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	<title>Antithese</title>
	
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	<description>Le blog acide d'un amateur de pamplemousses.</description>
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		<title>Métaphysique d’un voyage</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 16:10:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis en train. Pas entrain de manger ou entrain de repeindre un tractopelle. Non, vraiment en train. Avec de vrais rails et des chemins de fer. De façon périodique, je prends le train. Pas n&#8217;importe quel train, le TER n° 17718 en provenance de Marseille St-Charles et en direction de Lyon Part-Dieu. Bien sûr, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis en train. Pas entrain de manger ou entrain de repeindre un tractopelle. Non, vraiment en train. Avec de vrais rails et des chemins de fer.</p>
<p>De façon périodique, je prends le train. Pas n&#8217;importe quel train, le TER n° 17718 en provenance de Marseille St-Charles et en direction de Lyon Part-Dieu. Bien sûr, seulement que je pars d&#8217;Avignon. Quand je pars de Lyon, ça doit en être un autre, va savoir, je suis pas Mme SNCF. Je connais pas tous les trains personnellement.</p>
<p>Toutefois, la dernière fois, un drame s&#8217;est produit. Alors que, comme à l&#8217;accoutumée, j&#8217;étais en retard pour la gare, je me suis égaré dans les dédales de ma conscience, confondant les lettres, les chiffres, les horaires et les couleurs.</p>
<p><strong>13h23</strong> : J&#8217;ai mon train à 13h26, je n&#8217;ai pas pris mon billet.</p>
<p><strong>13h25</strong> : Comment dire, je crois que c&#8217;est ça qu&#8217;on appelle l&#8217;apocalypse. Plus qu&#8217;une minute avant mon train. Je regarde en vitesse les affichages, cherchant frénétiquement comme un colombien en quête de poudreuse le salvateur &laquo;&nbsp;Marseille St Charles&nbsp;&raquo; clignotant sur le tableau d&#8217;affichage. Dans un sursaut de bonheur humide au niveau au niveau de l&#8217;entrejambe, je l&#8217;aperçois : Voie H. Départ imminent.</p>
<p><strong>13h25 et 32 secondes</strong> (car je suis très rapide) : Je suis sur la voie. &laquo;&nbsp;Madame, dîtes-moi, vous qui dans votre resplendissante beauté aérienne connait de ce monde tous les mystères enfouis, c&#8217;est le train pour Marseille St Charles ?&nbsp;&raquo;. Après avoir répondu dans son infinie sagesse et son immense mansuétude &laquo;&nbsp;Ouais ouais, c&#8217;est ça, mais là je suis pressée quoi alors zut&nbsp;&raquo;, je rentre.</p>
<p><strong>13h 29</strong> : Départ du train.</p>
<p><strong>13h 31</strong> : &laquo;&nbsp;Monsieur, je crois que vous êtes à ma place&nbsp;&raquo;. Hm ? Pris de surprise et tétanisé à l&#8217;idée de devoir déplacer le bordel qui en deux minutes avait amplement eu le temps de s&#8217;éparpiller, composé essentiellement de physique et de mathématiques (car je suis en maths sup, ouais, tu m&#8217;as compris !), j&#8217;accepte cependant la sentence fatale et me décide à déplacer l&#8217;amas de muscles qui constituent mon corps d&#8217;athlète (car je suis en maths sup, ouais, tu m&#8217;&#8230; en fait, oubliez) d&#8217;un geste fluide et souple.</p>
<p><strong>13h 33</strong> : L&#8217;effort m&#8217;a asséché la trachée et un sentiment assoiffé habite désormais l&#8217;étroit habitacle des muqueuses de ma gorge. Je demande s&#8217;il est possible de se rafraîchir dans ce train, avec toutefois la conscience de l&#8217;homme moderne qui vit avec son temps et qui sait bien que dans le TER, l&#8217;eau est aussi rare que les A offerts à la Grèce par Standard &amp; Poor&#8217;s. Pourtant, alors que je m’apprêtais à me résigner, la larme à l&#8217;oeil et la détresse au coeur (et deux e dans l&#8217;o que WordPress ne veut pas faire),on me conseille le bar situé à l&#8217;extrémité du wagon.</p>
<p><strong>13h 35</strong> : Je paye 4€ ma Vittel et je pleure, rêvant d&#8217;avoir une hache/tronçonneuse/moissonneuse-batteuse/kalachnikov/stérilet de Geneviève de Fontenay — rayez la mention inutile.</p>
<p><strong>13 h 36</strong> : Je suis de retour à ma place.</p>
<p><strong>13 h 36 bis</strong> : Il y a des TGV magazines sur les tablettes de gens. What the fuck ?!</p>
<p><strong>13 h 38</strong> : &laquo;&nbsp;Le TGV n° 53645 en provenance de Marseille St Charles&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>13 h 39</strong> : Ah.</p>
<p><strong>13 h 40</strong> : Putain.</p>
<p><strong>13 h 41</strong> : &laquo;&nbsp;Allô Maman ?&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>13 h 42</strong> : &laquo;&nbsp;Oui bon, ça arrive à tout le monde&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>13 h 43 :</strong> &nbsp;&raquo; TGV et TER, CA COMMENCE PAREIL !&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>13 h 48</strong> : Après une conversation agitée me conseillant de ne pas me faire contrôler, le contrôleur passe. &laquo;&nbsp;Alors, vous allez rire, mais je crois que je me suis trompé&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Ah oui, vous êtes trompé. Et là, c&#8217;est pas la deuxième classe&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>13 h 49</strong> : Yeah baby, j&#8217;me suis fait contrôler dans le mauvais train en première classe.</p>
<p>Bref. Finalement, j&#8217;ai payé que 10€ d&#8217;amende parce que ma carte bleue est pourrie donc ils acceptent pas et puis le contrôleur était sympa, lui (pas comme vous, bande d&#8217;ingrats).</p>
<p>Sinon, là, je suis dans le bon train, et c&#8217;est plus long. Je me surprends à rêver d&#8217;îlots, d&#8217;archipels et de soleil opaque. De sable fin, de gravier chaud, de vagues s&#8217;échouant au crépuscule sur les rochers endormis de la rive rafraîchie. Mais rien n&#8217;y fait. Seul un TER penché, une oppressante promiscuité qui ne me permet même pas de regarder Brazil, ou Pulp Fiction (prévus spécialement pour l&#8217;occasion) à cause de cet oubli idiot de casque. Donc je me coltine avec l&#8217;aide inconsciente de mon voisin des épisodes de Dexter en accéléré (car il les regarde en accéléré, oui, en ACCÉLÉRÉ) que j&#8217;ai déjà vu.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, ce final. Mon-Dieu. Terrible. D&#8217;ailleurs son &laquo;&nbsp;Oh god&nbsp;&raquo; est juste génial.</p>
<p>Bref. J&#8217;ai pris le train (et là je complexe car il y a des tonnes de mathématiciens qui travaillent alors que moi je vous raconte mes satanés conneries ferroviaires qui n&#8217;intéressent personne).</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Tendre désespoir<br />
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		<title>Un jour, je serai cuisinier. Mais pas demain, demain je suis en prépa.</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 14:16:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribulations d'un taupin]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis allé faire les courses. Quand tu fais les courses en prépa, tu as toujours cette impression de commettre un acte de dissidence, parce que tu prends du temps pour faire autre chose que des maths (hérésie s&#8217;il en est une. Quand on a du temps libre, on fait des maths, on ne doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis allé faire les courses. Quand tu fais les courses en prépa, tu as toujours cette impression de commettre un acte de dissidence, parce que tu prends du temps pour faire autre chose que des maths (hérésie s&#8217;il en est une. Quand on a du temps libre, on fait des maths, on ne doit pas s&#8217;adonner aux autres considérations. Manger ? POURQUOI FAIRE ? C&#8217;EST PAS ÇA QUI ME FERA INTÉGRER HEIN !).</p>
<p>Et comme j&#8217;étais parti dans une opposition politique digne des plus forts engagements de M. Keen&#8217;V, qui est à la culture ce que l&#8217;insecticide est à la faune invertébrée, je me suis dis que j&#8217;allais venir ici, et que j&#8217;allais vous raconter dans ma vie dans l&#8217;espoir de quelque reconnaissance.</p>
<p>J&#8217;ai donc fait mes courses, pour me préparer à manger.</p>
<p>14h 20 : Je rentre dans la cuisine.</p>
<p>14h 56 : J&#8217;explique sur ce blog que je ne mange qu&#8217;à 14h 20 parce que je me suis levé tard ce matin, j&#8217;ai raté la cantine, et du coup je suis allé faire les courses tard, mais ne chipotons pas, je vous en prie. En plus, ça n&#8217;intéresse personne, donc parlons de choses qui intéressent le monde entier :</p>
<p>14h 21 : Qu&#8217;est-ce que je vais faire à manger ? Merguez, chili, saucisses, steaks, oeufs ?</p>
<p>14h 21 et 31 secondes : Merguez et  oeufs.</p>
