Besancenot et la Burqa utile du sarkozysme</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/08/04/la-main-tendue-a-villiers-ou-le-nationalisme-assimile/" rel="bookmark">La main tendue à De Villiers, un nationalisme assimilé</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/06/01/visions-deurope/" rel="bookmark">L'Europe à l'heure du choix</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>P.Juquin : « Ferrat, c’était le monde des espoirs populaires »</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/14/p-juquin-ferrat-cetait-le-monde-des-espoirs-populaires/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 00:25:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Ferrat]]></category>
		<category><![CDATA[PC]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, l’un des derniers géants de la chanson française s’en est allé, Jean Ferrat s’est éteint à l’âge de 79 ans. Pierre Juquin qui l’a connu durant près de quarante ans a accepté de revenir sur la disparition de celui qui est longtemps resté la voix du communisme français et de ses luttes sociales…

Jean Ferrat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’un des derniers géants de la chanson française s’en est allé, Jean Ferrat <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/musique/2010/03/13/03006-20100313ARTFIG00533-la-mort-de-jean-ferrat-.php" target="_blank">s’est éteint à l’âge de 79 ans.</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Juquin" target="_blank">Pierre Juquin</a></strong> qui l’a connu durant près de quarante ans a accepté de revenir sur la disparition de celui qui est longtemps resté la voix du communisme français et de ses luttes sociales…<span id="more-4591"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/ferrat.jpg"><img class="size-medium wp-image-4596      aligncenter" title="ferrat" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/ferrat-300x270.jpg" alt="" width="210" height="189" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Jean Ferrat était un immense chanteur et un <strong><a href="http://romainblachier.typepad.fr/mon_weblog/2010/03/des-larmes-jean-ferrat-est-mort.html" target="_blank">poète engagé</a></strong>, il fut un compagnon de route qui resta fidèle jusqu’au bout au Parti Communiste Français. Il trouva sans doute dans le communisme de quoi nourrir ses idéaux et sa part d’absolu.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Ferrat, c’était l’époque où tous les espoirs semblaient permis et dans cette lutte idéologique féroce que fut la guerre froide, il se fit l’avocat d’un communisme qui ne ressemblait pourtant guère à ses chansons.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il pris progressivement ses distances avec l’URSS jusqu’à la rupture définitive en 1980 où il fit un «<strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3hfYHLgqSZw&amp;feature=player_embedded#" target="_blank"> bilan</a></strong> » lucide du stalinisme et de ces «<em> millions de morts qui forment le passif…</em> ». Il garda de cette désillusion, une « <em>sombre meurtrissure</em>&#8230;<em> </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Artiste sans concession, il choisit très tôt <a href="http://falconhill.blogspot.com/2010/03/jean-ferrat-est-mort.html" target="_blank"><strong>de se retire</strong>r</a> de la scène médiatique et d’une société capitaliste <strong><a href="http://nouvelhermes.blogspot.com/2010/03/que-la-montagne-est-belle.html" target="_blank">qu’il n’appréciait guère</a></strong>. Lui qui <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qY-xtjJBP-8" target="_blank">aimait penser</a></strong> que « <em>lorsque la musique est belle, tous les hommes sont égaux… </em>»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Juquin" target="_blank">Pierre Juquin</a></strong> ancien responsable de la communication au sein du Parti Communiste et candidat dissident à l’élection présidentielle en 1988 a accepté de revenir sur la disparition de celui qui restera son « <em>frère et son camarade… </em>»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lorsque vous vous remémorez votre passé de militant et de responsable du parti communiste, quels souvenirs gardez-vous de Jean Ferrat ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A quelques mois près, nous avons le même âge, avec sa disparition, c’est une partie de ma vie qui s’en va. La dernière fois que j’ai vu Jean Ferrat, c’était il y a un peu plus de deux ans, il semblait certes fatigué mais toujours aussi heureux et chaleureux. C’était un homme que j’aimais beaucoup, il avait vraiment un cœur énorme.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était aussi un polémiste, il avait ses coups de colère. Il y croyait. Je n&#8217;aime pas le mot d’engagement mais lui il était tout entier, corps et âme. C’est un camarade et un frère que j’ai perdu…</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai jamais eu l’occasion de travailler avec lui car nos routes se sont rencontrées humainement et politiquement mais pas professionnellement. Mais nous avions un immense ami commun qui s’appelait Louis Aragon. Il a mis admirablement ses poèmes en musique.</p>
<p style="text-align: justify;">Son apparition dans ma vie comme dans celles de beaucoup de militants communistes de ma génération, ce fut la chanson « <strong><a href="http://jegpol.blogspot.com/2010/03/jean-ferrat.html" target="_blank">Nuit et brouillard</a></strong> » sur la déportation des juifs. Son père était mort à Auschwitz et J.Ferrat en avait été très affecté. Je me rappelle encore qu’au Parti Communiste à l’époque, certains militants avaient mal interprété sa chanson et notamment l’évocation de « Vishnou ». Marie-Claude Vaillant-Couturier députée et membre du comité central, qui avait été également déporté à Auschwitz avait pris sa défense.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions senti que cet homme allait nous accompagner durant notre histoire, sans pour autant partager toutes nos idées. Il est et restera un compagnon de la gauche et du peuple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel était le rôle de ces intellectuels tels qu’Aragon ou Ferrat au sein du Parti Communiste ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une question complexe qui nous amènerait assez loin. Ce que je peux dire c’est que Jean Ferrat n’était pas un politicien, il s’était d’ailleurs peut-être emballé un peu vite pour Cuba. Il espérait le grand changement.</p>
<p style="text-align: justify;">Aragon était présent au sein du comité central, il pesait sur les décisions, Jean Ferrat non, c’était autre chose…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle empreinte laissera Jean Ferrat selon vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une empreinte immense, il s’est inscrit au sein de notre mémoire collective. Je me rappelle que lorsque j’étais encore responsable de la communication du PC au début des années 80, j’avais lancé quelques radios libres dans la région parisienne. Les auditeurs demandaient sans cesse du Ferrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Ferrat n’est pas seulement dans le patrimoine populaire communiste, c’est un grand de la chanson française avec Brel, Ferré ou bien encore Reggiani. C’était le monde des espoirs populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">A ceux qui s’interrogent sur le débat sur l’identité nationale ou sur notre nation, je leur recommande la chanson « <strong><a href="http://www.peuples.net/post/Jean-Ferrat-Ma-France2" target="_blank">Ma France </a></strong>» de Jean Ferrat. En quelques mots, quelques notes, il nous ramène à l’essentiel avec une force et une intensité extraordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En écoutant le répertoire de Ferrat, on se dit que c’était un chanteur qui était dans l’absolu, qui n’avait pas renoncé à sa part d’utopie. La fin du communisme n’avait-elle pas été un peu la sienne ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">On n’en a pas vraiment parlé et on cherchait à éviter le sujet. Je pense que l’on a été tous les deux très meurtris…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pearltreees sur les plus belles chansons de J.Ferrat :</strong></p>
<p><span><a id="pt-pearl-1_398842-547" title="cliquez ici pour visualiser : Jean Ferrat" href="http://www.pearltrees.com/reversus/2364598/" target="_blank"><img style="border: none; vertical-align: top;" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=398842" alt="Jean Ferrat" /></a><br />
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script><br />
</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>S.Bélier : « Le soleil se lève à l’Est »</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 22:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles d'élus]]></category>
		<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Bélier]]></category>
		<category><![CDATA[Verts]]></category>

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		<description><![CDATA[A la veille des élections régionales, tous les regards sont tournés à l’Est et pour cause : l’Alsace, ultime bastion de la droite pourrait basculer à gauche.  De Xavier Bertrand à Martine Aubry en passant par Dany Cohn-Bendit, tous s’y sont rendus pour faire basculer un scrutin que l’on dit indécis.


