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	<title>Axolot</title>
	
	<link>http://www.axolot.info</link>
	<description>Infos insolites, histoires étranges, sources d'étonnement</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 19:24:57 +0000</lastBuildDate>
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		<title>10 espèces avec des rites amoureux stupéfiants</title>
		<link>http://www.axolot.info/?p=1087</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jul 2012 18:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nature et Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>

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		<description><![CDATA[Pseudobiceros hancockanus Cet animal au nom pittoresque est une espèce de ver plat que l’on trouve principalement dans les récifs coralliens. Comme tous les membres du genre &#171;&#160;pseudobiceros&#160;&#187;, ce ver est hermaphrodite, et son mode de reproduction repose sur un art subtil et délicat : le combat de pénis. Chaque ver pouvant produire à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1192" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/flatworm.jpg"><img class="size-full wp-image-1192" title="Vers plats" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/flatworm.jpg" alt="Vers plats" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Duel amoureux entre deux vers plats - Crédits photo © Leslie Newman</p></div>
<h3>Pseudobiceros hancockanus</h3>
<p>Cet animal au nom pittoresque est une espèce de ver plat que l’on trouve principalement dans les récifs coralliens. Comme tous les membres du genre &laquo;&nbsp;pseudobiceros&nbsp;&raquo;, ce ver est hermaphrodite, et son mode de reproduction repose sur un art subtil et délicat : le combat de pénis. Chaque ver pouvant produire à la fois des œufs et du sperme, tout l’enjeu de l’accouplement est de savoir quel individu jouera le rôle du père. Pour ce faire, les deux partenaires se lancent dans une bataille épique à l’aide des deux pénis en forme de pointe qu’ils possèdent chacun sur le ventre. Après multiples esquives et assauts, le vainqueur est celui qui parvient à percer la peau de l’autre afin de l’inséminer. Le &laquo;&nbsp;perdant&nbsp;&raquo; devra endosser le difficile rôle de mère, qui lui réclamera beaucoup plus de temps et d’énergie.</p>
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<div id="attachment_1194" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/redback.jpg"><img class="size-full wp-image-1194" title="Veuve noire à dos rouge" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/redback.jpg" alt="Veuve noire à dos rouge" width="425" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">Veuve noire à dos rouge - Getty images</p></div>
<h3>Latrodectus hasselti (Veuve noire à dos rouge)</h3>
<p>Avec son venin neurotoxique, cette petite araignée australienne est considérée comme l’une des plus dangereuses au monde. Mais elle est également connue pour être une des seules espèces à pratiquer le cannibalisme sexuel avec le consentement actif du mâle. Lors de l’accouplement, le mâle (4 mm de long, soit trois fois moins que sa compagne) commence par exécuter une parade amoureuse au cours de laquelle il &laquo;&nbsp;danse&nbsp;&raquo; sur la toile de la femelle, avant de tapoter le ventre de celle-ci comme s’il s’agissait d’un tambour. Ces préliminaires peuvent durer jusqu&#8217;à 5 heures. Le mâle entreprend ensuite d’insérer un de ses deux pénis dans l’une des deux spermathèques de sa partenaire, puis il exécute un saut périlleux afin de placer son abdomen sur la bouche de la femelle. Celle-ci commence alors à dévorer son amant, vivant, puis fait le choix suivant : soit elle laisse le mâle inséminer sa seconde spermathèque avant d’en finir avec lui, ce qui permettra à ce dernier d’assurer la paternité de tous les œufs, soit elle le mange directement, et attend qu’un autre mâle se présente. Les chercheurs ont observé que pour maximiser ses chances de féconder complètement la femelle, le mâle devait prolonger sa parade amoureuse pendant au moins 100 minutes avant de copuler. Au-dessous de cette limite, la veuve noire semble estimer que son partenaire ne mérite pas d’être le père de tous ses enfants.</p>
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<div id="attachment_1196" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/porcupine.jpg"><img class="size-full wp-image-1196" title="Porc-épic" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/porcupine.jpg" alt="Porc-épic" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Porc-épic d&#39;Amérique du nord - Credits photo wdaily.webs.com</p></div>
<h3>Porc-épic</h3>
<p>A priori, on peut se douter que la sexualité d’un animal couvert de piquants n’est pas singulière. Mais dans le cas du porc-épic, le plus étrange se déroule dès la phase de &laquo;&nbsp;séduction&nbsp;&raquo;. Tout d’abord, le mâle porc-épic tente une approche en frottant son museau contre la femelle. Si celle-ci ne le rejette pas, il se dresse alors sur ses pattes de derrière, et libère un puissant jet d’urine sur sa promise. Pas simplement par pression de la vessie, mais littéralement par éjaculation d’un long geyser continu qui peut être propulsé jusqu&#8217;à deux mètres. En moins d’une minute, la femelle est inondée des pieds à la tête. Si cette &laquo;&nbsp;golden shower&nbsp;&raquo; n’est pas à son goût, elle grognera, secouera l’urine et ira chercher un autre partenaire. Si elle est satisfaite, en revanche, elle présentera sa croupe dénuée de piquants au mâle, qui la montera avec précautions. Dans certains cas, il essaiera même de la mettre sur le dos pour entreprendre une &laquo;&nbsp;position du missionnaire&nbsp;&raquo; moins périlleuse. La femelle porc-épic n’étant réceptive à cette étrange cour que 8 à 12 heures par an, il convient au mâle de ne pas se manquer s’il veut éviter une intense frustration. Cependant, une fois l’accouplement commencé, la femelle entendra bien rattraper le temps perdu, et forcera le mâle à copuler jusqu&#8217;à ce qu’il soit totalement épuisé.</p>
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<div id="attachment_1198" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/bedbug.jpg"><img class="size-full wp-image-1198" title="Punaise des lits" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/bedbug.jpg" alt="Punaise des lits" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Punaise des lits</p></div>
<h3>Cimex lectularius (Punaise des lits)</h3>
<p>La punaise des lits est un petit insecte parasite dont la morsure provoque souvent des allergies chez l’homme. Le nom scientifique donné à son mode de reproduction est en soi tout un programme : on parle &laquo;&nbsp;d’insémination traumatique&nbsp;&raquo;. Lors de l’accouplement, le mâle punaise ne passe pas par les organes génitaux naturels de la femelle, qui ne servent qu’à la ponte. Ce gentleman préfère directement perforer l’abdomen de sa partenaire à l’aide de son pénis en forme d’aiguillon. Pour s’adapter à cette charmante pratique, la femelle à développé un organe paragénital nommé spermalège qui lui permet de recueillir la semence dans une cavité abdominale. Au-delà de sa délicatesse, le mâle punaise a également beaucoup de mal à reconnaitre les femelles, et il lui arrive souvent d’essayer de perforer un autre mâle. Dans ces cas-là, il n’y a pas de transfert de sperme, mais il n’est pas rare que le malheureux camarade succombe à cet assaut impromptu.</p>
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<div id="attachment_1200" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/anglerfish.jpg"><img class="size-full wp-image-1200" title="Baudroie des abysses" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/anglerfish.jpg" alt="Baudroie des abysses" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Baudroie des abysses</p></div>
<h3>Baudroie des abysses</h3>
<p>Le concept d’amour fusionnel ne trouve pas meilleure incarnation que chez la baudroie abyssale, qui l’applique littéralement. Ce poisson à l’allure impressionnante vit entre 1000 et 3000 m de profondeur, dans la complète obscurité des abysses. Il est particulièrement connu pour l’appendice lumineux qu’il porte au-dessus de sa tête, et qui lui permet d’attirer ses proies. Lorsque les scientifiques commencèrent à remonter des baudroies abyssales, ils furent surpris de ne trouver que des femelles, qui semblaient presque toutes avoir des petits parasites attachés à elles. Il s’avéra que ces &laquo;&nbsp;parasites&nbsp;&raquo; étaient en fait ce qu’il restait des mâles. Lorsqu’ils naissent, les mâles baudroies, beaucoup plus petits que les femelles, n’ont d’autre raison de vivre que de trouver une compagne. Et lorsqu’ils ont la chance d’en croiser une dans l’obscurité, ils s’accrochent à elle en la mordant, pour ne plus jamais lâcher prise. Commence alors un étonnant processus de fusion, au cours duquel le poisson va perdre progressivement ses organes pour se fondre dans le corps de sa partenaire. Il finira réduit à la plus simple expression de sa masculinité, en devenant une paire de testicules que la femelle utilisera lorsqu’elle souhaitera féconder ses œufs. Généralement, les baudroies abyssales sont donc affublées de plusieurs mâles plus ou moins fusionnés attachés au corps, ce qui, en plus de rappeler &laquo;&nbsp;The Thing&nbsp;&raquo;, est un exemple assez radical de polyandrie.</p>
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<div id="attachment_1201" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/pisaure.jpg"><img class="size-full wp-image-1201" title="Pisaure admirable" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/pisaure.jpg" alt="Pisaure admirable" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Pisaure admirable - Crédits photo CC Mathias Krumbholz</p></div>
<h3>Pisaura mirabilis (Pisaure admirable)</h3>
<p>Lorsque le mâle pisaure souhaite séduire une femelle, il mise sur le matérialisme et lui offre un joli cadeau emballé dans de la soie, généralement une proie morte. Flattée par cette attention, la femelle laisse alors son prétendant assouvir ses pulsions pendant qu’elle savoure le contenu de son paquet. La pisaure n’est pas la seule araignée à pratiquer le cadeau nuptial, ni même la seule espèce, les humains excellant notamment dans le domaine. Mais les chercheurs ont observé une subtilité intéressante chez le mâle pisaure : il lui arrive parfois d’offrir un paquet vide pour tromper la femelle. Pendant que celle-ci est affairée à déballer son présent, le mâle se dépêche de féconder sa conquête à l’aide de ses deux appendices sexuels nommés pedipalpes. Lorsque la femelle s’aperçoit que sa surprise ne contenait qu’un morceau d’herbe ou de mousse, il est généralement trop tard. Parfois, elle essaie de s’enfuir avec le paquet, mais le mâle s’y agrippe fermement, soucieux de répéter sa tromperie auprès d’une autre ingénue. Les arachnologues constatent que les femelles pisaures pondent autant d’œufs après avoir été flouées qu’après avoir reçu un cadeau réel, ce qui explique pourquoi les deux méthodes ont perduré au fil de l’evolution.</p>
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<div id="attachment_1203" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/redsnake.jpg"><img class="size-full wp-image-1203" title="Boule nuptiale de couleuvres jarretières" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/redsnake.jpg" alt="Boule nuptiale de couleuvres jarretières" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Boule nuptiale de couleuvres jarretières</p></div>
<h3>Thamnophis sirtalis parietalis (Couleuvre jarretière à flancs rouges)</h3>
<p>La saison des amours chez la couleuvre jarretière est si spectaculaire qu’elle est devenue une attraction touristique au Manitoba, au Canada. Lorsque la couleuvre femelle sort de sa période d’hibernation, elle émet des phéromones qui peuvent attirer plus de 100 mâles autour d’elle. S’ensuit alors une gigantesque orgie nommée &laquo;&nbsp;boule nuptiale&nbsp;&raquo; au cours de laquelle les mâles essaieront tous de féconder la femelle à l’aide d’un de leurs deux pénis latéraux. Le plus étrange dans cet improbable gang bang reptilien, c’est que certains mâles se mettent à relâcher des phéromones femelles dans le feu de l’action, attirant les autres mâles sur eux. Ce phénomène est longtemps resté un mystère, mais les scientifiques ont aujourd’hui une explication : quand les couleuvres émergent de leur hibernation, elles manquent d’énergie tant qu’elles n’ont pas été réchauffées par le soleil, et sont donc plus vulnérables aux prédateurs. Les mâles &laquo;&nbsp;transexuels&nbsp;&raquo; capables d’émettre des phéromones femelles chercheraient donc simplement à être protégés, et réchauffés par la masse de prétendants dupés qui s’agglutinent autour d’eux.</p>
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<div id="attachment_1205" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/abeille.jpg"><img class="size-full wp-image-1205" title="Abeille européenne" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/abeille.jpg" alt="Abeille européenne" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Abeille européenne - Crédits photo CC J-Luc</p></div>
<h3>Apis mellifera (Abeille européenne)</h3>
<p>La reproduction des abeilles est un des exemples de suicide sexuel les plus spectaculaires du monde animal. Quand il nait, le male de l’abeille, nommé faux-bourdon, n’a d’autre raison d’être que de féconder la Reine. Il n’a pas de dard, ne participe pas à la récolte du pollen, et ne secrète pas de miel. Aussi, lorsque vient le moment de jouer son rôle, il est prêt à sacrifier sa vie pour sa mission. L’accouplement se déroule en plein vol, lorsque la reine s’élance dans le ciel à la recherche de partenaires. Les males de la ruche la suivent en essaim, luttant pour avoir une chance de l’inséminer. Mais cette chance est très relative : lorsqu’un faux-bourdon parvient à saisir la Reine pour la pénétrer, l’éjaculation est si forte que son pénis explose, déchirant son abdomen. Le malheureux tombe alors au sol, mourant peu après. Lors d’un tel vol nuptial, la Reine s’accouple avec une douzaine de kamikazes sexuels, et elle récolte suffisamment de sperme pour pondre pendant le reste de sa vie, soit environ 4 ans. Le sort des faux-bourdons qui n’ont pas pu féconder la Reine n’est guère plus enviable que celui de leurs frères tombés au champ d’honneur : à la fin de l’été, les ouvrières cesseront de les nourrir, estimant que le miel est trop précieux pour de simples donneurs de sperme. Ils seront alors chassés sans pitié de la ruche, et mourront peu après de faim et de fatigue.</p>
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<div id="attachment_1206" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/slug.jpg"><img class="size-full wp-image-1206" title="Limace léopard" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/slug.jpg" alt="Limace léopard" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Limace léopard</p></div>
<h3>Limax maximus (Limace léopard)</h3>
<p>Lorsque les limaces léopard s’accouplent, leur rituel relève quasiment du happening artistique. Les deux partenaires, qui sont hermaphrodites, commencent par se faire la cour pendant plusieurs heures, en s’encerclant et en se léchant l’un l’autre. Puis ils se mettent à escalader un arbre, ou une autre surface élevée, et c’est là que le spectacle commence vraiment : une fois que les limaces ont atteint une hauteur qui leur convient, elles s’enroulent l’une autour de l’autre, et se laissent tomber dans le vide suspendues à un long fil de mucus. Pour trouver une situation comparable chez l’homme, il faudrait qu’un couple fasse l’amour en sautant à l’élastique. Un élastique constitué de bave, donc. Une fois suspendues, les limaces font sortir leurs pénis translucides de leurs gonopores, des petites ouvertures situées sur le côté de la tête. Et c’est au tour des deux organes génitaux de s’entortiller l’un autour de l’autre, afin de permettre la fécondation. Suite à cette union acrobatique, les deux participants pondront chacun des centaines d’œufs.</p>
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<div id="attachment_1207" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/bowerbird.jpg"><img class="size-full wp-image-1207" title="Jardinier satiné décorant son berceau" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2012/07/bowerbird.jpg" alt="Jardinier satiné décorant son berceau" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Jardinier satiné décorant son berceau - Crédits photo © Tim Laman</p></div>
<h3>Ptilonorhynchus violaceus (Jardinier satiné)</h3>