<p>14h 21 et 32 secondes : Merde, j&#8217;ai pas d&#8217;huile. J&#8217;ai pas de beurre non plus. Idée : &laquo;&nbsp;Est-ce que ma poêle est non adhésive, comme la poêle en pierre du télé-achat dans laquelle tu peux faire des oeufs sans aucune matière grasse et que même après ça accroche pas ?&nbsp;&raquo;. Réponse : &laquo;&nbsp;Non&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Merde&nbsp;&raquo;.</p>
<p>14h 21 et 33 secondes : &laquo;&nbsp;Je suis en prépa&nbsp;&raquo;. Qu&#8217;à cela ne tienne, les merguez, c&#8217;est gras, je vais faire mes merguez d&#8217;abord, et ENSUITE, je mettrai mes oeufs dans la poêle, utilisant de cette façon la graisse des merguez.</p>
<p>14h 22 : Je mets dans la poubelle un des oeufs que j&#8217;ai cassé en route parce que je suis très doué et que la caissière m&#8217;a bousculé et qu&#8217;il fallait aller vite parce que les gens derrière me regardaient et que j&#8217;étais au téléphone et que ça faisait &laquo;&nbsp;bip bip BIP BIP&nbsp;&raquo; et que les articles s&#8217;entassaient devant moi et que j&#8217;essayais de sortir un sac de mon sac à dos (et que j&#8217;ai commencé à écrire &laquo;&nbsp;j&#8217;essayaient&nbsp;&raquo; mais je suis fatigué et même que hier j&#8217;ai donné ma clé d&#8217;internat à la vie scolaire à la place de la clé de la salle de musique et que je m&#8217;en suis rendu compte que devant ma porte &laquo;&nbsp;Zut, c&#8217;est pas ma clé ça&nbsp;&raquo; et même que quand je suis redescendu je lui ai dit &laquo;&nbsp;Je suis fatigué&nbsp;&raquo; et qu&#8217;il m&#8217;a répondu &laquo;&nbsp;Hein ?&nbsp;&raquo; et que je lui ai dit &laquo;&nbsp;Vous avez l&#8217;air fatigué aussi&nbsp;&raquo; et qu&#8217;on a ri all night long jusqu&#8217;à au moins 20h 30) puis que je lui ai donné ma carte Simply Market avec écrit &laquo;&nbsp;Happy&nbsp;&raquo; dessus et que je me suis dit &laquo;&nbsp;Mon Dieu, ce qu&#8217;ils me connaissent mal&nbsp;&raquo;. Bref, j&#8217;ai jeté un oeuf à la poubelle.</p>
<p>14h 25 : C&#8217;était très intelligent le coup des merguez. C&#8217;est très gras, donc taupin : 1 &#8211; huile : 0. Mais c&#8217;est très gras donc taupin : 0 &#8211; Peinture de la cuisine refaite : 1. Si on vous demande, vous n&#8217;avez rien vu.</p>
<p>14h 26 : J&#8217;enlève les merguez, je mets les oeufs.</p>
<p>14h 26 et 12 secondes : Je mets la moitié du deuxième oeuf à côté de la poêle en le cassant.</p>
<p>14h 26 et 14 secondes : Psssccchhht.</p>
<p>14 h 26 et 16 secondes : Position du penseur, regarde par la fenêtre et songe à sauter sur la voie ferré (PS : la voie ferrée est juste à côté de l&#8217;internat, c&#8217;est ça l&#8217;humour. On dirait qu&#8217;on nous dit : &laquo;&nbsp;On sait que vous êtes en prépa, on a pensé à tout. Regardez : y&#8217;a même un train à suicides à côté&nbsp;&raquo;).</p>
<p>14h 30 : Où sont passé mes oeufs ? Pourquoi c&#8217;est tout rouge ?</p>
<p>14h 31 : Ah oui. Ils sont là.</p>
<p>14h 33 : Hé hé. I WON AGAINST THE KITCHEN.</p>
<p>14h 40 : Je nettoie la cuisine parce que maintenant elle est crade.</p>
<p>15h 10 : Je conclue cet article.</p>
<p>15h 17 : Je fais des maths.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Tribulations d'un taupin<br />
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		<title>[Tribulations d'un taupin] Le samedi matin</title>
		<link>http://www.antithese.fr/tribulations-dun-taupin-le-samedi-matin/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/tribulations-dun-taupin-le-samedi-matin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 20:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribulations d'un taupin]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi matin. 8h. Cela faisait pratiquement quarante minutes que j&#8217;étais levé, et j&#8217;avais à peine eu le temps de boire mon café avant de descendre de ma chambre pour rejoindre la salle. Quatre heures plus tard : démonstrations ratés, problèmes éludés et désespoirs angoissants. - T&#8217;as réussi ? - J&#8217;ai passé une demi-heure à rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi matin. 8h. Cela faisait pratiquement quarante minutes que j&#8217;étais levé, et j&#8217;avais à peine eu le temps de boire mon café avant de descendre de ma chambre pour rejoindre la salle. Quatre heures plus tard : démonstrations ratés, problèmes éludés et désespoirs angoissants.</p>
<p>- T&#8217;as réussi ?</p>
<p>- J&#8217;ai passé une demi-heure à rien faire, me disant que je n&#8217;avais pas ma place ici. Plus réfléchi à l&#8217;existence qu&#8217;au problème de Monsieur Connes. J&#8217;ai failli pleurer. Je sais pas pourquoi je m&#8217;en suis abstenu.</p>
<p>- Moi aussi. C&#8217;était horrible. Entre 10h 30 et 11h 30, j&#8217;étais amorphe. Impossible d&#8217;aligner correctement deux quantificateurs. Tu lis la question. Tu commences. Tu n&#8217;arrives pas. Tu admets le résultat.</p>
<p>- Puis tu passes à la question d&#8217;après. Tu commences. Tu n&#8217;arrives pas. Tu admets le résultat.</p>
<p>- Et tu laisses des blancs, dans l&#8217;espoir d&#8217;y revenir après.</p>
<p>- Sauf qu&#8217;après, t&#8217;es plus dans l&#8217;exo, et tu y arrives pas plus.</p>
<p>- Et au final, t&#8217;as cinq copies doubles à la structure lacunaire. Atomique. Qu&#8217;en penserait Rutherford ?</p>
<p>- Il serait pas très fier de nous.</p>
<p>- Ça non&#8230;</p>
<p>Samedi midi. Tu te casses au self, la correction de 14 pages à la main. Tu la lis. Tu te dis &laquo;&nbsp;putain, mais ça j&#8217;aurais pu le faire, pourquoi je l&#8217;ai pas fait ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mais quel con, je me suis planté dans le calcul, toute ma deuxième partie est fausse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;oh merde, cos(2π/5) c&#8217;est positif. Mon exercice 2 est faux, alors que j&#8217;avais juste dans le raisonnement. Si seulement on avait le droit aux calculatrices&#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>- Tu manges pas ?</p>
<p>- Pas faim. T&#8217;as fait  juste ça ?</p>
<p>- Ouais.</p>
<p>- Et ça ?</p>
<p>- Faut pas abuser.</p>
<p>Samedi après-midi. Tu ranges ta correction. Comme tous les samedis après-midi, tu pars au casino à 20 mètres du lycée, ou au Simply Market si t&#8217;as du courage (il faudrait d&#8217;ailleurs que tu actives ta carte de fidélité, qui s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Happy&nbsp;&raquo;. Genre t&#8217;es happy le samedi après-midi. Y&#8217;a qu&#8217;à la fac que tu peux être happy le samedi après-midi. A la fac ou à la caisse du Simply Market, parce qu&#8217;en tant que caissière, tu ne réfléchis pas, tu ne connais pas la théorie des ensemble ou la théorie de la réaction prépondérante. Tu regardes passer les gens chaque jour, ceux qui ont un peu plus raté leur vie que toi, et ceux qui indéniablement la réussiront mieux). Tu restes planté une demi-heure devant le rayon des bonbecs. Tu observes les prix. Tu t&#8217;en fous, c&#8217;est une soudaine mélancolie. Tu prends un paquet, t&#8217;arrives à la caisse.</p>
<p>C&#8217;est pas celui que tu voulais, tu vas le reposer. Tu regardes le rayon, astreint à un silence morbide, le visage creux et le regard vide. Tu reprends le même. Tu t&#8217;empares d&#8217;un paquet de chips qui traîne par là. Tu rentres. Tu regardes pas le type de la loge, tu récupères ta carte d&#8217;internat. Tu croises d&#8217;autres internes qui se cassent à l&#8217;ENS regarder des expériences de physique. T&#8217;as pas le courage de sortir, d&#8217;aller à l&#8217;ENS. T&#8217;iras jamais à l&#8217;ENS ? Peut-être pas.</p>
<p>- Non, je vais bosser.</p>
<p>Tu vas bosser. T&#8217;ouvres ton classeur immonde, plus lourd que l&#8217;ensemble de tous tes cours depuis la sixième. Tu mets Gainsbourg en fond sonore. &laquo;&nbsp;Dans son regard absent et son iris absinthe&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Tu ris. &laquo;&nbsp;Toutes les femmes sont à prendre. Enfin, y&#8217;en a qui peuvent attendre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Tu t&#8217;y mets, un peu. Tu manges des chips, ça craque. Tu mets en route ta machine à café. Tu fiches, tu fiches, tu fiches. Pourquoi la dérivée de sinθ c&#8217;est ωsinθ ? Puis tu comprends. Tu débutes. T&#8217;as pas l&#8217;habitude.</p>
<p>Ton téléphone sonne.</p>
<p>- Tu viens à la patinoire ?</p>
<p>- Je sais pas, je me tâte.</p>
<p>- Tâte-toi vite, on attend plus que toi.</p>
<p>- J&#8217;arrive.</p>
<p>On m&#8217;avait pas dit rendez-vous devant le lycée.</p>
<p>On part à la patinoire, qu&#8217;il est déjà lundi.</p>
<p>Lundi, tu penses à samedi prochain. Quels bonbons vas-tu donc acheter, cette fois ?</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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		<item>
		<title>Suicide Social – Orelsan</title>