 
A l’approche de ces élections régionales, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A la veille des élections régionales, tous les regards sont tournés à l’Est et pour cause : l’Alsace, ultime bastion de la droite pourrait basculer à gauche.  De Xavier Bertrand à Martine Aubry en passant par Dany Cohn-Bendit, tous s’y sont rendus pour faire basculer un scrutin que l’on dit indécis.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4561"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/19777_318143649315_586029315_3260729_4522002_n.jpg"><img class="size-medium wp-image-4562  aligncenter" title="19777_318143649315_586029315_3260729_4522002_n" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/19777_318143649315_586029315_3260729_4522002_n-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">A l’approche de ces élections régionales, l’UMP était en position de force. Avec seulement deux régions en sa possession (l’Alsace et la Corse), il paraissait donc très difficile de faire pire. Certains spin doctors de la rue de la Boétie allaient même jusqu’à imaginer que la droite remporterait 3 ou 4 régions. Mais aujourd’hui face à l’échec annoncé par les sondages, l’UMP espère le statu quo « <em>pour ne pas ajouter l’humiliation à la défaite </em>» comme le confie un cadre local au Figaro.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais même l’Alsace, région qui fut jadis la plus sarkozyste de France (65,5% des voix pour N.Sarkozy lors des présidentielles) pourrait changer de majorité. Et si cette région cristallise toutes les attentions, c’est également parce que c’est la seule qui pourrait être gouvernée par une troisième force politique, à savoir Europe Ecologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre les enjeux de ce scrutin et les raisons pour lesquelles l’Alsace peut être considéré comme un laboratoire des futures évolutions politiques de notre pays, nous avons interviewé Sandrine Bélier. Eurodéputée d’Europe Ecologie et tête de liste dans cette région lors des élections européenne, elle revient sur la spécificité du vote alsacien et l’émergence de nouveaux rapports de force avec le PS…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1) Dimanche, tous les regards seront tournés vers l’Alsace. Quel est selon vous l’enjeu de ce scrutin ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat du scrutin en Alsace pourrait déterminer au moins en partie les analyses politiques qui vont suivre. On peut d’ores et déjà espérer que ces élections régionales mettront un coup d’arrêt à la bipolarisation de la vie politique en France, et inscriront durablement l’écologie politique via Europe Ecologie dans le paysage politique français.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hégémonie des deux partis majoritaires n’a que trop duré : l’UMP et le PS, dont le bilan actuel est plus que mitigé, voudraient de surcroît que la situation reste la même. Ils ont de commun de vouloir maintenir le système de développement basé sur le productivisme et le consumérisme qui a entraîné non seulement une sur-exploitation de l’humain et de nos ressources naturelles, mais aussi l’accroissement des inégalités et la détérioration des liens sociaux. L’alternance gauche- droite de ces dernières décennies n’a rien changé à l’aggravation des crises croisées qui s’auto-entraînent et s’auto entretiennent. J’ai le sentiment qu’ils n’ont toujours pas fait le lien entre les choix de développement qu’ils ont soutenu et/ou soutiennent encore et la détérioration de nos conditions de vie. C’est assez manifeste d’un côté comme de l’autre, pour ce qui concerne, par exemple, les problématiques agricoles (OGM) ou énergétiques (nucléaire) ou encore la politique des transports. De plus, je regrette que le Parti Socialiste ait échoué avec les 20 régions qu’il dirigeait, à constituer un véritable contre-pouvoir ainsi qu’à coordonner des actions régionales efficaces face à la politique gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2) Les Verts ont toutefois participé aux exécutifs et dirigé les régions de concert avec le Parti Socialiste : la responsabilité est donc commune… </strong></p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait résumer les choses comme ça mais je ne crois pas que cela corresponde à la réalité. Je crois que les élus Verts se sont évertués à convaincre, à faire passer leurs idées. Je crois que le bilan écologiste des régions est aujourd’hui pour beaucoup le fruit de l’opiniâtreté des élus écologistes. Au cours des huit mois que j’ai passé au Parlement européen, j’ai pu me rendre compte du temps nécessaire à convaincre. Nous passons encore beaucoup de temps à construire des majorités et à négocier au détriment de l’action. Cela nous contraint à avancer par petits pas alors que la situation nous impose des changements plus radicaux. Ces élections régionales représentent justement une opportunité capitale pour les écologistes de peser davantage sur les décisions et orientations qui seront prises dans et pour les régions, une opportunité pour tous les citoyens de participer au changement, de passer à l’action pour que les choses changent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3) Même si le résultat reste incertain, les derniers sondages indiquent que la droite pourrait conserver l’Alsace. Comment expliquer qu’on annonce un véritable raz de marée à gauche, si cette région reste un fidèle bastion de la droite ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les sondages, on les lit, on les suit mais je ne m’y fie pas, ils sont beaucoup trop fluctuants pour constituer un bon indicateur. Moi je veux croire que lorsqu’ils s’exprimeront dimanche, les citoyens feront basculer cette région dans l’écologie.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, il n’est pas tout à fait exact de dire que l’Alsace est traditionnellement ancrée à droite, c’est une région centriste, plutôt centre droit. Les alsaciens aiment les élus rassembleurs et pragmatique. C’était le cas de l’ancien Président de la région, Adrien Zeller, disparu en juillet dernier, un centriste qui agissait dans une logique de concertation et de respect au-delà des clivages et des étiquettes. Il fut d’ailleurs le seul président dit de droite à être réélu en 2004. Son successeur est en revanche un candidat de la droite sarkozyste, passé expert depuis le début de la campagne dans le dénigrement et la critique gratuite, notamment en caricaturant les écologistes (ce que n’a jamais fait Adrien Zeller)… A l’inverse Jacques Fernique qui mène une liste de rassemblement a fait campagne sur un projet pour la région et les alsaciens. Je pense que cela sera déterminant pour le vote de dimanche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4) Le Front National, mené par Patrick Binder, dépassera sans aucun doute les 10% en Alsace : comment interprétez-vous cette persistance du vote frontiste à l’Est ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, je constate que le Front National est en net recul depuis quelques années maintenant. Depuis les européennes de juin 2009, sa régression est encore plus flagrante.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’extrême droite est en Alsace une réalité, à la différence d’autres régions, les Alsaciens lui ont toujours barré l’accès aux responsabilités. Les Alsaciens restent un peuple profondément tolérant, héritier de l’humanisme rhénan. On le sait, le vote FN est souvent un vote de contestation, mais également le signe d’un attachement à l’intégrité d’un territoire. Le FN joue beaucoup en Alsace cette carte de la surprotection territoriale, un discours démagogique qui séduit encore une partie de la population. Mais je sais que les Alsaciens n’aspirent qu’à une chose: être fiers de leur région, de son dynamisme et de son ouverture. Des points qui n’entrent pas dans une démarche frontiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’Alsace fait historiquement partie de cette large bande de territoire français qu’on a appelée « la diagonale du vide » pour expliquer les différents exodes ruraux qu’elle avait subis et l’absence de politiques de valorisation. Les populations de ces territoires délaissés des pouvoirs publics ont parfois vécu leur situation comme un abandon, ce qui a fait le jeu du FN…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5) A contrario, comment expliquez-vous que l’écologie soit si fortement implantée en Alsace ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Alsace est le berceau de l’écologie associative (AFRPN en 1965 devenue Alsace Nature) et politique en France (premier parti écologiste en 1973 « Ecologie et survie »). Le vote écologiste s’explique surement par la forte relation des Alsaciens à leur territoire, dont une des particularités est qu’il est délimité par des frontières naturelles (le Rhin, les Vosges, le jura) et a été soumis très tôt aux diverses pressions urbanistiques et environnementales. L’Alsace est une région forte de son tissu citoyen volontaire et innovant dans le domaine de l’environnement. Très tôt, dès les années 70, s’est développé l’éducation à l’environnement, la réinsertion professionnelle par le génie écologique, etc… par des initiatives associatives et citoyennes… C’est vrai pour le passé, c’est encore le cas aujourd’hui et elle continuera à montrer la voie…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6) L’Alsace constitue-t-elle un laboratoire d’expériences (avec les différentes alliances qui ont été nouées) pour Europe Ecologie en ce qui concerne l’après régionales ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le rassemblement de toutes les forces écologistes prouve que l’écologie politique dépasse les clivages du modèle politique traditionnel et constitue un vrai nouveau modèle politique, une vraie alternative à l’alternance. Pour ceux qui nous rejoignent et qui souhaitent porter notre projet, l’idée n’est pas de savoir d’où ils viennent mais jusqu’où ils souhaitent aller avec nous : nous visons l’unité dans la diversité. Parce que notre diversité est notre principale richesse, parce-qu’elle enrichie notre proposition pour faire face à l’urgence d’apporter des réponses à la crise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7) Corinne Lepage a récemment tenu un meeting commun avec Dany Cohn-Bendit à Strasbourg, alors que de nombreux membres de son parti Cap 21 sont présents sur vos listes. N’est-ce pas contradictoire avec sa fonction de vice-présidente du MoDem, puisqu’une liste centriste portée par Y.Wehrling est également en lice pour ces élections ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Corinne Lepage soutient Europe Ecologie, sans toutefois trahir ses convictions puisqu’elle a toujours lutté pour qu’une troisième force politique et que l’écologie émergent. Elle a justifié son soutien à Europe Ecologie Alsace par le fait qu’elle croit que l’Alsace peut remplir cet objectif et peut être la région qui met les écologistes aux commandes. Il est donc logique qu’elle nous soutienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut cependant savoir que cette « alliance » était réclamée par une partie de ses propres troupes, puisque des membres de Cap 21 sont présents sur les listes Europe Ecologie dans plusieurs régions. Mais il est vrai qu’après ces régionales, C.Lepage devra sans doute faire un choix…</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne Y.Wehrling, je pense que c’est une question de tempo, le temps qu’il prenne conscience que s’il veut œuvrer efficacement et vraiment pour un projet écologiste et social (ce que je pense qu’il souhaite), il ne pourra le réaliser qu’avec Europe Ecologie. Parce que ce n’est pas le cœur du projet du MoDem qui n’a pas encore assimilé tous les enjeux de l’écologie, malgré l’urgence de la situation. Pour moi, il a toute sa place avec nous.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><strong>8 ) Par le passé, il a souvent été reproché aux Verts leur sectarisme. Aujourd’hui, on a véritablement l’impression qu’Europe Ecologie a réussi à dépasser le traditionnel dogme «<em> écolo</em></strong><strong> » pour proposer une politique sociale à part entière…</strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Verts sont une des composantes d’Europe Ecologie. En Alsace, Europe Ecologie, en sus de personnalités engagées dans les associations, c’est le rassemblement de 4 formations politiques : les Verts, le Mouvement Ecologiste Indépendant d’Antoine Waechter, CAP 21 et Schilik Ecologie. Oui, Europe Ecologie en France est une nouvelle offre politique qui va au-delà du parti des Verts et c’est donc logique qu’avec ce rassemblement le projet et la vision écologiste évolue et se renforce de l’expérience des différentes personnalités qui nous ont rejointes, issues de la société civile ou du monde associatif (par exemple P.Meirieu en Rhone-Alpes, C.Bouchardy en Auvergne ou L. Vichnievsky en PACA).</p>
