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<title>blog sur la traduction</title>
<link>http://www.nakedtranslations.com/fr/</link>
<description><![CDATA[Un regard pos&eacute; sur certains mots, expressions ou sur les difficult&eacute;s crois&eacute;es sur la passerelle qui m&egrave;ne de l'anglais au fran&ccedil;ais]]></description>
<dc:language>en-us</dc:language>
<dc:creator>celine@nakedtranslations.com</dc:creator>
<dc:date>2012-01-16T09:43:05+00:00</dc:date>
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<title>Comment perdre son poste d'interprète</title>
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<description>Cet article sur le licenciement d’une interprète en langue des signes pour son approche « créative » de son métier  (entre autres, elle a informé les téléspectateurs de la présence de zombies radioactifs aux abords de la centrale nucléaire japonaise touchée par le tremblement de terre) m’a rappelé un vieux billet où je décris la tentation d’utiliser ma position toute-puissante d’interprète pour manipuler une situation à ma guise.

En effet, il peut être très difficile de rester dans son rôle de plate-forme de conversion neutre et de proscrire toute intervention personnelle. Pendant les projets sur lesquels je travaille depuis un certain temps, et que je connais comme le fond de ma poche, je suis parfois tentée de donner les réponses aux questions posées, au lieu de relayer d’abord la question, puis la réponse, afin de gagner du temps et de travailler plus efficacement. J’ai d’ailleurs constaté que je n’étais pas la seule à avoir du mal à maîtriser mes instincts pendant un atelier d’une journée, où j’étais chargée avec une autre interprète d’aider de petits groupes de Français et d’Anglais à planifier leur travail pour la session de l’après-midi. À un moment, j’ai été horrifiée d’entendre ma collègue participer à l’organisation du travail, donner son avis sur le partage des tâches entre les participants et sur les personnes les mieux placées pour faire telle et telle chose. C’était bien entendu inapproprié, mais il peut être très difficile de ne pas s’immiscer dans la conversation quand les progrès sont lents et qu’on pense avoir une solution à proposer.

L’interprète de la BBC a attribué ses actions à des « difficultés personnelles, et notamment un manque total de motivation au travail ». J’espère qu’elle se reconvertira et fera un one-woman show, car je trouve sa zombification des informations plutôt rigolote.

Photo des zombies à Brighton de Heather Buckley

_____________________
MISE À JOUR

MAIS BIEN SÛR qu'il s'agit d'une parodie ! Je le savais (presque). Cependant, mon argumentaire tient toujours, et il est arrivé que des interprètes soient licenciés pour s'être permis de dire ce qu'ils pensaient, comme en Ukraine, par exemple. 
(Merci, May !)
____________________
P.S.
En plus, j'ai toujours voulu des zombies sur mon blog. 


____________________
C'EST PAS FINI

Le Plus, l'espace participatif du Nouvel Obs, m'a demandé d'approfondir la question de la neutralité de l'interprète.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/hK-RrYl01b8" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Interprétariat</dc:subject>
<dc:date>2012-01-16T09:43:05+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Plans de développement</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/D4-16725FCI/plans-de-developpement-dans-la-traduction</link>
<description>J’ai souri en lisant le billet de Jill sur les plans de développement, intitulé I don't have a plan and that's okay too. Elle n’en a pas, et celui lui va très bien. Je comprends très bien son attitude, même si je trouve utile de prendre le temps de faire le point sur l’évolution de mon activité et sur les manières de l’améliorer. Cela m’aide à me concentrer sur mes objectifs et à faire tout mon possible pour réussir dans mon travail. C’est pour cela que je me suis donné quelques vagues orientations en janvier 2010, processus que j’ai trouvé utile. Certaines d’entre elles m’ont aidée à progresser dans ma carrière (participation à des webinaires et ateliers, obtention de deux clients directs supplémentaires dans le domaine du développement international, veille sur l’évolution de l’industrie de la traduction), d’autres ont éclairé des voies sans issue (présentation de webinaires et d’ateliers, qui n’est pas mon fort, et réseautage professionnel, terrain peu fertile pour la traductrice que je suis).

Cette année, en revanche, je ne vais pas me fixer d’orientations, même vagues, car je semble mener ma barque avec confiance grâce aux stratégies et outils acquis au fil des ans. J’ai réfléchi à la possibilité de proposer d’autres langues, en m’alliant avec des collègues respectés, mais cela me transformerait en chef de projet, et moi, ce qui me plaît, c’est la traduction, point à la ligne. Cela ne veut pas dire que je suis à jamais condamnée à faire toujours la même chose, de la même manière : les outils de traduction évoluent, et les nouveaux clients amènent de nouveaux défis et de nouveaux sujets à explorer.

