<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:blogger='http://schemas.google.com/blogger/2008' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792</id><updated>2024-11-01T11:43:52.841+01:00</updated><category term="crise"/><category term="economie"/><category term="conseils"/><category term="trading"/><category term="dettes"/><category term="etats-unis"/><category term="bourse"/><category term="medias"/><category term="monnaie"/><category term="europe"/><category term="forex"/><category term="or"/><category term="people"/><title type='text'>Moneyzine</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-987077615963946573</id><published>2009-09-23T15:50:00.024+02:00</published><updated>2023-09-27T18:25:34.350+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>Optimisme de long terme</title><content type='html'>&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/06/jouons-avec-les-courbes.html&quot;&gt;un précédent article&lt;/a&gt;, j&#39;avais essayé de montrer qu’on pouvait à peu près faire dire tout ce qu’on voulait aux chiffres et aux courbes (et aux économistes…). Néanmoins, je persiste aujourd’hui en m’attardant sur un graphique qui me paraît instructif.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiT3y_Ek-0Xw17gTRHH7LsOxxv5elDrX4GIc-_NfjBMfBWi5y7xU9cyvxLtBmi0DmD2qoRQN2U-2-DqkCxDjJjvFHlAiqCA5YCnb6mpdncPTbxvr8PGwD0iWHU1t19C5U-uYr7OxC74ml0/s1600-h/dow_crises_moneyzine.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5385510158077230530&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh8tzR4PkiCU1LHwM6uCdwf_d8RBPW-YOIH-iMxg0bUVwOhbvbTSgxY-U_xz3kB41GiCC47po97sHlfTzFtGbXRlKXmOc9h3V7BEC-6TapoYkL7w3uvDeWQzIU_0qjxkVAye6p_14m4BLc/s400/dow_crises_petit_mz.jpg&quot; style=&quot;cursor: hand; display: block; height: 220px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 400px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous pouvons observer que le Dow Jones a déjà connu de sévères corrections ces dernières années. La première baisse d’envergure intervient en 1998 : l’économie mondiale connaît quelques secousses (Asie, Russie) et les marchés financiers se font une première frayeur avec la faillite du fonds &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Long_Term_Capital_Management&quot;&gt;LTCM&lt;/a&gt; qui avait « légèrement » abusé des effets de levier : un pionnier qui en inspirera beaucoup d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il ne s’agit que d’un accroc dans les cours. L’arrêt de la tendance haussière n’interviendra qu’au début de l’année 2000 avec un plus haut aux alentours de 11700 points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de l’illusion Internet ouvre la voie à une grande phase de consolidation, l’indice errant entre dans une zone étroite entre 10000 et 11000 points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes le 11 septembre et l’affaire &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Enron&quot;&gt;ENRON&lt;/a&gt; le feront décrocher, mais le dégonflement de la bulle n’arrivera à épuisement qu’à la fin 2002 – début 2003 (faillite de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/WorldCom&quot;&gt;WorldCom&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute est de – 35 % par rapport aux plus hauts de 2000. C’est beaucoup, mais aujourd’hui cela paraît presque ridicule, tellement nous sommes blasés face aux pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation semble alors être redevenue saine et l’indice reconstruit doucement une tendance haussière. Les leçons du passé semble avoir été intégrées, on se méfie des mouvements trop brusques… jusqu’en 2006 ! (3 ans, c’est-à-dire une éternité pour les marchés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de cette date, on observe en effet une tentative de franchissement des plus hauts de 2000. Le mouvement est d’abord modeste, puis quand les opérateurs se rendent compte que les cours tiennent, ils passent à la vitesse supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accélération spéculative est impressionnante pendant un an. Les cours sortent nettement du canal de consolidation esquissé depuis 1998. On se croirait revenu dix ans en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de la fin 2007, la chute n’en est que plus vertigineuse. Surtout qu’un sale vocabulaire commence à se généraliser : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Subprime&quot;&gt;subprime&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Junk_bond&quot;&gt;junk bonds&lt;/a&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne reviendra pas sur l’enchaînement systémique qui s’est ensuite déroulé, l’apothéose arrivant avec la faillite de Lehman Brothers. Les cours chutent de plus de 50 % par rapport, mais dans un intervalle beaucoup plus réduit que pour la précédente bulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, même si le support vers les 7600 points est allégrement crevé par un pic de baisse particulièrement acéré, la réaction de sursaut est assez rapide suite à son franchissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le début du rebond actuel. La remontée est impressionnante et rapide : + 50 % environ par rapport aux plus bas, ce qui laisse penser que la tendance s’inverse lourdement et que le pire est dernière nous (expression &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/societes/2009/09/08/04015-20090908ARTFIG00535-carlos-ghosn-le-pire-est-derriere-nous-.php&quot;&gt;très en vogue&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semblerait en effet rassurant que les cours rejoignent tranquillement la zone entre 10000 et 11000. Puis qu’ils amorcent une pause afin d’éviter de rejoindre des sommets spéculatifs de manière étrangement précipitée étant donné le contexte macroéconomique incertain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sans doute le scénario le plus raisonnable, quand on se focalise sur ce graphique et la tendance à long terme. Néanmoins des voix discordantes font remarquer que cette zone « rassurante » n’est toujours pas atteinte et que les cours sont encore 30 % en-dessous de leur plus haut de 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un graphique plus resserré à moyen terme montre que la tendance est plus incertaine qu’elle n’apparaissait sur le premier graphique. Même si le rebond est avéré, il semble pour l’instant s’inscrire dans une tendance toujours baissière.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjq30pIHIv9dKK7rm8elrupqVzZYkN9VzBYzdZ1Ya4w_P3yBbQfJyTUpv9kza_by_gV1D5Nvk1t9hGUzuT7ul8HG8YKoGjwjyTk0IiB8xyKNq3yWId8r1id9x6wsbNjIOdZem5cp0p-EL4/s1600-h/dow_2008_moneyzine.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5385510623390772114&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgl13Pum5GfZY2KHyeLclaJIX00jVs4DQhY0RbraF6npMH8L_yvD7z65FveN_-vCkBzwla29da673v_VpJx1gpa2pm4g4zX3sl6fsKrDOUnk1yUO25N5qJq4PcO3phRrYTCRdSwIIM6VSU/s400/dow_2008_petit_mz.jpg&quot; style=&quot;cursor: hand; display: block; height: 200px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 400px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’enjeu est aujourd’hui de savoir si ce rebond est assez puissant pour « casser » cette tendance. Le premier graphique semble nous le démontrer. Cependant, de nombreux acteurs insistent sur le caractère particulièrement artificiel de la hausse actuelle, surtout due à une abondance de liquidités. Ils rappellent que beaucoup d’éléments restent incertains concernant la consommation, le crédit, l’endettement public, mais surtout l’évolution du dollar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble donc que nous soyons à un moment particulièrement crucial pour les marchés. Soit la tendance s’éclaircit avec une hausse qui se poursuit tranquillement, soit on assiste à une nouvelle cassure et la chute ne peut qu’être pire que la précédente (une nouvelle faillite retentissante venant sans doute empirer les choses).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préfère pour l&#39;instant croire à l&#39;optimisme du long terme, car le court terme est trop cruel : il nous montre juste que l&#39;on ne sait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/987077615963946573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/987077615963946573' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/987077615963946573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/987077615963946573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/09/optimisme-de-long-terme.html' title='Optimisme de long terme'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh8tzR4PkiCU1LHwM6uCdwf_d8RBPW-YOIH-iMxg0bUVwOhbvbTSgxY-U_xz3kB41GiCC47po97sHlfTzFtGbXRlKXmOc9h3V7BEC-6TapoYkL7w3uvDeWQzIU_0qjxkVAye6p_14m4BLc/s72-c/dow_crises_petit_mz.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-9218587592394928310</id><published>2009-06-19T12:44:00.006+02:00</published><updated>2010-07-02T14:49:04.611+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="medias"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>La finance : une affaire de femmes ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhobosnOWnzgs_IkCwDPVmMKjh28qy1d174Pr5OEBZCPboyCs8TnVcPKjJrpyN6KayqpFjoGU3tKQ1tlJ2-zzEaJIHoHDWGTS19ooJGAndwptih0ULVT0pCifRozu86MZT3d53JPs6ioDQ/s1600-h/cnbc_women.JPG&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5348989272272317602&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 398px; CURSOR: hand; HEIGHT: 288px; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhobosnOWnzgs_IkCwDPVmMKjh28qy1d174Pr5OEBZCPboyCs8TnVcPKjJrpyN6KayqpFjoGU3tKQ1tlJ2-zzEaJIHoHDWGTS19ooJGAndwptih0ULVT0pCifRozu86MZT3d53JPs6ioDQ/s400/cnbc_women.JPG&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vous l’avez sans doute vous aussi remarqué. On ne peut y échapper. Dans les médias, et plus particulièrement à la télévision, ce sont aujourd’hui majoritairement des femmes qui traitent des sujets financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, les exemples ne manquent pas : &lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhcisfivBwe05lZGoAOu0X127MMAuy0k912n4N7DDa35ujaWtgVPzK1BoLB7hnlb2GgVK3yQVFSUy061S_ag8q5zUiCJ_nSQY7JWx5J1kNYM6OjmTqYOdqPCI4YxC3psaLg5b5ntTvo5p4/s400/i-TELE+2009-01-30+20-59-18h.jpg&quot;&gt;Brigitte Boucher&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEje5fEIJ0yKEPxrRDagZmmOy-WzbGEM5XqKyLgXpVTr7DrCOtENXupxNNIYzwOrp3NAvYDq-QabBuX38waREk0-nCI8sJass3crnl319YeNzxRDDZP4VZpODwOpTwY34WjEiqP1dfEx8JzE/s400/i-TELE+2009-02-05+12-57-28h.jpg&quot;&gt;Marie-Sophie Carpentier&lt;/a&gt; sur iTele, &lt;a href=&quot;http://vuesalatele.free.fr/Mes%20albums/SEPTEMBRE%202007/album/13%2009%202007/CLAIRE%20FOURNIER%2013%2009%202007/slides/i-TELE%202007-09-13%2020-55-53h.jpg&quot;&gt;Claire Fournier&lt;/a&gt; qui a préféré (à mon grand désespoir) s’exiler sur France 5, &lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi7Iwfo9CR2bMrEACyXKFQN-SoKqSJzJFojE6uJvFKza15ymdQ8sclZgbdlS_CPgkiGrLE6cHgxF5VX7Ia2gaogmKev6QrFzlluGXPa4XUgQTDZZjGnfioWzi7Zc1hUUpLgN283NxURVmHh/s400/BFM+TV+2009-03-02+17-46-36h.jpg&quot;&gt;Gaëtane Meslin&lt;/a&gt; sur BFM TV, et je suis sûr que les lecteurs francophones confirmeront le fait dans leurs pays respectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci n’est rien en comparaison des chaînes américaines et surtout de CNBC. Alors que &lt;a href=&quot;http://www.cnbc.com/id/17501773/&quot;&gt;Rebecca Meehan&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.cnbc.com/id/15838770/&quot;&gt;Louisa Bojesen&lt;/a&gt; commencent à s’illustrer en Europe, la chaîne a fait naître de véritables stars aux Etats-Unis comme &lt;a href=&quot;http://www.cnbc.com/id/15838253/&quot;&gt;Maria Bartiromo&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.cnbc.com/id/15838220/&quot;&gt;Erin Burnett&lt;/a&gt; (ci-dessous), et &lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjrHaFfSJsQHLjlX4nx4EWRb2v1Drhp5OeHLjVklkXE6_K2P9Fs-ynsHz1JSQzRDE5GNfb0NQ0j9v5wC8BvXVfqh3gRi9hNxSF-Bb4uEO-1tfTbjZSe69dIHOU-GtC0obruPUn-uFUMKv0/s400/becky+quick+8+4+08.jpg&quot;&gt;Becky Quick&lt;/a&gt;, toutes connues (et adulées) y compris dans les salles de marchés les plus miteuses du fin fond du pays.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5348989839788400034&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 306px; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEitlvsjTl28dpQGxBmNagWcFspF_CXahQ8w3aXFXk10CVm09zoemuUcgmOAcPfIYU13S_VGAvWyiwVmkxIhvHZcwaGsgEvbAFTHjKtcvldNbKGP5H7FY11oRJWedodDREQi1l1kSbdXlfU/s400/36525_erin_burnett.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pourquoi les hommes en sont-ils arriver à jouer un rôle si périphérique dans la présentation des informations financières ? Plusieurs éléments de réponses peuvent être avancés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bon sens sexiste résumera cette tendance au côté esthétique des présentatrices féminines. Les producteurs auraient tout simplement engagé des femmes pour rendre des données financières arides plus légères et sensuelles. Cette supposition impliquerait donc que ces femmes n’aient aucune compétence particulière à ce sujet, ou autrement dit que ce sont de belles potiches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, nous pouvons contredire ce scénario simpliste dans bien des cas. D’une part, toutes les présentatrices ne sont pas belles. Sans l’offenser, nous prendrons l’exemple de &lt;a href=&quot;http://classic.cnbc.com/id/15838716/&quot;&gt;Silvia Wadhwa&lt;/a&gt; qui donne régulièrement des nouvelles du DAX (l&#39;indice principal de la Bourse de Francfort) sur CNBC, et qui n’en est pas moins compétente. D’autre part, nous observons que la plupart de ces femmes maîtrisent parfaitement leur sujet, le cas le plus emblématique étant l’interview de Warren Buffet par une Becky Quick &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/2008/8/that-awesome-warren-buffett-cnbc-interview&quot;&gt;parfaitement dans son élément&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre explication de l’hégémonie féminine sur l’information financière est que cette dernière contraste nettement avec un univers financier encore essentiellement masculin. En effet, ce sont surtout des hommes qui braillent dans les salles de marché ou sur les &lt;a href=&quot;http://www.edubourse.com/guide/lexique.php?definition=157&quot;&gt;floors&lt;/a&gt; dans un climat particulièrement &lt;a href=&quot;http://www.jdf.com/indices/2009/06/12/02003-20090612ARTJDF00318-faut-il-sauver-les-traders-.php&quot;&gt;tendu voire agressif&lt;/a&gt;. Certes, les femmes s’y font peu à peu leur place, mais la tendance de fond reste lourde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prenant cet univers à contrepied, l’omniprésence féminine dans les médias financiers présente plusieurs avantages. Elle apporte une vision extérieure et souvent plus posée par rapport à l’agitation continue. On peut en effet imaginer que le fait d’avoir un visage féminin sur des écrans de télévision tournant en continu apporte en quelque sorte une once de sérénité dans un monde de brutes, agissant ainsi comme une sorte d’anxiolytique médiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas tout, cette omniprésence des femmes répond non seulement à une demande mais aussi à une évolution du profil des investisseurs, notamment particuliers. Alors qu’à une époque, la bonhommie d’un &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/04/nostalgie-boursire.html&quot;&gt;René Tendron&lt;/a&gt; ou d’un &lt;a href=&quot;http://www.no-l.org/pix/Jean-PierreGaillard/SGE.HMZ59.240604151518.photo00.default-384x290.jpg&quot;&gt;Jean-Pierre Gaillard&lt;/a&gt; rassurait l’épargnant, ces derniers apparaîtraient aujourd’hui comme trop « pépères », à l’image des placements de bon père de famille. Non, aujourd’hui l’investisseur averti est en quête de performance. Il n’hésite pas à s’aventurer sur des produits dynamiques : CFD, Turbos, Forex… et attend des informations financières une grande réactivité, sans toutefois sombrer dans l’hystérie. Le dynamisme tempéré de la plupart des présentatrices financières semble particulièrement adapté à ces attentes, ce qui semble également expliquer leur succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, une femme qui parle de finance dans les médias présente l’avantage d’incarner à la fois la douceur de la mère qui rassure et calme l’investisseur, et la tentation de la séductrice qui lui donne envie de prendre certains risques plus ou moins mesurés. En résumé, elles semblent donc être le reflet idéal du perpétuel dilemme qui ronge continuellement l’univers, encore bien masculin, des marchés financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/9218587592394928310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/9218587592394928310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/9218587592394928310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/9218587592394928310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/06/la-finance-une-affaire-de-femmes.html' title='La finance : une affaire de femmes ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhobosnOWnzgs_IkCwDPVmMKjh28qy1d174Pr5OEBZCPboyCs8TnVcPKjJrpyN6KayqpFjoGU3tKQ1tlJ2-zzEaJIHoHDWGTS19ooJGAndwptih0ULVT0pCifRozu86MZT3d53JPs6ioDQ/s72-c/cnbc_women.JPG" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-9171876605117631180</id><published>2009-05-29T11:10:00.008+02:00</published><updated>2010-07-02T14:49:22.184+02:00</updated><title type='text'>Le vocabulaire financier est votre ami</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img style=&quot;TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 134px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5341173709651938130&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjINnQFqPNzJZgTFMS-fOs8ehrPxSJic1AfEqY1VZB8sThfJHhCGhyphenhyphenx97PS0LSiZc9nZs4HH3PtCNUe49hT_q8sxV-vKMMWf3JJ6HlIgr6GG8SlCWEtX2brKCRAkv53fIANnGK1E9XNiDU/s400/mots_finance.jpg&quot; /&gt;Utiliser les mots de la finance peut vous aider à vous sortir de situations délicates. Voici quelques idées pour parfaire votre langage &quot;financièrement correct&quot; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je suis très dépensier&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;Je privilégie la relance par la consommation&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je lis tous les jours mon horoscope&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’anticipe la sortie de crise pour l’année prochaine&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je suis surendetté&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’envisage une émission obligataire&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je n’ai pas été augmenté cette année&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;Je crois qu&#39;il est plus sain que je renonce à mon bonus&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je vais divorcer&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’envisage de futurs arbitrages&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Mon banquier est un escroc&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;Le secteur bancaire connaît une grave crise systémique&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;J’ai gagné au loto&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « L&#39;évolution de mon cash-flow&lt;em&gt; s’avère largement supérieur aux attentes&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je me suis débarrassé de toutes tes vieilles affaires pourries&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’ai fait appel à une structure de défaisance&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;J’ai besoin d’un emprunt&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’envisage d’accroître mon ratio Tiers one&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites plus : « &lt;em&gt;Je trompe mon conjoint&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Dites : « &lt;em&gt;J’opère de gré à gré&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant c&#39;est à vous de jouer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/9171876605117631180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/9171876605117631180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/9171876605117631180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/9171876605117631180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/05/le-vocabulaire-financier-est-votre-ami.html' title='Le vocabulaire financier est votre ami'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjINnQFqPNzJZgTFMS-fOs8ehrPxSJic1AfEqY1VZB8sThfJHhCGhyphenhyphenx97PS0LSiZc9nZs4HH3PtCNUe49hT_q8sxV-vKMMWf3JJ6HlIgr6GG8SlCWEtX2brKCRAkv53fIANnGK1E9XNiDU/s72-c/mots_finance.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-316286704310119375</id><published>2009-05-11T11:51:00.013+02:00</published><updated>2010-07-02T14:49:37.025+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>Les vendeurs sont-ils en embuscade ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFRmQVVdZUoJD0k6H9sGZSZmz11sUyl6Ul5qjejDfJWhPwU7fgEU8Kwf6Wd8jcvdEEYybVN-7cA6l3fjetSeOcpB0mKevI14FnQg-q_c6kYV7d3lXcat286S4NH6qGsKIATdNkiF1xcLQ/s1600-h/ours-brebis.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 190px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5334509606859480946&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFRmQVVdZUoJD0k6H9sGZSZmz11sUyl6Ul5qjejDfJWhPwU7fgEU8Kwf6Wd8jcvdEEYybVN-7cA6l3fjetSeOcpB0mKevI14FnQg-q_c6kYV7d3lXcat286S4NH6qGsKIATdNkiF1xcLQ/s200/ours-brebis.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est le rebond, le &lt;a href=&quot;http://www.capital.fr/bourse/analyses-seances/le-cac-40-poursuit-son-rally-et-s-affranchit-des-3.200-points-375469&quot;&gt;rally&lt;/a&gt;, bref la hausse. Pourtant, je ne connais que de futurs vendeurs en puissance ! Ai-je vraiment de saines fréquentations ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’adore observer les phases d’euphorie boursière. Toute mauvaise nouvelle est aussitôt désintégrée, toute bombe immédiatement désamorcée. Les statistiques sont horribles, mais pas de problème puisqu’elles sont &lt;a href=&quot;http://www.capital.fr/bourse/actualites/les-ventes-de-logements-neufs-aux-etats-unis-superieures-aux-attentes-373336&quot;&gt;supérieures aux attentes&lt;/a&gt;. A croire que tous les analystes sont d’irrémédiables pessimistes grincheux qui se sont tous égarés sur le mauvais chemin de la récession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, tout monte. Les actions, les obligations, le pétrole, le cuivre, le soja et même l’or, comme si des flots d’argent se déversaient de nouveau sur les marchés en quête désespérée d’actifs bon marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est intéressant de noter que cette rapide inversion de tendance arrive juste au moment où &lt;strong&gt;plus personne n’a vraiment intérêt à ce que la baisse continue&lt;/strong&gt;. Même les &lt;a href=&quot;http://www.fimarkets.com/pages/hedge_funds.htm&quot;&gt;hedge funds&lt;/a&gt;, dont la stratégie est censée être décorrelée des marchés, jouent de moins en moins &lt;a href=&quot;http://www.lobourse.com/lexiqueb.php&quot;&gt;les ours&lt;/a&gt; (animal représentant les vendeurs qui se délectent de tout effondrement des cours). Peut-être ce nouvel intérêt pour la hausse est-il à mettre en rapport avec les montagnes d’actifs horriblement peu valorisés qu’ils leur restent encore sur les bras. S’il n’existe pas de porte de sortie, pourquoi ne pas en fabriquer une ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est également ce que j’observe sur un plan plus personnel. Ainsi, je ne compte plus dans mon entourage les vendeurs potentiels attendant secrètement le bon moment, même si eux ne peuvent pas fabriquer de porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les particuliers que je conseille ne me cachent pas &lt;strong&gt;le dégoût qu’ils ont développé envers les marchés financiers&lt;/strong&gt; suite à la dévalorisation conséquente de leur portefeuille. Beaucoup me demandent juste de les prévenir quand les cours auront suffisamment remonté pour qu’ils rentrent dans leur frais. Leur intention étant bien sûr de tout liquider et de revenir à des supports d’épargne plus sérieux, et surtout plus doux pour leurs nerfs. J’avoue moi-même les encourager inconsciemment dans cette voie, en les mettant en garde de ne pas replonger dans de vaines illusions quand les premiers profits seront de retour dans leur portefeuille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, ces petits actionnaires ne représentent rien, mais leur comportement paraît tout à fait logique dans une optique à moyen terme. Le plus intéressant est de savoir si beaucoup de « gros » partagent les mêmes arrières pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on l’a dit, &lt;strong&gt;beaucoup de fonds cherchent une bonne fenêtre de tir pour liquider certains actifs&lt;/strong&gt;, et on peut facilement imaginer les conséquences désastreuses sur les cours quand le moment paraîtra opportun (surtout que ce désengagement ira sans aucun doute de pair avec la réactivation de stratégies baissières agressives). Quel sera alors la réaction des investisseurs plus institutionnels ? La Chine, par exemple, détient aux alentours &lt;a href=&quot;http://www.economist.com/finance/displaystory.cfm?story_id=13527242&quot;&gt;de 100 milliards de dollars&lt;/a&gt; en actions américaines. En cas de retournement de tendance, sera-t-elle prêt à faire le dos rond longtemps ? Ou se comportera-t-elle en investisseur réactif au risque de précipiter la baisse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’avenir ne reste que doutes et suppositions, le présent nous montre à l’inverse que &lt;strong&gt;tout le monde a intérêt aujourd’hui à ce que les marchés se reprennent car… tout le monde a intérêt à vendre plus haut pour gommer les vilaines pertes de l’année dernière&lt;/strong&gt;. Bref, chaque investisseur semble positionné en embuscade prêt à devenir un vendeur sanguinaire le moment venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Première conséquence&lt;/strong&gt; : Les marchés actions ne seraient donc pas si sous-évalués. Ils le paraissent aujourd’hui car la plupart des valeurs sont encore horriblement basses pour ceux qui les détiennent. Ces derniers en ont aujourd’hui marre de faire le dos rond. Certains retrouvent donc l’énergie de se redresser, de prendre leur revanche, ce qui leur fait voir le potentiel de leurs actions plus gros qu’il ne l’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième conséquence&lt;/strong&gt; : La reprise des marchés et l’optimiste volontariste sont donc des mythes ! Il est illusoire de penser que des tendances structurellement lourdes peuvent faire un virage à 180 degrés d’un mois à l’autre. Les marchés entretiennent seulement l’idée de reprise (avec l’aide des médias) parce que la hausse profite pour l’instant au plus grand nombre (et surtout aux initiés), ou plutôt parce que la baisse ne rapporte plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Troisième et terrible conséquence&lt;/strong&gt; : Si la hausse actuelle n’est qu’un phénomène artificiellement entretenu pour donner l’occasion future à certains malins de sortir de la mauvaise passe de l’année dernière, les marchés risquent de s’effondrer dramatiquement quand les vendeurs sortiront et dévoileront leurs réelles intentions. Ceux qui auront naïvement cru au miracle actuel de la reprise marchés se feront alors dévorer sauvagement ! Se faire avoir une fois est humain, la deuxième fois permet juste de distinguer le sage de l’imbécile qui n’a rien appris de ses erreurs passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/316286704310119375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/316286704310119375' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/316286704310119375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/316286704310119375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/05/les-vendeurs-sont-ils-en-embuscade.html' title='Les vendeurs sont-ils en embuscade ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgFRmQVVdZUoJD0k6H9sGZSZmz11sUyl6Ul5qjejDfJWhPwU7fgEU8Kwf6Wd8jcvdEEYybVN-7cA6l3fjetSeOcpB0mKevI14FnQg-q_c6kYV7d3lXcat286S4NH6qGsKIATdNkiF1xcLQ/s72-c/ours-brebis.