		<link>http://www.antithese.fr/suicide-social-orelsan/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/suicide-social-orelsan/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 08:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson de la semaine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh. My. God. Suicide Social &#8211; Orelsan (The best EVER) © Araen for Antithese, 2011. &#124; Permalink &#124; Pas de commentaire, laisses-en un peut-être :) &#124; Catégorie(s) : Chanson de la semaine, Musique Tags :]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oh. My. God.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/B2kvtRprvkk" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>Suicide Social &#8211; Orelsan (The best EVER)</em></p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Chanson de la semaine, Musique<br />
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		</item>
		<item>
		<title>La magie des accents régionaux</title>
		<link>http://www.antithese.fr/la-magie-des-accents-regionaux/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/la-magie-des-accents-regionaux/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 19:24:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>

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		<description><![CDATA[En fait, c’est trop con, mais il semblerait que j’ai un accent et que « je parle par le nez de temps en temps ». Est-ce que vous y croyez ? Moi je n’y crois pas. Et je ne suis pas non plus en train de croire que je suis sur le point de vous raconter mes âneries [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>	En fait, c’est trop con, mais il semblerait que j’ai un accent et que « je parle par le nez de temps en temps ». Est-ce que vous y croyez ? Moi je n’y crois pas. Et je ne suis pas non plus en train de croire que je suis sur le point de vous raconter mes âneries alors que j’ai un DS de maths demain – un samedi matin, à 8h, OUI – sur tout un tas de trucs trigonométriques et complexes (mais c’est de la bonne, pas des complexes « quelle est la forme exponentielle de 1 + i ? »).<br />
	Dans ma petite bourgade du sud, quand on essaie de qualifier un objet dont la teinte se rapproche de celle du mimosa, on dit jaune. Jaune, avec un peu le fond de la gorge. « Jauuune ». Ici, on dit « jône ». Avec la bouche ouverte en rond, un ô qui plonge dans les abimes. « Jôôôône ». Et c’est laid, non ? On entend même pas les cigales chanter. Et c’est ça pour tous les « o, au » de la langue. Et ceux qui ont un accent circonflexe sur le ô, ça descend sous le cap fatidique de l’audible. « Nôôôôôôtre » au ralenti. C’est ri-di-cu-le. Mais je suis en infériorité numérique, et la majorité a toujours raison, donc maintenant je suis contraint de dire « jône », et j’ai l’impression d’être ridicule.<br />
	Mais il me semble que le pire dans tout ça ne soit pas tellement les divergences multiples sur les qualifications linguistiques de prononciations diverses, mais les considérations cantinières du midi. Autant on fait tous des maths de façon plutôt pas mal, autant parfois, on tombe dans des bassesses de sujets de discussion qui font pâlir la philosophie des textes de Zaz. Et on retombe dans le débat « Pot d’eau ou pot-à-eau ? ».<br />
	Que ceux qui disent  « pot-à-eau » mettent un commentaire pour me témoigner leur infini soutien. Moi, je dis pot-à-eau, et c’est beaucoup plus logique. Mes détracteurs arguent, de leur côté, qu’on ne dit pas « pot-à-lait » ou « pot-à-café », et ils ont raison, mais il faut voir la magie du pot-à-eau d’une façon différente.<br />
	Quand on dit « pot-à-eau », on désigne le contenant. C’est un pot avant tout, un pot qui est supposé contenir un peu d’eau, sinon tu te lèves parce que t’as soif et tu traverses le self pour le remplir. Un pot-à-eau, c’est avant tout la forme du truc, la carafe dans sa structure (et pas le pichet, parce que l’accent re-rentre en jeu à coup de « pichaiiis » ou « pichê »). Le pot d’eau, lui, c’est différent. Le pot d’eau, c’est avant tout un machin qui contient quoi ? De l’eau.<br />
	D’ailleurs, l’année dernière, nos parrains ont eu un sujet de maths où il fallait démontrer la formule de Machin. Machin, c’est un mathématicien qui a trouvé une formule INUTILE, mais il a un nom tellement rigolo que tous les profs de maths doivent vouloir la mettre dans leurs contrôles. La « formule de Machin ». C’est trop lol. C’est mon rêve de dire un jour « Et là, on utilise la formule de bidule, pardon, de Machin ».<br />
	Je reviens au sujet. Un pot d’eau, c’est quelque chose qui contient de l’eau. Et si le pot il est vide ? C’est plus un pot d’eau. C’est un pot de VIDE. « – Passe le pot d’eau – Il est cher vide (« cher truc » : expression lyonnaise qui pue). – Ah. Passe-moi le pot de vide alors ». C’est ridicule. Et s’il est rempli de café ? Le pot d’eau = fail sémantique. C’est pas un pot d’eau, c’est un pot de café.<br />
	Et là, pot-à-eau vous casse la gueule à tous, parce qu’il résout en deux temps trois mouvements (n’importe quelle équation différentielle avec la transformée de Laplace) le problème du pot d’eau. Petit un : s’il est vide, peu importe, c’est un pot-à-eau qui a juste besoin qu’on le remplisse. Petit deux : c’est du café ? C’est implicitement souligné dans la formulation qu’un pot-à-eau n’est pas forcément à eau, mais que c’est conseillé pour plus de facilité dans l’usage. Petit trois : la réponse D. Petit quatre : là, j’ai mis Desproges, me demande plus de trop réfléchir.<br />
	La prochaine fois, nous démontrerons la supériorité des passages piétons en Provence.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante<br />
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		<title>C’est pas que j’ai plus le temps…</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 11:04:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribulations d'un taupin]]></category>

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		<description><![CDATA[Dire qu’on a pas le temps de faire un truc est un mensonge éhonté qui ne devrait pas exister. On a toujours le temps de faire ce qu’on aime, et surtout on le trouve toujours. Non, en vrai, c’est juste que j’ai plus internet et que, de ce fait, l’écriture d’articles se retrouve dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dire qu’on a pas le temps de faire un truc est un mensonge éhonté qui ne devrait pas exister. On a toujours le temps de faire ce qu’on aime, et surtout on le trouve toujours. Non, en vrai, c’est juste que j’ai plus internet et que, de ce fait, l’écriture d’articles se retrouve dans une position difficile par rapport à ma volonté seule.</p>
<p>Donc. Vous le savez peut-être pour un peu que vous m’ayez lu ces derniers mois, je suis en prépa maths au lycée du Parc (HX4 power !). Ces quelques lignes seront donc destinées à répondre à mes proches qui n’ont pas de nouvelles parce que je ne les aime pas en vrai (mais un peu de temps en temps) et à ceux qui seraient possiblement intéressés par la vie en prépa. Il y aura de toute manière d’autres articles par la suite, je ne vous oublierai pas. Bref, la rentrée pour les internes était dimanche, ça fait donc même pas une semaine que je suis là mais j’ai l’impression que ça fait dix ans.</p>
<p>Le premier soir, déjà, il pleuvait. Et le premier soir, c’est la soirée d’intégration (qu’on n’appelle plus bizutage parce que maintenant c’est interdit et que le proviseur a bien dit que le ministre ferait une déclaration si un grand lycée comme ici subissait des bavures, ACHTUNG !). On s’est donc retrouvés dans le parc d’à-côté ¬– un parc genre génial – mais sous la pluie, où on a dû s’asseoir, et où ensuite on a dû traverser la ville et demander aux gens une signature sur un papier avec écrit dessus « Les taupins sont trop sexy ». Les taupins c’est nous, les scientifiques, ceux qui dominent le monde pour l’heure et pour la fin des temps (pas comme les BCPST (la concurrence entre filières est rude, mais on ne le pense pas (par contre, si vous entendez « HEC enculés ! », c’est normal (c’est la faute aux A/L ça encore) ) ). L’encre était baveuse, va signer sur un papier trempé un dimanche soir à plus de dix heure où y’a plus personne à part un dernier kébab encore ouvert. Bon. On a quand même eu une quinzaine de signatures, ce qui est franchement PAS MAL.</p>
<p>D’un côté (à partir du lundi), il y a les cours, et une vie sociale que l’on néglige quand on en parle. Mais la prépa est un espace de grands malades mentaux où les vacances (c’est pas moi qui le dit, c’est les deuxièmes années), c’est les moments de libres où on a le temps de faire des maths. Sauf que là, on s’éclate tous à faire des maths. Si c’est votre truc et que vous hésitez, n’hésitez plus. Vous passerez votre journée sur des triples sommes, des quantificateurs et des qualifications d’espace pour les complexes. On a écrit trente pages de maths, mais c’est jouissif. C’est le passage du lycée, où la pratique des mathématiques est une tare, à la prépa où cette même pratique est un loisir. Du coup, tu t’amuses sur les DMs qu’on te file tout en travaillant. Ce qui est assez énorme.</p>