<p style="text-align: justify;">L’écologisme propose une nouvelle offre politique à part entière, un nouveau projet de société, dans une approche intégrée et radicalement novatrice pour faire face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux… L’écologie politique c’est une réponse politique à ces trois domaines indissociables et qui trouvent leur réponse en interaction. Notre projet de société part de ce constat que nous ne sortirons pas de la crise systémique que nous connaissons depuis plusieurs décennies si nous ne changeons pas notre modèle de développement et si nous continuons à agir en niant que les réponses à la crise économique, à la crise sociale et à la crise environnementale sont liées. Cela suppose une transformation, la transformation de l’économie par l’écologie. Une telle transformation impliquera nécessairement des changements économiques et sociaux radicaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>9) A la veille du scrutin, êtes-vous confiante ? Quel en sera l’issue selon vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je pense qu’un événement de grande ampleur se prépare, et que l’Alsace pourrait au terme de ces élections être présidée par Europe Ecologie et J.Fernique. L’issue du scrutin sera sans nul doute serrée. Mais quoiqu’il arrive, si nous récoltons entre 15 et 18% des voix, il sera difficile de parler d’un échec. Nous aurons confirmé le souffle d’espoir né le 7 juin dernier, nous aurons installé l’écologie dans le paysage politique français. Et ceci sera déjà un grand pas pour l’avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoiqu’il en soit, en Alsace comme partout en France, le PS ne pourra pas gagner sans nous et nous ne gagnerons pas sans eux. C’est bien le début d’une nouvelle donne politique. Il doit donc y avoir un respect mutuel, une culture de partenariat nouvelle qui doit naître. Lors des négociations de second tour, les discussions ne porteront donc pas sur des questions de places ou de personnes, mais bien sur la question du projet et un vrai engagement de partage sur des objectifs programmatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus notre score au premier tour sera important, plus nous serons en mesure d’imposer nos idées et notre projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme le dit Dany, avec un bulletin Europe Ecologie c’est donc un double vote : à la fois pour présider les régions autrement et pour changer la donne et les pratiques politiques actuellement en vigueur en France.</p>
<p><strong>Pearltrees sur la bataille d&#8217;Alsace qui s&#8217;annonce dimanche :</strong><br class="spacer_" /></p>
<p><span><a id="pt-pearl-1_687091-408" title="cliquez ici pour visualiser : La bataille d'Alsace" href="http://www.pearltrees.com/reversus/4173685/" target="_blank"><img style="border: none; vertical-align: top;" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=687091" alt="La bataille d'Alsace" /></a><br />
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script></p>
<p> </span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><script type="text/javascript">// <![CDATA[
ptInitTree('pt-pearl-1_687091-408',1,4540,1,687091,1);
// ]]&gt;</script></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Islande, quand les citoyens refusent de payer la note</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/12/islande-quand-le-peuple-refuse-de-payer-la-note/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 15:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Seb_</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Hedge funds]]></category>
		<category><![CDATA[Icesave]]></category>
		<category><![CDATA[Islande]]></category>

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		<description><![CDATA[Un évènement assez rare pour être signalé s&#8217;est produit le week-end dernier. La population islandaise s&#8217;est opposée par les urnes à un projet de loi prévoyant de rembourser les déposants étrangers. Bref retour en arrière sur une leçon qui mérite d&#8217;être méditée&#8230; 

A l&#8217;épreuve des faits

Entre 2003 et 2008, la taille du système financier privé islandais a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un évènement assez rare pour être signalé s&#8217;est produit le week-end dernier. La population islandaise <strong><a href="http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/20100307trib000484757/referendum-islandais-sur-la-banque-icesave-non-a-plus-de-93.html" target="_blank">s&#8217;est opposée par les urnes</a></strong> à un projet de loi prévoyant de rembourser les déposants étrangers. Bref retour en arrière sur une leçon qui mérite d&#8217;être méditée&#8230; <span id="more-4541"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/icesave2.jpg"><img class="size-medium wp-image-4554  aligncenter" title="icesave2" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/icesave2-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">A l&#8217;épreuve des faits</span><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Entre 2003 et 2008, la taille du système financier privé islandais a littéralement explosé passant d’un multiple de 2 par rapport au PIB, à un multiple de 10 ! La structure bilancielle était telle que l’Islande ressemblait à un <em>hedge funds</em> géant. Les banques empruntaient à court terme en devises étrangères et investissaient dans des actifs risqués de long terme. En l’absence d’un prêteur en dernier ressort en devises étrangères, la moindre crise de liquidité mondiale devenait assurément mortelle. C’est ce qui s’est produit après la faillite de Lehman.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant son processus de développement tentaculaire, Landsbanki – l’une des trois principales banques islandaises, avait ouvert en Hollande et Royaume-Uni une branche nommée Icesave dans le but de lever des dépôts en devise. Ce fut un franc succès en raison des taux d’intérêts attractifs proposés. Les 20 000 premiers euros de chaque dépôt étaient garantis, dans le cadre de la législation régissant la Zone Economique Européenne par un fond d’assurance mis en place par le régulateur local. Cependant lorsque Landsbanki s’est écroulée début Octobre 2008, les fonds accumulés étaient insuffisants pour rembourser les déposants de Icesave. Les autorités hollandaises et britanniques ont alors exigé du gouvernement islandais de rembourser le reste. Le parlement islandais fit finalement passer le 30 décembre 2009 une loi prévoyant le remboursement des 20 778 premiers euros de chaque dépôt (soit 3,9 Mds au total).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Les limites des garanties de dépôts</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si les montants en jeu sont en valeur absolue faibles, ils demeurent considérables au regard de la taille de l’économie islandaise puisqu’ils ne représentent pas moins de 50% du PIB. Dans le même temps, l’Islande, dans le sillage de l’explosion de la bulle crédit domestique, s’est enferrée dans une très violente récession (dépression ?). La consommation s’est effondrée de plus de 21% depuis 2007 tandis que les salaires réels ont chuté de plus de 10%. Dans un tel contexte, le président s’est refusé à signer la loi votée par le parlement et décida de laisser les contribuables islandais choisir s’ils devaient payer ou non. La réponse fut négative à une écrasante majorité.</p>
<p style="text-align: justify;">La première question à laquelle on se doit de répondre est celle-ci : est-ce que le contribuable islandais était légalement contraint à payer cette note ? Rien n’en est moins sur (voir ce très bon article de <a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4611#fn" target="_blank"><strong>Anne Sibert</strong></a>). Reste que le gouvernement s’est finalement généreusement engagé à rembourser les déposants anglais et hollandais si les termes étaient raisonnables. On en vient à a seconde question soulevée par <a href="http://www.ft.com/cms/s/0/ca8f222e-0141-11df-8c54-00144feabdc0.html" target="_blank"><strong>Martin Wolf</strong> </a>en début d’année. La demande (transférer 50% du PIB islandais même si c&#8217;est sur une longue période) des gouvernements anglais et hollandais était-elle raisonnable ? On peut en douter compte tenu de la situation actuelle des islandais.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors bien sûr, il faut être complet. Le chiffre de 50% du PIB doit être relativisé. En effet, initialement, l’entité responsable du paiement reste le fond de garantie. Or celui-ci dispose d’une priorité pour récupérer la moitié des actifs de Landsbanki dont le taux de recouvrement est estimé à 90%. Dans cette hypothèse, la charge incombant au gouvernement islandais passe à 15% du PIB en valeur actualisée, ce qui reste considérable.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, cette affaire montre surtout combien il est insoutenable d’assortir aux activités bancaires transfrontalières la garantie du contribuable. C’est en effet déjà tellement coûteux sur le plan domestique&#8230;</p>
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			<wfw:commentRss>http://reversus.fr/2010/03/12/islande-quand-le-peuple-refuse-de-payer-la-note/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Le retour du volontarisme industriel</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/10/le-retour-du-volontarisme-industriel/</link>
		<comments>http://reversus.fr/2010/03/10/le-retour-du-volontarisme-industriel/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Seb_</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Financement]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Volontarisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://reversus.fr/?p=4518</guid>
		<description><![CDATA[Nicolas Sarkozy s’est montré particulièrement volontariste lors de son discours de clôture des Etats Généraux de l’industrie. Néanmoins, son obsession pour la politique industrielle ne doit pas occulter les véritables enjeux du développement du tissu productif français.