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-4059175883376136772</id><published>2009-05-04T12:32:00.011+02:00</published><updated>2010-07-02T14:49:56.838+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><title type='text'>Yuppie ! La fête est finie</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdo4aHYqT2mnb9nKh5XsfsBzrOBHpF75gOpDhxR5OwUhvQQ-L0y1lCNrkR_mHN36hGbqOdQRN61QRzQbRx0PpSYVYtnNv-T2wyLuMpkGoWHIhbCVRwyFjfvQUQU0IHVmVse2YmAbbbQM4/s1600-h/Yuppie1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 190px; FLOAT: left; HEIGHT: 196px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5331916499757771186&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdo4aHYqT2mnb9nKh5XsfsBzrOBHpF75gOpDhxR5OwUhvQQ-L0y1lCNrkR_mHN36hGbqOdQRN61QRzQbRx0PpSYVYtnNv-T2wyLuMpkGoWHIhbCVRwyFjfvQUQU0IHVmVse2YmAbbbQM4/s200/Yuppie1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les mots changent mais les idées restent. Dans les années 1980, le mot &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuppie&quot;&gt;yuppie&lt;/a&gt; fleurissait dans tous les médias comme l’archétype de la réussite sociale. Un yuppie (contraction de &lt;em&gt;Young Urban Professional&lt;/em&gt;) était en quelque sorte la version anglophone du « beau, jeune, riche et en bonne santé ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le yuppie travaillait le plus souvent à Wall Street et était parfois aussi appelé « Golden Boy ». A l’époque, je me souviens avoir lu un article qui disait que certains d’entre eux gagnaient parfois plus de 100 000 francs français par mois (l’équivalent de 15 000 euros aujourd’hui, sans compter l’inflation). Certes, de nos jours, un tel revenu est sans doute digne d’un loser et permet à peine de s’acheter &lt;a href=&quot;http://www.thewatchquote.com/IWC-IW500501-PdN.htm&quot;&gt;une montre correcte&lt;/a&gt;, mais j’avoue que cela m’avait alors impressionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout allait bien pour eux tant que les marchés boursiers montaient, et puis tout à coup la situation s’est mise à déraper. Le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_d&quot;&gt;krach d’octobre 1987&lt;/a&gt; (qui apparaît ridicule aujourd’hui) commence alors à pointer du doigt certaines dérives du système financier. L’image du « golden boy » se ternit peu à peu pour devenir celle d’un jeune con peu scrupuleux prêt à vendre père et mère pour toucher son bonus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hasard du calendrier ou pas, en décembre de la même année sort le film « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wall_Street_(film)&quot;&gt;Wall Street&lt;/a&gt; » d’Oliver Stone. Le personnage de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Gordon_Gekko&quot;&gt;Gordon Gekko&lt;/a&gt; tue alors définitivement l’image du sympathique yuppie. Michael Douglas incarne le cynisme à l’état pur : Gordon négocie plus d’un milliard de dollars avant même son premier petit déjeuner, et se fout comme de sa première culotte des conséquences que ces transactions peuvent avoir sur &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/economie-relle-vs-conomie-virtuelle.html&quot;&gt;l’économie « réelle »&lt;/a&gt; ou sur la vie des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pas était franchi. Le yuppie n’était plus notre ami, et il n’était même plus l’ami de l’économie. C’était devenu un requin déconnecté de la réalité, vivant dans un aquarium obscur et prêt à bouffer tout cru n’importe quelle société battant un peu de l’aile. Pour ne rien arranger, Bret Easton Ellis en rajouta une couche en imaginant &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Patrick_Bateman&quot;&gt;Patrick Bateman&lt;/a&gt;. Non content d’être un voleur, le yuppie devenait serial killer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rêve s’écroulait et le mot yuppie tomba peu à peu en désuétude. La bourse perdit un peu de sa superbe médiatique dans les années 1990, mais elle revint en force à l’aube des années 2000. Les marchés devenaient fous, des fortunes immenses se constituaient ou disparaissaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle appellation commença alors à devenir à la mode, nous découvrions le monde des traders. Avec l’explosion des systèmes informatiques et d’Internet, le trader passait son temps devant &lt;a href=&quot;http://www.artremis.com/article/pics/ubs_trading_floor12.jpg&quot;&gt;des écrans clignotants&lt;/a&gt;. Il tapotait sur des boutons, personne ne comprenait vraiment à quoi cela servait, mais tout le monde savait que cela rapportait un maximum d’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, il y avait quelques accidents. En 1995, cela s’était mal passé pour &lt;a href=&quot;http://www.nickleeson.com/&quot;&gt;Nick Leeson&lt;/a&gt; qui en spéculant avait mis par terre une respectable banque anglaise. Mais finalement rien de très sérieux (860 millions de livres sterling perdues soit à peine de quoi attirer l’attention aujourd’hui quand l’unité courante est devenue le millier de milliards…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, Ewan McGregor avait sauvé la mise en rendant le personnage presque sympathique dans le film « &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Rogue_Trader_(film)&quot;&gt;Rogue Trader&lt;/a&gt; » (sorti sans le qualificatif « &lt;a href=&quot;http://www.wordreference.com/enfr/rogue&quot;&gt;rogue&lt;/a&gt; » en France, comme si un trader était forcément une fripouille). Les traders pouvaient donc se vautrer sans complexe dans &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_internet&quot;&gt;la bulle Internet&lt;/a&gt; naissante, sans susciter trop d’émois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, quand une bulle explose, les événements prennent une dimension morale. Le commun des mortels sous-payé se dit qu’il y a une justice, et l’opinion recommença à pointer certaines dérives. Mais à vrai dire cela avait peu d’importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, avec la flambée des &lt;a href=&quot;http://www.fimarkets.com/pages/hedge_funds.htm&quot;&gt;hedge funds&lt;/a&gt;, peu importait la direction de la bourse. Un seul mot d’ordre : spéculer. Dans ce cas, la baisse n’a jamais été un problème, elle devient juste un prétexte pour mettre en place une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_alternative&quot;&gt;gestion alternative&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c’est à partir de là, mais progressivement tout s’est mis à partir dans tous les sens. N’importe quel tactique est apparue viable tant qu’elle générait du profit : trafic de comptabilité, analyses complaisantes, excès d’effet de levier, produits financiers exotiques censés dilués le risque…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et krach… mais cette fois-ci les répercussions semblent beaucoup plus sérieuses. Des gens se retrouvent dehors et/ou au chômage, de « vraies » industries commencent à fermer leur porte, des économies « réelles » découvrent la récession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à tel cataclysme, on comprend bien que l’opinion publique ait besoin d’un coupable, et quoi de mieux que cet univers de la finance : opaque, mystérieux voire mythologique. Un monde fait de dieux, de héros plus ou moins sacrifiés, un miroir des comportements les plus vils et où toute morale apparaît bien relative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trader est en passe de devenir le symbole du vol, de la corruption, de la cupidité et du mensonge (liste non exhaustive). On le traque, il doit parfois &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/economie/trader-un-metier-au-coeur-de-la-tourmente_754541.html&quot;&gt;se déguiser&lt;/a&gt;, son nom est devenu &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2009/02/19/1430192_picsou-traite-donald-de-trader-ca-reste-gentil.html&quot;&gt;une insulte&lt;/a&gt;, bref &lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2009/02/09/les-operateurs-de-marche-tous-coupables.html&quot;&gt;c’est la honte&lt;/a&gt;. A l’instar d’une idole qu’on a plaisir à enflammer, le trader est condamné à endosser la responsabilité des échecs de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argent a la troublante faculté de générer l’admiration, l’envie, la jalousie et la haine. L’image du trader ne fait qu’évoluer au gré de ces sentiments humains. Quand tout ira mieux, tel le phœnix, il renaîtra encore plus flamboyant… mais peut-être encore sous un autre nom !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/4059175883376136772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/4059175883376136772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/4059175883376136772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/4059175883376136772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/05/yuppie-la-fete-est-finie.html' title='Yuppie ! La fête est finie'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdo4aHYqT2mnb9nKh5XsfsBzrOBHpF75gOpDhxR5OwUhvQQ-L0y1lCNrkR_mHN36hGbqOdQRN61QRzQbRx0PpSYVYtnNv-T2wyLuMpkGoWHIhbCVRwyFjfvQUQU0IHVmVse2YmAbbbQM4/s72-c/Yuppie1.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-8615686313282337548</id><published>2009-04-27T15:21:00.013+02:00</published><updated>2010-07-02T14:50:10.454+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="or"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>Au secours, l&#39;or est à la mode !</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La mode n’est souvent pas une très bonne alliée en matière d’investissement. Tous ceux qui ont vécu &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_Internet&quot;&gt;la bulle internet&lt;/a&gt; s’en souviennent. Peu avant son explosion en 2001, les valeurs technologiques étaient au pic de leur popularité : tout le monde en parlait, les médias étaient friands de reportages sur les start-up, sur les miracles économiques qui se réalisaient grâce à Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, pour les initiés, c’était déjà trop tard. Ces derniers se doutaient bien que ces valeurs se payaient déjà beaucoup trop chères. Seulement quand tous les médias s’extasient, la pression est bien grande pour les particuliers de céder aux sirènes de la mode, en espérant des rendements stratosphériques. Cette folie passagère nous a au moins appris le nouvel adage : « &lt;em&gt;Quand votre concierge commence à vous demander des conseils sur des actions, vendez tout et vite !&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, cette bulle nous a-t-elle réellement servie de leçon ? A partir de 2003, c’était déjà reparti. Les actions se sont mises à voler jusqu’au ciel, même si cette fois-ci beaucoup de petits investisseurs sont restés hors du coup, sans doute calmés par la descente aux enfers encore récente de leur portefeuille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A croire, comme je le disais dans &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2009/04/trois-bulles-ou-un-krach.html&quot;&gt;un article précédent&lt;/a&gt;, que &lt;strong&gt;la bulle est devenue le mode standard d’évolution des marchés&lt;/strong&gt;. Comment expliquer un tel phénomène, si ce n’est par une généralisation et une banalisation de la spéculation sur des marchés de plus en plus accessibles (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Forex&quot;&gt;Forex&lt;/a&gt; ou matières premières, par exemple, auparavant strictement réservés aux professionnels avertis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, la mode semble se porter sur une matière un brin vieillotte : l’or. En effet, dans l’imaginaire encore récent, posséder de l’or renvoyait à des périodes de guerre ou de forte inflation : c’était un truc de vieux. On pensait à son grand-père qui cachait des napoléons en cas de coups durs, ou à &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/04/nostalgie-boursire.html&quot;&gt;René Tendron&lt;/a&gt; qui nous donnait les cours du lingot au journal de 13 heures dans les années 1980.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, magie de la mode, tout s’inverse. Investir en or deviendrait tout simplement incontournable voire indispensable. Pas une semaine, sans que la presse ou la télévision aborde le sujet. Le nap’ (petit nom donné au vieux napoléon poussiéreux) n’est plus ringard, et offrir des pièces devient de meilleur goût (quand elles ne décorent pas &lt;a href=&quot;http://www.eparsa.fr/cuisine/index.php?2009/04/10/4127-selfridges-vend-un-oeuf-de-paques-qui-contient-une-piece-en-or&quot;&gt;des œufs en chocolat&lt;/a&gt;…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, l’atmosphère de crise redonne des couleurs au métal jaune. Certains investisseurs tombent en effet dans le pessimisme et s’imaginent déjà payer leur achat en or, seul actif qui vaudra à l’avenir encore quelque chose. Ainsi, l’or brille beaucoup mieux en période de peur : peur d’une crise longue et durable, de la faillite des banques, d’un retour de l’hyperinflation, de la dégradation boursière et immobilière, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tendance poussant l’or à la hausse tend à s’expliquer facilement face au climat actuel, surtout depuis septembre 2007, date à laquelle les marchés actions ont commencé à faiblir puis à s’effondrer (effet miroir sur la courbe entre la courbe de l’or et celui du S&amp;amp;P 500 à partir de cette date). Cependant, comme on le voit aussi, la &lt;strong&gt;tendance haussière sur l’or est beaucoup plus ancienne et durable&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 183px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5329362298264307906&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj9NJx3hzWUtEbjivrFyxeknsbl1pA-F50M6H9657tZoE9KIuwIAOTIO2Pdj8M408vNnh9MNX4yWMn3fN-hM78dPAzcET59bHLAEr4Q5YDx7NPqBoqJk75OrvfM1NKNYzL9E8Ql_Xa7RdI/s400/or_sp500.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Le marché de l’or commence en effet à s’agiter vers 2002, puis il connaît une poussée de fièvre fin 2005 / début 2006, alors même que les indices boursiers (par exemple, le S&amp;amp;P 500 ci-dessus) poursuivent également leur progression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi &lt;strong&gt;l’or et les actions vont connaître une période de hausse simultanée&lt;/strong&gt;, ce qui peut paraître étrange. La question est de savoir ce qui s’est passé pendant ces deux années entre fin 2005 et fin 2007 pour que rien n’infléchisse la tendance haussière de l’or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on regarde les principaux facteurs tendant à influencer le prix de l’or, l’inflation était très modérée, la confiance plutôt bonne et il n’y a pas eu d’achats significatifs de la part des banques centrales pour mettre en réserve le métal précieux. Qu’est-il donc arrivé, alors que l’on ne parlait pas encore d’or à la télé, pour expliquer cette hausse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier élément de réponse : &lt;strong&gt;la faiblesse du dollar&lt;/strong&gt;. C’est justement à la fin 2005 que le dollar commence à décrocher par rapport aux autres devises. Nous pouvons observer sur la courbe ci-dessous, un bel effet miroir, du moins jusqu’à août 2007, entre le cours de l’or qui évolue à peu près parfaitement en sens contraire de celui du dollar. Quand la monnaie de référence perd de la valeur, il est en effet logique de se tourner vers des actifs plus sûrs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5329363545372461890&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhUG-Vy7yx0I3zvOSgjZMZ-ESgahZHsaAfTEEbfsayMidUtvj6gL2tiVuiGSMfK9Nbyzyn7_dAmFIKmiKOtEj2lpMLtXrejvo7nceEo3S0RVQA-idxhnM6-OytnyEGDYJwXqfkkSIJheJs/s400/gold_vs_dollar.jpg&quot; /&gt;Deuxième élément de réponse : &lt;strong&gt;A cette période, qui a intérêt à acheter de l’or ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’une part, les investisseurs qui commencent à douter des marchés actions, qui voient une prochaine bulle arriver notamment du côté de l’immobilier : ce qui ne devait pas représenter beaucoup de personnes quand on voit le nombre d’initiés qui se sont fait piéger par l’effondrement boursier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, à la fin 2005, &lt;strong&gt;les matières premières commencent à devenir populaires&lt;/strong&gt;. Elles représentent de nouvelles opportunités spéculatives mais également un bon support de diversification. Ce n’est pas un hasard si c’est exactement à la même époque que commencent également à décoller des produits comme &lt;a href=&quot;http://static.seekingalpha.com/wp-content/seekingalpha/images/CopperChart151106.png&quot;&gt;le cuivre&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.dailyreckoning.com.au/images/20071221DR1.png&quot;&gt;le nickel&lt;/a&gt; ou bien encore &lt;a href=&quot;http://extras.mnginteractive.com/live/media/site569/2008/0207/20080207_065758_080208WheatPrices.gif&quot;&gt;le blé&lt;/a&gt;. L’effet de mode peut débuter, et comme toutes les modes, elle ne concerne au départ qu’une élite. Il faudra attendre la crise récente pour qu’elle se propage plus facilement au sein de la masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’autre part, tous ceux qui avaient intérêt à se débarrasser de leurs dollars dont la valeur fondait au soleil, bref tous ceux qui à force de vendre des produits aux Etats-Unis, se sont retrouvés avec des montagnes de monnaie verte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut donc imaginer que certains Etats se soient mis à acheter de l’or par sécurité ou par souci de diversification. Si l’intérêt de la Chine est &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2009/04/28/04012-20090428ARTFIG00257-la-chine-cinquieme-detenteur-d-or-au-monde-.php&quot;&gt;en théorie&lt;/a&gt; de soutenir le dollar et la consommation américaine, on peut s’interroger sur la stratégie plus ou moins discrète de certains autres pays, notamment pétroliers, sans doute moins scrupuleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en observant les prémices de la tendance haussière sur l’or, nous pouvons affirmer que celle-ci est particulièrement solide. Ainsi, la bulle en formation a toutes les chances d’être énorme. A-t-elle déjà donné tout son potentiel ? On peut encore en douter et il serait donc trop bête de ne pas en profiter. &lt;strong&gt;Tout l’enjeu réside dans le fait de savoir quand il faudra se retirer au risque de tout perdre&lt;/strong&gt;. C’est bien sûr plus facile à imaginer qu’à faire quand on commence à se sentir grisé : un art tout aussi délicat que l’est le coït interrompu dans un tout autre domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/8615686313282337548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/8615686313282337548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8615686313282337548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8615686313282337548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/04/au-secours-lor-est-la-mode.html' title='Au secours, l&#39;or est à la mode !'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj9NJx3hzWUtEbjivrFyxeknsbl1pA-F50M6H9657tZoE9KIuwIAOTIO2Pdj8M408vNnh9MNX4yWMn3fN-hM78dPAzcET59bHLAEr4Q5YDx7NPqBoqJk75OrvfM1NKNYzL9E8Ql_Xa7RdI/s72-c/or_sp500.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-5864728328167218746</id><published>2009-04-15T17:45:00.008+02:00</published><updated>2010-07-02T14:50:24.330+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>Trois bulles ou un krach ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Beaucoup d’analystes et d’investisseurs s’affolent en ce moment. Serait-ce la reprise tant espérée ? Les indices boursiers reprennent des couleurs, &lt;a href=&quot;http://fr.finance.yahoo.com/q?s=%5evix&amp;amp;m=*&amp;amp;d=&quot;&gt;la volatilité&lt;/a&gt; se calme et chaque mauvaise nouvelle commence à être relativisée et se révèle finalement &lt;a href=&quot;http://www.lafinancepourtous.com/+Croissance-2008-et-2009-Moins-pire+.html&quot;&gt;moins pire que prévue&lt;/a&gt;. Tout le monde le dit, 2009 va être une sale année, mais la reprise sera là en 2010. Comme les bourses ont tendance à anticiper les tendances, certains estiment alors qu’il est temps de se replacer sur le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les commentaires se multiplient concernant « &lt;strong&gt;la sortie de crise&lt;/strong&gt; » : expression particulièrement à la mode &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2009/04/11/04001-20090411ARTFIG00025-nous-devons-nous-projeter-dans-la-sortie-de-crise-.php&quot;&gt;dans les médias&lt;/a&gt;. Pourtant, cet excès d’optimisme me semble largement démesuré, voire même très naïf. Tels des enfants qui ne peuvent plus attendre avant de se remettre à jouer, les investisseurs semblent se jeter sur le moindre espoir dans le but de le transformer en rebond durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi me direz-vous être toujours éternellement pessimiste ? Imaginons un instant que tout le troupeau ait raison et que nous nous dirigions vers une hausse des marchés. Dans ce cas, cela pourrait encore être pire avec la formation d’une troisième bulle qui pourrait s’avérer largement plus dangereuse que les deux précédentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si l’on se penche sur l’historique des marchés boursiers (par exemple &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/S&amp;amp;P_500&quot;&gt;le S&amp;amp;P 500&lt;/a&gt;), on peut isoler trois phases différentes dans leur évolution après la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 281px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5324946411485619058&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhfHLuozsgPPZZSPkxNfQopECrG28WiaQeadvg-HvlEDZnuxjeZCMsXwFz5GWOA0JkNALeTFrTG9rR0F68G-hEmE0ux1qqWxh3Ulp6F1IjjA_HpzPSBNI0Iq8xLmflXYK5oQ5IBRX-DSbA/s400/phases.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Première phase&lt;/strong&gt; : Jusque dans les années 1980, le marché reste atone. Les hausses sont assez vite corrigées et la tendance de fond reste assez stable durant environ 30 ans !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième phase&lt;/strong&gt; : A partir du début des années 1980, le marché connaît une phase haussière solide qui va s’étaler sur le long terme. La bourse devient un eldorado et les autres actifs perdent leur intérêt. Cette situation inédite fait alors dire à beaucoup d’analystes que la bourse est toujours gagnante sur le long terme, et que c’est sans aucun doute le placement le plus rentable. En effet, même si l’évolution des cours connaît quelques décrochages ponctuels (comme celui de 1987), la tendance haussière reprend vite le dessus au bout de quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Troisième phase&lt;/strong&gt; : A partir du milieu des années 1990, la phase de hausse se poursuit mais elle connaît une brutale accélération. La hausse devient exponentielle et rien ne semble l’arrêter. C’est le début de la phase de bulles. La première éclate peu en 2000 et donne lieu à une correction de près de 50%. La deuxième éclate en 2008 et engendre une baisse à peu près similaire jusqu’à maintenant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 269px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5324946984438098242&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjhqjIiX3wZWmzldtkPuoSxNp0dMGFsDGmWxY8kyNB0Z0ZEg8Wi2MUuLzsS7KVRVNaT5oZs9U2tcoAm0P07iEFmkeUjXy-rBXviNPnb656CQCA8Qg7URm4zcobsxfAJyqTgv20KuLEKgaM/s400/sp500_bulles.