<p>Les premières années sont les bizuts, c’est comme ça, même si ça devrait plus se dire. Mais c’est loin du bizutage violent que chacun a pu entendre. On est lié aux deuxièmes années qui nous parrainent et qui sont d’un sympa juste incroyable (dont la plupart en MP* ont un an d’avance et sont pour certains plus jeunes que toi), on peut avoir des discussions juste fascinantes sur un tas de sujet qu’on devait ruminer tout seul entre les murs du lycée faute d’interlocuteur, et la moyenne de la classe – avec les notes de terminales – tournent à 18. Les « Ouais, j’ai eu que 19 en maths, T’IMAGINES, PUTE DE SPÉ QUOI ! » sont légions. Et les mêmes notes en philo également. De premier pour presque tous, on peut facilement se retrouver 46e. Et surtout, on rencontre de ces esprits qui n’existent qu’en rêves. Des gens capables de réflexion d’une vivacité hors du commun, des gens qui t’expliquent un truc quand c’est toi qui a toujours tout expliqué, des gens qui prennent autant leur pied que toi à faire des maths, des gens qui parlent maths autour d’un verre de téquila et qui cherchent le moyen le plus efficace pour manger de la bonne bouffe chez soi (à base de grand-mère, d’enfant, de petits enfants, de mariage grabataire et autres afin d’optimiser les chances de faire un truc bon à partir de deux trucs dégueus en soi). Ce qui n’est pas un mensonge, je vous jure.</p>
<p>Jouis-sif. Pas d’autre mots. Je crois que j’ai jamais été autant à ma place qu’ici. À tous ceux qui pensent que la prépa est un tue la vie maintenant, je leur dirai que c’est faux faux faux. C’est surprenant, mais pour le moment, on est un bon groupe à avoir l’impression de se connaitre depuis la maternelle. On est ensemble à la cafét’, on boit du café, on fait les DMs ensemble jusqu’à 9h le soir, on sort au parc, on va se promener, on met en commun des connaissances, et au final on se retrouve avec un noyau dur d’amis qu’on peut pas éclater. Et on en a le temps. Parce que c’est du boulot, mais du boulot qui plait et qui de fait rend les choses beaucoup plus palpitantes.</p>
<p>Après, y’a aussi les choses comme le 2h de maths, 2h de physique, puis 2h de maths le mercredi. Avec le prof de physique qui rogne sur la récré où qui peut vous dire « En fait, je vous garde jusqu’à dix-huit heure aujourd’hui, c’est bon ? ». Impensable au lycée. Les jours n’existent plus. Seul le week-end sépare les semaines les unes des autres. Jouis-sif. J’arrive pas vraiment à mettre des mots sur l’ambiance. Y’a pas la concurrence – chez moi du moins, je vais essayer de pas parler au nom d’HIV ou de Louis le Grand – qu’il peut y avoir dans les plus grandes prépas (les deux meilleures prépas scientifiques devant le Parc en fait). C’est carrément un esprit d’entraide et un esprit, même s’il est dans la compétition pour trouver en premier la solution, qui entraine vers le haut ceux qui ne font pas les liens ou qui les font ailleurs. Chacun a son talent et son intuition à apporter au groupe.</p>
<p>Enfin, ça parle concours. Là, je décroche. Qu’est-ce que j’en sais moi ce que je veux faire comme concours ? J’ai fait prépa parce que les maths ça m’amuse. Mais l’X (polytechnique pour les néophytes), l’ENS, Centrale ou les Mines reviennent. Il n’y a que celles-ci au sortir d’une école comme celle-là. D’ailleurs, je suis en 831, qu’on appelle aussi HX4, soit Hypo X (optimistes), mais va savoir quoi choisir. C’est sans doute ça le plus dur.</p>
<p>Et en plus, on fait sport quand on veut lalalalaire. On peut y aller trois fois par semaine et pas pendant un mois. C’est archi-libre, et ça permet de décompresser un peu pour s’arrêter de faire des maths pendant un quart d’heure (il ne faut pas abuser des bonnes choses).</p>
<p>Si j’avais pour l’instant un conseil à donner aux indécis qui font des maths, qui aiment ça parce que c’est aussi esthétique que l’Art, qui en font parce que la réflexion et l’imagination sont stimulées et stimulantes, n’hésitez plus une seconde : partez en prépa. C’est un autre monde, et c’est un monde magique.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Tribulations d'un taupin<br />
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		<title>Mécanique d’une écriture de merde</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 09:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>
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		<description><![CDATA[En fait, ceci est peut-être un article. Tout dépendra de la tournure que prendront les choses au fur et à mesure que là, assis comme un imbécile devant mon laptop, je vois clignoter dans ma tête les lumières de l&#8217;inspiration. Parfait. Depuis quelques temps, je note dans mon téléphone des idées qui me viennent pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En fait, ceci est peut-être un article. Tout dépendra de la tournure que prendront les choses au fur et à mesure que là, assis comme un imbécile devant mon laptop, je vois clignoter dans ma tête les lumières de l&#8217;inspiration. Parfait.</p>
<p>Depuis quelques temps, je note dans mon téléphone des idées qui me viennent pour ne pas les oublier, qu&#8217;elles soient drôles, philosophiques, littéraires ou sans intérêt. C&#8217;est, disons, dans la possibilité d&#8217;une éventuelle ré-utilisation, sur ce blog ou quand j&#8217;irai chez Ruquier et que je battrai le record de Tsamère (qui a vraiment choisi un pseudo&#8230; peu importe, vous avez raison). Le truc c&#8217;est que souvent, quand ces idées me viennent, je suis peu en position de rédiger quelque chose de conséquent. Entendez que ça m&#8217;arrive quand je suis en train de m&#8217;endormir et que la dernière chose que j&#8217;ai envie de faire c&#8217;est de pondre cinquante mille mots sur mon clavier de téléphone. J&#8217;ai commencé à écrire donc sur mon mur, mais APPAREMMENT, il faut pas. C&#8217;est ma mère qui le dit. Elle a peut-être raison. Et en plus, cette méthode a un problème : il faut un crayon. Et tous mes crayons ne cessent de disparaître. Et va trouver un crayon dans le noir, quand tu t&#8217;endors, sans allumer la lumière.</p>
<p>Mais comme je vous aime et que je veux partager avec vous mes idées subtiles et pleines de joies, je note sur mon téléphone même quand c&#8217;est l&#8217;heure de dormir. Ou quand je suis en train de courir, poursuivi par des gobelins, ou quand je chevauche un dragon. Je fais pas un dessin, vous comprenez le topo.</p>
<p>Et finalement, vous allez me dire : Pourquoi n&#8217;a-t-il toujours pas énoncé la moindre idée ? Tout simplement parce qu&#8217;elles sont trop bien pour que je les partage. Non, je plaisante. Mais il fallait cette introduction pour bien comprendre le contexte. Ainsi, hier, en les relisant tranquillement pour passer le temps, je suis tombé là-dessus :</p>
<blockquote><p><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Exploitation homme jambon</strong></em></span></p></blockquote>
<p>Ça, c&#8217;est moi qui l&#8217;ai écrit. Mais alors, va deviner ce que je voulais dire&#8230; C&#8217;est comme ça, sur fond jaune et entre des rayures marrons pour les lignes (mon logiciel de notes pour Androïd est très sophistiqué). Peut-être simplement que l&#8217;homme est un jambon, dans sa perspective d&#8217;exploitation ? Non, sans doute pas. Je sais pas pourquoi, mais je sens que ça a un rapport avec le musulman moyen. Ça me ressemble bien. On a déjà l&#8217;idée pour le jambon. Cherchons pour Exploitation homme maintenant.</p>
<p>Ces mots sont-ils des entités disparates, sans rapport les unes avec les autres ? Ou bien faut-il les relier ensemble de la manière suivante par exemple : &laquo;&nbsp;Exploitation (de l&#8217;) homme&nbsp;&raquo; &#8211; &laquo;&nbsp;par le jambon ?&nbsp;&raquo;. Ou alors &laquo;&nbsp;Exploitation&nbsp;&raquo; &#8211; &laquo;&nbsp;(de l&#8217;) homme jambon&nbsp;&raquo; ? Mais que pourrait bien être un homme jambon ? Une métaphore de l&#8217;inconscient ou de la décadence humaine ? L&#8217;homme est-il en train de devenir un porc, exploité par les <strong>multinationales</strong> et la <strong>Chine</strong> ? Probablement pas.</p>
<p>Alors que peut bien signifier ce &laquo;&nbsp;Exploitation homme jambon&nbsp;&raquo; ? Voilà maintenant trois jours et trois nuits que j&#8217;erre dans des dédales sans fin, couverts de suie et de sang caillé sur le sol sans trouver la moindre solution. Comme une âme en peine, le dos courbé, j&#8217;avance sans savoir où je vais, n&#8217;attendant que de tomber sur un Minotaure qui me dévorera ou sur une Ariane qui par ses magies vénusiennes me fera oublier cette étrange interrogation qui s&#8217;offre à moi dans sa robe d&#8217;épines pointurlututu.</p>