Un enjeu plus large que celui de l&#8217;industrie
Alexandre Delaigue d’éconoclaste s’amuse du fétichisme industriel de Nicolas Sarkozy et rappelle que « L&#8217;enrichissement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy s’est montré particulièrement volontariste lors de son discours de clôture des <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20100304.OBS8702/nicolas_sarkozy_enfile_ses_habits_de_sauveur_de_lindust.html" target="_blank">Etats Généraux de l’industrie</a></strong>. Néanmoins, son obsession pour la politique industrielle ne doit pas occulter les véritables enjeux du développement du tissu productif français.<span id="more-4518"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozyindustrie.jpg"><img class="size-medium wp-image-4533  aligncenter" title="sarkozyindustrie" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozyindustrie-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Un enjeu plus large que celui de l&#8217;industrie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Alexandre Delaigue d’éconoclaste s’amuse du <a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2010/03/03/1699-fetichisme-industriel" target="_blank"><strong>fétichisme industriel</strong></a> de Nicolas Sarkozy et rappelle que <em>« L&#8217;enrichissement d&#8217;une société passe par le <strong><a href="http://www.pkarchive.org/theory/hotdog.html" target="_blank">déplacement de la main d&#8217;oeuvre de secteurs à d&#8217;autres, sous l&#8217;effet des gains de productivité</a></strong>. Il est normal que l&#8217;industrie, dans laquelle la productivité augmente plus vite que la demande, subisse des baisses d&#8217;effectif, et que la part dans le PIB d&#8217;autres activités augmente au fur et à mesure que les gens s&#8217;enrichissent ou changent de priorités de consommation ».</em> Autrement dit, la croissance potentielle d’une économie ne résulte pas de l&#8217;augmentation en taille de son secteur industriel mais plutôt de l’aptitude croissante de l’ensemble du tissu productif à innover et à générer des gains de productivité. En ce sens, Nicolas Sarkozy dispose d’une vision trop restrictive du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Le renouvellement du tissu productif (industrie comprise), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_cr%C3%A9atrice" target="_blank"><strong>« schumpétérien »</strong></a>, est indispensable à la croissance. De ce point de vue, et c’est désormais un fait bien établi, la France souffre cruellement du manque de <strong><a href="http://www.expressionlibre.net/2007/03/06/fonds-dinvestissement-et-emploi/" target="_blank">grandes PME</a> </strong>innovantes qui seraient les champions nationaux de demain. Cette problématique fait l’objet d’études depuis de nombreuses années déjà, et celles-ci désignent généralement <a href="http://www.cae.gouv.fr/IMG/pdf/083.pdf" target="_blank"><strong>l’insuffisance de financement</strong> </a>comme l’une des principales raisons. Le système financier français ne sait pas ou ne peut pas assurer le passage du statut de petite entreprise à celui de grande PME. Ce constat est aujourd’hui largement partagé par les économistes, les entrepreneurs et les pouvoirs publics. Pour l’instant, aucun plan d’envergure n’a été mené.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le difficile financement des PME</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Résoudre ce problème requiert une approche multidimensionnelle. En effet, les causes plausibles de l’insuffisance du financement des PME sont diverses. On considère généralement que les PME sont contraintes sur le marché du crédit à cause des asymétries d’information (les prêteurs ne disposent pas de toutes les informations sur la qualité d&#8217;un projet et peuvent en conséquence rationner le crédit). L’Etat peut dans ce contexte intervenir sur le marché du crédit pour soit prêter directement aux PME, soit octroyer une garantie de crédit lorsqu’une banque finance un projet. Cependant, si le rationnement du crédit résulte d’une absence de projets de bonne qualité, alors l’argent utilisé serait simplement gaspillé – c’est typiquement le risque associé aux politiques sectorielles pilotées par l’Etat. Desserrer la contrainte de crédit des PME nécessite plutôt la création d’un <a href="http://www.bruegel.org/publications/show/publication/financing-europes-fast-movers.html" target="_blank"><strong>contexte favorable à l’investissement</strong></a>. Cela passe par une remise à plat du droit des faillites, aujourd’hui trop défavorables aux créanciers, l’accroissement de la concurrence sur le marché du crédit en autorisant les acteurs financiers non bancaires à proposer divers services financiers, et le développement d’un marché de – je prononce le mot honni – la titrisation pour les PME.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les PME peinent également  à trouver des investisseurs en fonds propres, à cause notamment du faible tissu de fonds de capital-risque et de la faible allocation des actifs vers les PME de la part des fonds de pension et des assureurs. Il est donc nécessaire de ce point de vue de faire attention à ce que les règles prudentielles ne défavorisent pas l’investissement en capital risque – à ce sujet, la directive Solvency II <a href="http://www.lesechos.fr/journal20100225/lec1_idees/020380639954.htm" target="_blank"><strong>pourrait nuire davantage</strong></a> aux investissements en fonds propres vers les PME par les assurances. Néanmoins, afin de rester complet, il n’est pas nécessairement clair que le faible investissement en capital-risque ne résulte pas simplement de la faible rentabilité ajustée au risque. Autrement dit, une politique d’incitation fiscale ou règlementaire serait inutile car si les investissements sont peu nombreux, c’est parce qu’ils ne rapportent pas assez.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, on aurait tort de penser que relancer l’innovation en France passe par des investissements publics au sein de secteurs industriels désignés par l’Etat. L’approche doit être globale et multidimensionnelle et ainsi créer les conditions nécessaires à l’investissement dans les PME en sus des traditionnels vecteurs d’innovations que sont <a href="http://www.banque-france.fr/archipel/publications/bdf_bm/etudes_bdf_bm/bdf_bm_165_etu_6.pdf" target="_blank"><strong>les politiques concurrentielles et les incitations aux activités de R&amp;D de type crédit impôt recherche</strong></a>.</p>
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		<title>Modem, le chant d’un déclin</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:47:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A quelques jours du premier tour des régionales, rien ne va plus au Modem. Mauvais sondages, vague de désertions, leadership de F.Bayrou contesté : le parti  centriste est plus que jamais au bord de l’implosion. Un nouvel échec lors de ces régionales achèverait-il ce parti devenu moribond ?