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi, nous nous retrouvons actuellement à un moment charnière où il est particulièrement difficile de prévoir la nouvelle tendance de fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premier scénario : une troisième bulle&lt;/strong&gt;. Avec les différents plans de relance mis en place par les gouvernements l’activité semble repartir. Une partie des Américains se remet à épargner, les banques consolident leurs bilans. L’espoir renaît et c’est reparti pour quelques années de hausse. Néanmoins, s’il elle se forme, la prochaine bulle devrait être sensiblement moins longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous commençons en effet à utiliser nos dernières cartouches pour dynamiser la croissance économique, mais les problèmes de fond restent non résolus : les déséquilibres nord/sud, l’endettement colossal des économies occidentales, la valeur relative du dollar, l’épuisement des matières premières sur lesquelles reposent nos industries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les deux premières bulles avaient mis environ 5 ans à se former, la troisième atteindrait sans doute plus vite sa maturité car les Etats sont enfermés dans un cycle infernal d’endettement qui ne pourra être facilement ralenti, si ce n’est par une forte inflation qui mettrait à mal le dollar. Dans ce cas, la principale inconnue subsiste : qu’y aura-t-il après le dollar ? De toute manière, si la bulle boursière est artificiellement entretenue par des pressions inflationnistes, son éclatement sera d’autant plus dramatique. Bref, plus longue sera la montée, plus elle sera au final douloureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième scénario : un krach&lt;/strong&gt;. Que vaut-il mieux ? Une mort rapide ou une mort lente emplie d’espoirs meurtris et de souffrances ? Le krach, s’il est terrible, est un moment de transition particulièrement court et violent. S’il est générateur de dégâts ponctuels, sa fonction destructrice permettrait néanmoins de faire émerger un système économique plus sain : la catastrophe nécessite qu’on s’attaque réellement aux problèmes de fond. La fuite n’est plus possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, ce scénario fait encore plus peur que le premier car l’inconnue est totale, notamment sur le plan politique et social. Néanmoins, un tel basculement peut sans doute aussi s’avérer moins destructeur que ce que pourrait engendrer l’actuelle myopie des marchés. Ce n’est pas en évinçant les problèmes que ces derniers seront réglés. D’un tel aveuglement ne peut que germer la prochaine crise qui devrait sans nul doute s’avérer alors beaucoup plus dramatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/5864728328167218746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/5864728328167218746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5864728328167218746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5864728328167218746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/04/trois-bulles-ou-un-krach.html' title='Trois bulles ou un krach ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhfHLuozsgPPZZSPkxNfQopECrG28WiaQeadvg-HvlEDZnuxjeZCMsXwFz5GWOA0JkNALeTFrTG9rR0F68G-hEmE0ux1qqWxh3Ulp6F1IjjA_HpzPSBNI0Iq8xLmflXYK5oQ5IBRX-DSbA/s72-c/phases.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-215136298750196509</id><published>2009-04-08T11:01:00.013+02:00</published><updated>2010-07-02T14:50:46.150+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>L&#39;histoire fabuleuse des deux pays dominant le monde</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjU6_WZwZ57Yt0YR6BJcH6MlYJzcsLTqbJw0i9PM0pUcKBkJ6HbXzqCj_vYlDlOemACGUXEmg2XPfhSkVBR6lS6JUPpETWJHDXax8eppx47z0QBfz18Py7r4wgY889uXBxwuahv1dNq6Do/s1600-h/us-china-engrenage.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 164px; FLOAT: left; HEIGHT: 153px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5322245015086688210&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjU6_WZwZ57Yt0YR6BJcH6MlYJzcsLTqbJw0i9PM0pUcKBkJ6HbXzqCj_vYlDlOemACGUXEmg2XPfhSkVBR6lS6JUPpETWJHDXax8eppx47z0QBfz18Py7r4wgY889uXBxwuahv1dNq6Do/s200/us-china-engrenage.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il était une fois deux grands et beaux pays. L’un était très riche, ses habitants roulaient dans de grosses voitures et habitaient dans de grandes maisons. L’autre était pauvre et très peuplé. Ses habitants n’avaient pas de voiture et à peine une maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout allait bien pour le premier pays, mais ses habitants n’étaient jamais contents. Il leur fallait toujours plus de richesses et de produits. Ainsi, les deux pays trouvèrent un arrangement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième pays allait produire des marchandises à très bas prix pour le premier pays. Cela permettrait à l’un de se moderniser et de donner des emplois à ses habitants, à l’autre de continuer à vivre dans la profusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, cet arrangement froissait un peu les convictions du deuxième pays, mais c’était le prix à payer pour redonner de la fierté à son peuple et pour que ses dirigeants restent au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier pays acheta donc de nombreuses marchandises au deuxième en les payant avec sa monnaie qui était verte. Le deuxième pays eut donc un gros tas de monnaie verte. Il ne savait trop quoi faire de cet argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de dépenser, le premier pays vida peu à peu ses caisses. Quand l’argent vint à manquer, il se tourna donc vers les autres pays pour emprunter de l’argent. Comme le deuxième pays avait son gros tas vert inutile, il prêta sans problème au premier. D’autant, que si ce premier arrêtait de dépenser, c’était l’économie du deuxième qui risquait de souffrir, et son peuple qui risquait de protester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour continuer ainsi à emprunter sans limites, le premier pays fit croire qu’il avait plein de richesses : des maisons, des immeubles, des entreprises dont la valeur augmentait sans cesse avec les années. Le monde pouvait ainsi continuer à prêter au premier pays qui, à travers son patrimoine, présentait des garanties importantes. Les habitants du premier pays dépensèrent donc sans limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, un jour, quelques personnes du premier pays n’arrivèrent plus à rembourser. Certes, ils n’étaient pas très nombreux, mais ce fut un choc. Les prêteurs décidèrent donc de se rembourser avec le patrimoine des mauvais payeurs, seulement ils se rendirent compte que celui-ci ne valait pas le prix qu’ils espéraient. Ainsi, le doute s’installa, et le patrimoine du premier pays tout entier perdit beaucoup de valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les banques du premier pays qui avaient poussé les habitants à s’endetter plus que de raison se sentirent mal. On se rendit compte qu’elle possédait beaucoup moins que ce qu’on pensait. Ainsi, en quelques mois, une partie de la richesse du monde partit en fumée, mais en fait elle n’avait réellement jamais vraiment existée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième pays commença à avoir peur. Le premier pays allait moins consommer et peut-être allait-il avoir du mal à rembourser sa dette. Pourtant, il fallait bien que le deuxième pays récupère son argent gagné à la sueur de ses ouvriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, comme le premier pays était très puissant, il donna de nouvelles garanties. Son gouvernement promit de dépenser beaucoup d’argent pour sauver les banques et les entreprises, et pour que les gens continuent à consommer. Le deuxième pays fut rassuré mais il se demanda tout de même d’où venait tout cet argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En enquêtant, il se rendit compte que le gouvernement du premier pays n’avait pas cet argent, et donc qu’il s’endettait encore plus. Mais, le deuxième pays avait-il le choix de refuser de prêter ? Il était piégé car sa subsistance dépendait encore de la santé du premier pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, la dette du premier pays devint tellement énorme que le monde tout entier ne pouvait prêter assez. Ainsi, le premier pays décida qu’il devait racheter lui-même une partie de sa propre dette avec de la monnaie verte supplémentaire qu’il pouvait fabriquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La monnaie verte se répandit donc un peu partout, de gros tas se formant chez les pays qui vendaient des choses au premier pays. Mais surtout, le premier pays était tellement gourmand que tous les prêteurs se tournaient vers lui. Seulement, il y avait de moins en moins d’argent pour le reste et surtout pour les entreprises et les habitants du monde entier qui ne faisaient pas le poids face au gouvernement très puissant du premier pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne rien arranger, comme cette solution semblait fonctionner pour le premier pays, d’autres pays qui connaissaient des problèmes similaires se mirent à l’imiter, et beaucoup devinrent très endettés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, comme l’argent convergeait vers les gouvernements, ce sont eux qui se mirent à diriger l’économie et à décider des secteurs à aider, des entreprises à acheter voire même du salaire des patrons des sociétés privées à l’intérieur de leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, les gouvernement commencèrent à apprécier le pouvoir qu’ils avaient acquis. Peu importe, si certains s’endettaient plus que de raison. Ils pourraient toujours rembourser dans une monnaie qui ne vaudrait plus rien à l’avenir tellement elle serait abondante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième pays fut lui un peu plus embêté. Il n’avait rien à rembourser et surtout il se rendit compte que son gros tas de monnaie verte ne vaudrait bientôt plus grand-chose. Il lui fallait trouver des choses à acheter mais qui avaient une vraie valeur, ce qui devenait de plus en plus rare. Mais surtout, pour survivre il devait encore et encore continuer à prêter au premier pays, à moins de trouver de nouveaux candidats à l’endettement et à la consommation forcenée, ce qui ne devrait pas être trop difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Moralité&lt;/span&gt; : Quand le faible passe un accord avec le fort, il est destiné à progresser mais à rester dominé. Quand le fort passe un accord avec le faible, il est destiné à régresser mais il montre aussi qu’il est prêt à tout pour garder sa supériorité. Ainsi, un jour où l’autre, l’ancien fort et l’ancien faible seront forcément destinés à se détester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/215136298750196509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/215136298750196509' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/215136298750196509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/215136298750196509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/04/lhistoire-fabuleuse-des-deux-pays.html' title='L&#39;histoire fabuleuse des deux pays dominant le monde'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjU6_WZwZ57Yt0YR6BJcH6MlYJzcsLTqbJw0i9PM0pUcKBkJ6HbXzqCj_vYlDlOemACGUXEmg2XPfhSkVBR6lS6JUPpETWJHDXax8eppx47z0QBfz18Py7r4wgY889uXBxwuahv1dNq6Do/s72-c/us-china-engrenage.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-2806513900515517620</id><published>2009-03-26T17:02:00.010+01:00</published><updated>2010-07-02T14:50:59.888+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="medias"/><title type='text'>La crise, enfin !</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgeDJe_OvXbi9ZAXwmGYfOetcV59chvS9SBzX3MWIsdWYwdONVCm04EVcF13HBbsNkz2xjYRGeApg6ypmGp-UZngmT5XJ3xD34rjkYXWAqHvMnNVAFk5R3J_7Ec8DI3q0AnYHqQtZJiaqE/s1600-h/planetend.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 152px; FLOAT: left; HEIGHT: 135px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5317530907686886578&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgeDJe_OvXbi9ZAXwmGYfOetcV59chvS9SBzX3MWIsdWYwdONVCm04EVcF13HBbsNkz2xjYRGeApg6ypmGp-UZngmT5XJ3xD34rjkYXWAqHvMnNVAFk5R3J_7Ec8DI3q0AnYHqQtZJiaqE/s200/planetend.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ça y est ! Nous sommes enfin rentrés dans la crise. Il en aura fallu du temps pour ne voir que des pauvres ou de futurs pauvres à la télévision. C’était tout de même bizarre, le mot crise était dans l’air du temps, mais les gens semblaient rester sereins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien connu : &lt;strong&gt;tant qu’une chose ne passe pas dans les médias, elle n’existe pas&lt;/strong&gt;. Certes la crise était tout de même effleurée. Des chiffres à 12 zéros nous provenaient des Etats-Unis, des secteurs économiques commençaient à pleurer auprès des gouvernements, des indices boursier chutaient de 10% dans la journée… Mais tout ceci restait bien lointain, irréel pour le consommateur de médias moyen. Dans la vie quotidienne, rien ne changeait réellement sinon qu’on était plus circonspect envers le discours de son banquier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette frivolité dans le traitement de la crise me semblait même trop étrange pour être honnête. J’y ait même vu à un moment &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/world-is-not-ending.html&quot;&gt;une machination pour pousser les gens à ne pas paniquer&lt;/a&gt; et surtout pour les inciter à maintenir leur consommation. Les analystes économiques ou politiques que l’on pouvait entendre ou lire étaient en effet à peu près tous optimistes. Ils pointaient du doigt la finance surtout américaine, tout en relativisant les impacts de ces turbulences sur &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/economie-relle-vs-conomie-virtuelle.html&quot;&gt;l’économie réelle&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, tout à coup, sans même vraiment avoir le temps de s’en apercevoir nous y sommes. &lt;strong&gt;La crise est devenue le fil rouge de l’actualité&lt;/strong&gt;, la matrice de la plupart des sujets traités. La télé réalité de la pauvreté et de la déchéance sociale peut commencer : fermetures d’usines, plans sociaux, grèves, explosion du chômage, fins de mois difficiles, petits boulots, surendettement, vie chère… Les médias ont enfin trouvé un os à ranger, et la population a maintenant l’impression que l’on court à la catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que la crise n’était pas génératrice d’images misérabilistes (difficile de s’apitoyer sur un banquier), les gens s’en moquaient alors que n’importe quel initié (j’exclus ici les fameux « analystes » télévisuels) savaient que la situation était catastrophique. Maintenant les gens ont peur, alors même que les initiés, peut-être par lassitude, commencent à relativiser et à se projeter à nouveau dans l’avenir. Certes, il y a encore des Cassandres qui prédisent le pire, mais certains en ont tout simplement marre d’être négatifs. La noirceur de leur état d’esprit commence à leur gâcher la vie et à compromettre leur avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on recommence à parler de rebond sur les marchés, même si certains rigolent à cette simple idée. Obama nous explique que l’Amérique ressortira plus forte de cette crise. Quoi de plus optimiste qu’un « Yes, we can » ? Cependant la population commence à douter. Elle commence tout simplement à avoir peur en observant tous les mois les chiffres du chômage, en regardant avec stupeur des « reportages » sur des familles à la dérive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y a donc un très net découplage entre les effets de la crise et leur perception par l’opinion publique&lt;/strong&gt;. Les médias sont pendant longtemps restés à la traîne parce qu’ils attendaient des retombées concrètes. Maintenant que celles-ci se multiplient, ils se jettent avidement sur ce sujet. Quand ils se calmeront et lâcheront ce thème à la mode, la crise aura-t-elle réellement pris fin ? Peut-être que ce nouveau vide médiatique sera au contraire annonciateur d’un prochain gouffre qui ne sera révélé au monde que le jour où il passera bien à la télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/2806513900515517620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/2806513900515517620' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/2806513900515517620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/2806513900515517620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/03/la-crise-enfin.html' title='La crise, enfin !'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgeDJe_OvXbi9ZAXwmGYfOetcV59chvS9SBzX3MWIsdWYwdONVCm04EVcF13HBbsNkz2xjYRGeApg6ypmGp-UZngmT5XJ3xD34rjkYXWAqHvMnNVAFk5R3J_7Ec8DI3q0AnYHqQtZJiaqE/s72-c/planetend.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-1008700099139803151</id><published>2009-02-19T10:38:00.011+01:00</published><updated>2010-07-02T14:51:15.010+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>Des dividendes qui divisent</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhYsiB5NTzK_UzYMoKfR4Ner2NBQu70Nut3JIvqxJ9ROVBx55UoWOGeys7JKnnS0qORb-83G4txdMDJ0sxPTzhI5yKikcgl0_RNAhdmW-2xEqjGHpG5PkAMVNvw5Kbg8MVSu4JA2j1eY3Q/s1600-h/profit.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 162px; FLOAT: left; HEIGHT: 131px; CURSOR: hand&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5304441370192281378&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhYsiB5NTzK_UzYMoKfR4Ner2NBQu70Nut3JIvqxJ9ROVBx55UoWOGeys7JKnnS0qORb-83G4txdMDJ0sxPTzhI5yKikcgl0_RNAhdmW-2xEqjGHpG5PkAMVNvw5Kbg8MVSu4JA2j1eY3Q/s200/profit.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme en chaque début d’année, s&#39;ouvre la saison des résultats annuels des grandes entreprises. Bien entendu, ces chiffres portent sur l’exercice de l’année précédente : en ce début de l’année 2009, ce sont donc les performances sur 2008 qui sont publiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps économiques troublés, des chiffres anormalement élevés apparaîtraient douteux voire moralement condamnables. Et cette fois-ci les détracteurs du capitalisme ne sont pas déçus : record du monde des profits pour &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/benefice-record-pour-exxon-mobil-en-2008.html&quot;&gt;ExxonMobil&lt;/a&gt; avec 45 milliards de dollars de bénéfice en 2008 (soit à peu près le PIB annuel de la Slovénie)… Mais les entreprises françaises ne sont pas en reste : 14 milliards d&#39;euros pour Total (PIB annuel de la Côte d’Ivoire) ou encore Société Générale avec 2 milliards d’euros (seulement le PIB annuel de la Mauritanie)…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, des voix commencent à s’élever et à &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/0101319268-les-actionnaires-du-cac-40-ne-connaissent-pas-la-crise&quot;&gt;pointer du doigt ces profiteurs&lt;/a&gt; qui eux ne connaîtraient pas la crise. De beaux discours, &lt;a href=&quot;http://careagit.blogspot.com/2009/02/libefr-se-vautre-dans-la-demagogie.html&quot;&gt;souvent teintés de démagogie&lt;/a&gt;, demandent une redistribution contrainte des bénéfices aux employés ou à la collectivité publique plutôt qu’aux actionnaires ! Certains politiciens voudraient s’immiscer dans la vie des entreprises pour décider de l’allocation de ces profits selon une règle des trois tiers (un pour les investissements, un pour les employés, un pour les actionnaires) sans réelle justification autre que de feindre un certain penchant pour la justice sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les bénéfices sont hauts, les dividendes versés aux actionnaires en 2009 ont toutes les chances de connaître aussi des niveaux records. Seulement, avec un indice boursier parisien qui a perdu 43 % de sa valeur, ces bons chiffres n’apporteront qu’une maigre consolation aux investisseurs dont le patrimoine a fondu quasiment de moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En stigmatisant les actionnaires (qui prennent des risques en investissant leur argent), les entreprises (qui sont sources de richesses, d’emplois et accessoirement de rentrées fiscales), les détracteurs du profit jouent un jeu bien dangereux : &lt;strong&gt;pour un soi-disant mieux-être social, il condamnerait le bien-être économique&lt;/strong&gt;, comme si celui-ci pouvait être appréhendé indépendamment du socle social duquel il dépend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, ces personnes semblent hélas méconnaître les décalages souvent observés entre les résultats et la production. Il était unanimement prévu que 2008 soit une année record en terme de bénéfices pour les sociétés du CAC 40 (les trois premiers trimestres ayant été plutôt bons). Certes, il peut paraître étrange d&#39;annoncer de telles sommes en pleine crise. Mais à l’inverse, les chiffres des années à venir risquent d’être assez mauvais. Les dividendes versés en 2009 ou 2010 devraient alors être très inférieurs, alors même que l&#39;activité sera peut-être en train de repartir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il apparaît toujours dangereux d’introduire une notion morale pour analyser des mécanismes économiques. Mais certains hommes politiques sautent aujourd’hui sur cette trop belle occasion pour tenter d’accroître leurs prérogatives et pour s’auréoler d’une image plus « sociale ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, &lt;strong&gt;c’est en interférant avec la sphère économique que les hommes politiques sont souvent le plus dangereux&lt;/strong&gt;. On l’a observé aux Etats-Unis avec &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/debats/2008/09/08/01005-20080908ARTFIG00683-subprime-marche-accuse-etat-coupable-.php&quot;&gt;la garantie implicite de l’Etat sur des prêts subprime&lt;/a&gt; qui n’auraient pas été octroyés dans un marché non-biaisé par la puissance publique, étant donné que les banques n’auraient jamais pris le risque de prêter à des personnes non solvables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais certains décideurs politiques ne sont pas à une contradiction près. La France a récemment décidé d’accorder des crédits à ces deux principales entreprises automobiles. Je rappelle que ces constructeurs ne sont pas comme aux Etats-Unis menacés d’une éventuelle faillite. Si PSA a accusé une perte modeste en 2008 (343 millions d’euros), Renault a annoncé un bénéfice de 599 millions d’euros sur la même période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une économie de marché, quand une entreprise connaît un certain ralentissement, qui est mis à contribution pour tenter de relever la situation en adaptant les investissements et les stratégies commerciales ? Les actionnaires qui vont voir leur dividende diminuer, d’une part parce que l’activité est moins bonne, d’autre part parce que l’entreprise a besoin de fonds pour réagir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, en France, l’Etat décide d’abord d’un plan de relance automobile, financé en gageant les recettes des contribuables. Puis, dans un second temps, il s’inquiète des dividendes reversés aux actionnaires et &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/01/15/l-etat-pousse-renault-a-renoncer-aux-dividendes-de-ses-actionnaires_1141943_3234.html&quot;&gt;fait pression sur l’entreprise&lt;/a&gt; pour qu’elle y renonce. Ainsi, non content de s’immiscer dans les décisions qui relève normalement du seul conseil d’administration, l’Etat veut également décider des choix stratégiques à la place de l’entreprise en imposant un arrêt des licenciements et des délocalisations. Même l’économiste &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=12&quot;&gt;Bernard Maris&lt;/a&gt;, clairement positionné à gauche, s’insurge sur ce rôle de l’Etat imposant aux entreprises de jouer un rôle de sécurité sociale à la place des organismes publics concernés (notamment le fameux &lt;a href=&quot;http://www.pole-emploi.fr/accueilpe/&quot;&gt;Pôle Emploi &lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, on peut donc observer que dès lors que l’Etat vient perturber une sphère économique basée sur des interrelations complexes, son intervention induit des effets pervers peu maîtrisables. En voulant se substituer à des acteurs mobilisés par les lois du marché, l’Etat crée des exceptions entraînant des réactions en chaîne (garanties illégitimes, redistribution forcée au profit d’un secteur, déresponsabilisation des décideurs, chasses aux subventions, &lt;a href=&quot;http://pld44.blogspot.com/2009/02/une-publicite-irresponsable.html&quot;&gt;condamnation de la finance et du profit&lt;/a&gt;… ). Ainsi, en voulant donner à l’opinion l’impression d’agir, les politiciens ne font souvent que préparer les nouveaux problèmes auxquels ils seront confrontés demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/1008700099139803151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/1008700099139803151' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/1008700099139803151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/1008700099139803151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/02/des-dividendes-qui-divisent.html' title='Des dividendes qui divisent'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhYsiB5NTzK_UzYMoKfR4Ner2NBQu70Nut3JIvqxJ9ROVBx55UoWOGeys7JKnnS0qORb-83G4txdMDJ0sxPTzhI5yKikcgl0_RNAhdmW-2xEqjGHpG5PkAMVNvw5Kbg8MVSu4JA2j1eY3Q/s72-c/profit.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-1066152583652958</id><published>2009-01-28T15:52:00.024+01:00</published><updated>2010-07-02T14:51:30.084+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><title type='text'>En quête de réalité (reynd en islandais)</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjkrsNcl4uia5BBtCvjMVMLM_Vn6HIFvw_76XaSlFmjysJrmiYwBaX6JTJ021spT2dXXfOKz46Y66uUSiMumP_8rVgkF91XF8ZfITJjj0ob0YxqvV4Dskk-M6D-xglPgApGcC-hgHguIxQ/s1600-h/rolex.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5296375548788903586&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 184px; CURSOR: hand; HEIGHT: 140px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjkrsNcl4uia5BBtCvjMVMLM_Vn6HIFvw_76XaSlFmjysJrmiYwBaX6JTJ021spT2dXXfOKz46Y66uUSiMumP_8rVgkF91XF8ZfITJjj0ob0YxqvV4Dskk-M6D-xglPgApGcC-hgHguIxQ/s400/rolex.