<h3 style="text-align: center;">Exploitation homme jambon</h3>
<p>En gros, on voit mieux. Ce serait quelque chose comme :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est le début du Ramadan. Mahmoud, jeune garçon issue d&#8217;une famille bourgeoise du XVIe arrondissement de Paris, enfile son costume trois pièces, sa cravate, et pose sur sa tête un chapeau léger pour protéger son front délicatement basané de la trop vive lumière du soleil. Dehors, les oiseaux chantent et on égorge des cochons pour en faire du jambon. Cette seule perspective suffit à Mahmoud pour vomir sur le carrelage le caviar de la veille, avec les truffes confites. &laquo;&nbsp;— Anita, cria Mahmoud, Anita, venez par ici ! Anita, mettez-moi donc ceci au frais pour ce soir je vous prie, dit-il en pointant du doigt les mets succulents à peine entamés par les sucs gastriques. — Ce sera tout Monsieur ? — Cessez de m&#8217;exploiter, Anita ! Je ne suis pas un cochon ! — Mais Monsieur&#8230; — Vous êtes renvoyée Anita, vous n&#8217;aviez qu&#8217;à pas être portugaise !&nbsp;&raquo;. Peut-être était-ce que j&#8217;avais en tête. Même si cela est peu probable et n&#8217;a aucun sens.</p>
<p>Diantre, qu&#8217;est-ce que &laquo;&nbsp;Exploitation homme jambon&nbsp;&raquo; peut bien vouloir dire ? J&#8217;offre un joker dédicacé à celui qui me donnera la meilleure idée.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Tendre désespoir<br />
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		<title>Quand Dr House rencontre Mr Bean</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 15:24:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous allez rire, mais ceci n&#8217;est encore pas un article. Traitez-moi de lâche, de coward, flagellez-moi avec des spaghettis trop cuites, faites-moi passer sous des roues de feu. M&#8217;en fous, j&#8217;ai juste besoin d&#8217;un peu d&#8217;amou-ou-ouUuuur ♬ ♬ ♩ Comme l&#8217;oiseau a besoin de ses ailes pour voler, j&#8217;ai&#8230; Hum. Pardon. C&#8217;est France Gall. Donc, si je vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous allez rire, mais ceci n&#8217;est encore pas un article. Traitez-moi de lâche, de <em>coward</em>, flagellez-moi avec des spaghettis trop cuites, faites-moi passer sous des roues de feu. M&#8217;en fous, j&#8217;ai juste besoin d&#8217;un peu d&#8217;amou-ou-ouUuuur ♬ ♬ ♩ Comme l&#8217;oiseau a besoin de ses ailes pour voler, j&#8217;ai&#8230; Hum. Pardon. C&#8217;est France Gall.</p>
<p>Donc, si je vous ai conviés ici, présentement, c&#8217;est pour vous introduire, au sens anglo-saxon du terme (ne nous laissons pas entraîner dans des entractes graveleux), une vidéo dans laquelle s&#8217;unissent conjointement à la fois Hugh Laurie, plus connu pour son rôle dans la génialissime babylonesque (ceci est <span style="text-decoration: underline;">mon</span> mot, ©) série House, et Rowan Atkinson, que l&#8217;on a pu apercevoir dans la série des Mr Bean et dans les films du même nom. Tout ça pour parler de Shakespeare et d&#8217;Hamlet dans un sketch hilarant. Afin de ne pas vous en dévoiler plus, je vous laisse contempler ce bijou dont tous ont toujours rêvé.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>&laquo;&nbsp;And why not : to be or not to be ? But it&#8217;s SHORT William, IT&#8217;S SHORT !&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><iframe src="http://www.youtube.com/embed/uHQsp4Ifds4" frameborder="0" width="420" height="345"></iframe></em></p>
<p id="watch-headline-title" style="text-align: center;"><em>[Fr Sub] Rowan Atkinson &amp; Hugh Laurie &#8211; Shakespeare and Hamlet (1989)</em></p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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		<title>Ceci n’est pas vraiment un article.</title>
		<link>http://www.antithese.fr/ceci-nest-pas-vraiment-un-article/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2011 17:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Découverte Ontologique]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais plutôt un subterfuge d&#8217;écrivaillon de province afin de contenter mes trois derniers lecteurs qui sont inéluctablement dans l&#8217;attente d&#8217;un nouvel article qui tarde à montrer le bout de son nez. Eh bien mes braves, que voulez-vous que je vous raconte ? Je ne sais pas. En plus, je ne fais rire que vous. Moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mais plutôt un subterfuge d&#8217;écrivaillon de province afin de contenter mes trois derniers lecteurs qui sont inéluctablement dans l&#8217;attente d&#8217;un nouvel article qui tarde à montrer le bout de son nez. Eh bien mes braves, que voulez-vous que je vous raconte ? Je ne sais pas. En plus, je ne fais rire que vous. Moi je trouve pas ça très drôle ce que j&#8217;écris.</p>
<p>Bref. Pour finir dans le non-rigolo absolu, je vous mets un texte de Tolstoï découvert tout à l&#8217;heure, pas très long, mais tellement édifiant. Comme ça, les trois derniers lecteurs se suicideront et je pourrai enfin parler des tortues de Nouvelle Guinée tranquillement, sans recueillir vos quolibets moqueurs qui chaque jour remettent en cause cette passion pourtant inébranlable que je voue aux tortues de Nouvelle Guinée. Merci.</p>
<p>« II m’arriva ce qui arrive à tous ceux qui ont contracté une maladie interne mortelle. D’abord, on voit  apparaître un symptôme insignifiant auquel le malade n’accorde nulle importance, puis les symptômes reviennent de plus en plus souvent et se fondent en une seule souffrance indivisible dans le temps. La souffrance augmente, et en un clin d’œil le malade se rend compte que ce qu’il a pris pour une légère indisposition est ce qu’il y a de plus important au monde pour lui, que c’est — la mort.</p>
<p>La même chose m’arriva à moi. Je compris qu’il ne s’agissait pas d’un petit malaise, mais d’une chose importante, et que si les mêmes questions revenaient sans cesse, il fallait y répondre. Et je tentai d’y répondre. Ces questions semblaient si stupides, simples, enfantines. Mais dès que je les effleurai pour essayer d’y répondre, je dus me rendre à l’évidence que premièrement, ces questions n’étaient ni enfantines ni stupides, mais au contraire les plus importantes les plus profondes, et que deuxièmement, malgré toutes mes réflexions, j’étais impuissant à y répondre. Avant de m’occuper de mon domaine de Samara, de l’éducation de mon fils, de l’écriture de mes livres, je devais savoir pourquoi je le ferais. Tant que j’en ignorais la raison, je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas vivre. Au milieu de mes pensées à propos de l’organisation de mon domaine, qui m’occupaient beaucoup à cette époque, une question me venait soudain à l’esprit: « Bon, mettons que tu auras 6 000 dessiatines (une dessiatine égale approximativement un hectare) dans le gouvernement de Samara, 300 chevaux, et après ?… » Je plongeais dans une complète hébétude, ne sachant plus ce que je devais penser. Ou bien, dès que je me mettais à réfléchir à l’éducation de mes enfants, je me disais: « A quoi cela sert- il? » Ou encore, lorsque je me demandais comment le peuple pouvait accéder à l’aisance, je me disais soudain: « Et en quoi cela me concerne-t-il ? » Ou, pensant à toute la gloire que mes œuvres me procureraient, je me répondais à moi-même : «Bon, d’accord, tu seras plus connu que Gogol, Pouchkine, Shakespeare, Molière, tous les écrivains du monde, et alors ? » Et je ne pouvais rien y répondre. Les questions n’attendaient plus, il fallait y répondre immédiatement. Si je n’y répondais pas, je ne pouvais plus vivre. Or, il n’y avait pas de réponse.</p>
<p>Je sentis que ce sur quoi je tenais s’était brisé, que mes pieds n’avaient plus d’appui, que ce qui m’avait fait vivre n’existait plus, que je n’avais plus rien qui me fasse vivre.</p>
<p>Ma vie s’arrêta. Je pouvais respirer, manger, boire, dormir, ne pouvant pas ne pas respirer, manger, boire ou dormir; mais je n’avais point de vie, car il n’existait plus de désirs dont la réalisation m’eût paru raisonnable. Si je désirais quelque chose, je savais à l’avance qu’il n’en résulterait rien, et peu m’importait de satisfaire ou non mon désir. Si une fée m’était apparue me proposant de réaliser un de mes vœux, je n’aurais su que demander. Si, dans des moments, d’ivresse, il m’arrivait d’éprouver sinon des désirs, du moins un souvenir d’ancien désir, aussitôt dégrisé je savais que c’était une illusion, qu’il n’y avait rien à désirer. Je ne pouvais même pas désirer connaître la vérité, car j’en avais déjà une idée. La vérité, c’était l’absurdité de la vie. C’était comme si j’avais vécu en me dirigeant vers un abîme et qu’à présent, je me trouvais devant et que je voyais clairement que devant moi il n’y avait rien en dehors de ma perte. Je ne pouvais ni m’arrêter, ni reculer, ni fermer les yeux pour ne pas voir que devant moi il n’y avait rien d’autre que souffrances et vraie mort, anéantissement complet.</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/ceci-nest-pas-vraiment-un-article/">Ceci n&#8217;est pas vraiment un article.</a> (1,886 words)</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Découverte Ontologique<br />