 

L’échec d’une stratégie
Il semble loin, le temps où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A quelques jours du premier tour des régionales, rien ne va plus au Modem. Mauvais sondages, vague de désertions, leadership de F.Bayrou contesté : le parti  centriste est plus que jamais au bord de l’implosion. Un nouvel échec lors de ces régionales achèverait-il ce parti devenu moribond ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4485"></span><span style="font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/finmodem.jpg"><img class="size-medium wp-image-4491  aligncenter" title="finmodem" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/finmodem-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>L’échec d’une stratégie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il semble loin, le temps où F.Bayrou était le troisième homme, auréolé qu&#8217;il était par ses 18,6% de voix aux présidentielles. Le Béarnais se voyait déjà faire voler en éclat la bipolarisation (PS/UMP) de la Vème République: « <em>plus rien ne sera plus comme avant</em> », clamait-il. Hélas, comme tant d’autres avant lui, <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/729/mal-au-centre/" target="_blank">il n’a pas su tenir cette position centriste</a></strong>. De Jean Lecanuet à Raymond Barre en passant par Jean-Jacques Servan-Schreiber, ils ont tous fini par échouer ou par renoncer à cet idéal centriste.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais F.Bayrou ne s’est pas contenté de rentrer en opposition, il a clairement <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/05/01011-20091205FILWWW00676-le-modem-gauchise-son-programme.php" target="_blank">mis la barre à gauche</a></strong>. Tant et si bien que beaucoup d’anciens militants UDF l’ont vécu comme une trahison et n&#8217;ont pas accepté <strong><a href="http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/12/10/udf-versus-modem.html" target="_blank">cette évolution programmatique</a></strong>. La stratégie du leader du Modem semble désormais assez simple. Pour lui, et il l’a affirmé de nouveau <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcgmaj_bayrou-quot-c-est-tournez-man%C3%A8ge-qu_news" target="_blank">sur Europe 1</a></strong> cette semaine, « <em>il n’y a pas de place pour un autre candidat dans le camp du Président </em>» (c’est à dire à droite) et pour se démarquer, il faut selon lui « <em>des actes de rupture</em> ».  F.Bayrou a misé sur l’implosion du PS, et le congrès de Reims a bien failli lui donner raison. Mais le big bang tant attendu n’a pas eu lieu et ses alliés potentiels (S.Royal ou V.Peillon) se retrouvent aujourd’hui marginalisés au sein même de leur courant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le professeur Serge Sur, qui a <strong><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1984_num_34_4_394150" target="_blank">travaillé sur la question du centrisme</a></strong>, est formel : « <em>dans le passé,</em> <em>lorsque les centristes ont choisi, ou subi, l&#8217;affrontement direct avec le gaullisme, ils en ont supporté les conséquences négatives, comme en 1962, et, dans une certaine mesure, en 1981. En revanche, lorsqu&#8217;ils réussissent un mouvement plus subtil d&#8217;entrisme dans la majorité à dominante gaulliste, ils accroissent leur poids relatif en son sein, et peuvent espérer la contrôler. </em>» Et force est de constater que F.Bayrou a <strong><a href="http://reversus.fr/2009/06/09/bayrou-le-desenchantement/" target="_blank">payé lors des élections européennes </a></strong>le lourd tribut d’une opposition systématique à N.Sarkozy. Il n’est jamais parvenu à s’extirper de ce rôle d’adversaire numéro un de la politique gouvernementale. Il a échoué dans son ambition de <strong><a href="http://falconhill.blogspot.com/2009/03/francois-bayrou-et-le-modem.html" target="_blank">transformer son parti en barycentre</a></strong> de la vie politique française…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">Un parti au bord de l’implosion <br />
 </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après <strong><a href="http://reversus.fr/2009/06/09/bayrou-le-desenchantement/" target="_blank">la cinglante défaite</a></strong> lors des élections européennes (8,4%), <strong><a href="http://reversus.fr/2009/06/09/bayrou-le-desenchantement/" target="_blank">j’avais écrit</a> </strong>que « <em>le salut du Modem tenait dans sa capacité d’émancipation vis-à-vis de son leader</em> ».  Malgré les promesses de F.Bayrou, le Modem est plus que jamais un jouet entre ses mains. En interne, on critique sa « <em>présidentialité aiguë</em> », ses <strong><a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/09/1932015_francois-bayrou-et-ses-abus-de-pouvoir.html#xtor=AL-286" target="_blank">crises d’autoritarisme</a></strong> à répétition, ses décisions d’imposer des candidats contre la volonté des militants, comme dans le Languedoc-Rousillon ou en Picardie. Tout ceci aura fini de convaincre un bon nombre d’élus de poursuivre leurs carrières <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/02/15/01002-20100215ARTFIG00812-regionales-defections-en-cascade-au-modem-.php" target="_blank">sous d&#8217;autres auspices</a></strong>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le parti centriste a ainsi perdu des figures historiques telles que Didier Bariani (un des fondateurs de l’UDF) ou bien encore Nicolas About, patron des sénateurs centristes qui ont fini par rejoindre l’équipe de Valérie Pécresse, qui regrettent « <em>une stratégie antisarkozyste incompréhensible</em> ». Désormais, il ne se passe plus une semaine sans que de nouveaux élus locaux tentent de s’échapper d’un navire en train de couler. D.Paillé a ainsi eu ce commentaire acide : « <em>Avant, le Modem perdait ses troupes au lendemain des élections, au cours desquelles les échecs étaient retentissants, désormais il les perd avant même les échéances…</em> ». Pendant que F.Louvrier, conseiller en communication de N.Sarkozy, en rajoutait une couche : « <em>On a pas besoin de s’occuper de Bayrou pour qu’il disparaisse de l’échiquier politique, il le fait très bien tout seul. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Coté militants, le malaise est sans doute <strong><a href="http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/02/16/les-militants-modem-ont-lorange-amer/" target="_blank">encore plus profond</a></strong>. Beaucoup d’entre eux n’ont pas digéré la remise en question des candidats élus par les instances locales et la<strong> <a href="http://www.marianne2.fr/Le-Modem-tombe-dans-le-piege-du-casting-electoral_a185092.html" target="_blank">stratégie de casting</a></strong> déployée par F.Bayrou. Cette campagne aura également été marquée par<strong> <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/16/1944263_il-dechire-sa-carte-du-modem-dans-une-video-j-ai-voulu-montrer-que-bayrou-est-un-imposteur.html" target="_blank">la vidéo spectaculaire</a></strong> d’un militant se filmant en train de couper sa carte, ou bien encore par les <strong><a href="http://www.marianne2.fr/Le-corbeau-du-Modem-fait-des-ravages_a189688.html" target="_blank">dénonciations quotidiennes de certains blogueurs</a></strong> orange au bord de la crise de nerfs…</p>
<p style="text-align: justify;">Même au sein du dernier carré de fidèles de F.Bayrou, le mur se lézarde. Il faut reconnaître que les récents sondages ne sont guère rassurants : on prédit un score entre 4 et 6% à la formation centriste. Du coup, <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/regionales_2010/20100305.OBS8906/francois_bayrou_critique_la_vicepresidente_du_modem.html" target="_blank">même Corinne Lepage</a></strong>, pourtant vice-président du Modem, n’hésite plus à jouer la carte de son propre parti (Cap 21). Elle a même été jusqu’à <strong><a href="http://www.marcvasseur.info/index.php/2010/03/corinne-lepage-modem-divorce-consomme/" target="_blank">soutenir à Strasbourg une liste Europe-Ecologie</a></strong> en tenant un meeting commun avec Dany Cohn-Bendit, tout ceci malgré la présence d&#8217;une liste MoDem conduite par Yann Wehrling. Dans le même temps, Azouz Begag ne cesse de crier son amour à Dominique de Villepin…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">Bataille au centre-droit</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les critiques et les présages défavorables, F.Bayrou continue de croire en son destin et ose même comparer sa traversée du désert<strong> </strong><a href="http://www.marianne2.fr/Face-aux-critiques-des-medias,-Bayrou-se-la-joue-de-Gaulle_a189697.html" target="_blank"><strong>à celle du général De Gaulle</strong></a>.  En vérité, le résultat des régionales pourrait bien condamner ses rêves de présidentielles. Si le Modem échoue à franchir la barre des 5%,  il se mettrait en danger sur le plan financier (pas de remboursement des frais de campagne) et pourrait bien y perdre sa dernière cohorte d’élus.</p>
<p style="text-align: justify;">De toute manière, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan et Dominique de Villepin convoitent le même électorat au <strong><a href="http://disparitus.blogspot.com/2009/10/la-droite-en-france-2009.html" target="_blank">centre-droit</a></strong> &#8211; soit un fauteuil pour trois puisque des candidatures simultanées annihileraient tout espoir de second tour pour chacun d’entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales pourraient ainsi décider plus tôt qu’on ne le pense du nom du héraut d’armes en capacité de défier N.Sarkozy, au sein de son propre camp.  Si, envers et contre tous, F.Bayrou continuait à vouloir se présenter en dépit d&#8217;une nouvelle contre-performance, il pourrait tout simplement finir par ne plus en avoir les capacités. De la même manière, Nicolas Dupont-Aignan pourrait être tenté de laisser passer sa chance <strong><a href="http://jegpol.blogspot.com/2010/01/2012-nest-gagne-pour-personne.html" target="_blank">en 2012</a></strong> afin de mieux la saisir cinq ans plus tard. Sans cette conjonction de facteurs, il serait très difficile pour Dominique de Villepin d&#8217;imaginer gagner en 2012&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carte pearltrees : vers la fin du Modem ? </strong></p>
<p><span><a id="pt-pearl-1_621943-835" title="cliquez ici pour visualiser : L'effondrement du Modem ?" href="http://www.pearltrees.com/reversus/3651475/" target="_blank"><img style="border: none; vertical-align: top;" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=621943" alt="L'effondrement du Modem ?" /></a><br />
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script></p>
<p> </span></p>
<p><script type="text/javascript">// <![CDATA[
ptInitTree('pt-pearl-1_621943-835',1,4540,1,621943,1);
// ]]&gt;</script></p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/14/regionales-lecons-du-1er-tour/" rel="bookmark">Régionales : leçons du premier tour</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/06/09/bayrou-le-desenchantement/" rel="bookmark">Bayrou, le désenchantement</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/04/16/le-modem-nouveau-centre-de-gravite/" rel="bookmark">Le Modem, nouveau centre de gravité</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/12/26/dominique-de-villepin-est-deja-en-campagne/" rel="bookmark">Dominique de Villepin est déjà en campagne</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/03/12/s-belier-le-soleil-se-leve-a-lest/" rel="bookmark">S.Bélier : "Le soleil se lève à l'Est"</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nous n’avons pas les mêmes valeurs, les mots de l’économie</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/07/nous-navons-pas-les-memes-valeurs-les-mots-de-leconomie/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 14:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est-ce qui fait la valeur d&#8217;un bien ou d&#8217;un service ? Pourquoi certaines choses infiniment utiles n&#8217;ont-elles pas de marché pour s’organiser autours d&#8217;elles, alors que d&#8217;autres choses pour ainsi dire futiles mais qui concentrent l&#8217;attention de tous les agents d&#8217;un marché ont alors un prix ? 