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les Islandais ont tout perdu. Riches comme pauvres, &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101314323-eruption-de-colere-en-islande&quot;&gt;ils ont fichu leur gouvernement dehors&lt;/a&gt; et ils ne leur restent plus maintenant qu&#39;à se soûler dans les bars en attendant la fin de l&#39;hiver (très long et sombre dans ce pays) et l&#39;arrivée de jours meilleurs. Pourtant, certains ont essayer d&#39;y échapper en tentant de transformer leur tas de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_islandaise&quot;&gt;couronnes&lt;/a&gt; (la monnaie locale) en &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;&quot;actifs réels&quot;&lt;/span&gt; : le seul &lt;a href=&quot;http://www.loretlargent.info/non-classe/les-montres-rolex-font-de-la-concurrence-aux-pieces-dor/658/&quot;&gt;fournisseur de Rolex&lt;/a&gt; a été pris d&#39;assaut afin de sauver ce qui pouvait encore l&#39;être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne nous moquons pas, car un tel scénario pourrait nous concerner d&#39;ici quelques années si la seule réponse apportée à la crise actuelle consiste en &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/de-la-dette-comme-seule-perspective.html&quot;&gt;un surendettement&lt;/a&gt; de nos gouvernements. Déjà, &lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Et-si-la-Grande-Bretagne-faisait-faillite-_a174456.html?PHPSESSID=07fd3aa433b868d299c387b9eba4c118&quot;&gt;le Royaume-Uni frissonne&lt;/a&gt; (un courant froid venu d&#39;&lt;a href=&quot;http://www.thisislondon.co.uk/standard/article-23622568-details/Brown+ally:+Were+looking+like+Iceland-on-Thames/article.do&quot;&gt;Islande&lt;/a&gt; ?). Les &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/PIGS_(economics)&quot;&gt;Pigs&lt;/a&gt; et l&#39;Irlande voient leur note de crédit se &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090114trib000331487/standard-poors-degrade-la-note-de-credit-de-la-grece.html&quot;&gt;dégrader&lt;/a&gt;, en attendant &lt;a href=&quot;http://www.objectifliberte.fr/2009/01/leuro-peutil-exploser.html&quot;&gt;une possible chute de l&#39;euro&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, non par pure anticipation, mais surtout par méfiance, interrogeons-nous sur quelques-uns de ces &quot;actifs réels&quot; que l&#39;on peut déjà acquérir pour éviter de faire la queue chez son joaillier le jour venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;Les métaux précieux&lt;/span&gt; : valeur refuge assez classique. Vous pouvez privilégiés ceux utilisés à des fins industriels (&lt;a href=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080508-866.html&quot;&gt;Palladium&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.argentor.fr/argent-metal.php&quot;&gt;Argent&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.jdf.com/matieres-premieres/2009/01/27/02004-20090127ARTJDF00263-le-platine-un-placement-refuge.php&quot;&gt;Platine&lt;/a&gt;...) mais leur cours restent assez dépendants de la demande mondiale, ce qui reste dangereux en cas de gros ralentissement. Personnellement, je préfère &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;l&#39;or&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt; qui n&#39;a d&#39;autre usage que la thésaurisation. &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;Sa valeur étant purement mentale, il risque de révéler tout son potentiel en cas de crise majeure&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.cpror.com/index2.htm&quot;&gt;Les pièces cotées&lt;/a&gt; sont sans doute plus facile à revendre que les bijoux, mais bien sûr vous avez aussi les lingots. Comme on n&#39;est jamais trop prudent, en cas de grosses sommes, préférez un stockage dans un pays neutre et/ou peu endetté. Évitez si possible de tout stocker dans un coffre de votre banque, car vous serez alors bien malin en cas de faillite généralisée du système bancaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;b&gt;Les objets de collection&lt;/b&gt; : monnaies rares, montres suisses, bijoux, antiquités, tableaux de maîtres... il y en a pour tous les budgets. Ces objets ont l&#39;avantage de faire l&#39;objet d&#39;une côte relativement stable. Attention cependant aux effets de mode et à &lt;a href=&quot;http://rillon.blog.lemonde.fr/2008/02/08/le-marche-de-lart-fait-des-bulles/&quot;&gt;la formation de bulles&lt;/a&gt; (notamment pour certains artistes). Ainsi, il s&#39;agit sans doute d&#39;un placement plus risqué que le premier, mais vous pouvez jouir au quotidien des biens acquis, ce qui apporte &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;une sorte plus-value mentale&lt;/span&gt;. Bref, dans le cadre d&#39;une diversification de vos actifs, faites-vous plaisir si vous le pouvez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;b&gt;L&#39;immobilier&lt;/b&gt; : vous vous dites que je suis fou de parler de ce marché dans un contexte d&#39;éclatement de bulle comme nous le vivons. Et bien, il y a peut-être quelques miettes à ramasser. Certes, cela paraît encore un peu précipité. A moins que vous soyez un négociateur féroce capable de casser les prix, il vous faudra encore attendre quelques années. S&#39;il faut éviter, les marchés qui sont clairement tombés à cause d&#39;une surproduction (Espagne),&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt; un bien immobilier représente l&#39;avantage d&#39;être bien réel quand il est acquis à son juste prix&lt;/span&gt;, surtout dans l&#39;optique de l&#39;habiter soi-même. Ne pas être mis dehors ou ne plus pouvoir payer un loyer devenu indécent, voilà des problématiques bien réelles. A défaut de vous rapporter de l&#39;argent, cet investissement vous apportera au moins un toit. Si vous empruntez, attendez que la baisse des taux soit répercutées par les banques. Avec un peu de chance, en signant un taux fixe, &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;vous bénéficierez d&#39;un probable retour de l&#39;inflation&lt;/span&gt; (nécessaire à terme pour alléger le surendettement des Etats) qui diminuera le coût des intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;b&gt;Le reste&lt;/b&gt; : vous pouvez oublier les actions, les obligations, les devises étrangères, les certificats sur matières premières (en effet, le blé ou &lt;a href=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081128-1388.html&quot;&gt;le riz&lt;/a&gt; vont certainement monter, mais il n&#39;est pas très pratique d&#39;en acquérir physiquement). &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;FONT-WEIGHT: bold&quot;&gt;Tout ceci n&#39;est que virtuel et condamné à s&#39;évaporer en cas de gros traumatisme&lt;/span&gt;. Si vous ne me croyez pas, parlez-en aux Islandais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/1066152583652958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/1066152583652958' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/1066152583652958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/1066152583652958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/en-quete-de-realite-reynd-en-islandais.html' title='En quête de réalité (reynd en islandais)'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjkrsNcl4uia5BBtCvjMVMLM_Vn6HIFvw_76XaSlFmjysJrmiYwBaX6JTJ021spT2dXXfOKz46Y66uUSiMumP_8rVgkF91XF8ZfITJjj0ob0YxqvV4Dskk-M6D-xglPgApGcC-hgHguIxQ/s72-c/rolex.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-8199683940450306718</id><published>2009-01-21T17:20:00.019+01:00</published><updated>2010-07-02T14:51:44.383+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>Le côté positif de la dette</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5293799283519782690&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 265px; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh9FArgedTFd-sFktImBxiZSbzUGB0KKLGVCRcwWVXypz6PVHdjbH-yKZ4lFbiMD686zZcPTht9Y4ibonQOwEEbxaPYneLip6dgEGyq1aP8cwSv5vg72Ml_yqK_gQl1n5PhsrWtwbL_Vbg/s400/positive.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Certains de mes lecteurs s&#39;inquiètent pour moi. Ils trouvent &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/sortir-de-la-crise-mais-pour-aller-o.html&quot;&gt;mes derniers articles&lt;/a&gt; particulièrement négatifs, voire déprimants. Sans doute ont-ils raison, et suis-je gagné par une sorte de dépression hivernale que j&#39;espère courte. Mais, au-delà de ce rapide diagnostic, je tiens à les rassurer sur ma santé mentale. Certes, je fais actuellement partie de ceux qui voient le verre à moitié voire aux trois-quarts vide, mais&lt;strong&gt; afficher un optimisme de façade me paraît plutôt tenir de la charlatanerie économique dans ce contexte tourmenté&lt;/strong&gt;. Les mêmes analystes qui n&#39;avaient rien vu venir, sont à peu près les mêmes qui voient aujourd&#39;hui l&#39;avenir auréolé de rose (entre les deux, ils en ont également souvent profité pour vendre &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss_w?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;amp;url=search-alias%3Dstripbooks&amp;amp;field-keywords=crise&amp;amp;x=0&amp;amp;y=0&quot;&gt;des livres très avertis sur leur vision de la crise&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas trop sombrer dans de noires visions, je vais m&#39;efforcer dans les prochains mois &lt;strong&gt;d&#39;adopter une attitude plus positive&lt;/strong&gt;, histoire de me débarrasser des araignées qui commencent à s&#39;agglutiner au plafond de Moneyzine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes derniers diagnostics inquiétants avaient comme argumentation principale la démesure qu&#39;avait tendance à prendre l&#39;endettement dans le but de relancer la machine économique. Certains m&#39;ont fait remarquer, à raison, que ma vision était un peu trop dogmatique à ce sujet, bref que &lt;strong&gt;j&#39;oubliais de mentionner le côté positif de la dette&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour leur rendre justice, et pour équilibrer mon propos, j&#39;admets ainsi la très grande fonction économique de l&#39;endettement, qui permet de se libérer du présent, d&#39;envisager un avenir différent, et peut-être meilleur. Affirmons-le : &lt;strong&gt;&quot;Sans dette, pas de progrès !&quot;.&lt;/strong&gt; Que ce soit pour devenir propriétaire, assurer le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Besoin_en_fonds_de_roulement&quot;&gt;besoin en fonds de roulement&lt;/a&gt; d&#39;une entreprise, augmenter la rentabilité financière d&#39;une société (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_levier&quot;&gt;effet de levier&lt;/a&gt;), permettre à un pays des transformations structurelles, bref pour assurer le développement économique... la dette est vitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit ! Mais à vrai dire, je n&#39;ai jamais totalement renié cette évidence. Ce que je m&#39;efforçais de dénoncer était plutôt &lt;strong&gt;le recours systématique et massif à un endettement global devenu endémique dans un système mondialisé&lt;/strong&gt;. Qu&#39;il soit privé ou public, cet endettement massif compromet à mon avis des mutations mondiales nécessaires. En maintenant artificiellement en vie à coup de déficits abyssaux leur hégémonie économique, certains pays continuent à vivre leur rêve, mais compromettent sérieusement l&#39;avenir des autres. Bref,&lt;strong&gt; à force de se projeter brutalement dans l&#39;avenir, on finit par le détruire !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons l&#39;exmple classique d&#39;une personne surendettée. Au début tout va bien. Elle profite, accumule les crédits mais vit dans la profusion. Certes, il y a bien un sentiment de malaise qui monte mais elle remet ça à plus tard (la génération suivante ?). Puis, au bout d&#39;un moment la machine se grippe, les créanciers ne sont plus aussi généreux et certains même commencent à exiger d&#39;être régulièrement remboursés. Le piège se referme : non seulement cet ancien consommateur heureux ne peut plus rien acheter (se projeter dans l&#39;avenir), mais &lt;strong&gt;il ne profite même plus du présent&lt;/strong&gt; tellement sa situation devient difficilement supportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cette histoire ressemble donc étrangement à une version contemporaine de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lafontai/6.html&quot;&gt;La Cigale et La Fourmi&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, ce n&#39;est pas pour vanter l&#39;épargne, ni pour condamner la dette, &lt;strong&gt;ni même pour être négatif mais simplement pour rappeler que toute satisfaction facile et immédiate entraîne irrémédiablement un certain sacrifice pour l&#39;avenir&lt;/strong&gt;. C&#39;est que ce que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine&quot;&gt;Jean de La Fontaine&lt;/a&gt; appelait une morale. Mais suis-je bête, j&#39;oubliais que l&#39;économie (ou le capitalisme) était étrangère à toute morale (on me le répète pourtant assez souvent). Dans ce cas, je suis rassuré, &lt;strong&gt;inutile de s&#39;efforcer à être positif, s&#39;il ne peut finalement rien y avoir de mauvais dans l&#39;économie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/8199683940450306718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/8199683940450306718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8199683940450306718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8199683940450306718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/le-ct-positif-de-la-dette.html' title='Le côté positif de la dette'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh9FArgedTFd-sFktImBxiZSbzUGB0KKLGVCRcwWVXypz6PVHdjbH-yKZ4lFbiMD686zZcPTht9Y4ibonQOwEEbxaPYneLip6dgEGyq1aP8cwSv5vg72Ml_yqK_gQl1n5PhsrWtwbL_Vbg/s72-c/positive.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-837179304100983068</id><published>2009-01-19T17:06:00.012+01:00</published><updated>2010-07-02T14:51:58.965+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><title type='text'>De la dette comme seule perspective politique</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi5ynFxo4VaLNmf43-5O8aHnaGCu_3YWWH6hrYumiuNtzWaS5i6XF4iytVP9YJqr8JE0NHmPngRiDP6TdJoFxNL5e0jawJp-qB9YR8Hwib44tEY0Y09Laq5HNss4CJrmXXIf-wbqL1QLsM/s1600-h/deficit.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5293044848500753890&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 132px; CURSOR: hand; HEIGHT: 103px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi5ynFxo4VaLNmf43-5O8aHnaGCu_3YWWH6hrYumiuNtzWaS5i6XF4iytVP9YJqr8JE0NHmPngRiDP6TdJoFxNL5e0jawJp-qB9YR8Hwib44tEY0Y09Laq5HNss4CJrmXXIf-wbqL1QLsM/s200/deficit.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les gouvernements semblent avoir trouvé l&#39;arme fatale pour mettre fin à la crise : &lt;strong&gt;les fameux plans de relance&lt;/strong&gt;. En résumé, &lt;strong&gt;il faut substituer aux mécanismes de production et de consommation privés en panne une dépense publique &quot;boostée&quot; aux déficits&lt;/strong&gt;. La nouvelle amérique &quot;obamienne&quot; va ainsi assumer des déficits budgétaires annuels qui seront tous supérieurs au trillion de dollar (soit des chiffres à 12 zéros). En Europe, la barrière symbolique &quot;maastrichtienne&quot; des 3% de déficit public annuel a explosé dès les premières secousses financières. Il est maintenant de bon ton de laisser filer son déficit à 4, 5 ou 6% de son PIB sous peine de se faire avoir par ses anciens partenaires/concurrents européens dans le tragique jeu de la relance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces actions, toutes plus ou moins désespérées, risquent d&#39;apaiser la douleur pendant quelques mois, voire quelques années, elles ne règlent finalement rien au problème. Il s&#39;agit simplement d&#39;une fuite en avant, d&#39;un dernier baroud d&#39;honneur désespéré pour tenter de sauver un capitalisme bien malade que les gouvernements ne font en fait que condamner par acharnement thérapeutique. &lt;strong&gt;Ce système économique n&#39;a pas su se renouveler, inventer des voitures propres, innover dans la recherche énergétique, il a été incapable d&#39;anticiper sa perte car aveuglé par la recherche d&#39;une rentabilité immédiate.&lt;/strong&gt; Ce capitalisme attend en effet la catastrophe pour réagir, non pas en se transformant, mais en quémandant auprès de l&#39;Etat, c&#39;est-à-dire en sollicitant la collectivité qu&#39;il n&#39;accepte ordinairement que comme une masse consommatrice sur laquelle cultiver les bénéfices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement à force de se faire plumer, cette masse se retrouve à bout. Elle s&#39;endette mais rien n&#39;y fait. Ainsi, c&#39;est maintenant aux budgets publics de prendre le relais en gageant d&#39;hypothétiques rentrées fiscales dues par une population qui n&#39;a pas d&#39;autres alternatives que d&#39;y croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est très effrayant de penser que tout cela ne mène à rien. &lt;strong&gt;Les Etats grillent leur dernière cartouche. Si cela ne marche pas, il faudra alors en venir aux balles réelles d&#39;ici quelques années, car l&#39;impuissance politique sera alors totale.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais Obama, Brown, Sarkozy, Merkel... ont-ils vraiment le choix ? J&#39;espère pour eux qu&#39;ils y croient un minimum sous peine de sombrer dans un cynisme morbide. &lt;strong&gt;L&#39;action est le prix du pouvoir&lt;/strong&gt;, même si elle se fait aux dépens de tous, que ce soit en dictature ou en démocratie. Il est impossible pour un homme politique d&#39;expliquer qu&#39;il ne peut rien faire, de se distinguer, d&#39;innover puisque sa marge de manoeuvre se résume à agir là où il est attendu. Un psychopathe tue un enfant, il faut prendre des mesures... Un aéroport est bloqué par la neige, que fait le gouvernement... Le système financier mondial s&#39;écroule, renflouons-le pour éviter qu&#39;on vienne nous le reprocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette logique, la gestion de la chose publique ne peut mener qu&#39;à une sorte d&#39;irresponsabilité générale et à un endettement perpétuel sans avenir. L&#39;homme politique devient alors un professionnel électoral destiné à une seule chose : agir en réagissant perpétuellement aux événements et surtout en dépensant des ressources inexistantes, mais néanmoins indispensables à sa réélection. Sa légitimation en tant que sauveur du court-terme en dépend, mais elle masque insidieusement son autre visage, celui de fossoyeur du long-terme. &lt;strong&gt;L&#39;action politique en ces temps de crise : une belle illusion devenant la matrice de toutes les futures désillusions.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/837179304100983068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/837179304100983068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/837179304100983068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/837179304100983068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/de-la-dette-comme-seule-perspective.html' title='De la dette comme seule perspective politique'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi5ynFxo4VaLNmf43-5O8aHnaGCu_3YWWH6hrYumiuNtzWaS5i6XF4iytVP9YJqr8JE0NHmPngRiDP6TdJoFxNL5e0jawJp-qB9YR8Hwib44tEY0Y09Laq5HNss4CJrmXXIf-wbqL1QLsM/s72-c/deficit.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-6939932771597457897</id><published>2009-01-08T16:28:00.011+01:00</published><updated>2010-07-02T14:52:17.022+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>Sortir de la crise, mais pour aller où ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEihbOfWeozkq0DNd4RQwJAyfOGsGuScOG-aKaHbbVgJ0VunDE8kXtVhwE81thKZ0Qb7mh3tFpWv6Vr4C76QIPPpVlFbaj5Eyzcczrdj8s_F0JeG_QuVvywzUmhPwUGl_t4dA-tcubAG9gk/s1600-h/impasse.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5288948186180274418&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 131px; CURSOR: hand; HEIGHT: 122px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEihbOfWeozkq0DNd4RQwJAyfOGsGuScOG-aKaHbbVgJ0VunDE8kXtVhwE81thKZ0Qb7mh3tFpWv6Vr4C76QIPPpVlFbaj5Eyzcczrdj8s_F0JeG_QuVvywzUmhPwUGl_t4dA-tcubAG9gk/s200/impasse.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est la crise, enfin on serait en droit d’en douter tellement les médias font tout pour nous redonner le moral : &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/economie/la-france-echappe-de-justesse-a-la-recession_728559.html?xtor=RSS-185&quot;&gt;Pas vraiment une vraie récession&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://info.france2.fr/evenement/47313555-fr.php&quot;&gt;pas vraiment de risque de faillite&lt;/a&gt;, non vraiment pas grand-chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’a-t-on mis en œuvre pour faire disparaître les peurs aussi rapidement (du moins d’ici mi-2009) ? &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00106333-usa-barack-obama-defend-son-plan-de-relance-de-l-economie.htm&quot;&gt;Des plans de relance&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.challenges.fr/actualites/business/20071116.CHA3452/plus_importante_injection_de_liquidites_de_la_fed_depui.html&quot;&gt;de l’injection de liquidités&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/fiche/2798908/la-fed-rapproche-son-principal-taux-de-zero.html&quot;&gt;de l’argent gratuit&lt;/a&gt;, bref tout pour que « le show se poursuive », que les économies occidentales continuent à consommer et à spéculer, comme elles le faisaient avant de se faire très peur il y a quelques mois (quand les épargnants ont commencé à douter des banques, les gouvernements assurant alors &lt;a href=&quot;http://www.banque-france.fr/fr/supervi/regle_bafi/comment/regle3.htm&quot;&gt;la garantie des dépôts&lt;/a&gt;, comme si les Etats déjà surendettés pouvait garantir quoi que ce soit en cas de retrait massif des liquidités).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci n’est pas logique, du moins pas très viable à terme. Loin d’être un anticapitaliste, je me souviens que, déjà très jeune, je doutais de la capacité de ce système à générer de la richesse éternellement. En cours d’économie, j’apprenais alors les principes du fordisme dans lequel l’ouvrier (le producteur) est censé disposer d’un pouvoir d’achat lui permettant d’être consommateur de sa propre production. &lt;strong&gt;Un peu comme un chat s’amuse à poursuivre sa queue, l’accumulation de richesses dans un système capitaliste est alimentée par une logique « auto-alimentatrice » supposée sans fin&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème est qu’aujourd’hui l’individu consomme de moins en moins ce qu’il produit. Il préfère acheter à faible prix des marchandises fabriquées dans d’autres pays et distribuées à bas coût par ses propres compatriotes. Seulement, n’ayant plus d’argent par le biais de sa propre production, il doit en obtenir par d’autres voies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là qu’interviennent les &lt;a href=&quot;http://fabrice.hatem.