<p>Le jardinier satiné est un petit oiseau australien faisant partie de la famille des oiseaux à berceau, qui compte une vingtaine d’espèces. Il est principalement connu pour avoir la stratégie de séduction la plus extraordinairement complexe du règne animal. Au lieu de simplement offrir un cadeau à la femelle pour obtenir ses grâces, ou bien d’exposer un plumage exubérant, le jardinier va carrément ériger une construction ornementée digne d’une œuvre d’art. Cette structure, qu’on nomme un &laquo;&nbsp;berceau&nbsp;&raquo;, est constituée de brindilles savamment disposées. Selon les espèces de jardinier, le berceau pourra avoir un toit, ou être composé de deux murs de brindilles parallèles. Mais toute la subtilité de cette construction repose dans la décoration : à l’intérieur et autour du berceau, le mâle jardinier déposera des centaines de coquilles, fleurs, feuilles, pierres et même des objets plus insolites s’il en trouve, comme des morceaux de verre ou des pièces de monnaie. Cette ornementation est très réfléchie, et l’oiseau passera des heures à l’organiser. Elle devra refléter la spécificité de son espèce, avoir des couleurs assorties, et correspondre aux préférences de la femelle. Le jardinier satiné va jusqu&#8217;à peindre son berceau avec une teinture bleue qu’il fabrique avec du jus de baie et de la salive. Dans le cas du jardinier à nuque rose, dont le berceau a une forme de tunnel, les cailloux sont disposés par ordre de grandeur pour créer un effet de perspective forcée. Ce stratagème donnera à la femelle l’illusion que son prétendant est plus grand qu’il ne l’est en réalité lorsqu’il se tiendra devant son œuvre. Une fois leur berceau terminé, les jardiniers attendent fébrilement l’inspection des demoiselles en quête de reproducteurs. Celles-ci analyseront scrupuleusement la qualité de la décoration, et elles gouteront même la peinture sur les murs du berceau. Leur jugement sera sans pitié : une fois qu’elles auront sélectionné le meilleur artisan, elles auront tendance à revenir vers lui l’année suivante, laissant les ouvriers moins doués sans l’espoir d’une étreinte.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pseudobiceros_hancockanus" target="_blank">Pseudobiceros hancockanus sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://www.liberation.fr/sciences/0101159120-la-mortelle-extase-de-l-araignee-dame-latrodectus-hasselti-croque-son-partenaire-male-en-pleins-ebats" target="_blank">Latrodectus hasselti sur Libération.fr</a></li>
<li><a href="http://www.todayifoundout.com/index.php/2012/02/how-porcupines-mate/" target="_blank">Reproduction du porc-épic sur Todayifoundout.com </a><em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimex_lectularius" target="_blank">Cimex lectularius sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yfhWM__dhqk" target="_blank">Reproduction de la baudroie abyssale par Ca m&#8217;interesse</a></li>
<li><a href="http://www.lepoint.fr/actu-science/araignee-du-sexe-contre-un-cadeau-14-11-2011-1395849_59.php" target="_blank">Reproduction de la pisaure sur Lepoint.fr</a></li>
<li><a href="http://www.anapsid.org/garters2.html" target="_blank">Couleuvre jarretière à flancs rouges sur anapsid.org</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Faux-bourdon_(insecte)#Faux-bourdons" target="_blank">Les faux-bourdons sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vtgPAQTJLQs" target="_blank">Video de la BBC sur la reproduction des limaces léopard </a>(anglais)</li>
<li><a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-de-pracontal/210112/samedi-sciences-27-un-oiseau-seducteur-et-illusionniste" target="_blank">Le jardinier sur Mediapart.fr</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=566" rel="bookmark" title="2009/11/15">5 parasites qui feraient frémir un Alien</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=854" rel="bookmark" title="2010/11/14">6 créatures extraordinaires avec de vrais super pouvoirs</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=317" rel="bookmark" title="2009/07/14">5 (nouvelles) créatures dont vous ignoriez l’existence</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=6" rel="bookmark" title="2009/06/03">5 créatures bizarres dont vous ignoriez l&#8217;existence</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=723" rel="bookmark" title="2010/04/11">L’île des poupées</a></li>
</ul>
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		<title>Axolot, le livre !</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 19:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme vous l&#8217;avez remarqué, le site était en hibernation depuis quelques mois, mais en contrepartie, un livre était en préparation ! Les meilleurs articles du blog sont à présent réunis dans cet ouvrage, avec des mises à jour, du contenu exclusif, et des illustrations originales par Capucine, Libon, Adrien Ménielle, Manu Larcenet, Marion Montaigne, Laurel [...]]]></description>
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<p>Comme vous l&#8217;avez remarqué, le site était en hibernation depuis quelques mois, mais en contrepartie, un livre était en préparation !</p>
<p>Les meilleurs articles du blog sont à présent réunis dans cet ouvrage, avec des mises à jour, du contenu exclusif, et des illustrations originales par <a href="http://www.turbolapin.com/blog/" target="_blank">Capucine</a>, <a href="http://libon.turbolapin.com/" target="_blank">Libon</a>, <a href="http://portfolio.wopah.com/" target="_blank">Adrien Ménielle</a>, <a href="http://www.manularcenet.com/" target="_blank">Manu Larcenet</a>, <a href="http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/" target="_blank">Marion Montaigne</a>, <a href="http://bloglaurel.com/coeur/" target="_blank">Laurel</a> et <a href="http://www.bouletcorp.com/" target="_blank">Boulet</a> !</p>
<p>En espérant que le livre vous plaira, et que les histoires d&#8217;Axolot sauront trouver une place non seulement sur votre écran, mais aussi dans votre bibliothèque.</p>
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		<title>8 messages codés qui restent à déchiffrer</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 16:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mystères]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[cryptographie]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[légendes]]></category>
		<category><![CDATA[lieux]]></category>
		<category><![CDATA[mystères]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 1990, une étrange sculpture se dresse dans l’enceinte du quartier général de la CIA, à Langley,  Virginie. Baptisée Kryptos, cette œuvre de l’artiste américain Jim Sanborn contient des messages qui n’ont toujours pas été déchiffrés entièrement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1096" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/kryptos.jpg" alt="Kryptos" title="Kryptos" width="425" height="315" class="size-full wp-image-1096" /><p class="wp-caption-text">Kryptos - Crédits photo © Jim Gillogly</p></div>
<h3>Kryptos</h3>
<p>Depuis 1990, une étrange sculpture se dresse dans l’enceinte du quartier général de la CIA, à Langley,  Virginie. Baptisée Kryptos, cette œuvre de l’artiste américain Jim Sanborn contient des messages qui n’ont toujours pas été déchiffrés entièrement. La sculpture est composée d’un petit bassin à bulles entouré de bois petrifié, de blocs de granite, et d’une large plaque de cuivre en forme de S dans laquelle ont été découpées environ 1700 lettres de l’alphabet. L’inscription est divisée en 4 parties distinctes, chacune correspondant à un message. En 1999, un informaticien du nom de James Gillogly fut le premier à annoncer publiquement avoir déchiffré 3 des 4 sections, après quoi la CIA révéla qu’un de leurs analystes, David Stein, était arrivé au même résultat un an plus tôt. Mais malgré les efforts des meilleurs cryptographes, le quatrième message de Kryptos demeure indéchiffrable depuis plus de 20 ans. Seules 3 personnes au monde sont censées en connaitre la solution : Jim Sanborn lui-même, Ed Scheidt, cryptographe de la CIA qui aida le sculpteur à choisir les méthodes de codage, et William Webster, ancien directeur de la CIA à qui une enveloppe scellée contenant le texte original fut remise. Mais  selon Sanborn,  il ne s’agit pas seulement de connaitre le texte pour le comprendre. Les messages constituent eux-mêmes une énigme, faisant référence à quelque chose qui serait enterré sous le sol de la CIA…</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1098" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/agapeyeff.jpg" alt="Le chiffre d&#039;Agapeyeff" title="Le chiffre d&#039;Agapeyeff" width="425" height="315" class="size-full wp-image-1098" /><p class="wp-caption-text">Le chiffre d&#039;Agapeyeff</p></div>
<h3>Le Chiffre d&#8217;Agapeyeff</h3>
<p>En 1939, le cartographe anglais Alexander d’Agapeyeff publia un ouvrage de cryptographie élémentaire intitulé &laquo;&nbsp;Codes and ciphers&nbsp;&raquo;. A la fin du livre, il intégra un message chiffré afin que les lecteurs puissent tester leurs compétences de décryptage.  Mais aucun lecteur, ni aucun cryptographe ne parvint jamais à déchiffrer le mystérieux texte. Le message ne fut pas publié dans les éditions suivantes de l’ouvrage, et d’Agapeyeff lui-même admit qu’il avait oublié comment il avait encrypté son texte. Devant l’invulnérabilité du code, certains ont avancé que l’auteur s’était tout simplement trompé dans sa méthode. Si vous avez envie de tenter votre chance, voici le message :</p>
<p style="text-align: center;">75628 28591 62916 48164 91748 58464 74748 28483 81638 18174<br />
74826 26475 83828 49175 74658 37575 75936 36565 81638 17585<br />
75756 46282 92857 46382 75748 38165 81848 56485 64858 56382<br />
72628 36281 81728 16463 75828 16483 63828 58163 63630 47481<br />
91918 46385 84656 48565 62946 26285 91859 17491 72756 46575<br />
71658 36264 74818 28462 82649 18193 65626 48484 91838 57491<br />
81657 27483 83858 28364 62726 26562 83759 27263 82827 27283<br />
82858 47582 81837 28462 82837 58164 75748 58162 92000</p>
<p></p>
<div id="attachment_1112" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/beale.jpg" alt="Le Chiffre de Beale" title="Le Chiffre de Beale" width="425" height="294" class="size-full wp-image-1112" /><p class="wp-caption-text">Le trésor de Thomas Beale : légende ou réalité?</p></div>
<h3>Le Chiffre de Beale</h3>
<p>En 1818, alors qu’il chasse le bison en compagnie d’une trentaine d’hommes, un certain Thomas Jefferson Beale découvre un gisement d’or et d’argent au nord de Santa Fe, au Nouveau Mexique. Soucieux de protéger leur trésor, Beale et ses hommes décident d’aller le cacher quelque part en Virginie, loin de l’ouest sauvage. Leur butin équivaut alors à 65 millions de dollars actuels.  En 1822, avant de repartir vers le nouveau Mexique pour exploiter d’avantage de minerai, Beale remet une boite en fer à un homme de confiance, un aubergiste du nom de Robert Morriss. La boite contient des lettres d’explication ainsi que 3 lettres codées qui indiquent l’emplacement du trésor. Beale demande à Morris de conserver la boite scellée, et de l’ouvrir au bout de 10 ans si personne n’est venu la chercher avant.  Une lettre contenant la clé de décryptage lui serait envoyée au terme de ce délai. Morris ne reverra en fait jamais Beale, et il ne recevra pas non plus de clé. Au bout de 23 ans, il se décide finalement à ouvrir la boite, mais il passera le reste de sa vie à essayer en vain de déchiffrer les lettres. En 1862, peu avant sa mort, Morris explique toute l’histoire à un de ses amis, et lui passe la boite. A force d’acharnement, l’ami en question finit par décrypter le texte de la deuxième lettre : celle-ci décrit le contenu du trésor, et indique qu’il est enterré quelque part dans une caverne du comté de Bedford, en précisant que l’emplacement exact est décrit dans la lettre n°1. En 1885, désespéré de parvenir à déchiffrer les textes restants, l’ami de Morris publiera anonymement le récit de Beale ainsi que ses lettres dans un livre intitulé &laquo;&nbsp;the Beale Papers&nbsp;&raquo;. L’authenticité de l’histoire a toujours fait l’objet de nombreuses controverses, et certains considèrent qu’il s’agit d’un canular savamment élaboré.  Toujours est-il qu’après plus d’un siècle de tentatives acharnées, les lettres n°1 et n°3 restent indéchiffrables.  Et aussi longtemps qu’elles le seront, le trésor de Thomas Beale conservera son mystère…</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1100" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/dorabella.jpg" alt="Le chiffre de Dorabella" title="Le chiffre de Dorabella" width="425" height="185" class="size-full wp-image-1100" /><p class="wp-caption-text">Le chiffre de Dorabella</p></div>
<h3>Le Chiffre de Dorabella</h3>
<p>Edward Elgar était un compositeur anglais féru de cryptographie, et son œuvre la plus célèbre, les &laquo;&nbsp;Variations Enigma&nbsp;&raquo;, est notamment connue pour le contenu caché qui serait encodé dans sa partition. En 1897, Elgar adressa une lettre à une amie de 20 ans sa cadette, Dora Penny, qu’il surnommait Dorabella.  Le message qui y figurait était composé d’étranges caractères en demi-cercles  répartis sur 3 lignes, ainsi que d‘un énigmatique petit point à côté d’une des lettres. Dans les mémoires qu’elle écrivit 40 ans plus tard, Dora Penny confia qu’elle ne fut jamais capable de déchiffrer le message, et que lorsqu’elle questionna Elgar à ce sujet, celui-ci lui répondit qu’elle était pourtant la &laquo;&nbsp;mieux placée pour deviner&nbsp;&raquo;.  Aucune des tentatives de décodage menées depuis n’a donné de résultat satisfaisant, et plus de 70 après, le chiffre de Dorabella continue à dérouter les meilleurs cryptographes du monde.  Une des solutions avancées suggère toutefois que le message ne serait pas un texte, mais une mélodie…</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1102" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/shugborough.jpg" alt="L&#039;inscription de Shugborough" title="L&#039;inscription de Shugborough" width="425" height="265" class="size-full wp-image-1102" /><p class="wp-caption-text">L&#039;inscription de Shugborough - Credits photo © REX</p></div>
<h3>L’inscription de Shugborough</h3>
<p>Shugborough hall est une vaste demeure située dans la campagne du Staffordshire, en Angleterre.  Elle est célèbre pour le mystérieux monument qu’elle abrite au fond de ses jardins, une arche de pierre baptisée le &laquo;&nbsp;Monument des Bergers&nbsp;&raquo;.  Sculpté à l’initiative de la famille Anson au 18ème siècle, ce monument contient en son centre une reproduction des &laquo;&nbsp;Bergers d’Arcadie&nbsp;&raquo;, un tableau de Nicolas Poussin taillé ici en bas-relief sur une plaque de marbre. L’œuvre représente une femme et trois bergers,  dont deux pointent un tombeau du doigt. Etrangement, la scène est inversée par rapport au tableau original, comme si ce dernier se reflétait dans un miroir. Mais l’énigme réside dans l’inscription gravée sous le bas-relief : il s’agit d’une séquence de 10 lettres,  O U O S V A V V, encadrée par les lettres D et M. En près de 3 siècles, personne n’a pu expliquer le sens de l’inscription, même si de nombreuses interprétations ont été avancées. Certains y ont vu l’acronyme d’un message amoureux, des références bibliques, ou encore la distance qui sépare Shugborough de Oak Island, une petite ile qui abriterait un trésor enfoui. Enfin, plus récemment, des livres tels que l’Enigme Sacrée ou le Da Vinci Code ont largement popularisé la légende selon laquelle l’inscription désignerait l’emplacement du Saint Graal…</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1104" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/phaistos.jpg" alt="Le Disque de Phaistos" title="Le Disque de Phaistos" width="425" height="314" class="size-full wp-image-1104" /><p class="wp-caption-text">Le Disque de Phaistos au musée d&#039;Heraklion</p></div>
<h3>Le Disque de Phaistos</h3>
<p>En 1908, une équipe d’archéologues italiens découvre un curieux disque d’argile dans les ruines du palais de Phaistos, en Grèce. Le disque a un diamètre d’environ 16 centimètres, et il est couvert sur ses deux faces de symboles inconnus disposés en spirale. On dénombre au total 241 signes composés de 45 hiéroglyphes distincts, qui semblent représenter des hommes, des outils, des animaux ou encore des plantes. Ces signes sont divisés en groupes séparés par des lignes,  et ils ne semblent pas avoir été gravés, mais littéralement imprimés avec des tampons. Le disque ayant été estimé comme datant du 2ème millénaire avant JC, cela en ferait le plus ancien exemple d’imprimerie jamais découvert.  Malgré de nombreuses tentatives de déchiffrements par les chercheurs, le sens et l’usage du disque restent un mystère complet. Il pourrait s’agir d’un hymne religieux, d’un calendrier ou encore d’un jeu selon les interprétations. De multiples origines possibles ont été données au disque, allant de l’Egypte à l’Atlantide, pour citer la plus ésotérique. Sa particularité la plus extraordinaire est sans doute qu’aucun objet semblable n’a jamais été découvert, ce qui en fait, jusqu&#8217;à preuve du contraire, une pièce unique. Tous ces mystères ont poussé certains chercheurs à remettre en question l’authenticité du disque, mais il est généralement admis qu’il s’agit bien d’un vestige antique. Le disque de Phaistos est aujourd’hui conservé au musée archéologique d’Heraklion.</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1106" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/zodiac.jpg" alt="Le code du Zodiaque" title="Le code du Zodiaque" width="425" height="315" class="size-full wp-image-1106" /><p class="wp-caption-text">Extrait d&#039;un des cryptogrammes irrésolus du Zodiaque</p></div>
<h3>Le Code du &laquo;&nbsp;Zodiaque&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Le Zodiaque était un tueur en série qui sévit dans le nord de la Californie à la fin des années 60, et qui ne fut jamais identifié. On lui attribue avec certitudes 5 meurtres, mais il fut soupçonné d’avoir tué plusieurs dizaines de personnes entre 1966 et 1978. Il était notamment connu pour se livrer à un jeu pervers de correspondance avec la presse locale. Le 1er aout 1969, 3 journaux californiens reçoivent des lettres du Zodiaque, qui menace de tuer 12 personnes si ses messages ne sont pas publiés en une.  Les lettres contiennent chacune le tiers d’un message codé, qui  est censé contenir l’identité du tueur. Le message est finalement déchiffré par Donald et Bettye Harden, deux professeurs d’université, mais à la place d’une quelconque révélation sur le nom du Zodiaque, ils découvrent une macabre confession : le tueur explique qu’il tue par plaisir, et parce qu’il pense que ses victimes seront ses esclaves dans l’au-delà. Au total, entre 1969 et 1974, le Zodiaque enverra 18 lettres à la presse, dont quatre cryptogrammes. Sur les quatre, seul le message d’aout 1969 fut décodé, les trois autres restant à ce jour indéchiffrables.</p>