En début de semaine, Nicolas Sarkozy s&#8217;est fendu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;est-ce qui fait la valeur d&#8217;un bien ou d&#8217;un service ? Pourquoi certaines choses infiniment utiles n&#8217;ont-elles pas de marché pour s’organiser autours d&#8217;elles, alors que d&#8217;autres choses pour ainsi dire futiles mais qui concentrent l&#8217;attention de tous les agents d&#8217;un marché ont alors un prix ? <span id="more-4464"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/valeureconomie.jpg"><img class="size-medium wp-image-4468  aligncenter" title="valeureconomie" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/valeureconomie-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En début de semaine, Nicolas Sarkozy s&#8217;est fendu d’un de ces <strong><a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/03/05/sarkozy-et-l-industrie-le-poids-des-mots-la-faiblesse-des-ac.html" target="_blank">discours de politique industrielle</a></strong> dont il a le secret, affirmant que l’industrie française n’était pas finie, bien au contraire elle était selon lui « <em>essentielle </em>». Et de proclamer dans la foulée une augmentation de <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-ambition-de-nicolas-sarkozy-pour-l-industrie-fait-polemique_853210.html" target="_blank">25% de la production industrielle</a></strong> d&#8217;ici 2015.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexandre Delaigue du blog des éconoclastes a analysé dans <strong><a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2010/03/03/1699-fetichisme-industriel" target="_blank">son dernier article</a></strong> ce fétichisme industriel qui pousse les politiques à préférer aider certains secteurs aux détriments d’autres davantage dans le besoin. Selon lui, « <em>l&#8217;intérêt économique d&#8217;une activité ne se mesure pas à l&#8217;aune d&#8217;une hiérarchie abstraite considérant certains biens comme plus nobles que d&#8217;autres mais par la <strong><a href="http://www.johnkay.com/1997/06/13/produced-to-price/">capacité du producteur à fournir au consommateur</a></strong> quelque chose pour lequel il est prêt à payer. </em>» Mais, surtout,  Nicolas Sarkozy, comme d’autres avant lui, défend l&#8217;idée que seule l&#8217;industrie peut créer de la richesse, alors que la valeur ajoutée ne se réduit pas à cela…</p>
<p style="text-align: justify;">Toute chose, palpable ou non, possède à la fois une valeur d&#8217;usage et une valeur d&#8217;échange. La valeur d&#8217;usage est définie par l&#8217;usage que l&#8217;on peut faire de la chose. Cette valeur est à la fois technique car liée aux propriétés physiques de la chose, mais elle est aussi subjective dans la mesure où l&#8217;usage n&#8217;est pas unique et dépend de l&#8217;utilisateur. La valeur marchande est la capacité d&#8217;échange de la chose, la capacité qu&#8217;elle offre à son détenteur de pouvoir acquérir autre chose en échange. La coexistence de ces deux dimensions n&#8217;est pas sans paradoxe, comme nous allons le voir à travers l&#8217;examen de trois différents auteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">Les Classiques et le travail comme source de la valeur</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Commençons par le début, avec les Classiques : Adam Smith, David Ricardo et Jean-Baptiste Say. Adam Smith formule le paradoxe de l&#8217;eau et du diamant (ou encore de l&#8217;or et de l&#8217;air avec David Ricardo), à savoir qu&#8217;il n&#8217;y a rien de plus utile que l&#8217;eau ou l&#8217;air alors que leurs valeurs d&#8217;échange sont nulles, mais que le diamant ou l&#8217;or dont les utilités sont nulles trouveront facilement à s&#8217;échanger. Ce paradoxe a constitué un mur insurmontable pour les économistes anglais : comment une chose inutile peut-elle avoir de la valeur ? Cela ne les a toutefois pas empêché de poursuivre leurs réflexions.</p>
<p style="text-align: justify;">Adam Smith est le premier à énoncer la théorie moderne de la valeur, fondée sur l&#8217;action humaine, avec son concept de « <em>travail commandé</em> ». En effet, chez Smith, si une chose à de la valeur c&#8217;est qu&#8217;elle contient du travail. Ainsi le travail devient la mesure de la valeur réelle des choses : un objet qui contient deux heures de travail vaut trois fois moins qu&#8217;un autre qui en contient six. Pourtant, Smith percevait déjà les limites de son idée en admettant que toutes les heures de travail ne se valent pas, et qu&#8217;il existe une dimension «<em> talent</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Plus tard, Ricardo, qui sera repris par Karl Marx, développe l&#8217;idée de quantité de «<em> travail incorporé </em>», parce qu&#8217;à son époque, plus industrialisée que celle de Smith, il existe des machines, elles-mêmes construites grâce au travail de travailleurs humains. Donc la valeur intrinsèque n&#8217;est plus seulement le travail direct, commandé, mais aussi le travail de la machine. Marx nuancera tout de même cette vision en s&#8217;attachant à la création de valeur uniquement, grâce à l&#8217;action du travail direct d&#8217;où provient la «<em> plus-value</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons la place importante de la valeur travail dans l&#8217;analyse classique. Pourtant, elle ne répond pas au paradoxe de l&#8217;air et de l&#8217;or, ni au fait que les œuvres d&#8217;art coûtent parfois plus cher que des objets nécessitant beaucoup plus de travail. Ricardo avait évacué cette question en prétendant ne s&#8217;intéresser qu&#8217;aux marchandises reproductibles ; de son côté, Marx raillait les économistes qui ne soutenaient pas la théorie de la valeur travail&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Say est un Classique français qui en quelque sorte préfigurait les Néoclassiques qui vont le suivre. L&#8217;école française Classique soutenait que la valeur des choses provenait de leurs utilités, que la création de richesse était la création d&#8217;utilité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>La révolution marginaliste et la rareté relative.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite viennent les Néoclassiques, avec trois grandes figures, Stanley Jevons, Karl Menger et Léon Walras, qui apportent la conception moderne de la valeur fondée non plus sur la valeur travail mais sur la valeur rareté. On les appelle les pères de la révolution marginaliste car sans concertation ils arrivèrent à la même conclusion. Ce n&#8217;est pas l&#8217;utilité totale d&#8217;un bien qui fait sa valeur mais son utilité marginale : une chose n&#8217;est désirée que si son utilité marginale est suffisamment forte, ainsi si je veux une manger quand j&#8217;ai faim, c&#8217;est parce que l&#8217;utilité marginale de la nourriture est positive, par contre si je souhaite m&#8217;alimenter de nouveau après cela, son utilité marginale devient négative puisque je prends le risque d&#8217;un mal de ventre.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette nouvelle conception d&#8217;utilité marginale, le paradoxe de l&#8217;or et de l&#8217;air est résolu : si l&#8217;air n&#8217;a pas de valeur, c&#8217;est qu&#8217;il est abondant et que son utilité marginale se révèle nulle. Alors que l&#8217;or disponible en quantité limitée est très désiré et dispose donc d&#8217;une grande valeur marchande. L&#8217;approche des Classiques n&#8217;était pas fausse en soi mais incomplète, car si le travail a une valeur c&#8217;est qu&#8217;il est rare. Par ailleurs nous voyons qu&#8217;en économie tout est relatif, l&#8217;abondance peut provenir du fait que quelque chose est effectivement abondant (l&#8217;air) ou du fait que la chose n&#8217;est pas désirée, c&#8217;est pour cela que l&#8217;on parle de « <em>rareté relative </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium;">La création de valeur, le moteur de l&#8217;économie.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir nous allons évoquer l&#8217;importance de la valeur. Nous avons vu que la valeur venait de la rareté relative qui pouvait venir du travail, pourtant tout travail créé-t-il de la valeur ? Prenons l&#8217;exemple de l&#8217;Union Soviétique, à l&#8217;époque elle était probablement très efficace pour produire des biens intermédiaires (transformer le minerai de fer en barres d&#8217;acier de bonne qualité) mais beaucoup moins efficace pour produire des biens de consommation (transformer ces biens intermédiaires en voitures). Cette transformation pouvait détruire sa valeur. C&#8217;est pour cela que de nos jours nous comptabilisons la valeur ajoutée, qui est la valeur créée en plus et qui se réalise dans le chiffre d’affaire des entreprises. La valeur est donc aussi quelque chose qui se crée par l’action de l’homme, ce que l’on appelle aujourd’hui la productivité, mais qui provient de tous les facteurs de production (le travail, le capital, la terre, etc.), qui récupèrent chacun une partie de la valeur créée.