Tags : <br/>
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		<title>Notre culture est morte, et c’est nous qui l’avons tuée.</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 15:53:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[-          SANDRA, À TAAAAABLE ! Sandra, elle a entre quinze et vingt-cinq ans, à ça près. Jeune fille semi-pubère affublée de ces mini-jupes qui font rougir le plus cryogénique des prêtres, Sandra appartient à ce peuple qui vit encore au crochet de ses parents car incapable de faire de sa vie une histoire flamboyante. À peine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3081" title="Suicide" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2011/08/Suicide.jpg" alt="Suicide" width="550" height="269" /></p>
<p>-          SANDRA, À TAAAAABLE !</p>
<p>Sandra, elle a entre quinze et vingt-cinq ans, à ça près. Jeune fille semi-pubère affublée de ces mini-jupes qui font rougir le plus cryogénique des prêtres, Sandra appartient à ce peuple qui vit encore au crochet de ses parents car incapable de faire de sa vie une histoire flamboyante. À peine bonne à conter la couleur de son nouveau stérilet au gout cassis (pour plus de plaisir au niveau des papilles de Monsieur !) ou à écrire ses peines de cœur sur son skyblog je-sui-tro-pa-comprise-par-le-monde-tou-entié, avec Kevin (ou Dylan ? Était-ce Dylan ? Qui seulement peut le dire). Elle nous dit que les adolescents d’aujourd’hui, c’est tous des cons, mais pas elle, parce qu’elle elle connait grave l’amour avec Kyle. Ted ? Était-ce Ted ? En plus, elle est trop cultivée, elle connait toute l’histoire d’amour entre Rimbaud et Voltaire.</p>
<p>Sandra, c’est la décadence. « Notre culture est morte, et c’est nous qui l’avons tuée » aurait pu écrire Nietzsche s’il avait vécu aujourd’hui sans s’être suicidé avant son troisième lustre. Nietzsche qui se plaignait déjà d’une décadence en ayant pour contemporains Flaubert, Zola, Tolstoï, Rimbaud, Cézanne, Monet, Van Gogh, Brahms, Debussy ou Wagner. S’il avait écrit « La culture est morte, et c’est nous qui l’avons tuée », on lui aurait, et justement, ri au nez. On a rarement eu mieux depuis Une Saison en Enfer, le Clair de Lune ou le Champ de blé avec Cyprès.</p>
<p>Aujourd’hui, début de la deuxième décennie des années deux-mille que l’on espèrerait presque être la dernière tant la douleur est insupportable, ce sont des envies d’exil au Népal qui me prennent, des désirs de devenir moine au Tibet pour agiter des moulins à prière et ne plus jamais allumer W9 ou Direct Star l’après-midi.</p>
<p>Sandra, elle contribue à la mort d’un peuple qui s’abrutie, qui devient incapable de différencier le génie d’un crotin quelconque. Le peuple, ce marasme dégoulinant dont les classes majoritaires s’enorgueillissent de leur fashionitude dans des slims criards, se gavant de chips devant Secret Story qu’Ayem c’est trop une bombasse. Dernièrement, c’est le dégueulard de vomi gélatineux appelé Keen’V qui a fait son apparition indispensable sur la scène française, se rajoutant aux autres.</p>
<p>Dans sa chanson d’une rare force « J’aimerais trop », il arrive à concilier la passion brûlante des Hommes avec une modération quasi-divine dans des sentences aussi vives que définitives. Exemple : « J’aimerais trop qu’elle m’aime (sous-entendu : ça m’ferait kiffer mon boule meuf) ». Incroyable. Et à rajouter derrière : « Mais elle elle ne veut pas ». Tout ça dans un cadre exotique sans cliché où il travaille comme sous-fifre dans un hôtel. Un truc du genre, tu penses bien. « J’aimerais trop qu’elle m’aime, mais elle elle ne veut pas ».</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/notre-culture-est-morte-et-cest-nous-qui-lavons-tuee/">Notre culture est morte, et c&#8217;est nous qui l&#8217;avons tuée.</a> (459 words)</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante<br />
Tags : <a href="http://www.antithese.fr/tag/litterature/" rel="tag">littérature</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/musique/" rel="tag">Musique</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/secret-story/" rel="tag">secret story</a><br/>
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		<title>Faisons-nous charcuter la gueule au Paintball</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 20:34:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[évènement exceptionnel]]></category>
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		<description><![CDATA[Le paintball. Tu connais ? Bien sûr que tu connais, tous tes potes en parlent. Tout le temps. De là à dire qu&#8217;ils n&#8217;ont que ça comme conversation, ce serait tout de même injuste. Ils parlent aussi du airsoft. Et, ne lésinons pas ces dames, de vagins. Voilà, je crois qu&#8217;on a fait le tour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le paintball.</p>
<p>Tu connais ? Bien sûr que tu connais, tous tes potes en parlent. Tout le temps. De là à dire qu&#8217;ils n&#8217;ont que ça comme conversation, ce serait tout de même injuste. Ils parlent aussi du airsoft. Et, ne lésinons pas ces dames, de vagins. Voilà, je crois qu&#8217;on a fait le tour de la conversation de vos potes.</p>
<p>Bien sûrs, les miens sont fantastiques, ils parlent de tout. Mais là n&#8217;est pas le sujet. Donc un de <span style="text-decoration: line-through;">vos</span> mes amis m&#8217;a ramené très gentiment au paintball aujourd&#8217;hui. Je n&#8217;avais bien entendu aucune appréhension, car je suis une personne fabuleuse qui n&#8217;a <a href="http://www.antithese.fr/folie-myrmeceenne/">même pas peur des araignées</a> dans la bouche même si on en mange en moyenne 8 dans sa vie. Et tout ça sans même devenir spider-man, qu&#8217;on m&#8217;explique un peu l&#8217;intérêt. J&#8217;ai donc pris mon vélo pour parcourir les 48 km (au moins, sinon plus !) qui me séparaient du champ de jeu. J&#8217;ai évidemment failli décéder, car même si je suis formidable il y a des limites à ma condition physique. Winston Churchill disait qu&#8217;il devait sa longévité au fait de ne pas faire de sport. Je le crois (tu penses bien, un homme pareil, que je le crois !). Alors que je n&#8217;aurais qu&#8217;à traîner sur le site <a href="http://www.ado-musculation.com/">ado-musculation.com</a>. Si vous voulez vous muscler histoire de répondre à la frêle dynamique de votre corps de paille et que vous avez entre 14 et 22 ans, n&#8217;hésitez d&#8217;ailleurs pas à y jeter un oeil. Au sens figuré, car même musclé, avec un oeil en moins la vie doit être beaucoup moins belle.</p>
<p>Heureusement, nous étions deux avec nos vélos. J&#8217;étais le seul à souffrir, avec deux m car on souffre plusieurs fois, mais quand même. Donc, 48 km et une demi-heure plus tard, nous sommes arrivés. Pour ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;amis qui jouent au paintball, recasons le sport dans son contexte. C&#8217;est-à-dire à la maternelle normalement pour bien imaginer les enjeux.</p>
<p>Donc, nous sommes à la maternelle. Souvenez-vous quand vous faisiez la guerre avec vos petits camarades : &laquo;&nbsp;Pan, t&#8217;es mort !&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Ah oui, mercredi !&nbsp;&raquo;. L&#8217;innocence enfantine du langage poétique. Le paintball, c&#8217;est exactement la même chose. E-x-a-c-t-e-m-e-n-t. Sauf qu&#8217;on est plus vieux, donc les bâtons sont remplacés par des pistolets, les &laquo;&nbsp;Ah oui, mercredi&nbsp;&raquo; par &laquo;&nbsp;OUT ON TIRE PLUS ÇA NIQUE VOS TRUCS !&nbsp;&raquo; et qu&#8217;il y a un peu plus de stratégie, même si on est pas tous corses et qu&#8217;on s&#8217;appelle pas forcément Napoléon. On possède donc de gros pistolets dans lesquels on met des billes de peinture et avec lesquels on doit tirer sur les gens pour leur peindre la gueule.</p>
<p>Les équipes — comme à la guerre, y&#8217;a plusieurs équipes (il me semble, même si j&#8217;ai jamais vraiment compris le principe de la guerre) — s&#8217;affrontent dans plusieurs jeux, dont celui où il faut s&#8217;emparer d&#8217;un drapeau. Donc défenseurs et attaquants. Comme dans les jeux vidéos, mais sans jauge de vie, sans super pouvoirs, sans arc, grappin, flèche ensorcelée et autre inventaire magique. Vous imaginez bien qu&#8217;on a pas l&#8217;espace, contrairement au Link de Zelda qui a un sac incroyable de chez Vuiton sans doute. Ca donne quelque chose comme ça :</p>