<div style="margin-bottom:15px;"></div>
<div id="attachment_1108" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/09/tamanshud.jpg" alt="Le code &quot;Taman Shud&quot;" title="Le code &quot;Taman Shud&quot;" width="425" height="315" class="size-full wp-image-1108" /><p class="wp-caption-text">Le code &quot;Taman Shud&quot;</p></div>
<h3>Le Code &laquo;&nbsp;Taman shud&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Le 1er décembre 1948, le cadavre d’un homme est retrouvé sur la plage de Somerton, en Australie. Agé d’une quarantaine d’années, l’homme porte un pull over et un imperméable malgré la chaleur élevée, et il n’a aucune pièce d’identité sur lui. Toutes les étiquettes de ses vêtements ont été découpées. Plus étrange encore, ses empreintes digitales et dentaires ne correspondent à aucun profil enregistré. L’autopsie ne révèle aucune trace de poison dans son organisme,  et ne parvient finalement à aucune conclusion quant à la cause de sa mort. Face à l’opacité du mystère, Scotland Yard est appelé en renfort, et une photo de l’homme est largement diffusée à travers le monde, mais personne ne parvient à l’identifier.  Le mystère s’épaissit d’avantage lorsqu’une valise appartenant vraisemblablement à la victime est retrouvée un mois plus tard, remplie de vêtements dont les étiquettes ont été enlevées. La police découvre également une poche cachée dans le pantalon de l’homme, qui contient un morceau de papier sur lequel sont imprimés les mots &laquo;&nbsp;Taman shud&nbsp;&raquo;. A l’aide de spécialistes de la bibliothèque nationale, il est établi que ce morceau de papier a été arraché d’un livre de poèmes intitulé les Roubaïates d’Omar Khayyam.  Après qu’une photo du morceau de papier ainsi que des informations concernant le livre ont été diffusées publiquement, un homme finit par contacter la police pour leur dire qu’il a trouvé une très rare édition de l’ouvrage sur le siège arrière de sa voiture, la nuit du 30 novembre 1948. Soit la veille de la découverte du corps.  L’affaire passe d’énigmatique à totalement déconcertante lorsque la police découvre un message codé à l’arrière du livre : 5 lignes de lettres apparemment aléatoires, dont une barrée. Le code ne fut jamais déchiffré, et l’affaire de l’homme de Sommerton reste le mystère criminel le plus étrange de toute l’histoire australienne.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kryptos_(sculpture)">Kryptos sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffre_d'Agapeyeff">Le Chiffre d&#8217;Agapeyeff sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffre_de_Beale">Le Chiffre de Beale sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffre_de_Dorabella">Le Chiffre de Dorabella sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Shugborough_inscription">L&#8217;inscription de Shugborough sur Wikipedia</a><em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Disque_de_Phaistos">Le Disque de Phaistos sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tueur_du_Zodiaque">Le Tueur du Zodiaque sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Taman_Shud_Case">L&#8217;affaire Taman Shud sur Wikipedia</a><em>(anglais)</em></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=830" rel="bookmark" title="2010/09/29">5 curiosités archéologiques qui défient nos connaissances</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=917" rel="bookmark" title="2011/03/14">5 supercheries qui ont mystifié leurs époques</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=628" rel="bookmark" title="2010/01/10">5 mystères à élucider</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=498" rel="bookmark" title="2009/09/27">La Bible du Diable</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=752" rel="bookmark" title="2010/05/30">L’Homme de Marree</a></li>
</ul>
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		<title>5 lacs avec une histoire hors du commun</title>
		<link>http://www.axolot.info/?p=1051</link>
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		<pubDate>Sun, 29 May 2011 21:01:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nature et Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes]]></category>
		<category><![CDATA[légendes]]></category>
		<category><![CDATA[lieux]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.axolot.info/?p=1051</guid>
		<description><![CDATA[Situé au sud de l’Oregon,  le Crater Lake est un lac remarquable à plus d’un titre. Avec ses 597 m de profondeur, c’est le lac le plus profond des Etats-Unis. Sa formation remonte à environ 7000 ans, lorsque le mont Mazama entra dans une terrible éruption et s’effondra sur lui-même, projetant des cendres à plus de 100 km de distance, et laissant place à un vaste cratère de 10 km sur 8.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1064" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/craterlake.jpg"><img class="size-full wp-image-1064" title="Crater Lake" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/craterlake.jpg" alt="Crater Lake" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Crater Lake - Crédits photo © M.Giuli</p></div>
<h3>Crater Lake</h3>
<p>Situé au sud de l’Oregon,  le Crater Lake est un lac remarquable à plus d’un titre. Avec ses 597 m de profondeur, c’est le lac le plus profond des Etats-Unis. Sa formation remonte à environ 7000 ans, lorsque le mont Mazama entra dans une terrible éruption et s’effondra sur lui-même, projetant des cendres à plus de 100 km de distance, et laissant place à un vaste cratère de 10 km sur 8. Les eaux de pluie remplirent l’immense dépression, donnant ainsi naissance au lac. Les indiens Klamath se transmirent pendant des millénaires une légende faisant de cet évènement le fruit de violents affrontements entre les dieux, et leurs descendants considèrent encore aujourd’hui le Crater Lake comme un lieu sacré. Si le lac est réputé pour sa grande beauté, il est tout particulièrement connu pour un de ses étranges occupants, baptisé « le vieil homme du lac » : en 1896, le géologue Joseph S. Diller fit la découverte d’un gros tronc d’arbre flottant inexplicablement à la verticale dans les eaux du Crater Lake. Mesurant environ 60 cm de large sur  9 m de long, dont une partie émergée de 1,20 m, le tronc était assez solide pour qu’un homme puisse se tenir dessus. Aujourd’hui, plus de 115 ans après, le « vieil homme du lac » est toujours là, son tronc blanchi dérivant à travers le lac, toujours parfaitement droit. Les bateaux touristiques le croisent souvent sur leur parcours, et les croyances locales lui prêtent le pouvoir de contrôler le temps qu’il fait au-dessus du site. Crater Lake est également connu pour ses deux îles : Wizard island (l’île du sorcier), un îlot volcanique de 127 hectares, et Phantom Ship Island, ainsi nommée parce que par temps brumeux, sa silhouette évoque celle d’un bateau fantôme.<br />
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<div id="attachment_1066" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/roopkund.jpg"><img class="size-full wp-image-1066" title="Lake Roopkund" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/roopkund.jpg" alt="Lake Roopkund" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Cranes au bord du lac Roopkund</p></div></p>
<h3>Roopkund, le lac des squelettes</h3>
<p>En 1942, un garde forestier anglais découvrit des centaines de squelettes sur les rives du lac Roopkund, un petit lac gelé de l’Himalaya situé à plus de 5000 m d’altitude. Les autorités anglaises pensèrent d’abord qu’il s’agissait de soldats japonais morts en essayant de traverser la frontière indienne pour mener une attaque surprise, mais les ossements étaient bien trop anciens pour valider cette hypothèse. Personne ne semblait pouvoir dire qui étaient ces gens, ni encore moins ce qui les avait tué. Pendant des décennies, le mystère du lac Roopkund fascina historiens et scientifiques, qui proposaient diverses théories sur les causes de l’évènement. Certains pensaient qu’il pouvait s’agir d’un suicide collectif rituel, d’autres parlaient d’un glissement de terrain, ou encore d’une épidémie. Lorsque les premiers tests au carbone 14 furent menés dans les années 60, on estima que les victimes avaient vécu entre le 12ème et le 15ème siècle, ce qui amena l’hypothèse d’une armée antique qui aurait succombé aux conditions extrêmes de l’Himalaya. Mais ce n’est qu’en 2004, soit 62 ans après la redécouverte du site, qu’une nouvelle enquête permit de résoudre l’énigme : des chercheurs indiens et européens mirent à jour des bijoux et des armes, ainsi que des tissus organiques exceptionnellement préservés par le climat de la zone. Les restes de plus de 500 personnes furent dénombrés au final, et une nouvelle datation permit de déterminer qu’ils remontaient à l’an 850 après J-C environ. Les tests ADN montrèrent qu’il y avait deux groupes distincts parmi les corps, vraisemblablement des pèlerins aidés par des porteurs locaux. En ce qui concerne la cause de leur mort, une légende Himalayenne raconte que la Déesse Nanda Devi tua un jour des voyageurs qui avaient profané son sanctuaire montagneux en faisant s’abattre sur eux une pluie de grêle « dure comme du fer ». C’est à cette même conclusion qu’aboutirent les scientifiques après analyse des fractures observées sur les corps des victimes : piégées par la tempête, et sans abri où se réfugier, toutes furent décimés par des grêlons gros comme des « balles de cricket » (environ 8 cm de diamètre). On peut encore voir de nombreux cranes et ossements autour du lac Roopkund, bien que les visiteurs occasionnels en aient emporté une grande partie en macabre souvenir de leur expédition. Quiconque a suffisamment regardé de films d’horreur pourra toutefois se demander s’il est judicieux de piller des cadavres foudroyés par une vengeance divine…<br />
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<div id="attachment_1067" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/peigneur.jpg"><img class="size-full wp-image-1067" title="Lac Peigneur" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/peigneur.jpg" alt="Lac Peigneur" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Le vortex du lac Peigneur aspirant les arbres en 1980</p></div></p>
<h3>Lac Peigneur</h3>
<p>Le 20 novembre 1980, un petit lac de Louisiane, le lac Peigneur, fut le théâtre de l’une des catastrophes industrielles les plus spectaculaires de l’histoire. A l’époque, la Diamond Crystal Salt Company exploitait une mine de sel qui se trouvait sous le lac, pendant que la compagnie pétrolière Texaco forait depuis la surface à la recherche de pétrole. Suite à une erreur de calcul, la foreuse perça le troisième niveau de la mine, créant une brèche au fond du lac. L’eau s’engouffra rapidement dans les cavités souterraines, ce qui provoqua un gigantesque tourbillon. Ce maelstrom aspira en son centre la plateforme pétrolière, ainsi que 11 barges, un remorqueur, et plus de 25 hectares de terrain environnant. Les eaux du lac furent drainées à travers la crevasse qui s’agrandissait de plus en plus, et le phénomène fut si puissant que le cours d’un canal relié au lac, le canal Delcambre, fut inversé et aspiré à son tour. Ceci eut pour effet de créer une cascade haute de 50 m à l’endroit où le canal se déversait dans le trou, la plus haute jamais vue en Louisiane. La catastrophe ne fit pas de victimes humaines, mais elle transforma un lac d’eau douce profond d’à peine 3 m en un lac salé atteignant 60 m de profondeur, ce qui affecta irréversiblement son écosystème. Texaco versa 32 millions de dollars de préjudices à la Diamond Crystal Salt Company, et la mine de sel fut finalement fermée en 1986.<br />
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<div id="attachment_1068" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/nyos.jpg"><img class="size-full wp-image-1068" title="Lac Nyos" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/nyos.jpg" alt="Lac Nyos" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Nyos, le &quot;lac tueur&quot;</p></div></p>
<h3>Lac Nyos</h3>
<p>Situé au nord-ouest du Cameroun, le Lac Nyos fut à l’origine de l’un des désastres naturels les plus étranges du 20ème siècle. Ce lac volcanique est l’un des 3 seuls au monde susceptibles de produire une éruption limnique, un phénomène rarissime au cours duquel le gaz accumulé pendant des années dans les profondeurs d’un lac est relâché dans l’atmosphère. Cette particularité vaut à ces lacs d’être répertoriés sous le nom de « lacs tueurs ». Dans le cas du lac Nyos, le phénomène se produisit le 21 aout 1986, lorsqu’un glissement de terrain, suppose-t-on, brassa les eaux du lac. Cet évènement libéra les centaines de milliers de tonnes de gaz carbonique qui s’étaient accumulées dans les couches profondes, et qui émanaient du cratère volcanique où se trouve le lac. Une gigantesque explosion s’ensuivit, générant une colonne d’eau de plus de 80 m, et libérant environ 1,6 millions de tonnes de CO2. Un nuage mortel se répandit à toute vitesse dans la vallée, éliminant tout ce qui respirait jusqu’à une distance de 25 km. On retrouva 1746 personnes tuées dans les villages alentour, ainsi que plusieurs milliers d’animaux, le tout dans un paysage presque intact. Les chercheurs ne comprirent pas tout de suite ce qui s’était passé, les victimes ne présentant aucune trace de blessure,  ni d’agonie apparente, mais c’est le lac lui-même qui leur donna le principal indice : les eaux habituellement bleues de celui-ci étaient devenues d’un rouge profond, cruellement approprié, dû aux eaux riches en fer du fond qui étaient remontées à la surface. Depuis 2001, une opération de dégazage nommée les « Orgues de Nyos » est menée par une équipe française, pour empêcher que la catastrophe ne se reproduise. Elle consiste à pomper le CO2 du fond vers la surface par le biais d’un tuyau vertical qui projette de l’eau à 50m au-dessus du lac. Le lac Monoun, dont l’éruption tua 37 personnes en 1984, est également en cours de dégazage depuis 2003. Quant au troisième lac « tueur » recensé, le lac Kivu du Congo, il n’est encore jamais entré en éruption, mais il est étroitement surveillé : plusieurs millions de personnes vivent sur ses rives, et il contient 300 fois plus de gaz que le lac Nyos.<br />
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<div id="attachment_1069" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/vostok.jpg"><img class="size-full wp-image-1069" title="Lac Vostok" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/05/vostok.jpg" alt="Lac Vostok" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Image RADARSAT du lac Vostok - Crédits photo NASA</p></div></p>
<h3>Lac Vostok</h3>
<p>Avec ses 16000 km² de superficie et ses 1000m de profondeur, le lac Vostok est de loin le plus imposant des lacs mentionnés dans cet article, mais c’est aussi le plus mystérieux : en effet, personne ne l’a jamais vu. Car le lac Vostok ne se trouve pas à la surface de la terre, mais très, très en dessous, à 4 km sous les glaces de l’antarctique. Et depuis sa découverte dans les années 70 grâce à des radars, ce lac subglaciaire n’en finit pas d’exciter la curiosité des scientifiques, qui espèrent y trouver des formes de vie totalement nouvelles. Pendant 14 millions d’années, l’écosystème du lac s’est effectivement développé indépendamment du reste de la planète, protégé de toute vie par 4 km de glace. C’est pourquoi ses occupants devraient être très différents de ce que nous connaissons déjà, même si, selon les chercheurs, il y a peu de chances pour qu’ils soient plus complexes que des micro-organismes. En 1998, une opération de forage fut menée par une équipe russe, mais elle s’arrêta à 200 m de l’eau. Le kérosène utilisé risquait en effet de contaminer le lac, resté parfaitement pur depuis quasiment la disparition des dinosaures. Le forage a repris le 4 janvier 2011 avec une nouvelle technique à base de silicone, et il devrait se terminer à la fin de cette même année, permettant d’extraire une carotte de glace qui devrait révéler les mystères du lac. De par ses conditions très particulières, le lac Vostok est également devenu un modèle pour la future exploration d’Europe, un satellite de Jupiter dont les eaux subglaciaires pourraient contenir des formes de vie extraterrestres.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crater_Lake">Crater Lake sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Old_Man_of_the_Lake">Le &laquo;&nbsp;vieil homme du lac&nbsp;&raquo; sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Roopkund">Le Lac Roopkund sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lake_Peigneur">Le Lac Peigneur sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Nyos">Le Lac Nyos sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Vostok">Le Lac Vostok sur Wikipedia</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
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<li><a href="http://www.axolot.info/?p=116" rel="bookmark" title="2009/06/12">La vraie “Silent Hill”</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=582" rel="bookmark" title="2009/11/30">La cité du silence</a></li>