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons bien que la question de la valeur est finalement à l’origine de l’économie. De l’étude de l’allocation des ressources rares découle la question : à quoi va servir la valeur ? Elle est redistribuée sous forme de salaires et de profits, ainsi à long terme le niveau de vie des habitants d’un pays dépend de sa capacité à créer de la valeur, et c’est fondamentalement de là que viennent les salaires et les profits, et pourquoi tout décrochage ne peut pas être tenable.</p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2009/07/13/le-partage-de-la-valeur-ajoutee-confronte-a-la-realite-des-chiffres/" rel="bookmark">Le partage de la valeur ajoutée confronté à la réalité des chiffres...</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/08/09/chroniques-eco-comment-sont-utilises-les-profits/" rel="bookmark">Chroniques éco : comment sont utilisés les profits ?</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/04/03/la-france-dans-le-creux-de-la-vague/" rel="bookmark">Chroniques éco : la France dans le creux de la vague</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/07/27/chroniques-eco-evolutions-des-salaires-et-des-inegalites/" rel="bookmark">Chroniques éco : évolutions des salaires et des inégalités</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/19/larrouturou-et-le-mythe-du-partage-du-travail/" rel="bookmark">P.Larrouturou et le mythe du partage du travail</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’avenir de l’Euro passe t-il par un fond monétaire européen ?</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/05/lavenir-de-leuro-passe-t-il-par-un-fond-monetaire-europeen/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 15:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Seb_</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Gros]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[FME]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Mayer]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise grecque a été le révélateur de deux échecs majeurs de l’Union Économique et Monétaire : le manque d’incitation à la discipline budgétaire et l’absence d’outil de résolution des crises souveraines. Pour pallier à cela, D.Gros et T.Mayer proposent de mettre en place un Fond Monétaire Européen. L’idée peut s’avérer séduisante, mais est-elle suffisante ?

Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La crise grecque a été le révélateur de deux échecs majeurs de l’Union Économique et Monétaire : le manque d’incitation à la discipline budgétaire et l’absence d’outil de résolution des <strong><a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/03/04/grece-le-supplice-de-l-euro-pourrait-durer.html" target="_blank">crises souveraines.</a></strong> Pour pallier à cela, <a href="http://www.economist.com/businessfinance/economicsfocus/displaystory.cfm?story_id=15544302" target="_blank"><strong>D.Gros et T.Mayer proposent</strong> </a>de mettre en place un Fond Monétaire Européen. L’idée peut s’avérer séduisante, mais est-elle suffisante ?<span id="more-4444"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/Eurosymbolchrome.jpg"><img class="size-medium wp-image-4454  aligncenter" title="Eurosymbolchrome" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/Eurosymbolchrome-300x281.jpg" alt="" width="300" height="281" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le FME, un outil utile en cas de crise…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Gros et Thomas Mayer – l’idée est très largement discutée sur <a href="http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2010/02/emf_roundtable_9" target="_blank"><strong>Free exchange </strong></a>– partent d’un constat qu’on peut désormais difficilement nier. L’UEM n’est jamais parvenue à maintenir une quelconque forme de discipline fiscale, indispensable à la stabilité d’une union monétaire. De plus, l’absence de procédure en cas de crise souveraine signifierait que les marchés édictaient <a href="http://reversus.fr/2010/02/09/leurope-doit-agir-et-vite/" target="_blank"><strong>leur propre vision</strong> </a>des règles du jeu en la matière. Autrement dit, si un Etat membre n’était plus en mesure de refinancer sa dette, celui-ci aurait peut-être fait défaut et serait ensuite sorti de la zone euro. L’UE ne peut cependant pas se permettre de laisser tomber la Grèce dans une période aussi difficile. Les <a href="http://reversus.fr/2010/02/11/au-dela-dune-tragedie-grecque/" target="_blank"><strong>risques de contagion</strong> </a>seraient considérables. Aussi, la Grèce aurait pu faire appel au FMI, ce qui aurait très clairement signifié que l’UEM n’était pas capable de régler elle-même ses problèmes internes.</p>
<p style="text-align: justify;">Une solution à moyen terme – car il est difficile d’imaginer la création d’une telle entité dans un délai relativement court – serait de créer un Fond Monétaire Européen (FME). Celui-ci serait financé par les gouvernements qui ne respectent pas les règles de discipline fiscale édictées à l’avance (déficit et dette rapportés au PIB), ce qui bien sûr inciterait les Etats membres à rester dans les clous. En cas de difficulté, les Etats membres pourraient emprunter à hauteur de leur contribution passée. Si les fonds nécessaires à la remise en ordre des finances publiques étaient d’un montant supérieur, alors l’emprunteur devra accepter un plan d’ajustement défini et contrôlé dans sa mise en œuvre par le FME.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre compétence du FME serait de permettre une restructuration ordonnée en cas de défaut souverain. Généralement, lorsqu’un Etat fait défaut, les créanciers acceptent assez facilement de restructurer la dette. En effet, un défaut total serait une secousse considérable pour le système financier. En revanche, lorsqu’une restructuration est réalisée de manière désordonnée, le gouvernement – et même le secteur privé, perd généralement l’accès aux marchés internationaux de capitaux, ce qui signifie qu’il ne peut compter que sur l’épargne domestique pour financer sa dette. Et cette dernière peut parfois être insuffisante. Le FME pourrait donc dans ce cas aider L’Etat en défaut à restructurer de manière ordonnée via un échange des créances à restructurer par des obligations émises par le FME, avec bien sûr une décote qui serait uniforme et prévisible.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Les déficiences de l&#8217;UEM</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La solution prônée par Gros et Mayer est séduisante. J’avais déjà évoqué dans mes précédents billets (voir <a href="http://reversus.fr/2009/12/30/chroniques-eco-lecons-dune-tragedie-grecque/" target="_blank"><strong>ici</strong></a> et <strong><a href="http://reversus.fr/2010/02/09/leurope-doit-agir-et-vite/">là</a></strong>) l’idée que la Commission Européenne fasse ce que fait le FMI en cas de crise. Je ne peux de ce fait qu’être d’accord sur la mise en place du FME, surtout si la zone euro venait à s’élargir. Néanmoins, les divers intervenants du « <em>tour de table </em>» hébergé par Free Exchange ont fait plusieurs remarques pertinentes à ce propos. D’abord, faire contribuer les pays qui ne respectent pas les règles assure certes de ne pas faire transférer l’argent du contribuable allemand vers les premières cités, mais cela impliquerait sans doute des moyens assez faibles. Si un FME avait été institué lors de la mise en place de l’euro, les fonds disponibles s’élèveraient à environ 120 milliards d’euros. C’est suffisant pour un pays <strong><a href="http://heresie.hautetfort.com/archive/2010/03/05/une-flat-tax-pour-la-grece-discutable.html" target="_blank">comme la Grèce</a></strong>, mais certainement pas pour l’Espagne par exemple. Ce serait donc l’UEM entière qui devrait être mise à contribution, générant probablement de l’opposition de la part des contribuables des pays vertueux.