Alors, quelles sont mes intentions pour 2012 ? Continuer à faire le meilleur travail possible pour mes clients existants, continuer à utiliser ce site pour mettre en avant mes services de traduction de l’anglais au français (pas mal, hein ?) et, je l’espère, obtenir quelques nouveaux contacts intéressants. Bonne année à tous !

Photo de boussole de Walt Stoneburner.

Cambridge:&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/D4-16725FCI" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2012-01-10T12:06:48+00:00</dc:date>
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<title>Mox's Illustrated Guide to Freelance Translation</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/8zAuXiy1c_o/moxs-illustrated-guide-to-freelance-translation</link>
<description>Vous connaissez un/e professionnel/le de la traduction ? Vous ne savez pas quoi lui offrir pour Noël ? Pas de souci ! Mox's Illustrated Guide to Freelance Translation vient de paraître, rempli des BD tant aimées des traductrices et traducteurs, et avec des contributions de plusieurs auteurs de blogs sur la traduction. J'ai hâte de recevoir le mien.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/8zAuXiy1c_o" height="1" width="1"/&gt;</description>
<guid isPermaLink="false">1207@http://www.nakedtranslations.com/fr/</guid>
<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-12-07T13:03:13+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Damp squib</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/0FOKhPxUcAc/damp-squib</link>
<description>Tiens tiens. Et moi qui pensais que c’était damp squid (calamar mouillé). Mon cartable commence à être bien rempli d’expressions mises à mal (voir country pumpkin dans les commentaires de mon billet sur les accents). Je me suis intéressée à cette expression, utilisée par David Cameron pour décrire la plus grande grève du secteur public depuis les années 70, parce qu’elle a été traduite par « pétard mouillé » pendant une émission de radio française. J'étais toute contente : rien de tel qu'une jolie traduction pendant les informations pour me donner le sourire. En fait, c’était un excellent exemple de traduction surpassant la qualité de la métaphore anglaise de départ. Sérieusement, « calamar mouillé » ? Bien sûr que les calamars sont mouillés, ils vivent dans la mer ! Pourquoi ce lien avec quelque chose qui tombe à plat ?

Parce que, bien sûr, l’expression n’est pas damp squid, mais damp squib. Or, un squib est un explosif très peu puissant, qui ressemble beaucoup à un… pétard.

Heureusement, je ne suis pas la seule à me mélanger les pinceaux linguistiques : voir la liste des 10 expressions les plus déformées en Grande-Bretagne. 

Photo de calamar de Queen of subtle.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/0FOKhPxUcAc" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Expressions idiomatiques</dc:subject>
<dc:date>2011-12-02T10:05:42+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Tu démarres dans la traduction ?</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/UGrnlMzYfSM/tu-demarres-dans-la-traduction</link>
<description>Ce billet est pour toi. Tu as sans doute atterri ici après m'avoir envoyé un email me demandant comment démarrer une carrière de traducteur ou de traductrice, et tu as reçu une courte réponse contenant un lien, sur lequel tu as cliqué. Ne va pas penser que je me fiche de savoir si tu vas réussir ou pas, bien au contraire. C'est juste que ma vision des choses ne t'aidera pas forcément, et je pense qu'il te sera plus utile de tirer des informations de sources variées afin de trouver les conseils qui t'interpelleront vraiment. Ces liens mènent à des pages qui, selon moi, contiennent ce qu'il y a de mieux en matière de conseils et d'infos en la matière. De rien, et bonne chance dans ta formidable nouvelle carrière.

Billets (et leurs commentaires) sur ce blog

	Comment devenir traducteur/trice? 
	Conseil à une étudiante en traduction
	Traducteurs et marketing
	Le marketing par email et les traducteurs : mode d'emploi (par Jill Sommer)

Sites de professionnels de la traduction traitant avant tout de leur profession

	Tips for translators - infos pragmatiques (en anglais)
	What makes a successful translator - écoute Rose et tu iras loin
	Ma voisine Millionnaire - Céline donne une foule de conseils pratiques pour réussir dans la traduction
	Les recettes du traducteur - Réflexions très intéressantes du genre de petit bureau de traduction avec qui tout le monde aimerait travailler
Formations, webinaires et ouvrages

	Formation en ligne pour traducteurs 
	How to succeed as a freelance translator
Corinne McKay est responsable de cet ouvrage et de cette formation, et tout me laisse à penser qu'ils doivent être utiles et édifiants.
	eCPD webinars propose des « webinaires de haute qualité pour aider les traducteurs, les interprètes et autres linguistes professionnels à développer leur carrière et à gérer leur activité de manière durable et rentable. » J'ai assisté à deux webinaires, et je les ai trouvés très bons.
The Prosperous Translator de Chris Durban
Un autre ouvrage que je n'ai pas lu, mais Chris est tellement respectée dans le monde de la traduction que je ne doute pas un instant de son intérêt.
The Entrepreneurial Linguist de Judy et Dagmar Jenner.
Devinez quoi… je ne l'ai pas lu ! Cependant, de nombreux collègues le trouvent excellent.