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		<title>Le secret du Dr Tanzler</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 00:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humains]]></category>
		<category><![CDATA[bizarre]]></category>
		<category><![CDATA[crimes]]></category>
		<category><![CDATA[humains]]></category>

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		<description><![CDATA[Carl Tanzler von Cosel était un radiologue doublé d’un piètre inventeur qui naquit le 8 février 1877 à Dresde, en Allemagne. Ce personnage extrêmement singulier se faisait passer pour un ancien capitaine de sous-marin surdiplômé,  et il prétendait avoir eu à plusieurs reprises des visions de son ancêtre défunte, la Comtesse Anna Constantia von Cosel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1006" title="Carl Tanzler" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/tanzler1.jpg" alt="Carl Tanzler" width="425" height="315" /></p>
<div class="nda"><span style="color:red"><strong>Attention : </strong></span>cette histoire est particulièrement dérangeante, et peut heurter la sensibilité des plus fragiles.</div>
<p>Carl Tanzler von Cosel était un radiologue doublé d’un piètre inventeur qui naquit le 8 février 1877 à Dresde, en Allemagne. Ce personnage extrêmement singulier se faisait passer pour un ancien capitaine de sous-marin surdiplômé,  et il prétendait avoir eu à plusieurs reprises des visions de son ancêtre défunte, la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anna_Constantia_von_Brockdorff"> Comtesse Anna Constantia von Cosel</a>. En 1926, à l’âge de 49 ans, il émigra vers les Etats Unis et s’installa en Floride, abandonnant au passage sa femme et ses deux enfants. Il trouva peu de temps après un poste de radiologue dans un Hôpital de Key West. En avril 1930, la vie du Dr Tanzler bascula lorsqu’il fit la connaissance d’une patiente cubaine nommée Maria Elena Milagro de Hoyos : selon Tanzler, lors d’une apparition, le fantôme de la Comtesse von Cosel lui avait prophétisé qu’une beauté exotique aux cheveux noirs serait l’amour de sa vie, et lorsqu’il rencontra Maria Elena, il eut la certitude qu’elle était celle-ci. La jeune femme de 21 ans était atteinte de tuberculose, une maladie qui avait déjà décimé une grande partie de sa famille. Pendant des mois, Tanzler fit tout ce qu’il put pour essayer de la sauver, n’hésitant pas à tester sur elles des méthodes thérapeutiques de son invention. Il lui déclara également sa flamme, et la couvrit de cadeaux, mais rien n’indique que ses sentiments aient jamais été réciproques.</p>
<div id="attachment_1007" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/tanzler2.jpg"><img class="size-full wp-image-1007" title="Mausolée Maria Elena de Hoyos" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/tanzler2.jpg" alt="Mausolée Maria Elena de Hoyos" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Le mausolée érigé en mémoire de Maria Elena de Hoyos au cimetière de Key West</p></div>
<p>Finalement, malgré tous les efforts de Tanzler, Maria Elena succomba à sa maladie le 25 octobre 1931. Le docteur paya ses funérailles, et il lui fit construire un mausolée au cimetière de Key West sur lequel il vint ensuite se recueillir chaque nuit. Tanzler racontera plus tard que lorsqu’il lui chantait sa chanson favorite, Maria Elena venait le voir en esprit, et lui demandait souvent de la sortir de sa tombe. C’est ce qu’il finit par faire un soir d’avril 1933, emportant avec lui le cadavre de sa bien-aimée inhumé depuis presque deux ans. Après avoir ramené le corps sévèrement décomposé chez lui, le Dr Tanzler se lança dans une impensable entreprise de restauration : Il attacha les os ensemble avec des cordes de piano, il remplaça la peau putréfiée avec du tissu imbibé de cire et de plâtre, et il remplit l’abdomen en le bourrant de chiffons. Il fabriqua également une perruque à partir de cheveux que la Mère de Maria Elena lui avait remis après l’enterrement, et il combla les orbites creuses avec des yeux de verre. Enfin, il recouvrit l’ensemble de parfum et de produits chimiques pour masquer l’odeur et ralentir les effets de la décomposition.</p>
<div id="attachment_1008" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/tanzler3.jpg"><img class="size-full wp-image-1008" title="elena de hoyos" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/tanzler3.jpg" alt="elena de hoyos" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Réplique du corps reconstitué de Maria Elena de Hoyos au musée &quot;Ripley&#39;s Believe It Or Not&quot; de Key West - Crédits photo <a href='http://www.flickr.com/photos/thankyougravity/2617152260/'>Thank You Gravity</a></p></div>
<p>Pendant 7 ans, Carl Tanzler allait vivre avec le cadavre grossièrement rafistolé de Maria Elena de Hoyos couché dans son lit, passant de longues nuits à lui déclamer son amour. Selon les déclarations de deux médecins qui analysèrent le corps ultérieurement, Tanzler avait placé un tube en papier au niveau du vagin, ce qui suggère que la relation ne fut pas seulement platonique. Un jour de 1940, la sœur de Maria Elena se rendit chez Tanzler pour vérifier les rumeurs atroces qui circulaient à son propos. Lorsqu’elle vit l’horrible mannequin de cire habillé avec les vêtements de sa sœur, elle alerta aussitôt les autorités, et Tanzler fut arrêté. L’affaire connut un retentissement national, et bizarrement, l&#8217;opinion publique fit preuve d&#8217;une certaine compassion envers le docteur, qui était perçu comme une sorte de romantique excentrique. Après une audience préliminaire devant le tribunal de Key West, Tanzler fut finalement relâché, car les charges de profanation retenues à son encontre tombaient sous le coup de la prescription. Le corps de Maria Elena fut enterré dans un endroit secret, après avoir été exposé publiquement dans un salon funéraire. Lors de cette veillée très particulière, plus de 6000 personnes se bousculèrent pour voir l&#8217;abomination dont la presse avait tant parlé. En 1947, Carl Tanzler écrivit une autobiographie dans laquelle il relatait l’incroyable histoire, mais il ne supporta pas longtemps d’être séparé de sa dulcinée : à l&#8217;aide d&#8217;un masque mortuaire, il confectionna une &laquo;&nbsp;poupée&nbsp;&raquo; grandeur nature à l&#8217;effigie de Maria Elena, et il vécut auprès d&#8217;elle jusqu’à sa mort, le 3 juillet 1952.<br />
<strong><br />
Plus d&#8217;infos :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Tanzler">Carl Tanzler sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://www.weirdworm.com/carl-tanzler-romancing-the-dead/">Carl Tanzler sur Weird Worm</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Cyfvf5bc0Vo">Documentaire de History Channel sur l&#8217;affaire</a> <em>(anglais)</em></li>
</ul>
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		<title>5 supercheries qui ont mystifié leurs époques</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 23:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[mystères]]></category>
		<category><![CDATA[supercheries]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 octobre 1869, deux ouvriers firent une découverte qui allait rendre mondialement célèbre le petit hameau de Cardiff, dans l’état de New York. En creusant un puits sur le terrain du fermier William Newell, ils exhumèrent ce qui semblait être le corps fossilisé d’un homme de 3m de haut.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_921" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cardiff.jpg"><img class="size-full wp-image-921" title="Géant de Cardiff" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cardiff.jpg" alt="Géant de Cardiff" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Le Géant de Cardiff exposé au Farmer&#39;s Museum de Cooperstown - Crédits photo</p></div>
<h3>Le Géant de Cardiff</h3>
<p>Le 16 octobre 1869, deux ouvriers firent une découverte qui allait rendre mondialement célèbre le petit hameau de Cardiff, dans l’état de New York. En creusant un puits sur le terrain du fermier William Newell, ils exhumèrent ce qui semblait être le corps fossilisé d’un homme de 3m de haut. Sitôt la nouvelle répandue, des curieux affluèrent de toute la région pour venir voir le colosse de pierre, étendu dans une apparente posture d’agonie. Devant un tel succès, William Newell abrita le corps sous une tente, et commença à faire payer les visites. La communauté scientifique ne cachait pas son scepticisme à l’égard du géant de Cardiff, mais les fondamentalistes chrétiens en défendaient l’authenticité, considérant la découverte comme une preuve que les géants mentionnés dans l’Ancien Testament avaient bien existé. Ce qu’ils ignoraient, c’est qu’ils étaient les dindons d’une farce orchestrée par un certain George Hull, fabricant de cigares et cousin de Newell. Un an plus tôt, Hull avait eu un débat enflammé avec un révérend méthodiste à propos des géants bibliques. En tant qu’athée convaincu, il se demandait comment l’on pouvait croire à de telles histoires, et pour voir jusqu’où irait la crédulité religieuse, il eut l’idée de fabriquer un faux géant pétrifié.</p>
<div id="attachment_924" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cardiff2.jpg"><img class="size-full wp-image-924" title="Géant de Cardiff" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cardiff2.jpg" alt="Géant de Cardiff" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Le Géant de Cardiff sur les lieux de sa découverte - Crédits photo J L Hamar/Frederic Lewis/Getty Images</p></div>
<p>Il fit donc tailler une statue en secret, utilisant de l’acide pour en vieillir l’aspect et des aiguilles pour simuler les pores de la peau, avant de l’enterrer derrière la ferme de son cousin avec la complicité de ce dernier. Il ne restait plus ensuite qu’à engager deux ouvriers pour creuser un puits au bon emplacement. George Hull dépensa 2600$ dans son canular, mais lorsque le phénomène attira l’attention de tout le pays, l’investissement s’avéra très rentable : Hull et Newell furent rapidement approchés par un groupe d’hommes d’affaires à qui ils revendirent le géant pour 23000 $. Mené par un certain David Hannum, le groupe exhiba le colosse dans la ville de Syracuse, où il déplaça des foules entières. A tel point que le célèbre entrepreneur de spectacles Phinéas Barnum proposa de le racheter pour 50000 $, mais les nouveaux propriétaires déclinèrent l’offre. Ne s’avouant pas vaincu, Barnum décida alors de faire fabriquer une réplique, puis il l’exhiba à New York en déclarant que seul son géant était véritable, l’autre n’étant qu’une vulgaire copie ! David Hannum attaqua Barnum en diffamation, mais le procès tourna court lorsque Georges Hull dévoila toute l’histoire à la presse. Les deux géants furent déclarés faux, et Barnum échappa du même coup à la condamnation. Aujourd’hui, le géant de Cardiff est conservé au Farmer’s Museum de Copperstown, et plus de 140 ans après sa création, il est toujours considéré comme le canular le plus populaire de l’histoire des Etats-Unis.</p>
<div id="attachment_926" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cottingley1.jpg"><img class="size-full wp-image-926" title="Fées de Cottingley" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cottingley1.jpg" alt="Fées de Cottingley" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Frances et les fées de Cottingley - Crédit photo Elsie Wright</p></div>
<h3>Les Fées de Cottingley</h3>
<p>Durant l’été 1917, Elsie Wright et Frances Griffiths, deux cousines de 16 et 10 ans qui vivent dans le village de Cottingley, en Angleterre, décident de prouver à leurs parents qu’elles voient régulièrement des fées dans les bois. Avec l’appareil photo de son père, Elsie prend un cliché de Frances avec quatre créatures ailées qui semblent danser devant elle, puis, deux mois plus tard, c’est au tour de Frances de photographier sa cousine en compagnie d’un lutin. Arthur Wright, le père d’Elsie, est convaincu que les deux jeunes filles ont truqué les images, mais ce ne pas l’avis de son épouse, Polly, pour qui les photos sont authentiques. Elle les montre en 1919 lors d’une conférence sur les fées organisée par la Société Théosophique, une association spiritualiste. Les images deviennent alors publiques, et elles parviennent jusqu&#8217;à Edward Gardner, un membre éminent de la Société qui pense que les fées sont le signe d’un nouveau cycle d’évolution. En 1920, Gardner envoie les photos ainsi que les négatifs originaux pour analyse à Harold Snelling, un expert en photographie qui ne trouve aucune trace de manipulation, et qui conclut à l’authenticité des clichés. C’est à cette époque qu’Arthur Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes, va s’intéresser à l’histoire des fées de Cottingley. Il prend contact avec Edward Gardner, et ensemble les deux hommes commandent une contre-expertise à la société Kodak, qui ne trouvera pas non plus de signe de trucage.</p>
<div id="attachment_939" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cottingley2.jpg"><img class="size-full wp-image-939" title="Fées de Cottingley" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/cottingley2.jpg" alt="Fées de Cottingley" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">La dernière photo, dont Frances soutiendra toujours l&#39;authenticité</p></div>
<p>Au mois de juillet 1920, Gardner va à la rencontre de la famille Wright, et donne deux appareils photo à Elsie et Frances en leur proposant d’essayer à nouveau de prendre des clichés &laquo;&nbsp;féériques&nbsp;&raquo;. Quand la mère d’Elsie veut les accompagner, les filles insistent sur le fait qu’elles doivent être seules pour que les fées se manifestent, et à la fin de l’été, elles envoient 3 photos à Gardner qui les montrent en compagnie des mêmes créatures ailées qu’en 1917. Lorsqu’il apprend la nouvelle, Conan Doyle est persuadé que grâce à ces photos, le public va enfin s’ouvrir à la réalité des phénomènes parapsychologiques. Il écrit deux articles sur l’affaire ainsi qu’un livre, qui recevront un accueil critique très mitigé. Ses positions quant à l’existence d’un &laquo;&nbsp;petit peuple&nbsp;&raquo; invisible iront même jusqu&#8217;à le discréditer en tant qu’auteur, mais il défendra l’authenticité des photos jusqu’à sa mort, en 1930. Après 1921, l’effervescence médiatique autour des fées de Cottingley se tasse progressivement, et les deux cousines, usées par cette histoire, partent de longues années à l’etranger. L’affaire ressurgit dans les années 60 et 70, lorsque des journalistes tentent d’obtenir des aveux d’Elsie et Frances, mais celles-ci nient avoir truqué les images. Elsie va jusqu&#8217;à suggérer qu’elles avaient peut être réussi à impressionner la plaque photographique avec leur imagination. Ce n’est qu’en 1983, soit 66 ans après le début de l’histoire, que les cousines confessent leur secret à la presse : elles avaient simplement découpé des illustrations qu’elles avaient ensuite fixé dans le décor avec des épingles. Trop embarrassées d’avoir trompé l’auteur de Sherlock Holmes lui-même, elles avaient décidé de ne rien dévoiler. Cependant, et contrairement à sa cousine, Frances soutiendra jusqu’au bout que la cinquième photo, montrant des fées dans les herbes, était bien réelle. Les photos originales d’Elsie et Frances comptent aujourd’hui parmi les plus célèbres du 20ème siècle, et elles sont conservées au National Media Museum de Bradford, à quelques kilomètres de Cottingley.</p>
<div id="attachment_941" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/piltdown1.jpg"><img class="size-full wp-image-941" title="L'Homme de Piltdown" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/piltdown1.jpg" alt="L'Homme de Piltdown" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Une réplique du crâne de l&#39;Homme de Piltdown</p></div>
<h3>L’Homme de Piltdown</h3>
<p>Au début du 20ème siècle, un géologue amateur du nom de Charles Dawson fait des fouilles dans une petite carrière près de Piltdown, dans le sud de l’Angleterre. Il découvre des dents d’éléphant et d’hippopotame datant de l’ère glaciaire, ainsi que d’intriguants fragments de crâne humain. Arthur Smith Woodward, le président de la Société de géologie de Londres, ainsi que le paléontologue Teilhard de Chardin viennent alors lui prêter main forte, et ils découvrent ensemble une mâchoire qui présente des attributs à la fois humains et simiens. Convaincus d’avoir trouvé le &laquo;&nbsp;chainon manquant&nbsp;&raquo; qui, selon Darwin, devait marquer la transition entre l’homme et le singe, Woodward et Dawson présentent le crane reconstitué de l’Homme de Piltdown le 18 décembre 1912, devant un parterre de chercheurs stupéfiés. Ce fossile inclassable, dont on estime qu’il a 500 000 ans de plus que l’homme de Neanderthal, incarnerait le début de l’humanité. La nouvelle bouleverse les connaissances anthropologiques de l’époque, et obtient aussitôt un retentissement mondial. Pendant de nombreuses années, l’Homme de Piltdown, qui fait la fierté du Royaume-Uni, est largement accepté au sein de la communauté scientifique comme le véritable chainon manquant. Il est intégré aux ouvrages de paléontologie, et son authenticité est confortée lorsqu’on trouve d’autres restes aux caractéristiques à la fois humaines et simiennes à proximité de la carrière de Piltdown. Cependant, le doute reste présent chez de nombreux chercheurs. Dans les années 1920, le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich affirme après examen que les restes de l’Homme de Piltdown sont constitués d’un crâne humain et d’une mâchoire d’orang-outan. Sa voix ne rencontre qu’un écho mineur, mais le statut de l’Homme de Piltdown continue à se fragiliser en 1924, lorsqu’on découvre le premier australopithèque en Afrique.</p>