<div id="attachment_3073" class="wp-caption aligncenter" style="width: 269px"><a href="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2011/07/251411_2264185322661_1189347129_32805790_5269491_n.jpg"><img class="size-full wp-image-3073  " title="Vivre d'amour et d'eau fraiche" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2011/07/251411_2264185322661_1189347129_32805790_5269491_n.jpg" alt="Vivre d'amour et d'eau fraiche" width="259" height="389" /></a><p class="wp-caption-text">Vivre d&#39;amour et d&#39;eau fraîche</p></div>
<p>En vrai, c&#8217;est beaucoup plus grave pire. Mais <a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;nord=1&amp;q=blessure+paintball&amp;gs_sm=&amp;gs_upl=&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&amp;biw=1600&amp;bih=732&amp;ion=1&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi">consolons-nous</a>. Putain, j&#8217;en ai PARTOUT. Tout ça pour quoi ? POUR UN DRAPEAU, OUI. Comme à la guerre on vous dit. Ça n&#8217;a pas vraiment d&#8217;intérêt à proprement parler (les plus belles choses ne sont-elles pas inutiles ? Le seul intérêt pratique d&#8217;&nbsp;&raquo;Une saison en enfer&nbsp;&raquo;, ça reste quand même le calage de table), mais c&#8217;est jouissif et drôlement rigolo. On se shoote fort dans la gueule, &laquo;&nbsp;Ah ah, je t&#8217;ai enfin eu trou du cul (un peu de vulgarité n&#8217;enlève rien à la possibilité de faire des rimes. N&#8217;est-il pas ?)&nbsp;&raquo;. Bref. Qu&#8217;est-ce que je voulais vous dire déjà ?</p>
<p>Ah, c&#8217;est tout. Le paintball, c&#8217;est quand même sportif, faut crapahuter un peu partout pour prendre l&#8217;ennemi en traître (comme à la guerre) et tous les exterminer (comme pendant la seconde guerre mondiale). Mais franchement, on s&#8217;amuse bien.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : évènement exceptionnel<br />
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		<title>Et pourquoi pas dans ce carton, au fond du grenier ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 18:50:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<category><![CDATA["C'est mon bordel Maman]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai pommé ma carte d&#8217;identité. Je sais, ça ne vous surprend pas, moi non plus, il faut savoir que ça reste entre elle et moi une grande histoire amour, telle une partie de cache-cache par intermittence dont on ne connait ni le début ni la fin. C&#8217;est toujours la surprise, quand va-t-elle disparaître, quand vais-je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai pommé ma carte d&#8217;identité.</p>
<p>Je sais, ça ne vous surprend pas, moi non plus, il faut savoir que ça reste entre elle et moi une grande histoire amour, telle une partie de cache-cache par intermittence dont on ne connait ni le début ni la fin. C&#8217;est toujours la surprise, quand va-t-elle disparaître, quand vais-je la retrouver, la retrouverai-je un jour ? Est-ce là, maintenant, la fois où plus jamais je ne la retrouverai ?</p>
<p>Ca a débuté comme ça. La veille du bac, il y a quelques semaines, je me dis &laquo;&nbsp;Tiens ! <span style="text-decoration: line-through;">Voilà du boudin</span> Si je retrouvais ma carte d&#8217;identité pour demain, ça serait pratique !&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2011/07/id-card.png"><img class="size-full wp-image-3067 aligncenter" title="id-card" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2011/07/id-card.png" alt="" /></a></p>
<p>Je l&#8217;ai bien entendue démontée. Elle était partie derrière un renfoncement du mur, au fond, là où, bon, elle n&#8217;avait rien à faire. Et ce n&#8217;était pas la première fois. Comme le souligne le message ci-dessus, je l&#8217;ai explosée puisque je l&#8217;ai retrouvée.</p>
<p>Evidemment, la semaine qui suit était importante, c&#8217;était celle du bac, il ne fallait donc plus trop trop jouer à cache-cache parce qu&#8217;il faut avouer que ç&#8217;aurait possiblement été une faute de goût impardonnable pour mon futur. Là où elle a été très forte, c&#8217;est après l&#8217;épreuve d&#8217;anglais. C&#8217;est à dire que nous discutions paisiblement, avec quelques amis, de la possible attirance pédophile du Father Flood pour la soeur de Mme Rose, le sujet dans une main et la carte, vous l&#8217;aurez deviné, dans l&#8217;autre. Souvenez-vous (ou imaginez pour les plus jeunes), vous sortez d&#8217;une épreuve, vous n&#8217;avez qu&#8217;une idée en tête &laquo;&nbsp;EST-CE QUE TU AS MIS LA MÊME CHOSE QUE MOI LA ? NON ?! C&#8217;EST TOI QU&#8217;A FAUX DE TOUTE FACON !&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Que de joie. Mais il faut rentrer chez soi, parce qu&#8217;il le faut, à un moment donné. Je m&#8217;installe, je fais ce qu&#8217;un jeune homme de mon âge fait, c&#8217;est-à-dire que je polis mon koala et que, si mes souvenirs de ce soir-là sont bons, je donne un récital de piano devant 500.000 personnes, dont la Reine d&#8217;Angleterre à moins que ce ne fut une momie avec des bijoux je ne sais plus. Mais qui seulement peut maintenant faire la différence, je vous le demande. C&#8217;est donc en plein récital, pile au moment où je jouais la 5e symphonie de Beethoven tout seul, qu&#8217;on sonne à ma porte.</p>
<p>Un flic. Avec ma carte d&#8217;identité.</p>
<p>La cochonne. Elle a été très très forte. Mais on ne me la fait pas.</p>
<p>Et donc nous voici, maintenant, dans un cas de figure similaire. J&#8217;avais prévu de partir en Europe, demain, mais ma carte en a décidé autrement. Elle a dû mal prendre que je la mène en bateau sur Facebook, elle a donc décidé de se venger en disparaissant soudainement. Et alors, je crois que cette fois, c&#8217;est la bonne. Soulignons par ailleurs que quand on perd un objet de ce genre-ci, petit et facilement dissimulable, tous les recoins présentent une possibilité de refuge à la dissidente.</p>
<p>Pourquoi ne serait-elle pas dans ce tiroir que je n&#8217;ai pas ouvert depuis au moins 1999 ? La tâche s&#8217;en retrouve ainsi considérablement alourdie par les attendrissements successifs au-dessus des souvenirs d&#8217;une époque révolue (Oh, ma vieille GameBoy, tu penses qu&#8217;elle marche encore si je change les piles ? Oh, mon ancienne carte de cantine ! Je peux pas l&#8217;utiliser comme carte d&#8217;identité, y&#8217;a ma photo dessus ? Oh, un lacet, si je me pendais avec ?). Les tiroirs, les cartons, sous le tapis, derrière les meubles, à l&#8217;intérieur des bouquins, dans les papiers, et surtout, surtout, tout ça une cinquantaine de fois.</p>
<p>- Tu viens juste de regarder si elle était pas là-dessous.</p>
<p>- Elle est fourbe. Elle peut très bien changer de place. JE LE SAIS !</p>
<p>- Mais&#8230;</p>
<p>- Ca suffit ! Soulève ta chaussure pour voir ?</p>
<p>Paranoïa. Paquets de mouchoirs, trousses, nintendo DS, on ouvre tout en espérant retrouver le bout de bidule truquifié. Sous la lampe, sous le bol, sous la bouteille d&#8217;eau, sous la calculatrice, avec la carte bleue ? Elle est où d&#8217;ailleurs, la carte bleue ? Carte bleue ?</p>
<p>Avec ma carte bleue, c&#8217;est une grande histoire d&#8217;amour.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : Tendre désespoir<br />
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		<title>Mon chat est mort, puis-je le conserver dans du formol ?</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 17:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Putasserie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette terrible question soulignant l&#8217;étrange folie de mon esprit malsain est venue dans ma tête, là, maintenant. Pourtant, je n&#8217;ai pas de formol. Et encore moins de chat, peut-être est-il nécessaire du coup de le souligner. Et finalement, je ne sais absolument pas ce que je vais vous raconter dans cet article. Ou alors, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette terrible question soulignant l&#8217;étrange folie de mon esprit malsain est venue dans ma tête, là, maintenant.</p>
<p>Pourtant, je n&#8217;ai pas de formol.</p>
<p>Et encore moins de chat, peut-être est-il nécessaire du coup de le souligner.</p>
<p>Et finalement, je ne sais absolument pas ce que je vais vous raconter dans cet article. Ou alors, je vais m&#8217;acheter un chat. Enfin, non, c&#8217;est complètement con. Je vais pas aller m&#8217;acheter un chat alors que des centaines de milliers de chats errants traînent dans la rue, sans famille, sans foyer, seuls et apatrides, un peu comme une norvégienne qui voudrait se présenter à la présidence française.</p>
<p>Procurons-nous donc un chat qui traîne dans la rue. Mais ne le tuons pas immédiatement. Et d&#8217;ailleurs, comment tuer un chat ?</p>