Comme je me suis quelque peu absentée des médias sociaux ces derniers mois, je ne suis pas forcément au courant des nouveaux blogs ou sites traitant de la carrière de traductrice. Si vous en connaissez de bons, je vous serai reconnaissante de les mentionner dans les commentaires.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/UGrnlMzYfSM" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:date>2011-11-04T13:08:57+00:00</dc:date>
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<title>Astroturfing</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/sG5uQV38-xg/astroturfing</link>
<description>Les anglophones font-ils preuve de plus de créativité dans leur utilisation de la langue ? Je n’en suis pas sûre, mais certains des termes anglais qui sont créés pour désigner des concepts et idées novateurs sont tout simplement parfaits. Astroturfing en est un excellent exemple, même s’il est loin d’être nouveau, vu qu’il remonte à 1985 : il fait référence au terme grassroots, qui désigne un mouvement de la base, et vient d’AstroTurf, la marque de pelouse synthétique utilisée sur les terrains de sport. Sa signification est donc limpide : il s’agit d’un « faux mouvement citoyen » conçu pour donner l’impression qu’il est spontané et vient de la base. Ses membres sont présents dans les médias et sur l’internet, où ils « partagent » leurs expériences afin de générer un buzz autour d’un produit ou d’une idée.

L’astroturfing soulève de nombreux problèmes, mais je ne vais pas les détailler, car ils ont déjà fait l’objet de nombreux articles. En tant que traductrice française et passionnée de la langue, ce qui m’intéresse, c’est le nom pris par ce concept dans ma langue maternelle. En effet, il est récemment revenu sur le devant de la scène avec la montée en puissance des médias sociaux, terrain particulièrement fertile pour ce genre d’activité. L’équivalent français de grassroots n’étant pas un terme figuré (parmi les traductions utilisées, on trouve « mouvement citoyen » « populaire » ou « communautaire »), il est difficile de jouer sur les mots en utilisant son « faux » équivalent (comme astroturf). Si la traductrice ne veut pas emprunter astroturfing et espérer que le lectorat saura de quoi il s’agit, elle peut utiliser une description, comme « stratégie de manipulation basée sur un mouvement citoyen d'apparence spontané, mais en réalité orchestré dans un but précis », mais c’est une solution un brin longuette.

Pour revenir à ma question du premier paragraphe, il existe un néologisme français que j’adore, parce qu’il est non seulement romantique, mais aussi incroyablement pratique pendant mon travail : il s'agit d'« internaute », qui, comme « astronaute » et « cosmonaute », renvoie à une personne voyageant dans un espace déterminé, dans ce cas sur l’internet. Web user est beaucoup plus prosaïque, vous en conviendrez.

Photo d'herbe synthétique de JPDaigle&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/sG5uQV38-xg" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Mots</dc:subject>
<dc:date>2011-09-01T11:19:39+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Traduction et éthique</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/rnqYeAFKqz8/traduction-et-ethique</link>
<description>J’ai passé pas mal de temps à réfléchir à la question de l’éthique dans la traduction et à mon rôle et à mes responsabilités en tant que traductrice professionnelle. Les réactions sur ce blog ont contribué à clarifier mes idées à ce sujet, et entre parenthèses, de tels échanges m’ont rappelé qu’un blog est un précieux espace de réflexion permettant d’approfondir ses idées, à l’opposé de Twitter, où l’immédiateté et la spontanéité vont main dans la main avec la fragmentation et une simplification excessive.

J’ai réalisé que cette traduction avait créé un conflit interne entre Céline la pacifiste et Céline la traductrice française. En tant que traductrice, je ressens une forte loyauté envers ma profession : mon rôle est de faciliter les communications interculturelles de mes clients, sans porter aucun jugement, et en tant que traductrice, je n’ai aucune raison professionnelle de décider qu’un texte ne doit pas être traduit, aussi controversé qu’il soit, tant qu’il reste dans les limites de la légalité. Je ressens également un devoir envers mes clients potentiels, les utilisateurs de ma traduction, et Céline la pacifiste, qui doit continuer à manger à sa faim. En tant que personne morale, cependant, je souscris à certaines opinions et valeurs, qui peuvent rendre un sujet particulier problématique et provoquer un conflit schizophrène avec mon alter ego, la traductrice professionnelle.