<div id="attachment_943" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/piltdown2.jpg"><img class="size-full wp-image-943" title="L'Homme de Piltdown" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/piltdown2.jpg" alt="L'Homme de Piltdown" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Charles Dawson et Arthur Woodward à la recherche de fossiles sur le site de Piltdown</p></div>
<p>Agé de plusieurs millions d’années, celui-ci montre que la mâchoire humaine à évolué avant le crâne, ce qui n’est pas le cas chez l’Homme de Piltdown. Le coup de grâce est porté en 1953, lorsque 3 anatomistes de l’université d’Oxford s’aperçoivent que le crane et la mâchoire ont été oxydés pour en vieillir artificiellement l’aspect, et que les dents ont été limées pour imiter l’usure des dents humaines. La mâchoire de l’Homme de Piltdown était bien une mâchoire d’orang-outan, et de plus, les dents d’éléphant et d’hippopotame qui avaient été trouvées sur le même site et qui avaient permis d’estimer l’âge géologique du crâne provenaient de Malte et de Tunisie. Elles avaient donc été rapportées pour fausser les datations. Le Muséum d’histoire naturelle de Grande-Bretagne se résigne à admettre dans un bulletin du service de géologie que l’homme de Piltdown est un faux, et que les personnes qui ont participé à son exhumation ont été victimes d’une &laquo;&nbsp;tromperie inexplicable&nbsp;&raquo;. En 1959, une datation au carbone 14, technologie encore toute récente, permet d’affirmer que le crâne appartient à un homme du moyen âge, et que la mâchoire n’a pas plus de 500 ans. Encore aujourd’hui, on ignore qui était l’auteur de ce canular minutieusement élaboré. De nombreux coupables ont été suggérés, parmi lesquels Charles Dawson lui-même, ou bien son collègue Teilhard de Chardin qui, devant l’ampleur prise par l’imposture, n’aurait rien osé avouer. Le nom de Conan Doyle, encore lui, a également été avancé : l’auteur de Sherlock Holmes vivait près de Piltdown à l’époque des faits, il fréquentait Charles Dawson et il étudiait la préhistoire pour préparer un roman. Selon ses défenseurs, il ne s’y connaissait pas assez en paléontologie pour organiser une telle opération, mais il est tentant d’imaginer qu’a quelques années d’intervalle, le même homme ait été à la fois auteur et victime des deux plus grands canulars que l’Angleterre ait jamais connu.</p>
<div id="attachment_945" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/fox1.jpg"><img class="size-full wp-image-945" title="Les soeurs Fox" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/fox1.jpg" alt="Les soeurs Fox" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Margaret, Kate et Leah Fox vers 1852</p></div>
<h3>Les sœurs Fox</h3>
<p>Au cours du mois de mars 1848, d’étranges bruits commencent à se faire entendre dans la ferme de la famille Fox, à Hydesville, dans l’état de New York. Des coups retentissent entre les murs de la petite maison, qui a la réputation d’être hantée. Dans la nuit du 31 mars, Kate et Margaret, les deux sœurs cadettes âgées de 12 et 15 ans, essaient d’établir un contact avec l’esprit frappeur. Elles le baptisent Mr Splitfoot (Pied fourchu), et lui demandent de répondre à des questions en donnant des coups pour &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;, ou pour des lettres de l’alphabet. L’entité dit être un camelot nommé Charles B. Rosma, assassiné cinq ans plus tôt puis enterré dans la cave de la maison. Quand on fouille à l’endroit indiqué, on ne trouve que quelques fragments d’os, mais l’affaire se répand comme une trainée de poudre et les sœurs Fox deviennent des célébrités. Très vite, elles donnent des démonstrations publiques de communication avec l’au-delà qui rencontrent un énorme succès. Sous la houlette de Leah, leur sœur ainée, elles se lancent dans une tournée nationale qui déplace des personnalités éminentes de l’époque. Le Spiritisme devient un phénomène de société, et des milliers d’émules commencent à prétendre pouvoir communiquer avec les morts. En l’espace de quelques années, la passion des &laquo;&nbsp;tables tournantes&nbsp;&raquo; va enflammer les Etats-unis, puis l’Europe. Les sœurs Fox intègrent même les cercles de la haute société, où de nombreux notables leur demandent des séances privées. En 1852, Margaret épouse un célèbre explorateur, Elisha Kane, mais quand celui-ci meurt 5 ans plus tard, elle commence à sombrer progressivement dans la boisson. Kate, de son coté, part s’installer en Angleterre en 1871, ou elle épouse un riche avocat.</p>
<div id="attachment_947" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/fox2.jpg"><img class="size-full wp-image-947" title="Les soeurs Fox" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/fox2.jpg" alt="Les soeurs Fox" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">La maison</p></div>
<p>Là-bas, elle accepte de se soumettre aux examens d’un scientifique Londonien, William Crookes, qui veut comprendre comment les « coups » des esprits se manifestent en sa présence. Crookes conclura que la jeune femme ne triche pas. En 1881, Kate perd son mari à son tour, et se réfugie dans l’alcool, tout comme Margaret. En 1888, suite à de longues années de déchéance où Kate perd notamment la garde de ses enfants, les deux sœurs se brouillent avec leur ainée Leah, qui est alors un des membres éminents du mouvement Spirite. Elles décident de monter sur scène à New-York pour dévoiler la vérité sur leurs prétendus pouvoirs : depuis toujours, elles produisaient elles-mêmes les &laquo;&nbsp;coups&nbsp;&raquo; des esprits avec une technique de craquement d’orteil qu’elles avaient perfectionné au fil des années. Margaret fit une démonstration sous l’examen de médecins présents dans la salle, en expliquant que leur sœur Leah les avait forcées à s’exhiber comme des bêtes de foire. Elle déclara que le Spiritisme, mouvement dont elle était pourtant à la source avec sa sœur Kate, était une fraude de la pire espèce. Les sceptiques de la première heure se réjouirent, mais les adeptes du mouvement, qui se comptaient en millions, continuèrent leur pratique comme si rien ne s’était passé. Beaucoup étaient convaincus que ces confessions étaient forcées, et leur avis fut conforté quelques temps plus tard, lorsque Margaret se désavoua. Elle avait besoin d’argent, et n’avait pas d’autre choix que de continuer à utiliser ses &laquo;&nbsp;capacités&nbsp;&raquo; Elle mourut ruinée en 1893 à l’âge de 55 ans, un an après sa sœur Kate. En 1904, en jouant dans la cave de la &laquo;&nbsp;maison hantée&nbsp;&raquo; de Hydesville devenue légendaire, des enfants trouvèrent un squelette humain entre les murs effrités. Bien que certains journaux de l’époque aient <a href="http://www.csicop.org/si/show/skeletons_tale_the_origins_of_modern_spiritualism/">suspecté un canular supplémentaire</a>, et qu’aucun Charles B. Rosma n’ait jamais été porté disparu, beaucoup virent dans cette découverte la preuve que les sœurs Fox avaient bien communiqué avec un esprit.</p>
<div id="attachment_951" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/turk.jpg"><img class="size-full wp-image-951" title="Le Turc mécanique" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/turk.jpg" alt="Le Turc mécanique" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Réplique moderne du Turc mécanique - Crédits photo</p></div>
<h3>Le Turc Mécanique</h3>
<p>En 1770, l’inventeur hongrois Wolfgang von Kempelen présenta une machine extraordinaire à la cour de l’Impératrice d’Autriche. Il s’agissait d’un automate capable de jouer aux échecs, et de vaincre les adversaires humains les plus coriaces. Baptisé &laquo;&nbsp;le Turc&nbsp;&raquo;, l’automate se présentait sous la forme d’un mannequin doté d’un costume traditionnel qui le faisait ressembler à un sorcier oriental. Le mannequin était assis derrière un large meuble en bois, dont les portes s’ouvraient sur un mécanisme complexe d’engrenages. Lors de sa première exhibition, le Turc vainquit tous ses adversaires, sans mettre plus de 30 minutes par partie. Quand son opposant faisait un déplacement interdit, il secouait la tête, et remettait la pièce à sa place. Le Turc était aussi capable de converser avec les spectateurs grâce à une grille de lettres. En 1783, sur les suggestions de l’Empereur de Russie, Kempelen emmena le Turc dans une tournée à travers l’Europe. A Paris, le Turc perdit une partie contre François-André Danican Philidor, alors considéré comme le meilleur joueur d’échecs de son temps. De l’aveu de Philidor lui-même, cette partie fut la plus épuisante de sa carrière. La dernière partie du Turc à Paris se déroula contre Benjamin Franklin, contre qui il gagna. Le célèbre scientifique américain, alors ambassadeur des Etats-unis, conserva toute sa vie un intérêt pour l’étonnante machine. Au cours de son voyage européen qui l’emmena de Londres à Amsterdam en passant par Leipzig, le Turc fut examiné par de nombreux sceptiques qui essayèrent de comprendre son fonctionnement. On dit que Frédéric II de Prusse donna une forte somme d’argent à Kempelen pour connaitre les secrets de son automate, mais il n’y a pas de preuve que cette rencontre ait eu lieu.</p>
<div id="attachment_957" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/turk2.jpg"><img class="size-full wp-image-957" title="Le Turc mécanique" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/03/turk2.jpg" alt="Le Turc mécanique" width="425" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Gravure du Turc mécanique datant de 1789</p></div>
<p>Durant les deux décennies qui suivirent, le Turc resta au palais de Schönbrunn, en Autriche, où il avait été présenté la première fois. En 1808, soit 4 ans après la mort de son père, le fils de Kempelen vendit le Turc à Johann Mälzel, un musicien bavarois. En 1809, en pleine campagne de Wagram, Napoléon Bonaparte se déplaca à Schönbrunn pour affronter le Turc, mais l’Empereur de France dut s’incliner contre l’automate. Entre 1810 et 1820, Mälzel perfectionna le mécanisme du Turc et il le fit jouer en Italie, en France et en Angleterre, où il affronta l’un des grands précurseurs de l’informatique, Charles Babbage. Etouffé par les dettes, Mälzel s’enfuit ensuite aux Etats-Unis ou il exhiba sa mystérieuse machine. Au cours d’une tournée américaine qui allait durer 10 ans, le Turc fut notamment défié par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Walker_Chess-player">un autre automate joueur d’échecs</a>, et il inspira <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Joueur_d%E2%80%99%C3%A9checs_de_Maelzel">un essai à Edgar Allan Poe</a>. Après la mort de Mälzel en 1836, le Turc fut vendu aux enchères, puis finalement donné au Chinese Museum de Philadelphie. Il finira sa glorieuse carrière dans les flammes d’un violent incendie le 5 juillet 1854, soit 84 ans après sa première partie devant l’Impératrice d’Autriche. Bien que de nombreux ouvrages aient été écrits sur le Turc au cours du 18ème et du 19ème siècle, son véritable secret ne fut dévoilé qu’en 1857 par Silas Mitchell, le fils du dernier propriétaire de la machine. Il expliqua dans une série d’articles que le mécanisme complexe du meuble cachait en fait un double fond ou un joueur réel pouvait se cacher, et manipuler l’automate sans être vu. Ainsi, 15 maîtres d’échecs s’étaient succédés à l’intérieur du Turc pendant son existence. En 1984, le fabricant d’accessoires magiques John Gaughan a dépensé 120000 $ pour construire une réplique du Turc de Kempelen. Cette version est très fidèle à l’original, sauf qu’elle est à présent contrôlée par un ordinateur…</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos:</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cardiff_Giant">Le Géant de Cardiff sur Wikipedia </a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9es_de_Cottingley">Les Fées de Cottingley sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Piltdown">L&#8217;Homme de Piltdown sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fox_sisters">Les soeurs Fox sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Turc_m%C3%A9canique">Le Turc mécanique sur Wikipedia</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
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<li><a href="http://www.axolot.info/?p=628" rel="bookmark" title="2010/01/10">5 mystères à élucider</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=498" rel="bookmark" title="2009/09/27">La Bible du Diable</a></li>
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		<title>5 expériences incroyables qui ont vraiment eu lieu</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 18:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/madscientist.png"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/madscientist.png" alt="5 expériences incroyables qui ont vraiment eu lieu" title="5 expériences incroyables qui ont vraiment eu lieu" width="425" height="315" class="alignnone size-full wp-image-907" /></a></p>
<h3>Les hommes-singes d’Ilya Ivanov</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/ivanov.png"><img class="alignleft size-full wp-image-890" title="Un chimpanzé etonné" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/ivanov.png" alt="Un chimpanzé etonné" width="168" height="144" /></a>Né en 1870, Ilya Ivanov était un éminent biologiste russe spécialisé dans l’insémination artificielle et l’hybridation animale. Il fut l’un des premiers scientifiques à obtenir un zébrâne (hybride de zèbre et d’ânesse) artificiellement, et entre autres manipulations, il parvint à croiser une vache et une antilope. En 1910, au congrès mondial de zoologie de Graz, Ivanov évoqua la possibilité de passer à l’étape supérieure : la création d’un hybride homme-singe.  Il finit par s’atteler au projet en 1926, lorsque l’institut Pasteur  lui permit  de mener ses expériences en Guinée française.  Soutenu par le gouvernement soviétique, qui souhaitait <a href="http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=874">promouvoir le Darwinisme au détriment de la religion</a>, Ivanov insémina 3 femelles chimpanzé avec du sperme humain.</p>
<p>A sa grande déception, toutes les tentatives furent infructueuses. Il décida alors de pratiquer l’opération inverse, en fécondant des femmes avec de la semence de singe, mais les autorités coloniales s’y opposèrent. De retour en Union Soviétique, Ivanov n’abandonna pas ses ambitions. En 1929, avec le support de l’Association des Biologistes Matérialistes, il put reprendre ses projets d’hybridation, et il rechercha des femmes prêtes à se faire inséminer. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, il reçut plusieurs lettres de volontaires, mais l’expérience ne put jamais être menée à bien : le seul singe mature qui était à la disposition d’Ivanov mourut d’une hémorragie cérébrale avant le début des essais.</p>
<p>En 1930, suite à des remous politiques qui affectèrent les institutions scientifiques russes, Ilia Ivanov fut arrêté puis exilé à Alma Ata, où il travailla pour l’institut kazakh de zoologie. Il y mourut deux ans plus tard, sans jamais avoir accompli son idée fixe.</p>
<h3>Les implants cérébraux du Dr Delgado</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/delgado.png"><img class="alignleft size-full wp-image-891" title="Delgado face au taureau implanté" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/delgado.png" alt="Delgado face au taureau implanté" width="168" height="144" /></a>José Delgado est un neuro-physiologiste dont la majeure partie de la carrière fut consacrée à un seul but : contrôler le cerveau. Diplômé de l’université de Madrid, et infirmier militaire durant la guerre d’Espagne, il rejoint le département de physiologie de Yale en 1950 où il devient l’un des pionniers de la stimulation électrique cérébrale (ESB).  L’ESB consiste à implanter des électrodes à l’intérieur du crane pour stimuler différentes régions du cerveau. Cette opération est capable de provoquer des effets impressionnants, comme des mouvements involontaires, des émotions violentes, ou même des hallucinations. La grande innovation de Delgado fut un système de contrôle à distance qu’il baptisa « Stimoceiver ». Avec ce dispositif, il pouvait littéralement télécommander les réactions de ses sujets, dont les mouvements n’étaient plus contraints par des câbles qui leur sortaient de la tête.</p>
<p>Grâce au Stimoceiver, Delgado fut notamment capable de manipuler un singe comme une marionnette : en appuyant sur des boutons, il parvint à lui faire bouger la tête, les yeux, le corps, ainsi qu’à le faire grogner ou encore à contrôler son sommeil.  Sur des sujets humains, le Docteur déclencha des émotions intenses allant de l’euphorie à la rage en passant par l’amour, comme chez une patiente qui lui déclara sa flamme durant l’expérience.  Un autre sujet s’avoua incapable de garder sa main ouverte lorsque la stimulation avait lieu.</p>
<p>Mais l’expérience qui rendit Delgado célèbre se déroula en Espagne, en 1963, dans une arène de Cordoue. Pour démontrer l’efficacité de ses méthodes,  <a href="http://www.teachertube.com/viewVideo.php?video_id=57039">il fit face à un taureau de combat qu’il avait préalablement « implanté »</a>. La bête chargea, et lorsqu’elle arriva à quelques pas de Delgado, celui-ci appuya sur le bouton de son transmetteur, coupant net l’élan de l’animal. La stimulation électrique du cerveau fut l’objet de vives controverses durant les années 70 et 80, certains l’accusant d’être un outil de contrôle promis aux pires dérives totalitaires. Les subventions s’affaiblirent en conséquence, et Le Dr Delgado s’attela à des travaux moins sulfureux. Son héritage n’en reste pas moins vivant, comme en atteste <a href="http://technology.timesonline.co.uk/tol/news/tech_and_web/personal_tech/article1447178.ece">ce pigeon télécommandé mis au point par des chercheurs chinois en 2007</a>…</p>