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde critique est plus fondamentale. La situation dans laquelle se retrouve l’Espagne ou l’Irlande ne relève pas d’une quelconque irresponsabilité fiscale, puisque l’Espagne disposait d’un surplus dans les années précédant la crise. Le désordre fiscal résulte d’un transfert de la dette privée vers de la dette publique. En effet, comme l’ont magistralement décrit <a href="http://www.economics.harvard.edu/faculty/rogoff/files/Aftermath.pdf" target="_blank"><strong>Kenneth Rogoff et Carmein Reihnardt</strong></a>, lorsqu’une crise financière survient, la dette publique explose en contre coup des plans de sauvetage du secteur privé et de la récession économique. Dans le cas de l’union monétaire, la pression sur les finances publique est renforcée par l’impossibilité de dévaluer pour relancer la machine économique et donc les recettes fiscales. Autrement dit, le FME serait un mauvais instrument de prévention. J’abonde dans ce sens. Comme je l’avais expliqué <a href="http://reversus.fr/2010/01/22/leuro-une-union-inachevee/" target="_blank"><strong>récemment</strong></a>, le meilleur moyen de pallier à cet effet serait de créer les conditions nécessaires à davantage de transferts budgétaires au sein de l’UEM, de la même manière qu’aux Etats-Unis – l’Etat fédéral joue un rôle d’intermédiaire dans le transfert des ressources des Etats les moins touchés vers ceux les plus touchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les facteurs qui rendent improbable la coordination budgétaire au sein de l’UEM sont les mêmes qui limitent la faisabilité du FME : la faiblesse de la gouvernance multilatérale d&#8217;une part, et la force des tentations souverainistes d&#8217;autre part. Comme l’indique <a href="http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2010/02/emf_roundtable_3" target="_blank"><strong>Tyler Cowen</strong></a>, dans un tel contexte, la simple édiction d’une charte qui définirait l’action du FME – notamment sur le respect des règles budgétaires, ferait l’objet d’une féroce lutte intestine. On pourrait espérer que le contexte actuel a changé les mentalités des dirigeants européens, mais dans la mesure où il s’agit d’un projet à moyen terme, le retour à la normale pourrait faire renaître les éternelles dissensions.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, la proposition d’instituer un FME doit être considérée sérieusement, notamment comme outil de résolution des crises souveraines, que ce soit en tant que prêteur en dernier ressort dans un processus de remise en ordre des finances publiques, ou comme intermédiaire dans la restructuration de dette. Cependant, un tel projet constituerait un mauvais instrument de prévention car il ne prendrait pas en compte la dynamique de la dette privée qui se transforme toujours soudainement en dette publique en cas de crise. Surtout, il serait fort probable que le jeu des politiques  dénature totalement la dimension incitative de la discipline fiscale. Bref, un tel instrument ne résoudrait pas la source des maux de l&#8217;UEM, tandis qu’il demeurerait difficilement envisageable du point de vue de l’équation politique.</p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/09/leurope-doit-agir-et-vite/" rel="bookmark">L'Europe doit agir, et vite...</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/17/grece-un-pas-en-avant/" rel="bookmark">Crise en Grèce, un pas en avant</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/11/au-dela-dune-tragedie-grecque/" rel="bookmark">Au delà d'une tragédie grecque...</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/12/30/chroniques-eco-lecons-dune-tragedie-grecque/" rel="bookmark">Chroniques éco : leçons d'une tragédie grecque</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/01/22/leuro-une-union-inachevee/" rel="bookmark">L'Euro, une union inachevée</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mélenchon : « Le système médiatique est perverti… »</title>
		<link>http://reversus.fr/2010/03/04/melenchonmedias/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 17:17:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Doucet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles d'élus]]></category>
		<category><![CDATA[Besancenot]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
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		<category><![CDATA[NPA]]></category>
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		<category><![CDATA[Régionales]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, J.L Mélenchon s&#8217;était entretenu avec des blogueurs pour exposer sa vision de la politique et des médias.  Avec sa gouaille légendaire, le tribun du Parti de Gauche s’en était pris au système médiatique, qu’il juge « perverti », afin de mieux se poser en alternative d’une société capable de s&#8217;éroder&#8230;

La vérité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines, J.L Mélenchon s&#8217;était entretenu avec des blogueurs pour exposer sa vision de la politique et des médias.  Avec sa gouaille légendaire, <strong><a href="http://reversus.fr/2009/05/28/melenchon-le-tribun-renoue-avec-la-plebe/" target="_blank">le tribun du Parti de Gauche</a></strong> s’en était pris au système médiatique, qu’il juge « <em>perverti </em>», afin de mieux se poser en alternative d’une société capable de s&#8217;éroder&#8230;<span id="more-4408"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.flickr.com/photos/aderain/4153227490/"><img class="size-medium wp-image-4417  aligncenter" title="mélenchon" src="http://reversus.fr/wp-content/uploads/2010/03/mélenchon-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>La vérité est un mensonge</strong></span><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la première séquence vidéo, J.L Mélenchon s’en prend au système médiatique dans lequel « <em>toute parole devient un mensonge</em> » qu’il faut «<em> décrypter</em> ». Dans cette quête d’authenticité, les journalistes cherchent à capter « <em>l’intimité</em> » pour mieux reformater le message. Le « <em>méta-discours</em> » qui est produit n’est selon lui qu’une « <em>subversion de la sphère publique</em> » dans laquelle les lecteurs ne sont au final que des spectateurs attentistes d’un processus qui les dépasse…</p>
<p>
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9884680&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9884680&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong><br />
 &laquo;&nbsp;La société peut se bloquer&#8230;&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’il s’agit d’évoquer les régionales, J.L Mélenchon prévoit déjà les réactions de ses anciens amis socialistes qui risquent selon lui de se gausser de sa victoire et « <em>de le prendre de haut</em> ».  Mais à vrai dire il s’en moque, ou fait semblant de ne se pas s’en préoccuper. Le fondateur du Parti de Gauche hausse les épaules et  affirme qu’il souhaite seulement insuffler assez d’énergie à son mouvement en vue des présidentielles. Mais <strong><a href="http://reversus.fr/2009/11/06/melenchon-fait-feu-de-tout-bois/" target="_blank">comme souvent, il soulève une autre option</a></strong>, sud-américaine celle-là. Si la société venait à se bloquer, il se pose naturellement en alternative au rassemblement. « S<em>i ça se gâte, pensez plutôt à moi qu’à François Hollande</em> » finit-il par lâcher goguenard…</p>
<p>,<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9890916&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9890916&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: left;">Camera et montage par<strong> <a href="http://sebmusset.blogspot.com/" target="_blank">Sebmusset</a></strong></p>
<p style="text-align: left;">Écouter l&#8217;interview audio intégrale (<strong><a href="http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/02/04/son-interview-Melenchon" target="_blank">merci à Intox 2007</a></strong> )</p>
<p style="text-align: left;">
<p>Lire les autres comptes-rendus des blogueurs :</p>
<p style="text-align: left;"><strong>- <a href="http://piratages.wordpress.com/2010/01/31/un-republicain-a-lassaut-des-medias-j-l-melenchon/" target="_blank">Un républicain à l’assaut des médias par Piratage(s)</a><br />
 </strong>-<strong> <a href="http://sebmusset.blogspot.com/2010/02/sopposer-de-maniere-utile-et.html" target="_blank">&laquo;&nbsp;S&#8217;opposer de manière utile et constructive&nbsp;&raquo; par Sebmusset</a><br />
 </strong>-<strong> <a href="http://sarkononmerci.fr/files/Melenchon-gauche-impasse.html" target="_blank">Mélenchon, un socialiste en colère par Dédalus</a><br />
 </strong>-<strong> &laquo;&nbsp;<a href="http://laureleforestier.typepad.fr/blog_de_laure_leforestier/2010/02/jeanluc-m%C3%A9lenchon-le-cadre-a-chang%C3%A9.html" target="_blank">Le cadre a changé&nbsp;&raquo; par Laure Leforestier</a><br />
 </strong>-<strong> &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lepost.fr/article/2010/01/28/1910642_jean-luc-melenchon-moi-j-ai-choisi-ma-tete-a-claques-c-est-freche.html" target="_blank">J&#8217;ai choisi ma tête à claques, c&#8217;est Frêche&nbsp;&raquo; par Richardtrois</a><br />
 </strong></p>
<div id="crp_related"><h3>Lectures complémentaires:</h3><ul><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/15/c-duflot-la-communication-est-en-train-de-tuer-le-politique/" rel="bookmark">C.Duflot : "La comm' est en train de tuer le politique"</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/01/18/europe-ecologie-la-troisieme-force-politique/" rel="bookmark">Europe Ecologie : la troisième force politique ?</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2010/02/19/larrouturou-et-le-mythe-du-partage-du-travail/" rel="bookmark">P.Larrouturou et le mythe du partage du travail</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/05/28/melenchon-le-tribun-renoue-avec-la-plebe/" rel="bookmark">Mélenchon, un tribun qui renoue avec la plèbe</a></li><li><a href="http://reversus.fr/2009/11/06/melenchon-fait-feu-de-tout-bois/" rel="bookmark">Mélenchon fait feu de tout bois</a></li></ul></div>]]></content:encoded>
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