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=216&amp;amp;Itemid=45&quot;&gt;fonctions tertiaires&lt;/a&gt; : il ne lui reste plus qu’à vendre ses services à d’autres personnes ou à des entreprises qui les factureront très cher à d’autres personnes. Se développe alors tout un système intermédiaire lié à la finance, au droit, à la recherche, au commerce… qui cherche également à s’autoalimenter pour générer sa propre croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La consommation peut donc continuer grâce à cette nouvelle dynamique. Néanmoins, le consommateur cherchant à acheter moins cher, il met alors la pression sur ce monde des services, en oubliant parfois que c’est de ce nouveau secteur qu’il tire l’essentiel de ses revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a en effet un autre souci : &lt;strong&gt;notre consommateur est également devenu un investisseur&lt;/strong&gt;. Il a acheté des actions de toutes ces grandes sociétés et entend bien en retirer un confortable dividende. Or, tout ce qu’il obtient par ce biais (les revenus du capital), lui est en quelque sorte soustrait de ses revenus du travail, ou du travail de son voisin, ou de celui de la caissière du supermarché du coin, bref de sa communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est égoïste, il ne pensera qu’à son intérêt et verra alors cela comme une redistribution. Sauf qu’en réalité, il a seulement l’illusion d’être un investisseur (avec sa poignée actions), alors qu’il est simplement un acteur microscopique du marché, et surtout qu’il reste avant tout un être dépendant de son travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La véritable distribution ne s’effectue en réalité qu’au bénéfice d’une toute petite minorité, possédant des milliers d’actions. Ainsi, à force de se prendre lui-même pour un gestionnaire financier (alors qu’il n’est qu’un petit capitaliste virtuel), l’individu d’aujourd’hui oublie qu’en mettant la pression sur ses concitoyens (&lt;strong&gt;c’est-à-dire en privilégiant ses intérêts de consommateur et d’investisseur&lt;/strong&gt;), il ne fait que se tirer une balle dans le pied puisque ses revenus proviennent en majorité des fruits de son travail (&lt;strong&gt;il tend alors à minimiser son intérêt de travailleur&lt;/strong&gt;), et que son bonheur provient en grande partie du bien-être de sa communauté &lt;strong&gt;(il occulte son intérêt collectif car son intérêt individuel lui paraît immédiatement plus gratifiant&lt;/strong&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, cette logique économique serait destinée à sombrer prochainement car elle aurait comme conséquence logique un appauvrissement généralisé de la masse des individus, une destruction des communautés et un écroulement du système économique suite à l’effondrement ultime de la consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, c’est oublier un peu vite l’arme absolue de nos économies occidentales : &lt;strong&gt;le crédit&lt;/strong&gt;. Emprunter, que ce soit pour un individu ou pour un Etat, permet à ce système de survivre. &lt;strong&gt;Le consommateur maintient son niveau de vie (en dépensant l’argent qu’il n’a pas), les gouvernements maintiennent l’illusion d’une prospérité croissante à l’infini&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est alors assez facile pour nos économies occidentales de sortir de la crise, de se maintenir artificiellement au-dessus du lot : il suffit de continuer à contrôler les circuits monétaires et à s’endetter plus que de raison. Notre impression d’être légitimement riche est donc aisément maintenue (par un refoulement de notre passif ?), alors que ce sentiment est en grande partie basé sur une tragique injustice mondiale, c’est-à-dire &lt;strong&gt;le refus d’un rééquilibrage des richesses au niveau mondial qui induirait une chose inimaginable et surtout politique intenable pour nos économies occidentales : accepter l’idée de notre propre déclin&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous ne produisons quasiment plus rien, à part quelques services de plus en plus virtuels alimentés par le propre reflet de notre consommation&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.america.gov/st/econ-french/2008/December/20081205172623berehellek0.2140161.html&quot;&gt;qui représenterait 70 % de la richesse aux Etats-Unis&lt;/a&gt;). Nous mettons la pression sur les producteurs et les fournisseurs pour toujours bénéficier des prix les plus bas sans se rendre compte que c’est notre propre production que nous sacrifions, que ce sont nos enfants que nous condamnons à un salaire minimal toute leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée merveilleuse qui voudrait que tout aille toujours mieux meurt à petit feu. &lt;strong&gt;Ce n’est pas en éditant de l’argent sans fin, ni en maintenant en surchauffe l’endettement des Etats et des ménages qu’on se construit un avenir&lt;/strong&gt;. La vérité est que nous sommes beaucoup plus riches que nous devrions l’être au détriment d’une autre partie du monde, qui commence à se rendre compte qu’elle est spoliée depuis bien trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise que nous vivons va s’en doute s’estomper prochainement. Mais d’une certaine manière &lt;strong&gt;une ambiance de crise risque de s’installer durablement dans notre quotidien économique&lt;/strong&gt;. Le monde est dans un équilibre instable et la fuite en avant des acteurs économiques est obligatoire s’ils ne veulent pas que tout s’écroule. Les crises représentent seulement l’un des symptômes du déséquilibre, mais elles vont être amenées à se multiplier, à durer et à se durcir, car le point de rupture est proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La crise actuelle ? Une rigolade : on injecte quelques trillions de dollars et tout est réglé&lt;/strong&gt;. Les médias se lasseront vite et la société aussi (sous peine d’une dépression généralisée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut sans peine imaginer que se voiler la face ne fera que préparer le terrain pour quelque chose de plus terrible, d’inimaginable, qui nous dépasse complètement. Sommes-nous en train de creuser la tombe de notre système économique, de nos croyances et de nos espérances ? Que restera-t-il pour nous sauver ? La foi ? La raison ? La haine ? Peu importe, tels des enfants doués d’une éternelle candeur, nous préférons croire au Père Noël, et continuons à jouer avec des choses que nous ne méritons pas. Reste à savoir quel sera leur véritable prix quand le destin nous présentera l’addition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/6939932771597457897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/6939932771597457897' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/6939932771597457897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/6939932771597457897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2009/01/sortir-de-la-crise-mais-pour-aller-o.html' title='Sortir de la crise, mais pour aller où ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEihbOfWeozkq0DNd4RQwJAyfOGsGuScOG-aKaHbbVgJ0VunDE8kXtVhwE81thKZ0Qb7mh3tFpWv6Vr4C76QIPPpVlFbaj5Eyzcczrdj8s_F0JeG_QuVvywzUmhPwUGl_t4dA-tcubAG9gk/s72-c/impasse.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-3569350813022920128</id><published>2008-12-01T11:59:00.008+01:00</published><updated>2010-07-02T14:52:33.301+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><title type='text'>Comment parler de la crise sans faire peur ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQkqqHKjaiKoDJa37nd5iu0C9mMvKDiBe8h8uugB2bT4zh9G4_UUWRUJR47H-ZAgBtEyzBy927npsciS-CWTnuH60zS5SEUSBrysLXRdzop1O6qGD_kBo_nkNHv0YY43-kw6npouO6h_s/s1600-h/positif.JPG&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5274775259987532498&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 127px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQkqqHKjaiKoDJa37nd5iu0C9mMvKDiBe8h8uugB2bT4zh9G4_UUWRUJR47H-ZAgBtEyzBy927npsciS-CWTnuH60zS5SEUSBrysLXRdzop1O6qGD_kBo_nkNHv0YY43-kw6npouO6h_s/s200/positif.JPG&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le monde est en crise, c’est du moins ce que l’on entend à longueur de journée dans les médias. Pourtant, la semaine dernière, &lt;a href=&quot;http://france-amerique.com/articles/2008/11/29/un-homme-meurt-dans-une-bousculade-a-l-occasion-des-soldes.html&quot;&gt;un homme est mort écrasé par une foule de consommateurs&lt;/a&gt; prêts à tout pour faire de bonnes affaires à l’occasion du « Black Friday », nom assez cynique donné par les Américains au vendredi faisant suite au jeudi de Thanksgiving, et qui donne traditionnellement lieu à une kyrielle d’offres promotionnelles de la part de magasins voulant capter une clientèle faisant le pont ce jour là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, tout espoir n’est pas mort : la consommation pourrait reprendre, &lt;a href=&quot;http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=20&amp;amp;type=1&quot;&gt;le moral des ménages&lt;/a&gt; ressurgir des tréfonds statistiques où on il s’était terré. La « positive attitude » semble vouloir redevenir à la mode car, &lt;strong&gt;à trop parler de crise, les médias commencent à casser l’ambiance et à lasser tout le monde&lt;/strong&gt;. Voici donc quelques conseils pour utiliser « les mots de la baisse » sans passer pour un triste rabat-joie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Crise&lt;/strong&gt; : Evitez d’employer le mot seul car le mot prend une dimension trop globale, trop apocalyptique. Rajoutez-lui un domaine bien circonscrit (exemples : financière, immobilière, des subprimes, de nerfs…), ce qui permet de dédramatiser le terme et de le cantonner dans un domaine qui paraît assez abstrait (à moins que vous soyez un sale financier impliqué jusqu’au cou dans la spéculation de produits douteux, mais dans ce cas, vous vous êtes sans doute déjà « refait »). N’hésitez à présenter également la crise comme une opportunité (d’inventer des énergies ou des voitures propres, de réformer les règles de régulation financière…). Ça n’engage à rien, mais au moins on reste confiant car un avenir différent semble se profiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Récession&lt;/strong&gt; : Evidemment, le terme n’est pas très positif, mais il est possible de vite le neutraliser. Pour cela, il suffit de le ramener à une dimension technique : « deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ». Ainsi, ça ne paraît pas si dramatique : on se rassure en se disant que ce n’est qu’une mauvaise phase à passer. Néanmoins, pour éviter toute paranoïa, préférez-lui le terme « croissance négative ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Croissance négative&lt;/strong&gt; : Merveilleuse expression (&lt;a href=&quot;http://www.lettres.org/files/oxymore.html&quot;&gt;oxymore&lt;/a&gt;) sans doute inventée par des économistes traités aux antidépresseurs. Certes, le qualificatif est associé à la négation mais l’essentiel de l’expression reste inscrite dans un cycle de croissance, postulat essentiel à la survie du système capitaliste. Enfin, surtout on ne parle pas de « &lt;a href=&quot;http://www.ladecroissance.net/&quot;&gt;décroissance&lt;/a&gt; », terme absolument interdit, utilisé par des écolo-marxistes qui veulent revenir à l’âge de pierre et nous faire manger du tofu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dépression&lt;/strong&gt; : Terme rédhibitoire signifiant une longue agonie de notre &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/economie-relle-vs-conomie-virtuelle.html&quot;&gt;économie « réelle »&lt;/a&gt;. Le mot est associé à une maladie qui mène parfois au suicide. C’est ainsi que les grandes dépressions connues par le passé ont souvent menées à des guerres, mondiales de surcroît. Certains économistes ont voulu voir dans ces guerres, un traitement de choc ayant réussi à redynamiser le patient. Certes, mais pour croire cela, il faut tout de même disposer d’une grande foi en la résurrection. A mon avis, ce mot est dangereux, destructeur et contagieux. Lui préférer n’importe quel autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Krach&lt;/strong&gt; : Le mot reste associé à des marchés précis (financiers, immobiliers…), ainsi il paraît assez abstrait au plus grand nombre. De plus, le phénomène survient suite à une bulle, il intègre donc une part de justice, de rééquilibrage, de retour (certes violent) à la normale. On peut l’utiliser sans réel danger, son caractère anxiogène restant assez limité, sauf pour un petit nombre d’initiés. (Syn. : &lt;strong&gt;Eclatement&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Contraction&lt;/strong&gt; : Très beau terme qui évite toute consonance trop négative. Aucune valeur n’est véritablement perdue, car l’économie ne fait que se contracter, comme si elle avait pris un peu froid ou un peu peur. Il suffit donc de se mettre un peu au vert, de se reposer, de laisser passer la fièvre, et le patient pourra repartir de plus belle. A utiliser sans réel danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ralentissement&lt;/strong&gt; : Ce mot a un peu la même connotation que « contraction » mais il est plus dangereux à utiliser. Après un ralentissement, il y a des chances pour que le cœur s’arrête. Or, justement c’est ce qu’on veut éviter à tout pris : la mort clinique du patient. Minimisez la portée du terme en lui associant des qualificatifs rassurants : « petit », « léger », « passager », etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voilà maintenant armé pour redonner confiance aux investisseurs et aux consommateurs, nos deux « mamelles » de l’économie. Entrainez-vous et surtout soyez rassuré, dans quelques mois on ne comprendra même plus pourquoi vous continuez à parler de ce sujet. Néanmoins, gardez toujours ces conseils dans un coin de votre tête, juste au cas où…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/3569350813022920128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/3569350813022920128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3569350813022920128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3569350813022920128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/12/comment-parler-de-la-crise-sans-faire.html' title='Comment parler de la crise sans faire peur ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQkqqHKjaiKoDJa37nd5iu0C9mMvKDiBe8h8uugB2bT4zh9G4_UUWRUJR47H-ZAgBtEyzBy927npsciS-CWTnuH60zS5SEUSBrysLXRdzop1O6qGD_kBo_nkNHv0YY43-kw6npouO6h_s/s72-c/positif.JPG" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-5457693236770080261</id><published>2008-11-15T18:33:00.008+01:00</published><updated>2010-07-02T14:52:46.524+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>Quand la consommation devient une affaire de pauvres</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj4xR0lFSAnqc1t3R25R26fD8ZiqLZ8RPkQL2IWi6LxL7VruWpIV7z8CFufEnd33WXISwH3r3e6vK4d2TqqAksu8rsZbt1IwyXdXqSpnfL-1iOACJAar-HHwya-_Wy9FnuIll3H7xLW0LA/s1600-h/hypermarche.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5268939501888246370&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 185px; CURSOR: hand; HEIGHT: 145px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj4xR0lFSAnqc1t3R25R26fD8ZiqLZ8RPkQL2IWi6LxL7VruWpIV7z8CFufEnd33WXISwH3r3e6vK4d2TqqAksu8rsZbt1IwyXdXqSpnfL-1iOACJAar-HHwya-_Wy9FnuIll3H7xLW0LA/s200/hypermarche.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’éventualité d’une crise économique profonde et durable a tendance à faire ressurgir d’anciennes valeurs qu’on avait peut-être condamnées un peu vite. &lt;strong&gt;Les notions de frugalité, d’épargne ou de simplicité redeviennent en effet à la mode&lt;/strong&gt;. Cela peut paraître surprenant dans un monde où l’hyperconsommation a longtemps constitué une finalité absolue, alimentée par le cercle vertueux d’une croissance infinie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, ces anciennes valeurs remises au goût du jour ne ressurgissent pas de manière homogène à travers toutes les couches de la société. Elles apparaissent vertueuses principalement aux personnes dotées d’un revenu plutôt confortable. En effet, pour ces dernières, la crise est sans doute l’occasion d’une réaction salvatrice pouvant réhabiliter leur condition sociale et renforcer leur situation privilégiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’un point de vie moral, le riche n’a finalement jamais vraiment accepté les excès de la consommation de masse&lt;/strong&gt;. L’abondance de matérialité, ayant atteint des niveaux extrêmes, devient dès lors synonyme de vulgarité, voire même de déchéance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La crise arrive ainsi à point&lt;/strong&gt; : elle sert alors de prétexte pour se démarquer, pour enfin répondre à l’extravagante place qu’occupe les biens matériels dans la société. C’est là l’occasion pour les riches de refuser les caprices (composés de grandes marques) de leurs enfants, et de leur expliquer la nature et la valeur de l’argent. Ils en avaient envie depuis longtemps, mais la crise constitue réellement le déclencheur. A l’instar d’une cure de désintoxication que l’on repousse, même s’il on est conscient d’avoir un problème, le rejet du matérialisme vulgaire a été ajourné. Néanmoins, il parvient aujourd’hui à s’imposer, à devenir à la mode, et c’est un réel soulagement pour ceux qui sont vraiment riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel plaisir de goûter à son nouveau mode de vie, d’être conscient qu’on pourrait se jeter sur n’importe quel magasin en se laissant facilement enivrer par de nouvelles marchandises si attirantes. Mais la tentation n’est plus victorieuse. Au contraire, l’idée même qu’on pourrait succomber, mais qu’on arrive à résister, apporte une jouissance plus grande et plus profonde que celle procurée par la dépense en soi, devenue complètement fugace et superficielle. On redécouvre la satisfaction d’épargner, de compter et finalement de se rendre compte de sa richesse, non pas à travers la dépense mais au contraire grâce à une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9saurisation&quot;&gt;thésaurisation&lt;/a&gt; finalement beaucoup plus enrichissante et moralement plus acceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Repousser ou renoncer à ses dépenses, savourer le désintérêt qu’inspirent les vendeurs ou les commerçants, ces parasites qui ne vivent que du bon vouloir de l’argent des autres : voilà un comportement digne et acceptable. Devant l’incertitude liée à l’avenir, il est alors temps de revenir aux fondamentaux : restons riches, préservons-nous des difficultés à venir, singularisons-nous par rapport à la masse dépensière !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et oui, consommer est quasiment devenu une affaire de pauvres&lt;/strong&gt;. Le développement de la consommation de masse (qui a atteint un niveau paroxysmique dans un contexte de croissance économique continue) a contaminé toute la société. Mais maintenant que la récession pointe le bout de son nez, les premiers à pouvoir s’en extraire sont bien sûr les privilégiés qui sentent le vent tourner, et qui ont surtout les moyens de modifier leur comportement et de contrôler leur fièvre acheteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, &lt;strong&gt;le fait de dépenser est surtout devenu une composante essentielle de la culture populaire, un moyen de construire une identité artificielle bâtie sur les matérialités et les artifices afin de se déconnecter de son identité sociale réelle&lt;/strong&gt;. Seulement, on ne peut fuir éternellement la réalité, et ce comportement de camouflage est devenu au contraire symptomatique d’une certaine classe sociale défavorisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par leurs revenus moindres, les pauvres sont forcément plus sensibles à la consommation. Tout leur argent y passe, il est donc normal que celle-ci occupe une place centrale dans leur mode de vie. Mais au-delà de ce constat, on peut observer que &lt;strong&gt;toute une culture liée à la consommation s’est développée chez les classes populaires&lt;/strong&gt;, au point de devenir un modèle, un véritable style de vie. Que ce soit dans ses abus de crédits à la consommation (pour maximiser la jouissance de consommation présente au détriment de l’avenir), dans sa sensibilité liée à la télévision et à sa propagande publicitaire, ou dans la place qu’il occupe dans les stratégies de marketing, y compris pour des produits inabordables (pour lesquels il est tentant de dépasser les limites du raisonnable), le ménage modeste est au centre d’une culture d’hyperconsommation inhérente au fonctionnement de notre économie mondialisée. La fréquentation même de galeries commerciales surpeuplées ou de boulevards commerçants est désormais devenue l’apanage des classes populaires en quête de consommation identitaire difficilement contrôlable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les riches, eux, redécouvrent des activités oubliées : ils se baladent, pratiquent des activités en famille, savourent des moments de quiétude qui ne coûtent rien. &lt;strong&gt;Il y a quelque chose de proustien dans ce retour du temps perdu, loin de l’agitation vulgaire des temples de la consommation que constituent les supermarchés&lt;/strong&gt;. Une certaine morale puritaine et bourgeoise tend à se recréer une légitimité et redevient attrayante car elle répond à un nouveau besoin : celui d’avoir des repères et de revenir à une certaine simplicité passéiste qui a l’avantage d’être rassurante dans ces temps de doutes et d’hystérie collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/5457693236770080261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/5457693236770080261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5457693236770080261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5457693236770080261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/11/quand-la-consommation-devient-une.html' title='Quand la consommation devient une affaire de pauvres'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj4xR0lFSAnqc1t3R25R26fD8ZiqLZ8RPkQL2IWi6LxL7VruWpIV7z8CFufEnd33WXISwH3r3e6vK4d2TqqAksu8rsZbt1IwyXdXqSpnfL-1iOACJAar-HHwya-_Wy9FnuIll3H7xLW0LA/s72-c/hypermarche.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-5735122055720972583</id><published>2008-10-28T10:25:00.013+01:00</published><updated>2010-07-02T14:53:01.128+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="monnaie"/><title type='text'>Faut-il se liquéfier ou s’endurcir ?</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvnBTextqnG7Q1M9OhktmCNO47vu_8nCU5H0_C57nZA-YxVDIaTboMbWiOWOlN2BeEHGY5K1E6P6uORHwx8K0oD3QKJUEAVnpbGWgyKmcK2NcwL4MRMJZysNN794ZaFUtcmYKoGG5qFU/s1600-h/or_fusion.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5262134955600573762&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvnBTextqnG7Q1M9OhktmCNO47vu_8nCU5H0_C57nZA-YxVDIaTboMbWiOWOlN2BeEHGY5K1E6P6uORHwx8K0oD3QKJUEAVnpbGWgyKmcK2NcwL4MRMJZysNN794ZaFUtcmYKoGG5qFU/s200/or_fusion.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les marchés financiers étant en cours de liquéfaction, &lt;strong&gt;faut-il chercher à les imiter en conservant un maximum de liquidités dans son portefeuille ?&lt;/strong&gt; Certes, il peut paraître attrayant de se positionner à l’achat avec des indices aussi bas, mais vous avez envie de dormir (tout comme &lt;a href=&quot;http://www.reuters.com/article/bondsNews/idUSN2719188020081027&quot;&gt;ces salariés américains qui avouent avoir un sommeil dérangé à cause de la crise&lt;/a&gt;) et vous en avez marre de suivre des cours en montagnes russes qui vous font passer de l’espoir au désespoir plusieurs fois dans la même journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, il serait sans doute sage d’acheter progressivement, dans une optique à moyen terme, au risque d’engranger des pertes prochainement. &lt;a href=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081027-1297.html&quot;&gt;Certains analystes voient même se profiler un rebond assez significatif&lt;/a&gt; suite à l’apaisement que devraient provoquer l’élection américaine, et dans une moindre mesure les réunions successives du G20 afin de réguler la finance mondiale. Il serait alors tentant de miser sur des produits avec effets de levier : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Warrant&quot;&gt;warrants&lt;/a&gt; ou autres &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tracker_(finance)&quot;&gt;trackers&lt;/a&gt; &lt;em&gt;leveragés&lt;/em&gt;, mais tout ceci vous semble maintenant très exotique. Vous avez déjà perdu plus de 40% sur vos actions et la bourse commence à vous énerver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous n’en possédez pas déjà un, vous vous jetez donc sur les offres que proposent les banques afin de &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/placement/2008/09/12/05006-20080912ARTFIG00323-la-bataille-du-livret-a-profite-aux-epargnants-.php&quot;&gt;vous appâtez pour ouvrir un Livret A&lt;/a&gt; chez elles. Vous remplissez votre &lt;a href=&quot;http://www.votreargent.fr/liquidite/ldd-livret-de-developpement-durable_8855.html&quot;&gt;Livret de Développement Durable&lt;/a&gt;, et vous &lt;a href=&quot;http://www.cbanque.com/placement/assurance-vie-1.php&quot;&gt;arbitrez votre contrat d’assurance-vie&lt;/a&gt; vers des supports en euros moins risqués. Tout cela vous rapporte environ 4% par an, mais avec une inflation qui tourne autour de 3,5% par an, il vous faudra quelques centaines d’années pour faire augmenter confortablement votre patrimoine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, me direz-vous, en restant liquide, on ne perd pas d’argent. Certes, mais en y réfléchissant bien, &lt;strong&gt;êtes-vous vraiment si certain que vos euros ne vont pas perdre subitement de la valeur ?&lt;/strong&gt; En effet, &lt;a href=&quot;http://www.zonebourse.com/EURO-US-DOLLAR-EUR-USD-4591/actualite-analyse/La-volatilite-materialiserait-la-fin-d-un-cycle-18811/&quot;&gt;la volatilité sur le marché des devises&lt;/a&gt; atteint des niveaux tout aussi ahurissants que certains marchés actions. De plus, certains analystes annoncent &lt;a href=&quot;http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2284&quot;&gt;une possible crise de l’euro&lt;/a&gt; liée à un éventuel krach concernant les pays émergeants. Certes, il ne s’agit que de propos d’économistes de mauvais augure, mais vous vous sentez déjà moins rassuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/09/peut-on-tre-rationnel-et-gagner-de.html&quot;&gt;Dans un article récent&lt;/a&gt;, en m’interrogeant sur la rationalité des marchés, &lt;strong&gt;j’émettais des doutes sur l’or étant donné que la valeur de ce métal était plus psychologique que réelle. Néanmoins, je commence à revenir sur ce jugement, et à trouver des avantages à un certain endurcissement de mes liquidités.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, les marchés sont particulièrement erratiques en période de crise et donc en grande partie irrationnels. Il ne serait donc pas absurde de miser sur une valeur intrinsèquement affective, et dont &lt;a href=&quot;http://www.24hgold.com/24hpmdata/articles/261020070190981.htm&quot;&gt;le prix s’avère plus dicté par la psychologie que par la loi de l’offre et de la demande&lt;/a&gt;. Deuxièmement, même si c’est l’imaginaire collectif qui confère sa valeur à l’or, celui-ci possède une inertie intéressante en période d’instabilité : autrement dit, on ne change pas l’opinion de milliards de personnes vis-à-vis d’un bien en quelques semaines. Troisièmement, étant donné le flou à venir sur les perspectives économiques mondiales, l’or incarne une certaine stabilité appréciable, &lt;a href=&quot;http://www.24hgold.com/24hpmdata/articles/261020060099613.htm&quot;&gt;un repère auquel on pourra toujours se référer en cas de turbulences monétaires graves&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, comme je le soulignais également dans cet article, il faudra être particulièrement attentif à tout excès du marché. Personnellement, j’affecte actuellement environ un quart de mon patrimoine à l’acquisition d’or métal. Néanmoins, &lt;strong&gt;j’achète maintenant car&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;j’estime que les prix sont raisonnables (faute d’être rationnels)&lt;/strong&gt;. En cas de hausse soudaine ou trop prononcée, je renoncerai néanmoins à ces achats. En effet, même pour cette valeur réputée tranquille, nous ne sommes pas à l’abri de la formation d’une bulle potentiellement destructrice (&lt;strong&gt;Le prix de l’or étant particulièrement corrélé au comportement des vendeurs, on peut légitimement imaginer que leur future propension à se débarrasser d’une valeur considérée comme stable va, au fil des incertitudes, aller en s’amoindrissant&lt;/strong&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour des raisons de sécurité, vous pouvez bien entendu faire le choix d’acheter &lt;a href=&quot;http://or.bullionvault.fr/&quot;&gt;des parts d’or physiques soigneusement gardées dans des coffres de Zürich ou de New York&lt;/a&gt;. Néanmoins, je déconseillerais tous les produits financiers indexés sur le cours de l’or qui me semblent encore trop virtuels à mon goût. Pour ma part, je préfère investir dans des pièces cotées qui ont le double avantage de me refaire découvrir l’histoire du XIXe et du XXe siècle, et de me ramener dans une dimension toute matérielle de l’économie qui certes paraît régressive &lt;a href=&quot;http://www.24hgold.com/24hpmdata/articles/280620070152233.htm&quot;&gt;voire même barbare&lt;/a&gt;, mais qui en ces temps de crise apporte un sentiment de sérénité qui n’a pas de prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/5735122055720972583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/5735122055720972583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5735122055720972583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5735122055720972583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/les-marchs-financiers-tant-en-cours-de.html' title='Faut-il se liquéfier ou s’endurcir ?'