<h3>Duncan MacDougall et le poids de l’âme</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/macdougall.png"><img class="alignleft size-full wp-image-892" title="Le poids de l'âme" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/macdougall.png" alt="Le poids de l'âme" width="168" height="144" /></a>Au début du 20ème siècle, un médecin américain du nom de Duncan McDougall voulut prouver scientifiquement l’existence de l’âme. Il partit du principe que si l’âme existait réellement, elle devait avoir une base matérielle, et par conséquent, un poids. Pour s’en assurer, McDougall ne voyait qu’une solution : peser un homme sur le point de mourir, avant et après son trépas. Il démarra sa macabre entreprise en 1900, après qu’un centre pour tuberculeux l’ait autorisé à mener son expérience sur des patients mourants. Le lit du premier sujet fut placé sur une grande balance, et lorsque le moribond poussa son dernier soupir, MacDougall nota une perte de 21 grammes (trois quarts d’once) avant et après la mort.</p>
<p>Comme il ne trouvait pas d’explications biologiques à cette différence, le docteur en déduisit que ces 21 grammes correspondaient nécessairement au poids de l’âme. MacDougall réitéra l’expérience à 5 reprises et il obtint des résultats similaires, le confortant dans l’idée qu’il avait prouvé sa théorie. Par la suite, il reproduisit l’opération sur 15 chiens, mais sans observer de perte : selon lui, cela démontrait que seul l’homme était doté d’une âme. Lorsque les recherches du docteur furent publiées, en 1907, les médias s’en emparèrent avec frénésie, mais la communauté scientifique prit ses travaux avec d’avantage de pincettes. Les résultats de MacDougall n’étaient pas très précis, variant d’un sujet à l’autre, et son échantillon de patients était trop faible pour être vraiment significatif. Sans compter qu’il expédiait un peu rapidement les autres causes possibles de variation de poids.</p>
<p>Enfin, il tombait typiquement dans le biais dit de « confirmation », qui consiste à privilégier les informations qui vont dans le sens de nos hypothèses, en s’arrangeant avec les éléments contradictoires : dans l’un des cas, la perte de poids se produisit 1 minute après la mort, mais MacDougall en conclut que cela devait venir de la personnalité flegmatique du sujet, dont l’âme n’était pas pressée de partir. Le mythe du poids de l’âme se propagea néanmoins à travers le siècle, jusqu&#8217;à être récupéré par la culture populaire, comme avec le film <a href="http://www.imdb.com/title/tt0315733/">« 21 grammes » d’Alejandro Iñárritu</a>. Quant à MacDougall, il mourut en 1920, sans que personne ne vienne le peser…</p>
<h3>Des éléphants sous acide</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/tusko.png"><img class="alignleft size-full wp-image-893" title="Des éléphants sous acides" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/tusko.png" alt="Des éléphants sous acide" width="168" height="144" /></a>En 1962, deux chercheurs de l’Université d’Oklahoma, Louis West et Chester Pierce, décidèrent de répondre à une question fondamentale : que se passerait-t-il si on donnait du LSD à un éléphant ? Avec la complicité de Warren Thomas, le directeur du zoo d’Oklahoma city, ils injectèrent 297 milligrammes de LSD à un éléphant male de 14 ans nommé Tusko. Cette dose peut sembler dérisoire pour un animal aussi volumineux, mais elle correspond à 3000 fois la dose nécessaire pour déclencher de violents effets psychotropes chez l’humain, et elle reste à ce jour la plus importante jamais assimilée par un être vivant.</p>
<p>Les expérimentateurs voulaient savoir s’ils pouvaient provoquer artificiellement un « musth », un état de furie induit chez l’éléphant par une sécrétion des glandes temporales, et comme ils se doutaient que l’opportunité ne se présenterait pas deux fois, ils tenaient à s’assurer que la dose serait suffisante. Et malheureusement,  elle ne le fut que trop : sitôt la drogue injectée, Tusko commença à barrir violemment en courant autour de son parc, avant de s’effondrer au sol, les yeux révulsés. Horrifiés, les chercheurs essayèrent de le ranimer en lui administrant des antipsychotiques, mais une heure et demie plus tard, Tusko était mort. Dans l’article qu’ils publièrent quelques mois plus tard, West, Pierce et Thomas conclurent penaudement que « les éléphants semblaient hautement sensibles aux effets du LSD ».</p>
<p>Durant les années qui suivirent, une controverse éclata à propos de ce qui avait vraiment tué Tusko. S’agissait-il du LSD lui-même ? Ou des drogues utilisées pour le ranimer ? Ou bien encore du mode d’administration ? Un professeur de psychopharmacologie nommé Ronald Siegel décida de trancher ce point en 1982 : à son tour, il donna du LSD à deux éléphants, mais pour ne pas reproduire l’erreur de ses prédécesseurs, il se contenta de verser la drogue dans l’eau des animaux. Cette fois-ci, non seulement les éléphants ne succombèrent à aucune crise, mais en plus ils semblèrent assez détendus, se balançant légèrement sur place, et laissant échapper quelques vocalises étranges avant de revenir à la normale, 24h plus tard. L’experience de Siegel démontra que dans d’autres circonstances, Tusko aurait pu vivre le plus extravagant des trips éléphantesques <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RJv2Mugm2RI&amp;feature=related">depuis celui de Dumbo</a>.</p>
<h3>Les trois Christs d’Ypsilanti</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/jesus.png"><img class="alignleft size-full wp-image-894" title="Les 3 Christs d'ypsilanti" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2011/01/jesus.png" alt="Les 3 Christs d'ypsilanti" width="168" height="144" /></a>Le 1er juillet 1959, trois hommes furent réunis dans la clinique psychiatrique d&#8217;Ypsilanti, dans le Michigan. Ils avaient pour nom Clyde Benson, Joseph Cassel et Leon Gabor, mais chacun d&#8217;eux était convaincu d&#8217;être Jesus-Christ. Pendant deux ans, ils durent se côtoyer dans le cadre de l&#8217;une des expériences les plus étranges de l&#8217;histoire de la psychologie. A l&#8217;origine de cette rencontre, il y avait la curiosité de Milton Rokeach, un psychologue passionné par la question de l&#8217;identité : Rokeach voulait explorer les relations qu&#8217;il y a entre nos convictions les plus profondes, et la perception que nous avons de notre identité. Dans quelle mesure notre identité peut-elle être remise en question? Et quelles en sont les limites?  Pour essayer de répondre à ces questions, Rokeach eut donc l&#8217;idée de rassembler trois patients psychotiques persuadés d&#8217;être la même personne, et d&#8217;étudier leurs réactions. Si leur croyance erronée pouvait être ébranlée par cette confrontation, alors peut être que leur condition s&#8217;améliorerait.</p>
<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que leurs premières entrevues n&#8217;allèrent pas dans ce sens : chacun des patients avait une bonne explication pour l&#8217;imposture des deux autres. Pour Benson, ils n&#8217;étaient pas vraiment vivants, et c&#8217;était les machines à l&#8217;intérieur d&#8217;eux qui parlaient à leur place. Pour Cassel, les deux autres ne pouvaient pas être Jesus pour la simple raison qu&#8217;ils étaient patients d&#8217;un hopital psychiatrique. Gabor, enfin, pensait que ses deux camarades se faisaient passer pour le Christ uniquement pour le prestige. Le psychologue les encourageait à débattre régulièrement, mais les trois patients s&#8217;accrochaient à leur convictions, et, dans un style assez peu christique,  ils finirent même par en venir aux mains. Un jour, Rokeach leur montra un article consacré à l&#8217;expérience dans un journal local, en leur demandant ce qu&#8217;ils en pensaient. Aucun des trois ne reconnaissait les patients dont il était question (leurs noms n&#8217;était pas précisés dans l&#8217;article), et pour Benson, il était clair que la place de ces malades était dans un asile.</p>
<p>En avril 1960, Gabor annonça qu&#8217;il attendait une lettre de sa femme. Comme il n&#8217;avait jamais été marié, Rokeach vit là une opportunité d&#8217;aller plus loin dans l&#8217;expérience, et il commença à se faire passer pour l&#8217;épouse imaginaire de son patient en lui envoyant des lettres. Gabor obéissait aux petites demandes et conseils que sa « femme » lui écrivait, sauf quand elle lui suggérait de remettre en question son identité divine. Ce fut ensuite Cassel qui commença à recevoir de fausses lettres du Directeur de l&#8217;hôpital, lui demandant de changer son comportement pour accélérer sa guérison, mais sans plus de succès. Deux ans après leur rencontre, les trois Christs d&#8217;Ypsilanti n&#8217;avaient quasiment pas modifié leurs croyances. Milton Rokeach décida alors d&#8217;arrêter l&#8217;expérience, en concluant que ces hommes avaient préféré trouver des moyens de vivre en paix plutôt que de régler le problème de leur identité.  Il confiera ses remords 20 ans plus tard, déclarant qu&#8217;il n&#8217;avait « aucun droit, même au nom de la science, de jouer à Dieu avec ses patients ». Une formule pour le moins appropriée.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos:</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ilya_Ivanovich_Ivanov_%28biologist%29">Ilya Ivanov sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Delgado">José Delgado sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poids_de_l%27%C3%A2me">Le poids de l&#8217;âme sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://www.guardian.co.uk/education/2002/aug/08/research.highereducation">L&#8217;histoire de Tusko l&#8217;éléphant sur le Guardian</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://www.slate.fr/story/22551/christ-illusion-maladie-mentale">Les 3 Christs d&#8217;Ypsilanti sur Slate</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=609" rel="bookmark" title="2009/12/14">La chose dans le noir</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=660" rel="bookmark" title="2010/01/24">Le cheval qui pensait</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=473" rel="bookmark" title="2009/09/13">5 paradoxes qui retournent le cerveau</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=346" rel="bookmark" title="2009/07/25">7 troubles mentaux sidérants</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=175" rel="bookmark" title="2009/06/22">5 scientifiques (tordus) qui ont essayé de vaincre la mort</a></li>
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		<title>6 créatures extraordinaires avec de vrais super pouvoirs</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 21:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nature et Animaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Le venin le plus dangereux au monde n'est pas celui d'un serpent, ni d'un scorpion ou même d'une araignée. C'est celui d'une méduse australienne connue sous le nom de Chironex fleckeri, qu'on surnomme également « guêpe de mer ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_855" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/jellyfish.jpg"><img class="size-full wp-image-855" title="Chironex fleckeri" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/jellyfish.jpg" alt="Chironex fleckeri" width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Chironex fleckeri - Crédits photo David Doubilet</p></div>
<h3>Chironex fleckeri : super venin</h3>
<p>Le venin le plus dangereux au monde n&#8217;est pas celui d&#8217;un serpent, ni d&#8217;un scorpion ou même d&#8217;une araignée. C&#8217;est celui d&#8217;une méduse australienne connue sous le nom de Chironex fleckeri, qu&#8217;on surnomme également « guêpe de mer ». Avec des tentacules pouvant mesurer jusqu&#8217;à 3 mètres de long, cette créature mortelle est la plus grande des cuboméduses. Chacun de ses tentacules est couvert de millions de nématocystes, des cellules venimeuses qui libèrent des micro-flèchettes empoisonnées en cas de contact. Le venin neurotoxique de la guêpe de mer est extrêmement puissant, et il est réputé pour produire une douleur épouvantable : il attaque simultanément la peau, le cœur et le système nerveux, et si la victime n&#8217;est pas traitée immédiatement, elle peut succomber en moins de 4 minutes. Une personne qui se fait piquer au large risque de subir un arrêt cardiaque avant même d&#8217;atteindre la côte. La puissance et la rapidité d&#8217;action de son venin font de Chirnox Fleckeri l&#8217;animal venimeux le plus mortel au monde, et chaque méduse possède assez de venin en elle pour tuer 60 humains adultes. Il existe toutefois un antidote assez efficace contre le venin de la guêpe de mer, mais l&#8217;effet de ce dernier est si rapide qu&#8217;une personne gravement touchée pourra mourir avant même que le remède ne lui soit administré. En Australie, ou les plages sont protégées et équipées en premiers soins, on ne recense « que » 64 morts dues à la méduse depuis environ un siècle, mais le nombre est beaucoup plus important si on l&#8217;élargit aux iles d&#8217;Asie du sud est. Chaque année, avec une quarantaine d&#8217;attaques fatales rien qu&#8217;aux Philippines, les cuboméduses font plus de victimes qu&#8217;aucune autre espèce marine.</p>
<p></br></p>
<div id="attachment_856" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/ironsnail.jpg"><img class="size-full wp-image-856" title="Crysomallon squamiferum" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/ironsnail.jpg" alt="Crysomallon squamiferum" width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Crysomallon squamiferum - Crédits photo Dr Anders Warén</p></div>
<h3>Crysomallon squamiferum : super armure</h3>
<p>En 2003, lors d&#8217;une expédition au large de l&#8217;océan indien, des chercheurs du MIT ont découvert une espèce de mollusque unique au monde. Vivant à plus de 2000m de profondeur près de cheminées hydrothermales, le Crysomallon squamiferum est le seul animal connu dont la coquille est partiellement composée de fer. Cette armure naturelle lui permet de susbsister dans un milieu extrêmement hostile, ou les sources acides peuvent atteindre une température supérieure a 300°. Mais c&#8217;est surtout contre les prédateurs que la cuirasse du Crysomallon est déterminante : elle lui permet par exemple de résister aux puissantes pinces des crabes, ou encore aux aiguillons venimeux de certains escargots de mer. En étudiant la structure de l&#8217;armure, les scientifiques ont découvert qu&#8217;elle était en fait constituée de trois couches superposées : la première est faite d&#8217;un minéral commun à tous les gastéropodes, l&#8217;aragonite, la deuxième est une couche organique molle qui absorbe une partie des chocs en cas d&#8217;attaque, et enfin la couche externe, qui rend l&#8217;animal unique, et composée de sulfure de fer. Lors d&#8217;un impact ou d&#8217;une pression, cette configuration permet à la coquille de ne subir que des micro-fractures, sans jamais se briser. D&#8217;après Christine Ortiz, qui a dirigé les recherches, la coquille du Crysomallon squamiferum pourrait inspirer une nouvelle génération d&#8217;armure militaire, qui reprendrait la structure à couches multiples. Les soldats du futur devront peut être la vie à un escargot des grands fonds&#8230;</p>
<p></br></p>
<div id="attachment_857" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/beetle.jpg"><img class="size-full wp-image-857" title="Onthophagus taurus" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/beetle.jpg" alt="Onthophagus taurus" width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Onthophagus taurus - Crédits photo Alex Wild</p></div>
<h3>Onthophagus taurus : super force</h3>
<p>Au début de l&#8217;année 2010, des chercheurs anglais et australiens ont décerné le titre d&#8217;insecte le plus fort du monde à une espèce de scarabée bousier, l&#8217;Onthophagus taurus. Après étude, ils ont déterminé que ce scarabée était capable de tirer 1141 fois son propre poids, soit 30% de plus que le scarabée rhinocéros, précédent détenteur du record. Pour un humain, cela équivaudrait à pouvoir soulever environ 80 tonnes, soit une quinzaine d&#8217;éléphants, ou encore une cinquantaine de voitures superposées. Cette force démesurée semble s&#8217;être développée au service d&#8217;un but simple: le sexe. Lors des périodes de reproduction, la femelle scarabée creuse un tunnel sous une bouse, ou le mâle vient la rejoindre pour s&#8217;accoupler. Mais si le tunnel est déjà occupé par un rival, une lutte acharnée s&#8217;ensuit dans laquelle chacun des prétendants essaie de repousser l&#8217;autre vers l’extérieur. Naturellement, les plus forts sont ceux qui ont le plus de chances de se reproduire, léguant leur super force à leur descendance. Si l&#8217;onthophagus taurus est proportionnellement le plus puissant de tous les animaux visibles à l&#8217;oeil nu, il existe une espèce microscopique sensiblement plus forte, Archegozetes longisetosus. Selon une étude réalisée en 2007, cet acarien tropical est capable de tirer jusqu&#8217;à 1180 fois son propre poids. Cela en fait officiellement l&#8217;animal le plus fort toutes espèces confondues, même s&#8217;il ne dépasse pas les 100 microgrammes.</p>
<p></br></p>