L’acte de traduction, qui s’appuie sur de nombreux outils, comme des ordinateurs, des glossaires et autres documents de référence, crée une distance entre la traductrice et le contenu d’un document : le manuel d’utilisation d’une arme devient un instrument utile pour son utilisateur. Comme tous les autres documents que je traduis, il s’agit de mots sur une page que je dois analyser et traduire en français pour mon client. Ajouté à cela le fait que les fusils, cartouches et gibecières font depuis toujours partie de ma vie, car la chasse est une source de nourriture pour la génération de mes parents, le fait qu’il s’agissait d’armes ne m’a pas immédiatement rebutée, et ma première réaction a été de traiter ce texte comme toutes mes autres traductions.

S’il avait traité de questions sur lesquelles j’ai déjà mené une réflexion et adopté une position, la personne morale aurait peut-être fait surface et pris le dessus sur la traductrice et ses réflexes. Par exemple, s’il arrivait que je reçoive une demande de traduction d’une organisation raciste, je n’aurais pas besoin de regarder le document pour décliner cette offre avec politesse et fermeté : je sais immédiatement qu’il n’est pas question que je fricote avec ces gens et leurs idées.

Pour revenir à mon dilemme original, quelle décision aurais-je prise si la question s’était posée ? En tant que traductrice professionnelle, je comprends que ces manuels ont besoin d’être traduits, et qu’une absence de traduction en français pourrait causer plus de mal que de bien, mais je ne peux pas en être certaine. En tant que personne morale, j’ai du mal à imaginer deux ou trois mois passés à traduire des manuels d’utilisation d’armes sans être dévorée de culpabilité. Dans le conflit entre la traductrice professionnelle et la personne morale, c’est cette dernière qui devrait toujours avoir le dernier mot.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/rnqYeAFKqz8" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-08-23T15:25:40+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Traduction et dilemme</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/HvJl4Q6k4cA/traduction-et-dilemme</link>
<description>Mardi dernier, un fabricant d’armes à la recherche de services de traduction de l’anglais au français a trouvé ce site et m’a contactée pour me proposer un projet de 160 000 mots (au bas mot). J’ai hésité. Avais-je envie de travailler dans un secteur directement responsable de la mort d’êtres humains ? Comme la plupart des gens, la guerre et ses conséquences me révulsent.

Cela m’a amenée à réfléchir à mon rapport à la déontologie dans la traduction. Y a-t-il des clients pour lesquels je refuserais de travailler ? Existe-t-il des industries ou organisations à ce point répugnantes qu’elles en deviennent infréquentables ?

Que j’approuve la guerre ou pas, l’arme a été produite et vendue, et le client a besoin de faire traduire son manuel en français pour que les gens sur le terrain puissent utiliser leur équipement dans des conditions aussi sûres que possible. Si tous les traducteurs français du monde entier refusaient tout lien avec la guerre, cela ne mettrait fin à aucun conflit, mais les francophones tenant ces armes seraient obligés de deviner comment les utiliser et les entretenir. Et si quelqu’un était blessé ou perdait la vie à cause d’un manuel pas (ou mal) traduit ? Et si l’arme était vendue à un État cherchant à défendre ses citoyens contre des groupes extrémistes prêts à user de la violence ? Cette mission en serait-elle moins repoussante ? Au bout du compte, il s’agit de situations tellement complexes qu’une telle décision commerciale ne peut pas venir d’une réaction instinctive et peut-être naïve.

J’ai la chance de vivre dans une société paisible, et il m'est très facile de faire comme si la guerre n’avait rien à voir avec moi, mais c’est loin d’être le cas. Nous vivons à l’ère de la mondialisation. Mon téléphone portable contient du coltan, qui alimente le conflit au Congo. Mon mode de vie produit des quantités disproportionnées de dioxyde de carbone, qui contribue au changement climatique et à des morts dans d’autres régions du monde. Qu’elle nous plaise ou non, la guerre existe depuis que les humains ont été capables de ramasser un bâton : tant mieux si une partie de la richesse qu’elle produit finit dans les poches d’une pacifiste de gauche comme moi (pour reprendre le terme « peace-loving liberal » employé par Judy lors du débat de mardi sur Twitter). Ou, comme Luke l’exprime si bien dans Translation and ethics, face to face, le billet qu’il a publié en conséquence de notre bref échange :

Nous avons également la responsabilité de garantir que notre entreprise, cette entité séparée, demeure aussi rentable que possible. Si le prix de la dissémination d’un texte aux mœurs douteuses est élevé, nous pouvons compenser cette diminution de notre capital éthique en allant planter ailleurs des idées opposées. De cette manière, nous soignons à la foi nos âmes et nos ventes.

Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de refuser la mission, pas sur des bases morales au bout du compte, mais parce qu’elle était beaucoup trop technique pour moi et que je n’étais pas certaine de pouvoir fournir une excellente traduction, ce qui est le critère primordial dans ma vie professionnelle. Je me pose toujours des questions éthiques et morales, et je  pense que ce débat interne va se poursuivre pendant un moment. Ma décision suivante (et quelque peu surprenante) fera l’objet de mon prochain billet.

Grue de la paix par Dominic's pics&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/HvJl4Q6k4cA" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-07-28T09:47:00+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Indépendants et commissions d'intermédiaire</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/MQP9SNhHs9k/independants-et-commissions-dintermediaire</link>
<description>Il y a quelques semaines, un client m’a fait une intéressante proposition. Comme il a de nombreux contacts ayant besoin de traductions de l’anglais au français dans un domaine qui m’intéresse particulièrement (le développement économique et social en Europe), il m’a demandé si j’accepterais de lui payer une commission d’intermédiaire en échange d’une mise en relation avec des clients.

En fait, c’est une stratégie que j’ai envisagé d’adopter il n’y a pas si longtemps que cela. On me demande souvent si je peux fournir des traductions dans d’autres langues et domaines de spécialisation, et après avoir mis en relation plusieurs clients avec d’autres traductrices, j’ai réfléchi à la possibilité de tirer profit de ces opportunités offertes à mes collègues. J’ai parlé à d’autres indépendants, et notamment à une amie qui travaille dans le domaine des finances, où ce genre de pratique est courant et où il n’est pas rare de payer 25% du montant d’une facture en guise de commission.

Après mûre réflexion, j’en ai conclu que deux voies s’ouvraient à moi : soit jouer le rôle d’une agence pour les personnes à la recherche de traducteurs et demander à ces derniers de me payer une commission en échange de contacts de qualité, soit recommander gratuitement des collègues en qui j’ai confiance. Cette seconde stratégie ayant le mérite de m’aider à développer un climat d’échange et un réseau de qualité, il me serait possible d’en tirer profit à long terme en améliorant ma réputation et ma visibilité au sein de la communauté de la traduction professionnelle.

La deuxième option me convenant beaucoup mieux, c’est la voie que j’ai choisie. J’ai expliqué ma démarche à mon client, tout en ajoutant que je comprenais parfaitement qu’il choisisse une stratégie différente et souhaite passer un marché avec une autre traductrice pour ses projets à venir : en tant qu’indépendants, nous devons explorer toutes les sources de revenus à notre disposition, surtout à une époque où des budgets plus serrés relèguent souvent la traduction en queue des priorités de beaucoup d’organisations.

Photo Monopoly par Mark Strozier&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/MQP9SNhHs9k" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-07-25T10:31:00+00:00</dc:date>
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<item>
<title>Potiche</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/mG70z60zA6I/potiche</link>
<description>Le week-end dernier, je suis allée voir Potiche. Dès le titre, j'ai eu une pensée émue pour la personne chargée des sous-titres. En effet, dans son sens imagé, le mot « potiche » n'a pas d'équivalent en anglais.

Que faire en l'absence d'un mot capturant ce concept de personne, femme ou homme, à la fonction purement décorative et ne détenant aucun pouvoir ? Sur l'affiche du film, il a été traduit par trophy wife, expression qui décrit une femme belle et jeune qu'un homme souvent plus vieux parade pour démontrer son pouvoir et sa richesse et qui, comble de l'ironie, n'a pas vraiment d'équivalent en français. On trouve bien « femme trophée » sur l'Internet, mais cette expression est trop proche de l'anglais pour ne pas être un calque, et je ne pense pas qu'elle soit couramment utilisée. Entre parenthèses, je pense que ce problème de traduction est reflété par le  fait que les sous-titres utilisent trophy housewife. Peut-on y voir un choix visant à mieux capturer l'essence du personage de la femme au foyer délaissée ? D'ailleurs, le trophy wife de l'affiche ne cadre pas vraiment avec la photo d'une femme entre deux âges portant un survêtement. 
Revenons à nos moutons : dans une telle situation, trophy housewife n'est pas la pire des solutions. Elle a le défaut d'ajouter une idée d'apparat et de prestige qui vient presque contredire le sens de « potiche », mais on retrouve bien le concept de femme sans réel pouvoir. J'ai particulièrement apprécié la traduction de la réplique suivante, prononcée par le mari alors qu'il assiste à victoire de son épouse aux élections locales :

C’est peut-être une potiche, mais c’est pas une cruche.
She might be a trophy, but she’s not on the shelf.
= C'est peut-être un trophée, mais elle n'est pas sur l'étagère*
(to be on the shelf, qui signifie littéralement « être sur l'étagère », désigne quelqu'un qui est mis de côté, qui tombe dans l'oubli)

Pas mal, non ?