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiQvnBTextqnG7Q1M9OhktmCNO47vu_8nCU5H0_C57nZA-YxVDIaTboMbWiOWOlN2BeEHGY5K1E6P6uORHwx8K0oD3QKJUEAVnpbGWgyKmcK2NcwL4MRMJZysNN794ZaFUtcmYKoGG5qFU/s72-c/or_fusion.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-2884378541898926237</id><published>2008-10-20T10:58:00.010+02:00</published><updated>2010-07-02T14:53:14.670+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><title type='text'>Economie réelle vs. économie virtuelle</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxJi3Uf87Lxx77hTiINAsDShkxGciqZMaRl0RX5UVU2R4zb6s0EAqQZRQ3i9stk_CFtWGIL_ktSUEagJ6azF6L5AzAg2Rp1PypJ1lE5nVnpNP53z9c5X4wvfSDtiso0Ctc9nkMHo0w7Ow/s1600-h/duel.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5259160361938832498&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand&quot; height=&quot;115&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxJi3Uf87Lxx77hTiINAsDShkxGciqZMaRl0RX5UVU2R4zb6s0EAqQZRQ3i9stk_CFtWGIL_ktSUEagJ6azF6L5AzAg2Rp1PypJ1lE5nVnpNP53z9c5X4wvfSDtiso0Ctc9nkMHo0w7Ow/s200/duel.jpg&quot; width=&quot;149&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; En écoutant les différents commentaires liés à la crise, on serait en droit de se demander si l’économie ne serait pas victime d’un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Schisme&quot;&gt;schisme&lt;/a&gt;. D’un côté, &lt;strong&gt;une économie réelle&lt;/strong&gt; composée de vraies entreprises avec à leur tête de vrais entrepreneurs qui s’évertuent à survivre dans un environnement concurrentiel difficile, et surtout qui doivent se battre sans cesse contre des banques qui menacent leurs projets en refusant de leur allouer des prêts. D’un autre côté, &lt;strong&gt;une économie virtuelle&lt;/strong&gt; (ou fausse économie, ou bien encore économie imaginaire) composée de banques ou de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hedge_fund&quot;&gt;hedge funds&lt;/a&gt; avec à leur têtes des myriades de spéculateurs assoiffés de rendement et prêts à vendre leur mère à découvert pour être sûrs de toucher leur sacro-saint bonus. Certes, les médias raffolent des visions manichéennes, mais n’est-il pas devenu dangereux de stéréotyper deux pseudo-facettes de l’économie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abus de l’expression « économie réelle », qui souffre soi-disant des excès de l’économie virtuelle (autrement dit financière), implique une distinction moralisante, voire rassurante pour l’opinion publique. Il existerait un capitalisme « sauvage », mauvais. Celui-ci doit absolument être moralisé, car il est en train de corrompre le bon capitalisme entrepreneurial, qui lui est particulièrement vertueux, créant des emplois et faisant vivre de vrais travailleurs dans des régions bien concrètes (bien éloignées des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Îles_Caïmans&quot;&gt;îles Caïman&lt;/a&gt;, nom particulièrement évocateur pour un paradis fiscal censé abrité tous les carnassiers de la finance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, cette vision moralisante rassure. Tout le système n’est pas corrompu, il est alors possible d’identifier des coupables. Mais, &lt;strong&gt;un tel raisonnement découle surtout d’un fantasme visant à découpler la sphère productive (faite de vrais travailleurs) de la sphère financière (faite de parasites)&lt;/strong&gt;. D’un côté la vertu, de l’autre le vice. Cette vision trouve d’autant plus de succès dans les pays de tradition catholique dans lesquels l’argent a toujours eu quelque chose de sale et de suspect. Or, entretenir un tel fossé peut s’avérer particulièrement dangereuse sur le plan politique, alimentant une sorte de néo-&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Poujadiste&quot;&gt;poujadisme&lt;/a&gt; défendant le petit entrepreneur méritant au détriment des non-productifs (travaillant dans les sphères obscures d’une économie qu’on a de plus en plus de mal à comprendre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’économie se complexifie mais ce n’est pas en la caricaturant qu’on arrivera à mieux la contrôler. Bien sûr, il n’y a pas deux économies. Il n’y a pas l’effort d’un côté, la facilité de l’autre. Au contraire, la rentabilité, le risque et l’argent irriguent tout le système économique. Les services, notamment financiers, constituent le cœur et même le moteur du dynamisme économique. Les entrepreneurs réels possèdent bel et bien eux aussi un esprit d’entreprise qui les pousse à prendre des risques, à spéculer et à rechercher le profit. &lt;strong&gt;On ne peut distinguer le vice de la vertu étant donné qu’en réalité le système économique n’a aucune dimension morale. Vouloir lui en donner une, c’est déjà faire de la politique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant me direz-vous, est-il moral que le total des positions financières sur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Dérivé&quot;&gt;produits dérivés&lt;/a&gt; atteignent quelques &lt;a href=&quot;http://fr.wikinews.org/wiki/Dossier:Crise_des_CDS&quot;&gt;600.000 milliards de dollars&lt;/a&gt;, soit 10 fois la production « réelle » de l’économie mondiale ? Est-il moral que les Etats doivent élaborer des plans de sauvetage et entrer dans le capital d’établissement financiers afin de sauver les dépôts « réels » des épargnants ? Et bien, ce qui est plutôt immoral, c’est que les différents pouvoirs politiques aient permis d’aboutir à cette situation. &lt;strong&gt;Il est bien pratique de dénoncer les règles du jeu en fin de partie alors qu’on est en train de perdre.&lt;/strong&gt; Les Etats ont été irresponsables de permettre certains abus dont ils ont eux-mêmes profité en multipliant les dettes et les déficits à des fins politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut maintenant remettre beaucoup de choses à plat, ce qui ne peut se faire qu’au niveau mondial et donc de manière coordonnée. Mais qui va décider d’une réelle politique de transparence, politiquement responsable et ne sombrant pas dans la facilité électorale d’accuser et de punir une mauvaise économie imaginaire ? Les Etats en faillite, les organisations internationales vassalisées ? Enfin, sans doute beaucoup d’experts économistes, les mêmes dont la légendaire myopie frise aujourd’hui l’aveuglement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/2884378541898926237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/2884378541898926237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/2884378541898926237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/2884378541898926237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/economie-relle-vs-conomie-virtuelle.html' title='Economie réelle vs. économie virtuelle'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxJi3Uf87Lxx77hTiINAsDShkxGciqZMaRl0RX5UVU2R4zb6s0EAqQZRQ3i9stk_CFtWGIL_ktSUEagJ6azF6L5AzAg2Rp1PypJ1lE5nVnpNP53z9c5X4wvfSDtiso0Ctc9nkMHo0w7Ow/s72-c/duel.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-8484404449131658602</id><published>2008-10-13T10:05:00.011+02:00</published><updated>2010-07-02T14:53:25.393+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="crise"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="medias"/><title type='text'>The world is not ending</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjA2LyBHMeuSZzjp0d3Gcdq5aRA2NdSlgquqoWAm8ft7Hw2mB7Jg_Uk5EBagDEMJjwHe9R-hLXWt8WJFtvMuvYi_TJQStSn_QrFPwmQJwJniAKsjRcJthcOamunCiqD-fl1IJub_-um7ps/s1600-h/babel-petit.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5256547658566349650&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 163px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px&quot; height=&quot;149&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjA2LyBHMeuSZzjp0d3Gcdq5aRA2NdSlgquqoWAm8ft7Hw2mB7Jg_Uk5EBagDEMJjwHe9R-hLXWt8WJFtvMuvYi_TJQStSn_QrFPwmQJwJniAKsjRcJthcOamunCiqD-fl1IJub_-um7ps/s200/babel-petit.jpg&quot; width=&quot;175&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est ce genre de message &quot;rassurant&quot; que l’on peut entendre en ce moment sur la chaîne d’information CNN. En effet, les médias nous font le coup de la &quot;positive attitude&quot;. Tout s’écroule, mais il faut garder la foi, rester droit et fier, et surtout faire attention à ce qu’on dit. Le vocabulaire employé est particulièrement étudié : on évite les mots récession (ou du moins dépression), on ne parle pas de krach mais de sévère correction ou tout simplement de crise financière (ce qui paraît plus abstrait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est particulièrement intéressant d’observer les commentaires officiels en ce moment. Les mêmes qui n’avaient rien vu venir, nous refont en direct des analyses affirmatives (par exemple, &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/k61YOBpdZSu5vmNzaC&quot;&gt;Jacques Attali à 20h sur France 2&lt;/a&gt; qui affirme sans rigoler que la crise est positive car le prix des maisons baisse et que les gens vont pouvoir acheter !). Tous ces « analystes » nous expliquent sans le moindre doute que l’on ne risque rien, que tout va rentrer dans l’ordre. &lt;strong&gt;Certes, il est du rôle des médias d’éviter une sorte d’hystérie collective, mais sont-ils pour cela obligés de perdre tout sens critique au point de devenir des organes de propagande nationale destinés à éviter que les gens se ruent vers les banques ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économistes (enfin ceux qui passent à la télé) sont de plus en plus drôles, et ils ne s’en rendent pas compte, ce qui vient renforcer leur sens du comique. La vérité est qu’avec les règles comptables « &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Mark-to-market&quot;&gt;mark-to-market &lt;/a&gt;» et un contexte d’effondrement de la valeur des actifs, les banques (y compris les plus saines) sont obligées de jongler quotidiennement et de pleurer auprès de la BCE pour ne pas se déclarer en faillite. Depuis le lâchage de &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/societes/2008/09/15/04015-20080915ARTFIG00299-lehman-brothers-fait-faillite-.php&quot;&gt;Lehman Brothers&lt;/a&gt; par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Réserve_fédérale_des_États-Unis&quot;&gt;la FED&lt;/a&gt;, le risque est trop grand pour les établissements bancaires de se prêter entre eux (même pour un jour, car la faillite ne prévient pas), d’où les efforts démesurés des chefs d’Etat pour garantir la survie des banques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2008/10/10/04001-20081010ARTFIG00258--des-francais-croient-en-la-solidite-de-leur-banque-.php&quot;&gt;L’opinion publique semble croire à tous ces messages&lt;/a&gt;. Certes, ce n’est pas très clair, mais les dépôts semblent garantis. Une seule chose semble tout de même bizarre : d’où sort tout cet argent ? On pinaille pour quelques millions de budget ministériel, et là on met sur la table des dizaines voire des centaines de milliards d’euros. Tout ceci me fait penser à une partie de poker où l’Etat serait en train de bluffer en faisant « tapis » pour faire croire aux autres qu’il a une main d’enfer (une quinte-flush). En effet, l’Etat fait croire qu’il peut sauver les banques. Mais si tout le monde commence à faire la queue devant les guichets et que les faillites commencent, on se rendra compte que l’Etat n’avait en fait aucun jeu (ou une paire de deux). Il ne pourrait faire face, étant lui-même dans une situation financière plus que délicate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un peu ce qui se passe pour &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/finance/300298942-l-islande-prend-le-controle-de-la-deuxieme-banque-du-pays.htm&quot;&gt;l’Islande&lt;/a&gt;. Ce petit pays d’un peu plus de 300.000 habitants a mal bluffé et s’est fait avoir. Un Etat ne peut théoriquement pas faire faillite, pourtant c’est bien ce qui est en train de se passer. Fort heureusement, il est assez facile de sauver ce petit nombre d’Islandais (à peine la taille d’une ville de province) : il suffit de trouver un pays plus grand et qui a des liquidités comme &lt;a href=&quot;http://www.radiobfm.com/edito/info/8790/la-russie-preterait-4-milliards-deuros-a-lislande/&quot;&gt;la Russie&lt;/a&gt;. Celle-ci au passage ferait un bon investissement géopolitique, en mettant sous tutelle un pays bien placé au carrefour des Etats-Unis et de l’Europe, autrefois si convoité durant la guerre froide. De toute façon, les Américains n’y peuvent rien, ça fait bien longtemps qu’ils sont hors-jeu, n’ayant plus d’argent pour miser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez maintenant qu’un pays de quelques millions d’habitants se retrouve dans la même situation. Qui serait alors capable de le sauver ? &lt;strong&gt;Qu’y a-t-il au-dessus des gros pays pour servir de parachute de secours ? Un vide abyssal, l’idée du chaos. Il est donc dans l’intérêt national de raconter n’importe quoi dans les médias.&lt;/strong&gt; Il vaut mieux mentir et rester positif que risquer d’empirer la crise. L’histoire jugera sans doute, et certains masques tomberont. En attendant, laissons nous bercer par les belles histoires des économistes avant qu’elles ne deviennent des blagues, ou pire, de sombres cauchemars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/8484404449131658602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/8484404449131658602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8484404449131658602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/8484404449131658602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/10/world-is-not-ending.html' title='The world is not ending'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjA2LyBHMeuSZzjp0d3Gcdq5aRA2NdSlgquqoWAm8ft7Hw2mB7Jg_Uk5EBagDEMJjwHe9R-hLXWt8WJFtvMuvYi_TJQStSn_QrFPwmQJwJniAKsjRcJthcOamunCiqD-fl1IJub_-um7ps/s72-c/babel-petit.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-3956693533198226734</id><published>2008-09-15T11:45:00.009+02:00</published><updated>2010-07-02T14:53:43.020+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="etats-unis"/><title type='text'>A la recherche de la crise américaine</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis de retour des Etats-Unis où, comme beaucoup d’Européens, j’ai pu profiter de la faiblesse du billet vert pour remplir ma valise de choses absolument superflues. Mais, outre ces préoccupations estivales, j’ai aussi profité de mon voyage pour tenter d’observer les manifestations d’une hypothétique crise économique américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais en Californie : pas forcément le meilleur choix pour observer la crise, mais Cleveland ne me tentait pas trop. Enfin tout de même, cette partie ensoleillée du pays &lt;a href=&quot;http://www.objectifliberte.fr/2008/09/catastrophe-lgi.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;n’a pas été épargnée par la crise des subprimes&lt;/a&gt;. Concernant l’immobilier ancien, on y observe &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2008/03/22/04001-20080322ARTFIG00012-la-californie-plonge-dans-la-recession-.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une baisse de 22 % du prix médian&lt;/a&gt; ! Je m’imagine déjà propriétaire, mais je déchante bien vite en parcourant les agences immobilières. Si on trouve quelques prix massacrés, ceux-ci concernent principalement des banlieues improbables assez éloignées des grandes villes et peu attrayantes. Les maisons sympathiques de San Francisco ou de Los Angeles restent malheureusement inabordables avec des prix médians avoisinant respectivement 800.000 et 600.000 dollars (ce qui représente encore quelques euros).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise n’est donc pas flagrante de ce côté, ou du moins elle est difficilement observable par le simple touriste de passage que je suis. A priori, tout semble aller normalement dans ce pays, et je culpabilise presque d’avoir écrit des &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/06/jemprunte-donc-je-suis-moins-riche.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;articles plutôt pessimistes&lt;/a&gt; sur le sort de l’économie américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, comme je suis un peu obsédé par cette question, je n’ai pu m’empêcher de creuser la question, et j’ai donc poursuivi ma quête en essayant de trouver des indices allant au-delà des apparences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin, je tombe sur un éditorial du &lt;a href=&quot;http://www.sfgate.com/&quot;&gt;San Francisco Chronicle&lt;/a&gt; qui observe qu’il n’y a jamais eu autant d’étrangers en ville. L’auteur insiste d’abord sur les répercussions économiques positives pour la ville, mais son propos devient vite plus désabusé. On observe alors comme une certaine résignation à voir ses européens se balader avec des dizaines de sacs sur Union Square, trainer dans les restaurants chics et acheter des bouteilles de vins à 150 dollars (je ne fais que citer). Forcément, vous êtes la nation censée être la plus riche du monde, et vous voyez débarquer des kyrielles d’étrangers qui ont l’air d’acheter sans compter. Mais alors qui sont les riches ? L’article se termine par l’interview d’une Française qui ramène diverses choses dont un billet d’un dollar à l’effigie de Britney Spears… et l’éditorialiste de conclure : « &lt;em&gt;To them, it probably looked like a real U.S. dollar&lt;/em&gt; » (Pour eux, ça ressemble vraisemblablement à un vrai dollar américain). &lt;strong&gt;Premier indicateur de crise&lt;/strong&gt; : les Américains commencent à s’apercevoir que leur monnaie vaut réellement moins que ce qu’ils pensaient. Du coup, sont-ils encore les plus riches ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de mon séjour, j’ai forcément été amené à regarder la télévision. Difficile de passer à côté : il y en avait trois dans la maison que je louais dont une dans les toilettes ! (qui a parlé de consommation excessive ?) Bref, c’était la période des Jeux Olympiques de Pékin et je pensais voir un peu tous les sports. Et bien non, il y avait un enjeu bien plus important à retransmettre : la compétition contre les Chinois pour rester n°1 en terme de médailles. Forcément, dès qu’un Américain avait une chance d’en obtenir une, il avait le droit à un reportage sur sa carrière, son entrainement, sa famille… et celui qui battait tous les records était forcément : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Phelps&quot;&gt;Michael Phelps&lt;/a&gt;. Je crois que je connais à peu près tout de ce garçon aujourd’hui, y compris ce que sa mère lui préparait à manger quand il était petit. Phelps a incarné cet été le symbole qui fait que les Etats-Unis sont encore &lt;em&gt;Number One&lt;/em&gt; et qu’ils peuvent toujours regarder les Chinois avec condescendance. Mais cette fierté se fissure de tous les côtés : la bataille pour &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/sport/2008/08/18/02001-20080818ARTFIG00302-geopolitique-des-medailles-olympiques-.php&quot;&gt;le décompte des médailles&lt;/a&gt; en a été la preuve. Est-ce le nombre de médailles d’or ou simplement le nombre de médailles qui détermine le vainqueur ? Quand on en arrive là, c’est déjà un aveu d’échec. &lt;strong&gt;Deuxième indicateur de crise&lt;/strong&gt; : les Américains commencent à s’apercevoir qu’ils ne sont plus les meilleurs, même s’ils sont persuadés qu’ils sont toujours &lt;em&gt;Number One&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi2vEQhyEyNmk0hh-RyqHqmc2Ji-qzSKH6989jbeh6ekbj6RlQ3hygDWeAc4ZBpBnE3D2ou_yIhEGbonEy3nqLwxC5t_KlBD2ZopXr5gzsls_Aw3nd8YogUeWUyxAvlWWTkrylxxjAX-e4/s1600-h/emploi_venice.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5246183815536771698&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi2vEQhyEyNmk0hh-RyqHqmc2Ji-qzSKH6989jbeh6ekbj6RlQ3hygDWeAc4ZBpBnE3D2ou_yIhEGbonEy3nqLwxC5t_KlBD2ZopXr5gzsls_Aw3nd8YogUeWUyxAvlWWTkrylxxjAX-e4/s200/emploi_venice.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Enfin, la chose qui m’a frappé le plus lors de mon séjour est l’abondance des emplois aux Etats-Unis. En effet, il existe une multitude de personnes employées à des tâches qui seraient jugées comme inutiles, voire non productives en Europe. En observant la personne qui range vos courses dans un sac au supermarché ou celle qui fait bouger une pancarte au coin de la rue pour vous signaler une vente de voiture d’occasion, vous vous dites que les charges pesant sur le travail doivent vraiment être faibles pour qu’il y ait une quelconque rentabilité à employer quelqu’un. D’un côté, cette particularité américaine est plutôt positive : le marché du travail est flexible, le taux de chômage est anecdotique. Mais d’un autre côté, les emplois à bas salaire se multiplient et surtout la productivité du travail n’est pas évidente. Mes vacances continuent et cette constatation me perturbe. Je compte les employés dans les restaurants et me rend compte qu’ils sont parfois plus nombreux que les clients, j’observe les nombreux gardiens de parkings et de sécurité qui auraient vite été remplacé par des machines en Europe, étant donné le coût des charges sociales. Finalement, ces gens là concourent à l’accroissement du PIB américain, ils consomment grâce à leur salaire, mais concrètement ils ne produisent quasiment rien, si ce n’est quelques services périphériques qui seraient aisément pris en charge par d’autres moyens en Europe. &lt;strong&gt;Troisième indicateur de crise&lt;/strong&gt; : les Américains sont les premiers producteurs au monde, mais quelle est la réalité de cette production ? En effet, si la réalité de la consommation est omniprésente, la réalité productive et la justification des revenus semblent plus floues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, je ne pense pas avoir observé de crise. J’ai plutôt entrevu un rêve américain qui se perpétue, même s’il faut tronquer la réalité pour cela. Les Etats-Unis sont toujours n°1 et même si ce mythe se fissure, les Américains y croient toujours : c’est là toute leur force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/3956693533198226734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/3956693533198226734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3956693533198226734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3956693533198226734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/09/la-recherche-de-la-crise-amricaine.html' title='A la recherche de la crise américaine'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi2vEQhyEyNmk0hh-RyqHqmc2Ji-qzSKH6989jbeh6ekbj6RlQ3hygDWeAc4ZBpBnE3D2ou_yIhEGbonEy3nqLwxC5t_KlBD2ZopXr5gzsls_Aw3nd8YogUeWUyxAvlWWTkrylxxjAX-e4/s72-c/emploi_venice.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-3302450948013303379</id><published>2008-07-21T12:30:00.006+02:00</published><updated>2010-07-02T14:54:01.497+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="trading"/><title type='text'>Donnez moi un point d’appui et un levier</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh3UKnxSivvQVFlMUkQaUx3wkufXCRX9EaSKmTkgJ9d7yCfyp3xZ8Z0rJrChPHM5ScmNoqzDmK-fr4LZ7G1hJ1SVJu3TSiiW6vQNG2RgSx90IzEsnhqLezL08s-CK5d94Y5JL25z-705kc/s1600-h/levier.gif&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5225415013125766354&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand&quot; height=&quot;148&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh3UKnxSivvQVFlMUkQaUx3wkufXCRX9EaSKmTkgJ9d7yCfyp3xZ8Z0rJrChPHM5ScmNoqzDmK-fr4LZ7G1hJ1SVJu3TSiiW6vQNG2RgSx90IzEsnhqLezL08s-CK5d94Y5JL25z-705kc/s200/levier.gif&quot; width=&quot;172&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Tout le monde connaît cette phrase qu’aurait prononcée &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Archim%C3%A8de&quot;&gt;Archimède&lt;/a&gt; pour illustrer ses découvertes à propos du principe du levier. Celle-ci se termine par « et je soulèverai la Terre », ce qui marque assurément les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement impressionnés par l’évocation de cette toute puissance, les financiers ont eux-aussi voulu disposer d’un tel principe et ont inventé leur propre &lt;strong&gt;effet de levier&lt;/strong&gt;. Il ne s’agit plus alors d’une antique loi de mécanique, mais seulement d’une banale histoire de profit : pour gagner plus, il faut investir plus. Jusque là, rien de très novateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où le levier intervient, c’est quand l’investisseur se dit que pour gagner encore plus, il faut qu’il investisse beaucoup plus, y compris de l’argent qu’il ne possède pas. Ainsi, &lt;strong&gt;on appelle tout simplement effet de levier, le fait d’emprunter de l’argent pour investir plus qu’on ne possède dans l’espoir de générer des gains supérieurs à ce qu’on aurait pu espérer avoir avec ses propres fonds.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, n’importe quel petit investisseur particulier a accès à cette possibilité. Il suffit d’ouvrir un compte-titre chez un courtier sur Internet et celui-ci met instantanément à votre disposition une &lt;a href=&quot;http://www.edubourse.com/guide/guide.php?fiche=calcul-de-couverture&quot;&gt;couverture&lt;/a&gt;. Il ne s’agit pas de se protéger du froid, mais de vous offrir la possibilité d’engager des sommes que vous ne possédez pas sur les marchés, jusqu’à un certain point (dans la limite de la couverture).