<div id="attachment_858" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/hemeroplanes.jpg"><img class="size-full wp-image-858" title="Hemeroplanes ornatus" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/hemeroplanes.jpg" alt="Hemeroplanes ornatus" width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Hemeroplanes ornatus</p></div>
<h3>Hemeroplanes ornatus : mimétisme</h3>
<p>L&#8217;Hemeroplanes ornatus est une espèce de papillon sphinx qui vit dans les forêts tropicales humides d&#8217;Amérique centrale. Sous sa forme adulte, ce lépidoptère ne présente pas de particularité remarquable, mais sa larve est dotée d&#8217;une aptitude prodigieuse : lorsqu&#8217;elle est menacée par un prédateur, la chenille de l&#8217;hemeroplanes gonfle son thorax et sa tête jusqu&#8217;à prendre l&#8217;apparence d&#8217;une vipère. D&#8217;autres chenilles tropicales sont capables d&#8217;imiter grossièrement une tête de serpent pour repousser les assaillants, mais le mimétisme de l&#8217;hemeroplanes est sidérant de réalisme. Non seulement elle parvient à imiter parfaitement les yeux, les écailles et la tête triangulaire d&#8217;un serpent, mais en plus elle simule un mouvement d&#8217;attaque, comme si la vipère s’apprêtait à mordre! La nature n&#8217;est pas allée jusqu&#8217;à doter la chenille de l&#8217;hemeroplanes d&#8217;un véritable venin, comme certaines de ses cousines, mais son incroyable métamorphose suffit à dissuader les ennemis potentiels de venir vérifier.</p>
<p></br></p>
<div id="attachment_859" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/tardigrade.jpg"><img class="size-full wp-image-859" title="Tardigrade" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/tardigrade.jpg" alt="Tardigrade" width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Tardigrade - Crédits photo Goldstein labs</p></div>
<h3>Tardigrade : invulnérabilité</h3>
<p>Également surnommé ourson d&#8217;eau à cause de sa démarche pataude, le tardigrade est un petit animal tellement singulier qu&#8217;il forme une classe zoologique à part, proche des arthropodes. Mesurant un peu moins d&#8217;un milimetre en moyenne, il est doté d&#8217;une capacité de résistance telle qu&#8217;elle est sans commune mesure dans le règne animal, à l&#8217;exception de quelques bactéries. Le tardigrade s&#8217;est développé partout sur la planète, des plus hauts sommets jusqu&#8217;au fond des océans, et des régions polaires jusque dans les régions tropicales. Ses incroyables facultés d&#8217;adaptation lui valent d&#8217;appartenir au club fermé des polyextremophiles, les organismes capables de vivre dans des conditions extrêmes multiples. Il est capable de résister à des radiations de 5000 Gy, soit 1100 fois plus que le corps humain ne peut en supporter. Mais le véritable super-pouvoir du tardigrade s&#8217;appelle la cryptobiose : dans cet état d’arrêt métabolique ou il abaisse son activité vitale a 0,01% de la normale, le tardigrade remplace l&#8217;eau de son organisme par des sucres synthétiques, et il peut alors résister temporairement à des températures allant de -272° jusqu&#8217;à 150°. Il peut également survivre plusieurs années sans eau ni nourriture, avant de revenir à la vie lorsque les conditions sont plus favorables. En 2007, des tardigrades furent envoyés dans l&#8217;espace à bord de la capsule Foton-M3 afin de tester leur résistance au vide spatial et aux radiations cosmiques. Plus de 68% des spécimen résistèrent a ces conditions pendant 10 jours, avant de restaurer leur ADN une fois de retour sur Terre. Le tardigrade est en fait si extraordinaire que certains lui prêtent une origine extra-terrestre :  ses facultés lui auraient permis d&#8217;arriver sur notre planète agrippé à une météorite, et de survivre au voyage&#8230;</p>
<p></br></p>
<div id="attachment_860" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/turritopsis.jpg"><img class="size-full wp-image-860" title="Turritopsis nutricula " src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/11/turritopsis.jpg" alt="Turritopsis nutricula " width="425" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Turritopsis nutricula - Crédits photo Peter Schuchert</p></div>
<h3>Turritopsis nutricula : immortalité</h3>
<p>Turritopsis nutricula est une petite méduse qui ne dépasse pas les 5mm de diamètre, mais qui  fascine le monde scientifique : c&#8217;est la seule créature connue capable d&#8217;inverser son processus de vieillissement. Grâce à un mécanisme cellulaire nommé transdifferenciation, elle est capable de retrouver sa forme juvénile après avoir atteint l&#8217;age adulte, ce qui la rend potentiellement immortelle. Originaire des caraïbes, la méduse s&#8217;est propagée dans tous les océans de la planète, et du fait de son immortalité, les scientifiques redoutent que sa prolifération devienne incontrôlable. Selon le Dr Maria Miglietta, de l&#8217;Institut tropical de recherche du Smithsonian, nous sommes en train de vivre une « invasion mondiale silencieuse ». Turritopsis nutricula reste cependant victime de ses prédateurs naturels, et bien qu&#8217;elle soit potentiellement immortelle, aucun spécimen n&#8217;a été observé assez longtemps pour que son age puisse être estimé. Généticiens et biologistes espèrent aujourd&#8217;hui comprendre les secrets de cette créature unique, dont le pouvoir extraordinaire fait rêver toute l&#8217;humanité&#8230;</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chironex_fleckeri#cite_note-1">Chironex fleckeri sur Wikipedia</a></li>
<li><a href=" http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-un-escargot-dur-comme-fer-24211.php">Crysomallon squamiferum sur Pour la science</a></li>
<li><a href="http://news.discovery.com/animals/worlds-strongest-insect-named.html">Ontophagus thaurus sur Discovery News</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hemeroplanes_ornatus">Hemeroplanes ornatus sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tardigrada">Le tardigrade sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Turritopsis_nutricula">Turritopsis nutricula sur Wikipedia</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
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		<title>5 curiosités archéologiques qui défient nos connaissances</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Sep 2010 21:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[En avril 1900, un pécheur d’éponges découvrit une épave antique qui gisait au large de l’ile d’Anticythere, en Grèce, par 60 mètres de fond. Parmi les statues et objets divers que les autorités grecques rapportèrent du navire, on trouva plusieurs fragments de bronze corrodés, quasiment fossilisés, qui ne semblaient présenter aucune valeur. Ce n’est qu’en 1902 que l’on réalisa que ces pièces constituaient un mécanisme, très complexe, qui allait devenir l’un des objets les plus importants et les plus énigmatiques jamais découverts dans l’histoire de l’archéologie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_833" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/anticythere.jpg"><img class="size-full wp-image-833" title="Le mécanisme d'Anticythere" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/anticythere.jpg" alt="Le mécanisme d'Anticythere" width="425" height="318" /></a><p class="wp-caption-text">Le mécanisme d&#39;Anticythere - Crédits photo <a href='http://www.flickr.com/photos/telemax/3209890679/'>Tilemahos Efthimiadis</a></p></div>
<h3>Le mécanisme d’Anticythère</h3>
<p>En avril 1900, un pécheur d’éponges découvrit une épave antique qui gisait au large de l’ile d’Anticythere, en Grèce, par 60 mètres de fond. Parmi les statues et objets divers que les autorités grecques rapportèrent du navire, on trouva plusieurs fragments de bronze corrodés, quasiment fossilisés, qui ne semblaient présenter aucune valeur. Ce n’est qu’en 1902 que l’on réalisa que ces pièces constituaient un mécanisme, très complexe, qui allait devenir l’un des objets les plus importants et les plus énigmatiques jamais découverts dans l’histoire de l’archéologie. Daté d’environ un siècle avant JC, le mécanisme d’Anticythère est le plus ancien mécanisme à engrenages connu. Il est composé de plus de 82 éléments, dont une trentaine de roues dentées, qui occupent à peu près l’espace d’un gros livre. Les trois fragments principaux du mécanisme sont actuellement exposés au Musée Archéologique d’Athènes, mais la gangue de pierre qui les recouvre en laisse seulement entrevoir la complexité. Tout au long du 20ème siècle, les scientifiques ont essayé de percer les secrets du mécanisme. En 1959, grâce aux rayons X, le physicien Derek de Solla Price décela la présence d’axes, d’aiguilles et de cadrans gravés de minuscules inscriptions, ainsi que de signes astronomiques. Ses études confortèrent l’hypothèse selon laquelle le mécanisme était une sorte de calculateur antique, destiné à prévoir le mouvement des astres. Mais il fallut attendre le début des années 2000 pour que la technologie permette d’aller plus loin : à l’aide d’un tomographe de plus de 8 tonnes spécialement conçu pour l’occasion, l’équipe dirigée par l’astronome Mike Edmunds et le mathématicien Tony Freeth put reconstituer l’intérieur du mécanisme en trois dimensions. Leur expertise, qui s’acheva en 2006, permit de conclure avec certitude que la machine avait pour but de calculer les mouvements du soleil et de la lune, ainsi que de prévoir les éclipses. Cependant, si l’on connait aujourd’hui la structure du mécanisme en détail, son caractère anachronique reste une énigme qui bouleverse nos connaissances : cet objet de quelques centaines de grammes n’a pas d’équivalent connu dans l’antiquité, et il faudra attendre le moyen-âge pour qu’apparaissent des horloges astronomiques d’une complexité comparable.<br />
</br><br />
<div id="attachment_834" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/bagdad.jpg"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/bagdad.jpg" alt="Pile de Bagdad" title="Pile de Baghdad" width="425" height="318" class="size-full wp-image-834" /></a><p class="wp-caption-text">La pile de Bagdad démontée</p></div></p>
<h3>La pile de Bagdad</h3>
<p>En 1936, lors de fouilles archéologiques menées au sud de Bagdad, on découvre un étrange vase en terre cuite parmi des centaines d’objets antiques. Haut d’une quinzaine de centimètres pour un diamètre d’environ 7 cm, ce vase est fermé par un bouchon en bitume, et il contient une tige de fer entourée d’un cylindre de cuivre. C’est en examinant l’objet deux ans plus tard dans les caves du musée de Bagdad que l’archéologue Wilhelm König, alors directeur du musée, réalise que le vase pourrait faire office de pile si on remplissait son tube de cuivre avec une solution acide. Il émet l’hypothèse que cette « pile antique » aurait pu être utilisée pour dorer des bijoux anciens par électrolyse. Le vase étant daté aux alentours du 3e siècle avant JC, il devancerait alors de plus de 2000 ans l’invention de la pile par Alessandro Volta, au 19ème siècle.  L’intuition de König semble être confirmée après la seconde guerre mondiale, lorsqu’un chercheur de la General Electric nommé William Gray <a href="http://www.ampere.cnrs.fr/parcourspedagogique/zoom/mythesetlegendes/bagdad/index.php">reconstitue le mécanisme du vase de Bagdad</a>. En utilisant du jus de raisin comme électrolyte, il parvient à obtenir un faible courant électrique d’environ 1 volt. De nombreux expérimentateurs parviendront ensuite au même résultat, accréditant la théorie de la pile antique. Cependant, la véritable utilisation de l’objet reste controversée: l’absence d’emplacement prévu pour des fils conducteurs, la faible énergie délivrée ainsi que les connaissances de l’époque tendraient à infirmer la thèse de l’utilisation électrique. Le fait que le vase puisse fonctionner comme une pile dans le cadre d’expériences modernes ne signifie pas que les gens de l’antiquité en aient eu conscience, et Il serait surprenant que cette technologie ait été oubliée, avant d’être ré-inventée 2000 ans plus tard. Mais si on met de côté cette hypothèse, la structure du vase composée de deux métaux différents reste sans explication.<br />
</br><br />
<div id="attachment_835" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/delhi.jpg"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/delhi.jpg" alt="Le pillier de Delhi" title="Le pillier de Delhi" width="425" height="318" class="size-full wp-image-835" /></a><p class="wp-caption-text">Le pillier de Delhi - Crédits photo <a href='http://www.flickr.com/photos/42333101@N00/3972928911/'>Amit Kar</a></p></div></p>
<h3>Le pilier de Dehli</h3>
<p>Dans la banlieue de Dehli, en Inde, se trouve un pilier de fer qui est longtemps resté une énigme archéologique. Haut de plus de 7m pour un poids dépassant les 6 tonnes, le pilier de Delhi fut érigé au IV ème siècle en l’honneur du dieu Vishnu. Et malgré les rudes conditions climatiques auxquelles il est exposé depuis plus de 1600 ans, il n’a jamais rouillé. Conçu à l’origine en inde centrale, le pilier s’élève aujourd’hui dans le complexe de Qûtb Minâr, l’un des plus grands minarets du monde. Il était surmonté à l’origine par un symbole hindouiste, probablement retiré après l’islamisation du lieu. Hormis son incroyable conservation, le pilier présente une autre curiosité : le fer qui le constitue est pur à plus de 99%, une qualité qui ne fut pas obtenue en occident avant le XIXème siècle. Les spécialistes ont d’ailleurs longtemps pensé qu’une pièce de métal aussi imposante n’avait pu être fondue avant l’époque moderne, mais nous savons aujourd’hui que le pilier n’est pas forgé d’un seul bloc, et qu’il est constitué de plusieurs morceaux de fers soudés par une méthode antique. Il fallut attendre 2002 pour que le secret de sa résistance mystérieuse soit compris : après analyse, une équipe de l’institut indien de technologie de Kanpur découvrit qu’une fine couche protectrice s’était formée autour du pilier grâce à une présence importante de phosphore dans le fer. Ce phénomène est directement lié au savoir-faire des métallurgistes indiens de l’antiquité, dont nous pourrions tirer des leçons : d’après le responsable de l’étude, les déchets nucléaires pourraient être conservés plus efficacement en s’inspirant de la technologie perdue de ce pilier millénaire.<br />
</br><br />
<div id="attachment_836" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/pirireis.jpg"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/pirireis.jpg" alt="Carte de Piri Reis" title="Carte de Piri Reis" width="425" height="318" class="size-full wp-image-836" /></a><p class="wp-caption-text">Détail de la carte de Piri Reis</p></div></p>
<h3>La carte de Piri Reis</h3>
<p>En 1929, lors de la restauration d’un palais d’Istanbul, en Turquie, on découvre une carte incomplète datée de 1513. Tracée par l’amiral Ottoman Piri Reis, cette carte représente les côtes de l’Afrique et de l’Amérique du sud avec une richesse de détails étonnante pour l’époque. Mais ce qui va rendre la carte célèbre, ce sont trois particularités qui en font une véritable anomalie archéologique : tout d’abord, la carte présente des distances correctes entre l’Afrique et l’Amérique, alors qu’on ne sait pas calculer les longitudes avant le XVIIIème siècle, soit 200 ans plus tard. Ensuite, elle montre une côte reliée à l’Amérique du sud qui semble appartenir à l’Antarctique, un continent qui ne sera pourtant pas découvert avant 1820. Enfin, en plus de représenter l’Antarctique 300 ans avant sa découverte officielle, la carte le montre sans glace, tel qu’il était il y a…6000 ans. Tous ces anachronismes ont suscité les interprétations les plus diverses et les plus fantaisistes : on a notamment pensé que la carte était un faux créé par les nazis, ou qu’elle avait été établie depuis des engins volants, ou bien encore qu’un peuple inconnu et très avancé technologiquement avait transmis ses connaissances aux civilisations antiques. Depuis, de nombreuses expertises ont tempéré ces spéculations. Certains scientifiques pensent par exemple que ce qui est pris pour l’Antarctique est en réalité un continent imaginaire dont les géographes de l’époque soupçonnaient l’existence, ou bien qu’il s’agit d’une représentation erronée de la côte sud de l’argentine. Ce que nous savons avec certitude, c’est que cette carte a été assemblée par Piri Reis à partir de documents déjà existants, allant des cartes de l’antiquité à celles de Christophe Colomb. Ainsi, certaines curiosités peuvent être dues à des erreurs de retranscriptions, telles que les îles vierges qui sont représentées en double. Mais ce que nous savons également, après datation au carbone 14, c’est que la carte remonte bien au XVIème siècle, et qu’elle est authentique. Par conséquent, toutes controverses mises à part, elle reste une démonstration surprenante des connaissances déjà acquises à l’époque.<br />
</br><br />
<div id="attachment_837" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/spheres.jpg"><img src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/spheres.jpg" alt="Sphères du Costa Rica" title="Sphères du Costa Rica" width="425" height="318" class="size-full wp-image-837" /></a><p class="wp-caption-text">Sphères du Costa Rica</p></div></p>
<h3>Les sphères du Costa Rica</h3>