*Traduction littérale&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/mG70z60zA6I" height="1" width="1"/&gt;</description>
<guid isPermaLink="false">1193@http://www.nakedtranslations.com/fr/</guid>
<dc:subject>Expressions idiomatiques</dc:subject>
<dc:date>2011-06-20T08:58:08+00:00</dc:date>
<feedburner:origLink>http://www.nakedtranslations.com/fr/2011/potiche</feedburner:origLink></item>

<item>
<title>Douche écossaise</title>
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<description>Comme je rentre tout juste d’une semaine de vacances en Écosse, j’ai été amusée de tomber sur contrast shower (traduction française : douche écossaise) dans un de mes textes: ces douches alternant l’eau froide et l’eau chaude servent à accélérer la récupération après un effort physique intense. Voici ce qu’Expressio nous dit au sujet de cette expression : 

 À l'origine, depuis le milieu du XIXe siècle, la douche écossaise est une douche avec alternance d'eau froide et d'eau chaude, donc avec un fort contraste entre les deux types de jets.

Par extension, et depuis l'entre-deux-guerres (les mondiales du XXe siècle), elle désigne des alternances fortement contrastées d'événements, de situations, d'actions, de paroles... des revirements de situation qui s'enchaînent.

Mais pourquoi 'écossaise', me direz-vous sans que je puisse vraiment vous en vouloir ?
La littérature ne semble malheureusement rien indiquer de détaillé là-dessus. Tout au plus trouve-t-on une information, souvent répétée, comme quoi le nom serait issu d'une hydrothérapie en usage chez les Écossais, un peu comparable à un enchaînement de séances de sauna suivies de roulades dans la neige, comme cela se pratique dans certains pays nordiques.

Au fait, l’île de Skye était d’une beauté époustouflante.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/lHfi-EHo6zI" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Expressions idiomatiques</dc:subject>
<dc:date>2011-06-03T09:53:21+00:00</dc:date>
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<title>Traduction et spécialisation 2</title>
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<description>Il est pas beau le monsieur ? Vous aurez bien entendu reconnu Jay Cutler, champion Olympia en titre. Ou peut-être que vous n’avez jamais eu le plaisir de faire sa connaissance si vous ne vous intéressez pas au bodybuilding. C’était mon cas avant qu’on me propose de faire des traductions dans ce domaine. J’ai bénéficié des conseils d’un traducteur exceptionnel, pour qui j’éprouve le plus grand respect, et je peux maintenant être considérée comme une traductrice spécialisée dans le bodybuilding.

J’ai déjà parlé de traduction et de spécialisation sur ce blog, et je suis en train de mettre la dernière main à un projet qui ne fait que me conforter dans mon opinion : à condition d’être capable de mener des recherches efficaces et d’assimiler très vite de nouvelles informations, et tant que le jargon utilisé n’est pas trop spécifique, un bon traducteur peut prendre en charge la plupart des projets.

Mais alors, que faire quand on reçoit des documents à traduire dans un domaine tellement obscur que les informations à son sujet sont extrêmement rares ? Dans un tel cas de figure, il est essentiel de collaborer étroitement avec son client, et les traducteurs indépendants sont alors particulièrement bien placés pour parvenir à la meilleure traduction possible.

Je n’aime pas trop les tests gratuits, mais j’en ai fait un pour le projet que je suis en train de terminer. En dépit du fait que mon devis n’était pas le meilleur marché, j’ai quand même été choisie car le client a trouvé que la qualité de ma traduction était probante (plutôt bien comme départ). Nous avons convenu que, le sujet étant hyper spécialisé (les théories de la valeur publique), je ferais la meilleure traduction possible, à l’aide des maigres ressources à ma disposition, avant de passer en revue mon travail avec la cliente au téléphone. C’était un processus assez nouveau pour moi, car j’ai tendance à travailler dans des secteurs que je connais bien. Au bout du compte, ça a été un exercice enrichissant : j’ai pu mettre à profit ma connaissance approfondie de l’anglais et ma capacité à transférer le sens d’un texte en français, et la cliente a pu corriger les termes français qui n’étaient pas exactement ceux utilisés par les experts.