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons un exemple : Vous disposez d’environ 1000 euros sur votre compte-titre et vous êtes absolument persuadé qu’une certaine action va monter rapidement. Celle-ci cote à 100 euros, vous en achetez donc 10. Admettons que cette action prennent 10% : vous revendez et vous avez gagné 100 euros. Ce n’est pas mal, mais complètement nul par rapport à ce que l’effet de levier aurait pu vous rapporter. Avec une couverture de 10.000 euros, vous auriez pu acheter 100 actions et ainsi gagner 1000 euros (avec seulement 1000 euros sur votre compte) soit une plus-value de 100% sur un seul coup. C’est beaucoup mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, &lt;strong&gt;on peut aussi se prendre le levier dans la figure&lt;/strong&gt;. Vous utilisez votre couverture et finalement votre action perd 10% : vous venez de perdre tout votre capital sur un seul coup. Pas mal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est question de prise de risque. Si vous gérez vous-même votre portefeuille, vous allez avoir tendance à être un minimum raisonnable, et encore… Avec la multiplication des produits financiers, n’importe quel particulier peut aujourd’hui utiliser ces leviers que ce soit simplement avec le &lt;a href=&quot;http://www.trading-school.eu/glossaire-bourse/fiche-SRD-systeme-de-reglement-differe--217&quot;&gt;SRD&lt;/a&gt; ou de manière plus compliquée avec les &lt;a href=&quot;http://www.trading-school.eu/glossaire-bourse/fiche-Options-fondements-et-principes-88&quot;&gt;options&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.trading-school.eu/glossaire-bourse/fiche-Warrants-95&quot;&gt;warrants&lt;/a&gt; ou autres &lt;a href=&quot;http://www.trading-school.eu/glossaire-bourse/fiche-CFD-Contract-For-Difference-108&quot;&gt;CFD&lt;/a&gt;… bref toute une kyrielle d’investissements utilisant des effets de levier auparavant réservés à des utilisateurs avertis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet, j’ai récemment assisté à une conférence sur les warrants organisée par une grande banque allemande d’investissements. Je fus vraiment très surpris de n’y rencontrer quasiment que des personnes retraitées. La plupart connaissait les principaux fondamentaux boursiers, mais ma surprise ne fit que croître pendant que j’écoutais le conférencier conseiller à ces personnes raisonnables (qui à mon avis avaient mis un certain temps à constituer leur capital) d’investir massivement dans les warrants. Certes l’exposé était talentueux, les chiffres impressionnants, le diaporama projeté impeccable et les plaquettes distribuées vraiment brillantes, mais en discutant ensuite avec certaines des personnes présentes, je me rendis compte qu’elle n’avait pas compris grand-chose. Néanmoins elles étaient prêtes à s’y mettre, et quand je leur rappelais qu’elles risquaient de perdre tout le capital engagé dans ce genre de produit, j’avais l’impression d’être moi-même le vieux rabat-joie qui venait briser leurs espoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le problème avec les leviers n’est pas de savoir s’il est moral que des gens inexpérimentés l’utilisent, c’est plutôt de savoir jusqu’à quel point les personnes expérimentées peuvent l’utiliser sans risquer de faire tomber la Terre imaginairement soulevée par Archimède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une personne ne gère pas son propre argent et que son seul signe de réussite réside dans le pourcentage de profit qu’il réalise dans l’année, il est légitime qu’elle soit tentée par l’utilisation abusive du levier. Seulement, souvenons-nous d’Archimède qui nous rappelle &lt;strong&gt;qu’il faut également disposer d’un bon point d’appui&lt;/strong&gt;. En finance, rien de plus facile : il suffit de s’appuyer sur une banque qui va elle-même s’octroyer des prêts pour tenter de gagner plus d’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où est le problème ? il y a des perdants et des gagnants, c’est une forme de spéculation comme une autre. Seulement, comme le principe du levier tend à se généraliser, le risque tend à se banaliser ce qui conduit forcément à quelques incidents de parcours. En effet, c’est quand la catastrophe arrive qu’on se met alors à médiatiser cet effet de levier et à le dénoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première dont j’ai entendu parlé fut celle de &lt;a href=&quot;http://tradebourse.over-blog.com/article-1377061.html&quot;&gt;LTCM&lt;/a&gt;. Il s’agissait d’un &lt;a href=&quot;http://www.fimarkets.com/pages/hedge_funds.htm&quot;&gt;&lt;em&gt;hedge fund&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; créé en 1994, et tout à fait sérieux car deux Prix Nobel d’économie en étaient associés. A l’époque, le contexte est porteur, les affaires tournent bien : d’environ 1 milliards de dollars à son lancement, le capital de LTCM frôle les 5 milliards en 1997. Seulement, la crise asiatique arrive et surtout la crise financière russe qui va à l’encontre des modèles mathématiques mis au point par les petits génies du fond. Bien sûr la faillite arrive, mais ce n’est pas le plus important. La véritable catastrophe est quand on se rend compte que &lt;strong&gt;ce seul fond a pris pour plus d’un trillion de dollars de positions sur les marchés&lt;/strong&gt; (plus de 1000 milliards de dollars, soit 200 fois plus d’argent qu’il ne possédait réellement). Le système bancaire chancèle, on met en place un plan d’urgence et tout le monde trouve ça inimaginable. Décidément l’effet de levier, c’est beaucoup trop dangereux, on va faire attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que fait-on dix ans après ?&lt;/strong&gt; Des banques incitent les retraités à risquer leur capital sur intuitions tout en enjolivant les risques ; un président de banque paraît vraiment étonné quand les médias parlent d’un certain Jérôme qui a pris, à lui tout seul, des positions équivalentes à plus de trois fois les fonds propres de cette même banque. Bref, cette pratique ne s’est pas vraiment assainie, d’autant plus que ne ressortent à la surface que les incidents trop énormes pour pouvoir être facilement passés sous silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le contexte de crise financière actuelle, la paranoïa guette le monde des affaires. Plus personne ne semble absolument sûr de rien. Les décideurs politiques parlent de dérives, de marchés financiers devenus &lt;a href=&quot;http://tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,3696012,00-systeme-financier-marche-sur-tete-.html&quot;&gt;incontrôlables&lt;/a&gt; qui menacent l’équilibre économique de la planète. Bref, il veulent introduire de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gulation_%28%C3%A9conomie%29&quot;&gt;régulation&lt;/a&gt;, ce qui est normal étant donné que c’est leur travail. Mais comment fixe-t-on les limites ? Faut-il interdire toute pratique de l’effet de levier ? Tout emprunt à but spéculatif ? Seulement, n’oublions pas que tout investissement a par essence une finalité spéculative. Dans ce cas, &lt;strong&gt;toute régulation risquent d’impacter l’économie mondiale de manière très incertaine&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, il n’y a pas de solution simple et immédiate. Sauf qu’Archimède n’a jamais voulu soulever le monde, il s’est juste contenté de ce qui était à sa portée pour démontrer sa théorie. Tout le reste, n’est que le fruit d’expérimentations douteuses nées d’individus voulant profiter des lois de la physiques en les testant jusqu’à l’extrême. C’est valorisant quand on découvre l’énergie nucléaire, c’est plus inquiétant quand on commence à en faire des bombes qui menacent l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/3302450948013303379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/3302450948013303379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3302450948013303379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3302450948013303379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/07/donnez-moi-un-point-dappui-et-un-levier.html' title='Donnez moi un point d’appui et un levier'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh3UKnxSivvQVFlMUkQaUx3wkufXCRX9EaSKmTkgJ9d7yCfyp3xZ8Z0rJrChPHM5ScmNoqzDmK-fr4LZ7G1hJ1SVJu3TSiiW6vQNG2RgSx90IzEsnhqLezL08s-CK5d94Y5JL25z-705kc/s72-c/levier.gif" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-3569577448997437246</id><published>2008-07-10T12:03:00.008+02:00</published><updated>2010-07-02T14:54:19.518+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="bourse"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="etats-unis"/><title type='text'>Souviens-toi... l&#39;été dernier</title><content type='html'>&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdgEFN1B77-FYPaqvzgH8hTeIA__bQbZnpSJqeK_qRiSJ9eWM1rRt-5t0q0UHnDtueknLO8cyXKs0Xr5640Quy1x581O-AetvgiNDIThq09Tyu5Nlg7O351j0N0erymnbjoEq1lyZL_qU/s1600-h/souviens-toi.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5221326159904259394&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdgEFN1B77-FYPaqvzgH8hTeIA__bQbZnpSJqeK_qRiSJ9eWM1rRt-5t0q0UHnDtueknLO8cyXKs0Xr5640Quy1x581O-AetvgiNDIThq09Tyu5Nlg7O351j0N0erymnbjoEq1lyZL_qU/s200/souviens-toi.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pour ceux qui ne seraient pas spécialistes en &lt;em&gt;teenage movies&lt;/em&gt; américains, « &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3546.html&quot;&gt;Souviens-toi… l’été dernier&lt;/a&gt; » est un film censé faire peur (dans la lignée des &lt;em&gt;Screams&lt;/em&gt;) où des adolescents renversent un homme en voiture lors d’un retour de soirée. Ils se débarrassent du corps dans la mer et établissent une sorte de pacte où chacun jure de ne rien révéler. Seulement, l’été suivant (un an après), ces jeunes étudiants commencent à recevoir des lettres de menace puis commencent à se faire tuer par l’homme qu’ils avaient renversé, ressuscité en marin avec un crochet en guise de main…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vous parle de ce film, ce n’est pas pour vous conseiller d’aller le voir, mais car je m’apprête à vous parler de cet été (je reviendrai plus précisément sur le sujet du film plus tard). La société &lt;a href=&quot;http://www.goldwasserexchange.be/intro.html&quot;&gt;Goldwasser Exchange&lt;/a&gt; possède un &lt;a href=&quot;http://pl.facebook.com/pages/Goldwasser-Exchange/14706572362&quot;&gt;forum financier&lt;/a&gt; très intéressant sur Facebook et organise régulièrement des concours qui consistent à faire des prévisions sur les marchés. Le thème de juillet/août est « &lt;strong&gt;Comment prévoyez-vous l’évolution des bourses pendant l’été ?&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant les vacances, il est en effet propice de faire un point sur cette question, afin de pouvoir partir l’esprit rassuré ou déprimé, mais du moins renseigné, sur ce qui est susceptible de se passer durant l’été. L’objectif de cette prévision n’est pas forcément de pouvoir réagir instantanément à ce qui devrait se passer (pas évident depuis le bord de la piscine), car normalement tout investisseur encore sain d’esprit profite d’une partie de la période estivale pour décrocher un minimum. Non, réfléchir sur ce qui peut théoriquement se passer cet été permet plutôt de gérer cette transition vers l’inaction plus facilement (le contrôle n’est plus physique mais mental : on regarde l’évolution de loin en déclamant « &lt;em&gt;je vous l’avais bien dit&lt;/em&gt; » et nous voilà rassurés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement quand on n’a plus de prise sur le marché, on a forcément tendance à imaginer le pire pour ne pas s’avérer déçu (et pour ne pas s’imaginer qu’on va passer à côté de bonnes affaires en cas d’évolution positive). &lt;strong&gt;L’incapacité à agir induit une certaine vision pessimiste du marché.&lt;/strong&gt; Il n’y a qu’à lire les éditoriaux qui paraissent en ce moment sur le sujet, d’autant plus que le mot « été » se prête à beaucoup d’expressions toutes trouvées : « &lt;a href=&quot;http://www.seniorplanet.fr/agora/article-080708.1.html&quot;&gt;L’été de tous les dangers&lt;/a&gt; », « L’été en pente douce », « L’été meurtrier » ou « &lt;em&gt;Cruel Summer&lt;/em&gt; », bref tout nous pousse vers la déprime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en reviens à mon film d’adolescents : l’été dernier, la finance mondiale a elle aussi connu en quelque sorte un accident malencontreux. Je me souviens des titres des journaux (généralistes et non financiers : je vous l’ai dit, on essaye de décrocher en vacances) qui annonçaient une vaste crise financière sur fond d’immobilier aux Etats-Unis. Nous apprenions alors de nouveaux mots : « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Subprime&quot;&gt;subprimes&lt;/a&gt; », « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_hypoth%C3%A9caire&quot;&gt;prêts hypothécaires&lt;/a&gt; », « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Collateralised_Debt_Obligation&quot;&gt;CDO&lt;/a&gt; », « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Titrisation&quot;&gt;titrisation&lt;/a&gt; » qui, on s’en doutait alors peu, allaient intégrer notre vocabulaire courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette saison, difficile néanmoins de s’appesantir sur le sort de propriétaires américains. Certes, beaucoup perdaient leur maison mais c’était les Etats-Unis, on n’allait pas pleurer sur des Américains parce qu’ils avaient fait l’erreur d’acheter une maison alors qu’ils n’en avaient pas moyens. On n’allait pas non plus être attristé par les pertes des banques, tout cela parce qu’elles avaient fait un mauvais calcul de risque. Bref, &lt;strong&gt;tout cela nous semblait un peu virtuel, comme évaporé par la chaleur estivale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or l’accident avait bien lieu, et en sous-main les jeunes loups de la finance (et même les vieux d’ailleurs) étaient déjà à l’œuvre pour en minimiser les conséquences. Il n’y a pas eu de pacte unique comme dans le film, mais chacun s’est efforcé de cacher une partie de la vérité. Les banques se sont mises à se faire très discrètes sur les « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_pourrie&quot;&gt;junk bonds&lt;/a&gt; » qu’elles détenaient, la FED (Banque centrale des Etats-Unis) s’est voulu très réactive en abaissant rapidement les taux d’intérêts et garantissant le rachat de certains actifs, les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_notation&quot;&gt;agences de notation&lt;/a&gt; se sont voulu rassurantes : non, il n’y avait pas eu sous-évaluation du risque…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement au film où les jeunes étudiants arrivent à passer leur accident sous silence pendant un an, la situation a été moins discrète concernant « l’accroc financier » de l’été 2007. Déjà, plus d’un million d’Américains qui se font expulser de chez eux, c’est difficile à cacher. De plus, les banques un peu partout dans le monde se sont mises à annoncer (certes au compte-goutte pour essayer de rendre ça plus supportable) des dépréciations d’actifs en cascade et des résultats d’exploitation en berne. Certains fonds se sont même mis à faire faillite (&lt;em&gt;Carlyle&lt;/em&gt;), voire même des banques elles-mêmes (&lt;em&gt;Bear Stearns&lt;/em&gt; finalement sauvée par &lt;em&gt;JPMorgan Chase&lt;/em&gt;). Bref, tout ça n’est pas des moins visibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, les acteurs financiers ont vite tenté de circonscrire les dommages assez tôt. En effet, malgré la déprime des marchés boursiers depuis le début de l’année (et surtout des valeurs financières dont certaines ont perdu plus de 50 % de leur valeur), les nouvelles se sont vite voulues rassurantes. &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/04/le-march-respire-encore-est-ce-bon.html&quot;&gt;Des analystes annonçaient dès le mois d’avril la fin de la crise financière&lt;/a&gt; : « &lt;em&gt;rentrez chez vous, tout est rentré dans l’ordre&lt;/em&gt; ». Certes, les plus gros problèmes sont peut-être derrière-nous (expression très à la mode dans &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/marches/4727929.htm&quot;&gt;la presse financière&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/finance_et_marches/20080515.OBS4027/strausskahn__la_crise_financiere_est_derriere_nous.html&quot;&gt;chez les décideurs politiques&lt;/a&gt;), pourtant &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/immobilier/2008/06/18/05002-20080618ARTFIG00315-etats-unis-la-crise-immobiliere-s-amplifie-.php&quot;&gt;le prix de l’immobilier continue de chuter&lt;/a&gt;, on estime que 2 millions d’Américains vont &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5merf_crise-des-subprimes-31-mai-2008_news&quot;&gt;perdre leur maison&lt;/a&gt; en 2008, le dollar s’effondre et l’inflation commence à devenir problématique (ce qui menace la consommation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis apparaissent de nouveaux mots avec qui on se familiarisent de plus en plus : « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Credit_default_swap&quot;&gt;CDS&lt;/a&gt; », « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rehaussement_de_cr%C3%A9di&quot;&gt;Rehausseur de crédit&lt;/a&gt; », et &lt;strong&gt;on commence à se demander si le pire est vraiment derrière-nous&lt;/strong&gt;. Comme dans le film, nos jeunes/vieux loups de la finance commencent à recevoir des menaces sous la forme de nouvelles alarmantes qui se traduisent par de brusques secousses sur les marchés boursiers (enfin surtout par une longue descente plus ou moins raide). Les menaces vont-elles s’intensifier (notamment par le biais des résultats semestriels) ? Va-t-il y avoir des morts cet été (quelques petites faillites) ? Bref, &lt;strong&gt;est-on condamner à payer pour les folies financières qui sont apparues l’été dernier et que certains ont mis tant de mal à cacher ou à minimiser durant toute l’année&lt;/strong&gt;. Je ne prédis rien mais je préfère me dire que cela sera le cas. Ainsi, même loin des marchés, je pourrai enfin passer des vacances tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/3569577448997437246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/3569577448997437246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3569577448997437246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3569577448997437246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/07/souviens-toi-lt-dernier.html' title='Souviens-toi... l&#39;été dernier'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhdgEFN1B77-FYPaqvzgH8hTeIA__bQbZnpSJqeK_qRiSJ9eWM1rRt-5t0q0UHnDtueknLO8cyXKs0Xr5640Quy1x581O-AetvgiNDIThq09Tyu5Nlg7O351j0N0erymnbjoEq1lyZL_qU/s72-c/souviens-toi.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-5875944631705747195</id><published>2008-07-04T11:56:00.021+02:00</published><updated>2010-07-02T14:57:44.120+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="etats-unis"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="europe"/><title type='text'>La plastification des dettes</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgpPyJtzEk7PQYZw-iIGRA8zjqnlypzS2mIpUcZ2nqie1BK6ed1H1nWu_00k6UiR4Bsh2abmrI03m2Ht1qy6Rr1UYO3RTN4j_kYvzYC0aETU2gDfGv9RrEkOdEjkfhPlf2-ptSW0BHlUgw/s1600-h/no_plastic.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5219096714235493058&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 122px&quot; height=&quot;141&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgpPyJtzEk7PQYZw-iIGRA8zjqnlypzS2mIpUcZ2nqie1BK6ed1H1nWu_00k6UiR4Bsh2abmrI03m2Ht1qy6Rr1UYO3RTN4j_kYvzYC0aETU2gDfGv9RrEkOdEjkfhPlf2-ptSW0BHlUgw/s200/no_plastic.jpg&quot; width=&quot;160&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Suite à mon article « &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/06/jemprunte-donc-je-suis-moins-riche.html&quot;&gt;J’emprunte donc je suis … moins riche&lt;/a&gt; », un lecteur m’a récemment demandé plus de précisions concernant &lt;strong&gt;les dettes contractées par les Américains au moyen de leur cartes de crédit&lt;/strong&gt;, ainsi qu’une comparaison avec l’Europe. Enfin, il me demandait quand le niveau d’endettement allait devenir &lt;em&gt;problématique&lt;/em&gt; (si je traduis en langage bancaire, j’imagine que ça signifie &lt;em&gt;catastrophique&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, en faisant mes recherches, j’ai été très surpris de trouver aussi peu d’informations sur le sujet. Y aurait-il une sorte de « loi du silence » plus ou moins consentie par les acteurs du crédit individuel ? Ce sont à la rigueur les Etats-Unis qui font preuve de plus de transparence. Même si les données ne sont pas des plus récentes, &lt;a href=&quot;http://www.federalreserve.gov/releases/g19/Current/&quot;&gt;la FED&lt;/a&gt; (banque centrale des Etats-Unis) et les organismes de crédit américains semblent en effet plus enclins à communiquer &lt;a href=&quot;http://www.creditcards.com/credit-card-news/credit-card-industry-facts-personal-debt-statistics-1276.php&quot;&gt;quelques chiffres&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commençons donc par les Etats-Unis&lt;/strong&gt;. La dette privée des consommateurs américains (hors prêts immobiliers) atteindrait 2,46 &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Trillion&quot;&gt;trillions&lt;/a&gt; de dollars en juin 2007 (8.200 dollars par habitant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les crédits revolving (cartes de crédit US)&lt;/strong&gt; représenteraient &lt;a href=&quot;http://www.agefi.fr/articles/CRISE-BANCAIRE-AUX-ETATS-UNIS-A-present-les-cartes-1034610.html&quot;&gt;904 milliards de dollars&lt;/a&gt;, soit 3.013 dollars par habitant mais un peu plus de 5.000 dollars par usager car il faut enlever les personnes qui ne possèdent pas de carte (environ un quart des foyers américains). Mais environ 30% des usagers paient leur solde à la fin du mois sans avoir recours au crédit proposé : &lt;strong&gt;Ainsi plus de la moitié des Américains n’utilise pas ou quasiment pas les possibilités de crédit offertes par les cartes en plastique&lt;/strong&gt; (on est loin des clichés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moyenne, chaque consommateur a accès à environ 19.000 dollars via ses cartes de crédit : plus de la moitié d’entre eux utiliserait moins du tiers de cette capacité d’emprunt, mais 1 consommateur sur 7 en utiliserait 80% ou plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chaque ménage américain utilise en moyenne ses cartes de crédit pour un somme correspondant à 5% de ses revenus annuels&lt;/strong&gt; (pas de quoi faire sauter la banque !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;51% de la population américaine possèdent au moins deux cartes de crédit. 10% en possèdent au moins dix !&lt;/strong&gt; (Je vous laisse deviner laquelle de ces deux catégories pose le plus de problèmes…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En Europe&lt;/strong&gt;, la situation semble plus confuse à appréhender étant donné l’éclatement des données disponibles. Malheureusement, les chiffres concernant les seules cartes de crédit (au sens américain, c’est-à-dire ce que les Européens appellent crédit revolving) sont indisponibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons donc nous contenter des données concernant la totalité des crédits à la consommation. Pour cela, nous utiliserons principalement &lt;a href=&quot;http://www.sofinco.com/spip/IMG/pdf/SOFINCO-credit_conso_europe_062008.pdf&quot;&gt;une étude réalisée par l’organisme de crédit Sofinco&lt;/a&gt; à la fin 2007. On y apprend que les encours de crédit à la consommation pour les 27 pays de l’Unions Européenne s’élèveraient environ 1,8 trillions de dollars (3.600 dollars par habitant soit plus de deux fois moins qu’aux Etats-Unis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette étude met en lumière de grandes disparités régionales (on se doute bien que les Bulgares ne vont pas consommer comme les Suédois). Sans surprise, la &lt;strong&gt;palme de l’endettement revient au Royaume-Uni&lt;/strong&gt; : 8.350 dollars d’encours par habitant. Dans ce pays, plus de la moitié des ménages ont contracté un prêt à la consommation et &lt;a href=&quot;http://www.usatoday.com/money/world/2005-12-21-uk-credit-usat_x.htm&quot;&gt;on y dénombre 55% des cartes de crédit utilisées en Europe&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre la langue, les Britanniques semblent donc partager une certaine tendance à l’endettement avec leurs amis Américains (ratio d’endettement étrangement similaire). En revanche, les habitants les moins endettés se concentrent logiquement dans les ex-pays communistes en reconversion. Mais ces derniers constituent un marché en pleine expansion pour les organismes de crédit. Par exemple, &lt;strong&gt;les encours de crédits à la consommation des Roumains ont augmenté de 75% en 2007 !&lt;/strong&gt; (La moyenne de l’UE se situant à + 6,7%). L’Europe de l’endettement semble avoir de beaux jours devant elle, et l’écart avec les Etats-Unis semble être en voie de résorption progressive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La dernière partie de la question de mon lecteur concernait l’avenir : A partir de quand la situation allait devenir problématique ?