<p>Au cours d’une opération de défrichage menée dans les années 1930, les ouvriers de la United Fruit Company découvrent de nombreuses sphères de granit dans la jungle du Costa Rica. Ces sphères, apparemment parfaites, mesurent jusqu&#8217;à 2,15 mètres de diamètres pour un poids de 16 tonnes. On en compte aujourd’hui plus de 300 exemplaires, et elles suscitent autant de questions que de fantasmes : pour commencer, on ignore leur période de fabrication, la datation au carbone 14 ne fonctionnant que sur les éléments organiques. On estime qu’elles auraient environ 2000 ans, et qu’elle serait rattachée aux cultures précolombiennes, mais on ne dispose d’aucune référence écrite les concernant. La plupart des sphères sont faites d’une roche volcanique dont l’origine se situe à une centaine de kilomètres de la zone où elles ont été trouvées, mais l’on ne sait pas comment ni pourquoi elles ont été déplacées sur une si grande distance. On ignore également à quoi servaient ces sphères. Etaient-t-elles utilisées lors de rituels religieux ?  Servaient-t-elles à se repérer dans la jungle? Toutes ces zones d’ombres ont laissé libre cours à de nombreuses interprétations fantaisistes, souvent basées sur des exagérations. On a par exemple dit que leur perfection n’était possible à obtenir qu’avec une technologie très avancée, ce qui en faisait nécessairement l’œuvre des extra-terrestres, ou des Atlantes. En réalité, les sphères ne sont pas vraiment parfaites : leur diamètre présente des irrégularités pouvant aller de 2 à 5 centimètres. Quant à leur fabrication, <a href="http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/84-spheres-costa-rica">on pense qu’elle était réalisable avec des outils anciens</a>, du fait de la nature de la roche. Certains ont également prétendu que des groupes de sphères étaient alignés en direction de point géographiques précis, tels que l’ile de Pâques, ou Stonehenge, mais ces hypothèses restent à confirmer. Au final, s’il n’est pas nécessaire d’avoir recours au surnaturel pour expliquer l’existence des sphères du Costa Rica, elles n’en gardent pas moins leur part de mystère.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos:</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re">Le mécanisme d&#8217;Anticythère sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pile_%C3%A9lectrique_de_Bagdad">La pile de Bagdad sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pilier_de_fer_de_Delhi">Le pilier de Delhi sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_Piri_Reis">La carte de Piri Reis sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sph%C3%A8res_m%C3%A9galithiques_du_Costa_Rica">Les sphères du Costa Rica sur Wikipedia</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
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<li><a href="http://www.axolot.info/?p=628" rel="bookmark" title="2010/01/10">5 mystères à élucider</a></li>
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		<title>5 mystères de plus à éclaircir</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 18:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mystères]]></category>
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		<description><![CDATA[Situé près du village de Milton, en Ecosse, le pont d’Overtoun est le lieu d’un triste mystère. Depuis la moitié du 20ème siècle,  les chiens qui le traversent semblent pris d’une étrange frénésie qui les pousse à se jeter du parapet vers une mort certaine, 15 mètres plus bas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_802" class="wp-caption alignnone" style="width: 435px"><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/overtoun.jpg"><img class="size-full wp-image-802" title="Le pont d'Overtoun" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/overtoun.jpg" alt="Le pont d'Overtoun" width="425" height="318" /></a><p class="wp-caption-text">Le pont d&#39;Overtoun - Crédits photo <a href= 'http://www.flickr.com/photos/aogg/2801308582/in/set-72157606949650756/'>Allan Ogg</a></p></div>
<h3>Le pont d’Overtoun</h3>
<p>Situé près du village de Milton, en Ecosse, le pont d’Overtoun est le lieu d’un triste mystère. Depuis la moitié du 20ème siècle,  les chiens qui le traversent semblent pris d’une étrange frénésie qui les pousse à se jeter du parapet vers une mort certaine, 15 mètres plus bas. On ne sait pas exactement à partir de quand les chiens ont commencé à sauter, mais depuis les années 1960, on compte environ une chute fatale par mois. Chose encore plus étonnante, certains des chiens survivent à leur chute, avant de retourner sur le pont pour sauter à nouveau. Les rumeurs locales prétendent que le pont est maudit, et que le proche Manoir Overtoun, comme tout manoir écossais qui se respecte, est hanté. Ces croyances n’ont fait que s’aggraver en 1994, lorsqu&#8217;un dénommé Kevin Moy <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article417747.ece">jeta son bébé du haut du pont</a>, clamant que son enfant était l’antéchrist. En 2006, divers spécialistes se rendirent en Ecosse pour trouver une explication, et tenter de rassurer les habitants qui n’osaient plus traverser le pont avec leur chien. L’hypothèse du suicide animal fut avancée puis rapidement écartée, car même si la région de Dumbarton, où se situe le pont, est considérée comme une des plus &laquo;&nbsp;déprimées&nbsp;&raquo; du Royaume uni (le taux de suicide parmi les adultes y a augmenté de <a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-411038/Why-dogs-leapt-deaths-Overtoun-Bridge.html">200% en l’espace de 3 ans</a>), rien n’explique comment de telles pulsions pourraient naitre chez les chiens, ni pourquoi ces derniers choisiraient exclusivement ce pont. C’est le Dr David Sands qui semble avoir proposé la théorie la plus plausible : selon lui, les chiens seraient attirés par le puissant musc que les visons laissent derrière eux. Littéralement surexcités par l’odeur, les chiens sauteraient par-dessus les murs du pont à la recherche de leur proie, sans réaliser le vide qu’il y a derrière. Cependant, cette théorie n’explique pas pourquoi toutes les morts ont lieu au niveau des deux derniers parapets du côté droit de l’édifice, ni pourquoi le phénomène ne se produit pas ailleurs que sur le pont d’Overtoun.</p>
<h3>Le signal Wow!</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/wow.png"><img class="alignleft size-full wp-image-810" title="Le signal Wow!" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/wow.png" alt="Le signal Wow!" width="168" height="138" /></a>Depuis les années 1960, le célèbre programme SETI regroupe des projets dont le but est de détecter, à l’aide de radiotélescopes, les signaux que pourrait émettre une intelligence extraterrestre. Jusqu&#8217;à présent, malgré les efforts et les moyens mis en jeu, aucun des signaux reçus ne semble présenter les caractéristiques d’un &laquo;&nbsp;appel&nbsp;&raquo; interstellaire. Sauf un : le 15 aout 1977, le radiotélescope Big Ear, de l’université de l’Ohio, capta un signal radio d’une durée de 72 secondes. Il provenait de la constellation du sagittaire, et il correspondait tellement au profil attendu d’un signal extraterrestre que l’astrophysicien Jerry Ehman, qui fit l’observation, marqua un gros &laquo;&nbsp;Wow !&nbsp;&raquo; sur la sortie imprimée de la transmission. Le signal Wow, tel qu’il fut baptisé alors, reste le signal le plus intense et le plus troublant jamais détecté en 50 ans d’écoute. Il n’existe aucune explication physique quant à son origine, et sa nature reste une énigme. L’hypothèse d’émissions radio terrestres réfléchies sur des satellites fut avancée, mais il s’avère que de telles réflexions ne pourraient renvoyer un signal aussi puissant. Durant les 20 années qui suivirent, des dizaines de radiotélescopes furent braqués sur la région de l’espace ou le Wow avait été capté, mais le signal ne se manifesta plus jamais. Cette unicité fit douter Jerry Ehman de la nature extraterrestre du signal : selon lui, si le signal provenait d’une intelligence essayant de communiquer, il aurait dû être entendu à nouveau. Cependant, en 2007,  à l’occasion du 30ème anniversaire de sa découverte, Ehman <a href="http://www.bigear.org/Wow30th/wow30th.htm#eti">revint sur ses conclusions</a>. Il déclara qu’en l’absence de toute explication d’origine terrestre, le signal Wow pouvait bien venir d’une autre civilisation, qui n’aurait émis dans notre direction qu’une seule fois avant de changer d’orientation. On peut aussi imaginer que le signal fut émis à nouveau, mais qu’il n’y avait personne pour écouter :  le radiotélescope Big Ear fut démonté en 1998 pour laisser la place à un terrain de golf.</p>
<h3>Qui est Benjaman Kyle ?</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/kyle.png"><img class="alignleft size-full wp-image-811" title="Benjaman Kyle" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/kyle.png" alt="Benjaman Kyle" width="168" height="138" /></a>Le matin du 31 aout 2004, dans la petite ville de Richmond Hill, en Georgie, les responsables d’un fast-food trouvèrent un homme étendu près des poubelles de leur restaurant. Un homme nu, inconscient, et brulé par le soleil. Les officiers de police qui vinrent le chercher ne trouvèrent ni papiers, ni vêtements pour l’identifier, et ils ne trouvèrent pas non plus de traces de lutte sur les lieux. Lorsque l’inconnu reprit conscience, à l’hôpital, il se révéla incapable de dire qui il était. Comme il avait été trouvé près d’un Burger King, le personnel de l’établissement commença à le surnommer BK, ce qui donna par la suite &laquo;&nbsp;Benjaman Kyle&nbsp;&raquo;. Pendant 3 ans, Kyle fut transféré d’hôpitaux en centres de soins, sans jamais recouvrer la mémoire. Dans sa recherche désespérée d’identité, Kyle retourna plusieurs fois à l’endroit où il avait été trouvé, attendant un déclic. Mais encore aujourd’hui, son amnésie ne lui accorde que quelques flashbacks flous : il se souvient par exemple vaguement d’avoir vécu dans l’indiana, et il pense qu’il avait des frères. Lorsqu’il se regarde dans la glace, il a du mal à reconnaitre l’homme d’une soixantaine d’années qu’il y voit, comme si plusieurs décennies lui avaient echappé. Malgré la médiatisation de son cas, et les enquêtes menées pour l’identifier, personne ne semble le connaitre, ni être à sa recherche.  Ses empreintes ne correspondent à aucune des bases connues, pas plus que son ADN. Le FBI n’a pu trouver aucune piste, et pour l’administration, tout se passe comme s’il était arrivé d’une autre planète: il n’a pas d’existence légale, et n’a donc pas le droit de travailler. Le dernier espoir de Kyle semble être Coleen Fitzpatrick, réputée comme étant la meilleure &laquo;&nbsp;détective de l’adn&nbsp;&raquo; au monde : <a href="http://www.ocregister.com/articles/fitzpatrick-213475-dna-says.html">Fitzpatrick assiste les autorités lorsqu’une identification semble impossible.</a> Entre autres, elle a retrouvé à qui appartenait un bras tranché retrouvé dans une carcasse d’avion datant de 1948, et elle a identifié une victime du Titanic à partir de 3 dents exhumées.  Jusqu&#8217;à présent, elle n’a jamais piétiné dans une enquête, à une exception près : après 2 ans de recherche, elle ne sait toujours pas qui est Benjaman Kyle.</p>
<h3>Le Hum</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/hum.png"><img class="alignleft size-full wp-image-812" title="Le Hum" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/hum.png" alt="Le Hum" width="168" height="138" /></a>Depuis plusieurs décennies, des milliers de personnes à travers le monde disent entendre un bourdonnement continu, de basse fréquence, mais dont ils ne parviennent pas à localiser la source. Connu sous le nom de Hum, ce bruit envahissant ressemblerait à celui d’un lointain moteur tournant au ralenti, et pour ceux qui le perçoivent, sa persistance tourne souvent à la torture. Le Hum se distingue des simples acouphènes sur plusieurs points : d’abord, la majorité des personnes touchées entendent le bruit uniquement, ou plus fortement, à l’intérieur de leurs maisons plutôt qu’à l’extérieur. Cependant, quand toutes les sources possibles ont été identifiées, le bruit continue. Ensuite, de nombreux sujets ressentent physiquement des vibrations, et les bouchons d’oreilles n’atténuent pas du tout la nuisance. Dormir devient parfois impossible, et au Royaume-uni, on compte au moins <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/8056284.stm">un suicide directement lié au Hum</a>. Le phénomène a été recensé dans plusieurs villes du monde, mais c’est le bourdonnement de Taos, au Nouveau Mexique, qui fut le plus médiatisé : au début des années 1990, suite aux plaintes de nombreux habitants, une étude fut commandée à l’université du pays,  mais aucun des chercheurs ne put trouver d’explication pour le bruit. Le Hum de Bristol, en Angleterre, et celui de Kokomo aux Etats-unis font également partie des plus connus, mais rien n’indique cependant que le bourdonnement soit de même nature dans ces différentes villes. Parmi les explications avancées, on trouve notamment celle de la source industrielle : dans le cas de Kokomo, par exemple, les expertises ont indiqué que le bruit pouvait venir des usines alentour. L’hypothèse de l’environnement électromagnétique ou celle des transmissions radio à basse fréquence sont également proposées. Enfin, il y a la possibilité d’un phénomène interne, qu’il soit d’origine physique ou psychologique,  mais cette explication ne dit pas pourquoi la plupart des sujets touchés n’entendrait le son qu’à certains endroits. En attendant qu’une étude de plus grande ampleur ne soit effectuée, la nature du Hum reste énigmatique.</p>
<h3>Les mortes de Juárez</h3>
<p><a href="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/juarez.png"><img class="alignleft size-full wp-image-813" title="Manifestation de proches des victimes" src="http://www.axolot.info/wp-content/uploads/2010/09/juarez.png" alt="Manifestation de proches des victimes" width="168" height="138" /></a>La ville de Ciudad Juarez abrite peut-être le mystère criminel le plus ignoble et le plus déroutant de l’histoire. Depuis 1993, plus de 350 femmes ont été assassinées dans cette cité frontière du nord du Mexique, et au moins 500 ont disparu. Mais plus de 15 ans après le début du carnage, les autorités n’ont toujours pas identifié les responsables, ni donné de réelle explication. Les victimes sont généralement des ouvrières issues des milieux pauvres, dont on retrouve le corps mutilé dans les faubourgs de la ville. Séquestrées, violées, et systématiquement étranglées, elles semblent toutes avoir été assassinées selon un même mode opératoire.  Depuis le commencement de l’affaire, une dizaine de suspects ont été condamnés, mais les meurtres ne se sont jamais arrêtés après leur mise en détention. L’incompétence et la corruption des autorités locales sont dénoncées par de nombreuses organisations, et les policiers sont soupçonnés de couvrir les narcotraficants, qui pourraient être responsables de certains des meurtres. Lorsqu’il vint enquêter à Ciudad Juarez en 1998, Robert K. Ressler (détective du FBI à l’origine des techniques de &laquo;&nbsp;profilage&nbsp;&raquo; et du terme &laquo;&nbsp;serial killer&nbsp;&raquo;), en conclut que les crimes étaient l’œuvre de deux tueurs en série distincts.  Mais devant l’impunité dont bénéficie cette tragédie, il est fort probable que les imitateurs désireux d’assouvir leur pulsions meurtrières soient nombreux, ainsi que les mobiles : traffic d’organes, snuff movies, et même rituels occultes, comme dans le cas de cet <a href="http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2008-10/premiers-aveux-dans-le-mystere-des-mortes-de-juarez-4904413.html">homme</a> qui en 2008 déclara avoir tué 8 des victimes en offrande à Satan.  Selon des sources fédérales, certains des enlèvements seraient même <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2003/08/GONZALEZ_RODRIGUEZ/10315#nb6">commandités par des hommes influents</a> qui s’adonneraient à des orgies sanglantes. Mais le plus terrible dans cette affaire, c’est que même à raison de deux victimes par mois en moyenne depuis 1993, les mortes de Juarez sont presque anecdotiques à l’échelle de la criminalité de cette ville : Ravagée par les guerres de gangs, et avec plus de <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101592336-ciudad-juarez-cite-du-meurtre">1700 meurtres</a> en 2009, Ciudad Juarez est aujourd’hui considérée comme la ville la <a href="http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/981918/2009/08/27/Ciudad-Juarez-ville-la-plus-dangereuse-au-monde.dhtml">plus dangereuse du monde</a>.</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos:</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Overtoun_Bridge">Le pont d&#8217;Overtoun sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Signal_Wow_!">Le signal Wow! sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Benjaman_Kyle">Benjaman Kyle sur Wikipedia</a> <em>(anglais)</em></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hum_%28son%29">Le Hum sur Wikipedia</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtres_de_femmes_de_Ciudad_Ju%C3%A1rez">Les meurtres de Ciudad Juarez sur Wikipedia</a></li>
</ul>
<p><strong>Si cet article vous a plu, lisez aussi:</strong>
<ul class="similar-posts">
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=175" rel="bookmark" title="2009/06/22">5 scientifiques (tordus) qui ont essayé de vaincre la mort</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=628" rel="bookmark" title="2010/01/10">5 mystères à élucider</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=1003" rel="bookmark" title="2011/03/28">Le secret du Dr Tanzler</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=1092" rel="bookmark" title="2011/09/11">8 messages codés qui restent à déchiffrer</a></li>
<li><a href="http://www.axolot.info/?p=752" rel="bookmark" title="2010/05/30">L’Homme de Marree</a></li>
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