Ce type de collaboration est idéal à mes yeux : nous avons pu combiner nos compétences et points forts pour obtenir la meilleure traduction possible. Certains sujets sont tellement obscurs qu’il est impossible de trouver une traductrice spécialisée, alors quand je reçois une demande de ce genre, je me pose deux questions : 1) Est-il possible qu’il n’y ait aucun traducteur capable de faire un meilleur travail que moi ? et 2) Disposerai-je de l’aide dont j’ai besoin pour produire la meilleure traduction possible ? Si la réponse à ces deux questions est “oui”, j’accepte le travail, sinon, je décline l'offre et j’aide le client à trouver une autre traductrice.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/xYbYYvv3VWo" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-03-31T15:12:51+00:00</dc:date>
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<title>Umpire</title>
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<description>« Génial ! » ai-je pensé quand un client m’a annoncé que j’avais été choisie pour faire la traduction française des Lois du cricket. C’est un sport que j’adore, et traduire un document traitant d’un sujet qui me passionne renforce encore le plaisir que je prends à faire mon travail.

Pour une fois, ça n’a pas été le cas. Ce projet a été fascinant, compliqué, frustrant et, au bout du compte, satisfaisant, mais le plaisir en a été absent. Je viens d’envoyer la traduction, et après trois semaines de recherches constantes, de tirage de cheveux et de décisions difficiles, j’ai hâte de passer à des sports plus simples : assister à la victoire de la France contre l’Angleterre en rugby demain sera un réel soulagement. J’ai l’intention de rédiger un billet sur les difficultés présentées par ce type de traduction, mais pour l’instant, j’ai besoin d’oublier le cricket.

Pendant la traduction, j’ai découvert l’origine du mot umpire (arbitre), que je ne connaissais pas :

vers 1400, noumper, de l’ancien français nonper « nombre impair, » en référence à une troisième personne chargée de servir d’arbitre, de non  + per, du Latin par (égal). Le « n » initial a été perdu au milieu du 15e siècle à cause d’une mauvaise division de noumpere, compris comme an oumpere. 
Utilisé à l’origine dans le domaine juridique, sa première utilisation dans le domaine sportif est enregistrée en 1714 (en lutte). La première utilisation du verbe, dérivé du nom, est enregistrée vers 1600.

Je vous souhaite de passer un excellent week-end. J’ai hâte d’y être.

Photo de balles de cricket par Wallula Junction.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/aIRrt4PTkqU" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Mots</dc:subject>
<dc:date>2011-02-25T14:50:54+00:00</dc:date>
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<title>Ma candidature à l'Institute of Translation and Interpreting</title>
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<description>Bonne année !

Oui, oui, j’ai un peu de retard, mais mieux vaut tard que plus tard !

Je vais très bien, merci. Tout roule à Brighton, tout roule au travail, mais j’aimerais vous parler de ma grande déception professionnelle de l’année dernière : l’échec de ma candidature à l’Institute of Translation and Interpreting (ITI). Vous vous rappelez peut-être qu’il s’agissait d’un de mes objectifs pour l’année 2010.

J’avais envie de devenir membre de cette organisation pour plusieurs raisons : j’adore ma profession et j’avais envie de m’engager un peu plus, plusieurs de mes collègues adeptes de Twitter en sont membres et en disent beaucoup de bien (vous vous reconnaîtrez), et je pensais que cela ne pouvait qu’être positif pour ma carrière

Le processus de candidature est assez long et pénible. Il y a des tonnes de formulaires à télécharger et à remplir et toutes sortes de documents à fournir : un CV complet, trois références professionnelles, la preuve qu’on a traduit au moins 750 000 mots, des justificatifs de ses activités de développement professionnel continu, des photocopies de toutes les qualifications pertinentes, un code de conduite, un formulaire de candidature et des frais de dépôt de dossier de 54 £.

Une fois cet obstacle passé, on m’a invitée à envoyer deux traductions à des fins d’évaluation. Les consignes indiquaient qu’il devait s’agir de « deux textes continus d’environ 1 000 mots chacun, issus de la même langue source et traitant d’aspects différents d’un même sujet. » J’ai choisi des textes dans le domaine de la science du sport, car c’est ma spécialité et une passion qui confine parfois à l’obsession. L’une des traductions avait trait à la nutrition sportive, l’autre à l’exercice. Je les ai envoyées (comme elles avaient été approuvées et publiées, j’étais assez confiante) avec un chèque de 235 £.