&lt;/strong&gt; Là encore, les chiffres sont très confus surtout que les critères de surendettement diffèrent d’un pays à l’autre. Pour les Etats-Unis, nous disposons seulement du chiffre annuel de faillites personnelles prononcées : environ 2 millions tous les ans (&lt;a href=&quot;http://blogs.salon.com/0002007/2004/10/28.html#a928&quot;&gt;soit 7 faillites pour 1000 habitants en 2007&lt;/a&gt;). Certes, dans 75% des cas, les personnes en faillite possédaient au moins une carte de crédit, mais leur « dette de plastique » représentait en général moins de 20% de leur problème. Concernant l’Europe, la notion de faillite personnelle n’étant pas reconnue partout, la comparaison est malheureusement impossible. Néanmoins, selon diverses sources, on peut estimer raisonnablement à &lt;a href=&quot;http://www.lexisnexis.fr/pdf/DO/RS061120.pdf&quot;&gt;plus de 20 millions le nombre de ménages surendettés en Europe&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, contrairement aux idées reçues et, même si le surendettement représente un drame pour celui qui est confronté, &lt;strong&gt;la situation globale concernant les encours de crédit à la consommation semble aux Etats-Unis comme en Europe beaucoup moins dramatique qu’on a tendance à le supposer&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que &lt;strong&gt;l’imaginaire collectif a davantage tendance à se focaliser sur des supports concrets : la carte de crédit en est un tout trouvé&lt;/strong&gt;. Bien souvent, la question de l’endettement reste focalisée sur ce morceau de plastique, alors que le véritable souci semble résider ailleurs : &lt;strong&gt;la « plastification des dettes » créant une barrière mentale masquant les véritables enjeux&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est en effet bien plus difficile d’imaginer et d’être outragé par les ravages d’un prêt immobilier à taux variable, de l’augmentation des dépenses publiques, du déficit de la balance de paiement d’un pays. Pour ces sujets, nous ne disposons pas d’image forte, si ce n’est à la rigueur celle d’un banquier stressé qui joue à l’apprenti-sorcier derrière son ordinateur. Et pourtant, si l’on ne prend que les Etats-Unis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur 9 trillions de dollars d’encours de crédits immobiliers aux Etats-Unis (7 trillions en Europe)&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2005/06/16/realestate/16arm.html?_r=1&amp;amp;oref=slogin&quot;&gt;plus d’un trillion est basé sur le principe des subprimes&lt;/a&gt; : mécanisme qui a engendré &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Foreclosure&quot;&gt;1,3 millions de procédures de saisie immobilière en 2007&lt;/a&gt; (Au moins, toutes ces pancartes « &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Foreclosedhome.JPG&quot;&gt;&lt;em&gt;Public Auction&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; » en raison de ces « &lt;a href=&quot;http://www.wordreference.com/enfr/foreclosures&quot;&gt;&lt;em&gt;foreclosures&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; » ont-elles le méritent de générer des images qui alertent progressivement les esprits).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le principal facteur d’endettement reste beaucoup plus silencieux et dépasse de loin le simple cadre de la consommation privée. &lt;a href=&quot;http://mises.org/story/3020&quot;&gt;Le gouvernement fédéral américain augmente sans cesse les dépenses publiques&lt;/a&gt;, or il est beaucoup plus difficile de matérialiser les ravages de la dette à travers le lancement d’un programme gouvernemental très coûteux à l’utilité discutable qu’en accusant les cartes de crédit, ce qui tend d’ailleurs à déresponsabiliser opportunément les décideurs politiques. &lt;strong&gt;Le déficit gouvernemental officiel des Etats-Unis s’élèverait ainsi à 9 trillions de dollars (Ne nous moquons pas : plus de 11 trillions pour l’Union Européenne)&lt;/strong&gt;. Mais &lt;a href=&quot;http://www.gao.gov/financial/fy2005financialreport.html&quot;&gt;les autorités américaines ne cachent pas qu’il s’agit là d’un chiffre comptable&lt;/a&gt; qui notamment ne prend pas en compte les dépenses abyssales engagées en Irak ou en Afghanistan, les différentes pensions civiles et militaires (qui sont destinées &lt;a href=&quot;http://www.pbs.org/wsw/news/fortunearticle_20031110_01.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;à exploser dans les années à venir&lt;/a&gt; avec l’arrivée à l’âge de la retraite des baby-boomers) ou encore le financement du futur programme de &lt;a href=&quot;http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601103&amp;amp;sid=ajJwEco3R5bM&amp;amp;refer=us&quot;&gt;Sécurité Sociale promis par les candidats à l’élection présidentielle&lt;/a&gt; et qui s’annonce déjà ultra-déficitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, le gouvernement américain avançait le chiffre de 46 trillions de dollars pour 2005 (On serait plus aujourd’hui plus proche des &lt;a href=&quot;http://www.federalreserve.gov/releases/z1/current/accessible/d3.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;50 trillions&lt;/a&gt;). &lt;strong&gt;Les encours de carte de crédit ne représenteraient donc que moins de 2% de ce total ! Le problème semble donc découler davantage d’une logique macroéconomique créatrices de déséquilibres que du comportement irresponsable de quelques consommateurs&lt;/strong&gt;. Les décideurs américains dépensent trop, l’économie américaine ne produit pas suffisamment (ou du moins consomme plus qu’elle ne produit), beaucoup d’actifs américains sont survalorisés étant donné la quantité trop abondante de dollars en circulation, ce qui intensifie &lt;a href=&quot;http://moneyzine.blogspot.com/2008/05/next-bubble.html&quot;&gt;le phénomène de bulles&lt;/a&gt; (d’autant plus sensible quand les taux d’intérêt sont bas). &lt;strong&gt;Seulement la macroéconomie : c’est un gaz&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.radicalempiricism.org/pouvoir/controle.pdf&quot;&gt;comme aurait dit Gilles Deleuze&lt;/a&gt;). &lt;strong&gt;C’est diffus et insaisissable, impossible d’en tirer une image mentale suffisamment marquante&lt;/strong&gt;. Alors on se rabat sur le plastique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs ce n’est pas anodin, si &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=OS2fI2p9iVs&quot;&gt;David Walker, ancien Contrôleur Général américain, voulant tirer la sonnette d’alarme concernant l’endettement américain&lt;/a&gt;, utilisait récemment cette image : « &lt;em&gt;Nous dépensons plus d&#39;argent que nous en créons. Nous mettons tout cela sur une carte de crédit et on compte sur nos petits-enfants pour payer la note. C&#39;est absolument scandaleux !&lt;/em&gt; » Au moins, contrairement aux Européens, beaucoup plus circonspects sur le sujet, les Américains commencent-ils à admettre progressivement le problème… Mais est-il vraiment dans leur intérêt de chercher une solution ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/5875944631705747195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/5875944631705747195' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5875944631705747195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/5875944631705747195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/07/la-plastification-des-dettes.html' title='La plastification des dettes'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgpPyJtzEk7PQYZw-iIGRA8zjqnlypzS2mIpUcZ2nqie1BK6ed1H1nWu_00k6UiR4Bsh2abmrI03m2Ht1qy6Rr1UYO3RTN4j_kYvzYC0aETU2gDfGv9RrEkOdEjkfhPlf2-ptSW0BHlUgw/s72-c/no_plastic.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-3265544603165540708</id><published>2008-06-25T12:00:00.017+02:00</published><updated>2010-07-02T14:55:18.135+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="dettes"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="economie"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="etats-unis"/><title type='text'>J&#39;emprunte donc je suis ... moins riche</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjpew_k3DF-2-eOosFVZKbW3VDsMhAcT0vUfb3oegElCWSNCrBEysnsDwcL8Ia6DmbKIK3AWqYFEEdHp6h7dZY-gXK__M8rEV1iHmGFVkPgNIslzy45f8QBmojxdW8oTJm8y7VEklkoxhY/s1600-h/cerdi_cards_hand.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5215759168117584738&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 108px&quot; height=&quot;111&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjpew_k3DF-2-eOosFVZKbW3VDsMhAcT0vUfb3oegElCWSNCrBEysnsDwcL8Ia6DmbKIK3AWqYFEEdHp6h7dZY-gXK__M8rEV1iHmGFVkPgNIslzy45f8QBmojxdW8oTJm8y7VEklkoxhY/s200/cerdi_cards_hand.jpg&quot; width=&quot;144&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il semble assez incongru d’employer pour cet article un titre qui semble relever à la fois de Descartes et de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapalissade&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lapalissade&lt;/a&gt;. Néanmoins, il reflète assez bien les stéréotypes liés à l’utilisation de l’endettement dans notre société de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut tout d’abord observer que &lt;strong&gt;cette affirmation peut s’avérer fausse&lt;/strong&gt; ou du moins incomplète. Je peux certes être moins riche en empruntant aujourd’hui, mais &lt;strong&gt;c’est peut-être pour être plus riche demain&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’emprunt a tout d’abord une utilité économique : il est l’un des moteurs de création de richesse. Il serait aberrant d’éviter d’investir dans une entreprise sous prétexte qu’elle est endettée. Si l’emprunt est utilisé pour des investissements susceptibles de rapporter à l’avenir davantage que le coût du crédit, il est du devoir même des entreprises de prendre de tels risques sous peine de compromettre leur futur développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un peu la même chose pour les particuliers. Quand j’emprunte pour investir dans un capital susceptible de me rapporter davantage à terme que le coût global de mon crédit, l’endettement ne semble pas stupide. Attention cependant, à terme ne veut pas dire « &lt;em&gt;quand je serai mort&lt;/em&gt; » : il faut que je puisse bénéficier moi-même de l’avantage de cet endettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas typique est &lt;strong&gt;l’immobilier&lt;/strong&gt; : malgré &lt;a href=&quot;http://bulle-immobiliere.org/drupal/graphique-immobilier-france-comparaison-prix-immobilier-indice-cout-construction&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la hausse vertigineuse des prix&lt;/a&gt; puis des &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/immobilier/2008/01/02/05002-20080102ARTFIG00396-credit-immobilier-les-tauxtoujours-a-la-hausse-en-.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;taux d’intérêts&lt;/a&gt;, on a pu observer une course à l’achat sous prétexte qu’il s’agissait d’un investissement. Cependant certains particuliers ont oublié de prendre leur calculatrice et se sont lancés dans des acquisitions qui ne deviendront rentables qu’après leur mort (et encore si les prix de l’immobilier restent collés à l’inflation, ce qui semble être de plus en plus &lt;a href=&quot;http://bulle-immobiliere.org/drupal/graphique-immobilier-france-evolution-prix-ancien&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;incertain&lt;/a&gt; dans les années à venir).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’en est-il des autres emprunts ? Ceux qui vous rendent plus pauvres aujourd’hui comme demain, qu’il s’agisse d’acheter une voiture, des meubles, des appareils électroniques, des vêtements… bref des biens qui vous apportent une satisfaction présente mais qui ne vous rapporteront rien à l’avenir. En effet, &lt;strong&gt;la consommation est un savant mélange de plaisir et d’utilité&lt;/strong&gt; : vous achetez quelque chose parce que vous en avez envie et/ou besoin. Vous avez une certaine dose de plaisir à faire les magasins, à acquérir un bien, à en profiter. Malheureusement ce bien se dégrade peu à peu, devient démodé, bref il perd de sa valeur et vous êtes obligé à terme de le remplacer. &lt;strong&gt;Pourquoi donc emprunter pour perdre de l’argent ?&lt;/strong&gt; Il s’agit en effet de payer un service (avoir de l’argent aujourd’hui) pour payer un bien qui ne vaudra plus rien demain (même si vous devrez continuer à rembourser cet objet vidé de sa valeur ainsi que votre désir de l’avoir acheté alors que vous n’aviez pas les moyens : les intérêts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentée de cette manière, la logique de l’endettement semble légèrement absurde. Pourtant les sociétés de crédit communiquent plus que jamais (en offrant parfois des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/TEG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;TEG&lt;/a&gt; annuels supérieurs à 20% !). Aux Etats-Unis, être endetté est devenu une nécessité, &lt;strong&gt;un véritable style de vie&lt;/strong&gt; voire le véritable « &lt;em&gt;American way of life&lt;/em&gt; ». Ainsi, je suis très surpris à chaque fois que je discute avec des Américains, dont certains sont pourtant très éduqués, d’apprendre qu’ils possèdent 3 ou 4 cartes de crédit différentes et les utilisent régulièrement. Attention, une carte de crédit aux Etats-Unis &lt;a href=&quot;http://adproject.free.fr/wordpress/?p=42&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;n’a pas la même signification&lt;/a&gt; qu’en Europe où on utilise ce terme pour désigner ce qui est pour eux une carte de débit (mon compte est débité d’autant quand je paye). En réalité, quand on paye avec une carte de crédit, le montant vient alimenter ma dette que l’émetteur de la carte met à ma disposition en échange d’un certain taux d’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, certains Américains trouvent ça un peu bête, mais ils vous disent qu’ils n’ont pas vraiment le choix, qu’ils seraient vraiment pénalisés dans leur vie s’ils n’avaient pas ce moyen à leur disposition. En réalité, l’endettement est devenu un élément intrinsèque du fonctionnement de l’économie américaine qui ne peut pas se permettre de faire machine arrière. &lt;strong&gt;Il faut continuer à avancer sous peine d’entrer en récession&lt;/strong&gt;, peu importe si chaque Américain doit en moyenne plus de 150.000 dollars en terme de &lt;a href=&quot;http://www.gao.gov/financial/fy2005/05frusg.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;dette extérieure&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’endettement est même devenu un facteur identitaire&lt;/strong&gt; (d’où la référence cartésienne dans le titre de cet article) : chaque Américain disposant d’une &lt;a href=&quot;http://www.ftc.gov/bcp/edu/pubs/consumer/credit/cre24.shtm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note de crédit&lt;/a&gt; liée à son numéro de Sécurité sociale. Votre comportement de consommateur est finement analysé à travers votre &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Credit_history&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;historique d’endettement&lt;/a&gt; centralisé par &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Consumer_credit_reporting_agency&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;4 agences&lt;/a&gt; (un Big Brother quadricéphale qui vous fait en plus payer pour connaître votre note : &lt;a href=&quot;http://www.equifax.com/credit-score-watch/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un exemple ici&lt;/a&gt;). Tout est épluché, les encours de la dette, les retards de paiement, l’estimation de votre patrimoine… Si votre note est bonne, vous avez le droit de vous endettez plus, si elle est mauvaise, vous trouverez toujours &lt;a href=&quot;http://www.iokbadcredit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;quelqu’un&lt;/a&gt; pour vous prêter mais à des taux supérieurs (ce qui s’avère aussi efficace de vouloir désintoxiquer un junkie en lui donnant une dose aujourd’hui tout en le mettant en garde qu’elle lui coûtera beaucoup plus cher demain).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble difficile de conclure &lt;strong&gt;autrement que par un constat d’incrédulité&lt;/strong&gt;. Que se passera-t-il quand cette course en avant finira par trouver ses limites ? La crise des subprimes semble être un premier avertissement. Certains créanciers ont voulu étendre leur aire de clientèle en offrant aux plus pauvres (ceux qu’ils appellent &lt;strong&gt;les Ninjas&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;No income, no job, no assets&lt;/em&gt;) la possibilité de devenir encore moins riches, et ils se sont ensuite étonnés qu’il y ait quelques dysfonctionnements. Alors qu’une grande part de l’économie mondiale semble dépendre de cette surconsommation américaine, que faire sinon jouer les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cassandre_(mythologie)&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cassandres&lt;/a&gt; en prédisant un futur désastre ? Le Président Bush Sr l’avait bien annoncé en 1992 à la Conférence de Rio en affirmant : « &lt;a href=&quot;http://www.noolithic.org/dotclear/index.php/2007/07/03/144-lamerique-dans-la-tourmente-du-rechauffement-climatique&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le mode de vie des Américains n’est pas négociable&lt;/a&gt; ». Certes ! mais est-il solvable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/3265544603165540708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/3265544603165540708' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3265544603165540708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/3265544603165540708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/06/jemprunte-donc-je-suis-moins-riche.html' title='J&#39;emprunte donc je suis ... moins riche'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjpew_k3DF-2-eOosFVZKbW3VDsMhAcT0vUfb3oegElCWSNCrBEysnsDwcL8Ia6DmbKIK3AWqYFEEdHp6h7dZY-gXK__M8rEV1iHmGFVkPgNIslzy45f8QBmojxdW8oTJm8y7VEklkoxhY/s72-c/cerdi_cards_hand.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5950015383671356792.post-4382855829934700182</id><published>2008-06-05T16:35:00.038+02:00</published><updated>2010-07-02T15:07:17.768+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="bourse"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="conseils"/><title type='text'>Jouons avec les courbes</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiztQRyFx9RoXqV6YgSkAC5yieEDHUcH_CnCM9rpRwaoPnIu_2XdxjFzbWK-qK80tRT7-ATQqZNKOxDPD4TntnGzpu9Ez6kjOEe_6IwQ7XeLhihXMCb0uQjmch3RtwL3rYdCU62Oh1REZk/s1600-h/montagne_russe.jpg&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5208425967426447810&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 5px 0px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 101px&quot; height=&quot;102&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiztQRyFx9RoXqV6YgSkAC5yieEDHUcH_CnCM9rpRwaoPnIu_2XdxjFzbWK-qK80tRT7-ATQqZNKOxDPD4TntnGzpu9Ez6kjOEe_6IwQ7XeLhihXMCb0uQjmch3RtwL3rYdCU62Oh1REZk/s200/montagne_russe.jpg&quot; width=&quot;154&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En tant que fervent lecteur de presse économique et financière, je m&#39;amuse beaucoup à comparer les différentes analyses parsemant les multiples publications du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, &lt;strong&gt;deux grandes thèses s&#39;affrontent&lt;/strong&gt; aujourd&#39;hui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Pour les uns&lt;/strong&gt;, tout est rentré dans l&#39;ordre, &lt;strong&gt;la crise est finie&lt;/strong&gt;. Elle a atteint son paroxysme avec le sauvetage de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bear_Stearns&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bear Stearns&lt;/a&gt;. Maintenant les nouvelles sont plutôt rassurantes et même s&#39;il elles ne le sont pas, elles sont &quot;&lt;strong&gt;intégrées dans le cours&lt;/strong&gt;&quot; comme aiment dire les optimistes (les &lt;a href=&quot;http://www.edubourse.com/guide/lexique.php?definition=56&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bullish&lt;/a&gt; : ceux qui jouent la hausse). La baisse de la consommation, l&#39;inflation galopante, le ralentissement de la croissance, la pression sur les matières premières, l&#39;explosion de la dette américaine, l&#39;effondrement du dollar... &lt;strong&gt;dans le cours, on vous dit !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Pour les autres&lt;/strong&gt;, vous n&#39;avez encore rien vu, et vous pouvez accrocher vos ceintures. Le regain d&#39;optimisme actuel n&#39;est qu&#39;une illusion, &lt;strong&gt;un simple rebond&lt;/strong&gt; dans un mouvement de décrochage à moyen terme. Pour ces pessimistes (les &lt;a href=&quot;http://www.edubourse.com/guide/lexique.php?definition=43&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bearish&lt;/a&gt; : ceux qui jouent à la baisse), toutes les conditions sont réunies pour envisager &lt;strong&gt;un net ralentissement de l&#39;économie mondiale&lt;/strong&gt;. Ce n&#39;est qu&#39;un juste retour des choses, il va falloir maintenant payer le prix des années fastes de la mondialisation, de l&#39;endettement opportuniste des Etats-Unis (voir page 32 de &lt;a href=&quot;http://www.gao.gov/financial/fy2005/05frusg.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce rapport officiel&lt;/a&gt; de 2005 du &lt;em&gt;US Government Accountability Office&lt;/em&gt; et qui parle déjà de 46 &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Trillion&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;trillions&lt;/a&gt; de $ de dettes, soit 156 000 $ par Américain !) et du manque d&#39;anticipation vis-à-vis du problème énergétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même en confrontant les analyses, ces deux thèses paraissent effectivement se valoir. Les arguments sont solides, les chiffres avancés impressionnants et les graphiques publiés très parlants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Néanmoins, étant géographe de formation, on m&#39;a toujours répéter sans cesse qu&#39;il fallait toujours critiquer les documents qu&#39;on nous mettait sous les yeux. Les cartes d&#39;abord dont on pouvait faire dire tout et son contraire, et &lt;strong&gt;les chiffres&lt;/strong&gt; qui, judicieusement présentés, &lt;strong&gt;pouvaient être prétexte aux interprétations les plus farfelues&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons l&#39;exemple des graphiques montrant l&#39;évolution de l&#39;indice CAC 40 qui vient souvent illustrer les propos de nos analystes.&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;Exemple n°1 (soyons positifs)&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5208411679989922098&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjs26rQw8peH7AkPjYzpnAb8PEIuZHTvLMFf_0EVStyL5bZs1veRN80bnb0Gab33xBaXg9m1QoWMCtBLE9OEFS_as41fVkuGO-WuXTXIsvyh-aC2DWFfu_hzwI4VVyrsEjxNh8dQ0Wju54/s400/cac_6mois_mm50_jour.gif&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;On voit bien que le 1er trimestre 2008 a été dur, mais que l&#39;indice se redresse nettement depuis début avril, en rebondissant régulièrement sur sa &lt;a href=&quot;http://www.abcbourse.com/apprendre/11_lecon2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;moyenne mobile&lt;/a&gt; 50 (courbe en bleu) qui sert de support et qui a tendance à remonter, ce qui laisserait préfigurer une remise en route progressive de la dynamique haussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Exemple n°2 (soyons dubitatifs)&lt;/b&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5208412957453014322&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgafrVfLtNukbkh5wM-rPJzUVJbo-N3upEd6hB-ORHs2lzdqRlZSlQJCnXhOSdIQJeXD7yZWna3IhecR5FvlrZXeVvXouWG8keG4UC2yOSRT_SDUh0a9EnCH_xGK4o5daUQ7SLqSaSXWvk/s400/cac_4ans_mm100_hebdo.gif&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;On remarque nettement que la belle mécanique haussière a été cassée au début de l&#39;année 2008, mais que l&#39;indice tend à résister dans une phase de consolidation incertaine qui laisse envisager aussi bien une reprise du mouvement haussier (&lt;em&gt;simple pause&lt;/em&gt;) qu&#39;un renversement de tendance lourd (&lt;em&gt;amorce d&#39;une chute plus sévère&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;Exemple n°3 (soyons déprimants)&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5208413858154522722&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhilv6QjYn5nJl755zOvJUe_Wx_joqUBpRbnzmR3jF9eoTLznBdjn_7EMYtZmrhJXi5cBqiUWxu26A67KSWnRqNpC0hynvFwS0tpAmYLtUxyYl-MQO__AJEknA-wMSRDWrIG74ljEgLIsU/s400/cac_10ans_mm50_jour.gif&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans un beau jeu de montagnes russes, le décrochage du début de l&#39;année semble n&#39;être que les prémices d&#39;une grande dégringolade boursière qui nous amènerait l&#39;indice vers les 3000-3500 points, c&#39;est-à-dire pour parler franchement vers un krach. Attendez vous alors à perdre de l&#39;ordre de 40% sur le cours actuel de vos actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, les graphiques boursiers nous permettent de nous rassurer et d&#39;aller dans notre sens. Ils nous rassurent et donnent une garantie, une viabilité à nos scénarios de hausse ou de baisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant voici &lt;strong&gt;une question subsidiaire&lt;/strong&gt; : à votre avis, quelles aurait été votre analyse en avril 1930 (en rouge sur le graphique) quand l&#39;indice Dow Jones regagnait quasiment 50% des pertes subies à la fin de l&#39;année 1929 ? Vous connaissez mon avis... &lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5208417375355355202&quot; style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiT1rSwoeIFGOe1DZjnFKTl25J6Ui1J6_hsAEf3iK-Sgs1yiwhqx45zf5-_gqYDcC-h5wuCfa5KOJSij2C3WGG7sQQLEKUHwr_4OSkVBmXdzNVp3-6gdBrsmihLiVX8m9QnkGiGMkXMiLU/s400/1930_mars.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;E.B. // Moneyzine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moneyzine.blogspot.com/feeds/4382855829934700182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/5950015383671356792/4382855829934700182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/4382855829934700182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5950015383671356792/posts/default/4382855829934700182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moneyzine.blogspot.com/2008/06/jouons-avec-les-courbes.html' title='Jouons avec les courbes'/><author><name>Unknown</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiztQRyFx9RoXqV6YgSkAC5yieEDHUcH_CnCM9rpRwaoPnIu_2XdxjFzbWK-qK80tRT7-ATQqZNKOxDPD4TntnGzpu9Ez6kjOEe_6IwQ7XeLhihXMCb0uQjmch3RtwL3rYdCU62Oh1REZk/s72-c/montagne_russe.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>