J’étais donc optimiste. J’avais tort. Malheureusement, le comité d’admission a refusé de m’octroyer le statut de membre de l’ITI, mais on m’a encouragée à commander le rapport de l’évaluateur pour à peine 58,75 £ (il faudrait au moins quatre semaines pour le recevoir).

Imaginez ma surprise et ma déception : après avoir consacré plus de 300 £ et deux journées à la préparation de mon dossier, ma candidature avait été rejetée sans la moindre explication, et si je voulais savoir pourquoi, je devais envoyer un nouveau chèque. Selon moi, un retour d’information doit être une étape essentielle de toute évaluation. Comment puis-je tirer des enseignements de mes erreurs si celles-ci restent un mystère ? J’ai contacté la (très aimable, mais impuissante) responsable des admissions pour me plaindre, et voici le retour que j’ai reçu :

Les deux textes choisis sont trop proches et ne reflètent pas la gamme de compétences de la traductrice.

J’ai été perplexe de voir mon dossier rejeté parce que mes textes étaient trop proches. Les consignes données par l’ITI sont plutôt vagues à cet égard, et j’ai fait de mon mieux pour les respecter. J’ai expliqué tout cela à la responsable des admissions, mais il était évident qu’elle n’était pas en mesure de remettre en question le processus de candidature. Elle m’a encouragé à envoyer deux nouveaux textes à évaluer (avec un nouveau chèque de 250 £) dans six mois, mais je n’ai plus confiance en un système fondé sur des consignes vagues et qui laisse les candidats dans l’ombre quant aux raisons de leur échec.

Au bout du compte, je suis triste de ne pas pouvoir faire partie d’une organisation aussi importante dans l’univers de la traduction professionnelle au Royaume-Uni, mais je n’ai pas l’intention de me soumettre à nouveau à un processus manquant à tel point de transparence et ne donnant pas de retour d’information aux candidats.

Mes objectifs pour cette année ? Plus d’espagnol, plus de clients, plus de billets. Je modère mes ambitions en 2011 !&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/Tv8YH3ep8g8" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>La traduction freelance</dc:subject>
<dc:date>2011-01-28T09:21:21+00:00</dc:date>
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<title>Procédé de traduction : compensation</title>
<link>http://feedproxy.google.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~3/3TT6Wrt8dqg/procede-de-traduction-compensation</link>
<description>Si vous me suivez sur Twitter, vous avez peut-être vu ce message : 


Il faisait référence au passage suivant :

Gluteus maximus weakness causes poor biomechanics and can contribute to knee injuries. In other words: If your ass is weak, you’ll pay with your knees. 

Une traduction littérale d'ass, qui aurait pu être « cul », par exemple, ne me plaisait pas du tout. Je précise que ce n’est pas parce que je trouve ce mot choquant, mais parce qu’il est légèrement plus vulgaire qu'ass, qui, selon moi, se situe sur la limite entre le familier et le grossier, ce qui ne convenait pas dans le contexte du magazine dans son ensemble. Cela fait quatre ans que je travaille sur de tels articles, et une traduction littérale me paraissait déplacée ; parfois, une traductrice doit se fier à son instinct. J’ai donc rejeté « cul », mais je tenais à converser le ton « bavardage entre potes dans les vestiaires » qu'ass véhiculait avec tant d’efficacité.

Heureusement, il existe un procédé de traduction appelé « compensation ». Il permet à la traductrice acculée de transférer une difficulté stylistique dans une autre section du texte. J’ai donc élevé le registre de langue et j’ai étoffé ma traduction d'ass (« muscles du postérieur »). Cette traduction est beaucoup plus technique, ce qui ne pose pas de problème, car l’article s’adresse à des fous de fitness et contient des informations très détaillées. En revanche, elle perd toute sa saveur argotique, que je tenais à conserver. J’ai donc choisi de la transférer en fin de phrase. J’ai traduit you’ll pay with your kness par « ce sont vos genoux qui trinquent », espérant ainsi conserver le ton familier et badin de l’original. Voici donc ma traduction :
Une faiblesse au niveau du grand fessier peut causer des problèmes biomécaniques et contribuer aux blessures du genou. Autrement dit, quand les muscles du postérieur sont faibles, ce sont les genoux qui trinquent.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/BlogDeNakedTranslations/~4/3TT6Wrt8dqg" height="1" width="1"/&gt;</description>
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<dc:subject>Le coin technique</dc:subject>
<dc:date>2010-12-06T12:27:52+00:00</dc:date>
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