<p>Voilà, j&#8217;ai ma problématique. &laquo;&nbsp;<strong>Comment tuer un chat ?</strong>&laquo;&nbsp;. Ouf. J&#8217;ai bien cru que j&#8217;allais devoir faire de longues phrases qui ne racontent rien du tout pour cacher désespérément le vide intersidéral de mon imagination actuelle afin que vous, braves lecteurs estoniens et tchécoslovaques qui me lisez par millions de milliards à travers toute la planète et dans vos immenses diasporas respectives (s&#8217;il est bien une diaspora célèbre, c&#8217;est la diaspora estonienne, où alors je n&#8217;ai pas eu 18 en histoire au bac) puissiez vous dire que non, vous ne perdez pas votre temps à lire des inepties creuses et sans but n&#8217;existant que pour flatter l’ego sur-dimensionné (disons-ce qui est, cessons de nous voilez la face si vous le voulez bien un instant, arrêtons ces diatribes de mauvaises foi qui ne mènent nul part sinon à la décadence littéraire du monde occidental), l&#8217;ego sur-dimensionné, disais-je donc, de l&#8217;auteur qui couche sur son papier numérique la douce non-existence de son talent absent.</p>
<p>Je pense avoir tué la moitié des chats qui me lisent à l&#8217;instant. Une bonne chose de faite. Sinon, pour tuer un chat, le moyen le plus efficace reste de prendre une pelle et de lui éclater sur la gueule. Toutefois, les esthètes qui sont encore entrain de me lire se diront que la beauté du chat risque d&#8217;en être un peu affectée. Mais, bougres que vous êtes, peut-on considérer qu&#8217;un chat est beau au sens propre du terme ? Non, bien sûr que non.</p>
<p>Ou alors, il faut prendre un bébé chat. Les bébés chats sont toujours mignons. Donc prenons un mignon bébé chat et mettons lui un coup de pelle sur la gueule.</p>
<p>Ah, ça ne va pas. En effet, si on s&#8217;emmerde à trouver un mignon bébé chat pour le défigurer, ça n&#8217;a plus aucun sens. Autant prendre un chat moche. Donc noyons le chat afin d&#8217;éviter toute séquelle physique. Certes, son pelage risque de perdre considérablement de sa superbe, car un pelage mouillé, C&#8217;EST MOCHE COMME LA VULVE DE GENEVIEVE DE FONTENAY. Mais ça n&#8217;a pas de rapport. Le pelage de Fontenay n&#8217;a plus mouillé depuis longtemps à mon avis.</p>
<p>Pour ne prendre aucun risque, prenons un mignon bébé chat chauve. Un persan.</p>
<p>Mais les persans sont moches, et il me semble que même bébés, ils ne sont pas très beaux. Donc : rasons un chat normal avant de le noyer. A moins que le pelage ne contribue à la beauté du chat et que, de fait, un chat rasé beau par défaut ne devienne moche une fois tondu ? Dans ce cas, trouvons un chat dont le poil ne se fasse pas aplatir par un quelconque liquide. Cela n&#8217;existe pas. Flûte.</p>
<p>Alors : dépeçons un chat en prenant bien soin de n&#8217;abîmer ni la peau, ni le poil. Noyons maintenant le chat.</p>
<p>Zut. Si je dépèce un chat, n&#8217;y a-t-il pas de fortes chances qu&#8217;il meure dans la bataille ? Alors gazons un chat ou empoisonnons-le. Puis dépeçons-le et noyons-le, en remarquant que ceci n&#8217;a plus aucun intérêt puisque ce dernier sera déjà mort. Puis recousons sa robe précédemment arrachée avec délicatesse. Non, ça ne va pas. Qui me dit que le gaz ne fera pas exploser le chat, détériorant à la fois le chat et ma cuisine dont je viens de refaire le papier peint ? Qui me dit que le poison ne le fera pas fondre, créant de la soupe de chat ?</p>
<p>Ainsi, prenons le bébé chat mignon et poilu que l&#8217;on a trouvé dans la rue.</p>
<p>S&#8217;il est dans la rue. Il ne sera sans doute pas très beau du coup. Alors prenons deux chats dans la rue, et faisons-les faire des bébés chats mignons et poilus, une belle portée, comme ça on pourra faire plusieurs tentatives. Prenons garde à ce qu&#8217;ils soient de sexes différents.</p>
<p>A moins qu&#8217;on ne fasse un bébé chat éprouvette et, dans ce cas, on n&#8217;aurait alors pas besoin de prendre de chats chez soi, évitant alors l&#8217;achat (ah ah, l&#8217;aCHAT) d&#8217;une litière et du patté qui fait que mon chat peut faire de superbes cascades à la fois sur les toits de la ville et sur mon canapé ? Cela me semble être une idée fort judicieuse.</p>
<p>Achetons donc une éprouvette, un microscope et du matériel adéquat. Récupérons un ovule et un spermatozoïde de chat dans la rue, et fabriquons dans l&#8217;éprouvette sus-citée un bébé chat.</p>
<p>Mais ne serait-il pas plus simple d&#8217;avoir recours à une mère porteuse ? Certes, on aurait une chatte à la maison, mais n&#8217;est-il pas agréable d&#8217;avoir une chatte à portée de main ? Donc ayons recours à une mère porteuse, ce qui est beaucoup plus pratique, vous en conviendrez aussi bien que moi. Après tout, on aura qu&#8217;à s&#8217;en débarrasser une fois né le cobaye de notre expérience. Par contre, il faudra penser à effectuer une transgenèse sur l&#8217;embryon afin de le rendre plus résistant aux assauts du monde extérieur et ainsi le rendre apte à survivre à un dépeçage. Eh oui, sinon, ça ne servirait plus à rien de le noyer, ne soyez pas absurdes !</p>
<p>Une fois né notre mignon bébé chat poilu et mutant, dépeçons-le et mettons au frais. Ensuite, noyons-le dans une bassine posée sur une serpillière afin de ne pas mouiller le parterre s&#8217;il se débat. Une fois votre besogne terminée, il faudra recoudre le pelage précédemment mis au frais.</p>
<p>Voilà, vous pouvez désormais conserver votre chat malheureusement décédé — quelle tristesse — dans du formol ! Quel bonheur, n&#8217;est-il pas ?</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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		<title>Festival d’Avignon, le retour</title>
		<link>http://www.antithese.fr/festival-davignon-le-retour/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 13:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[évènement exceptionnel]]></category>

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		<description><![CDATA[Tradition multiséculaire que je me targue d&#8217;honorer depuis maintenant deux ans, le festival d&#8217;Avignon est ce rassemblement théâtral qui réunit tour à tour de véritables spectacles (comme La Vie de Galilée cette année, selon la pièce de Bertolt Brecht) et de vraies bouses que vous ne voulez vraiment pas voir (Ego Quantum, si tu me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tradition multiséculaire que je me targue d&#8217;honorer depuis maintenant deux ans, le festival d&#8217;Avignon est ce rassemblement théâtral qui réunit tour à tour de véritables spectacles (comme La Vie de Galilée cette année, selon la pièce de Bertolt Brecht) et de vraies bouses que vous ne voulez vraiment pas voir (Ego Quantum, si tu me lis, c&#8217;est pour toi !).</p>
<p>Le festival d&#8217;Avignon. Ce festival était un peu particulier puisque depuis On ne demande qu&#8217;à en rire, il existe des stars qui n&#8217;en sont pas vraiment et qui sont donc au Off. C&#8217;est ainsi qu&#8217;au détour d&#8217;un rue on a pu croiser tour à tour Jérémy Ferrari qui a taxé une cigarette à Babass, Arnaud Tsamère en survet&#8217; et Florent Peyre auquel on a demandé s&#8217;il connaissait deux ouvrages de Victor Hugo (on a eu Ruy Blas et les Orientales) et quel était le dernier bouquin qu&#8217;il avait lu (Les Justes de Camus).</p>
<p>Car Avignon entre le 8 et le 31 Juillet, c&#8217;est l&#8217;occasion de tous les excès et de toutes les tentatives. De ce fait, après avoir laissé tomber l&#8217;organisation d&#8217;un micro-spectacle dans la rue, on s&#8217;est dit que faire des microtrottoirs, ça pouvait être rigolo. D&#8217;abord sur la littérature avec <em>&laquo;&nbsp;Savez-vous qui était George Sand ?</em>&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;<em>BONUS : Que fête-on le 14 Juillet ?</em>&laquo;&nbsp;, on est ensuite passé aux Jeunesses du Front National.</p>
<p>Ca commençait donc pas :</p>
<p><strong>NOUS</strong> : Savez-vous qui était George Sand ?</p>
<p><strong>FILLE 1</strong>: Un écrivain, non ?</p>
<p><strong>FILLE 2</strong> : C&#8217;était pas une femme ?</p>
<p><strong>FILLE 1</strong> : N&#8217;importe quoi, il s&#8217;appelle George !</p>
<p><strong>FILLE 2</strong> : Ah ouais, c&#8217;est con.</p>
<p>Pour arriver à ce dialogue un peu surréaliste :</p>
<p><strong>NOUS </strong>: Bonjour Madame, vous avez cinq minutes pour un sondage des Jeunesses du Front National ?</p>
<p><strong>DAME</strong> : Ah non, pas vous, vous êtes si jeunes ! Nous sommes tous pareils, moi-même je suis étrangère, et il faut un peu de tolérance. Tous les gens sont pareils, il faut vivre !</p>
<p><strong>MOI</strong> : Mais Madame, c&#8217;est l&#8217;invasion, il faut quand même faire quelque chose !</p>
<p><strong>DAME </strong>: Il s&#8217;est passé la même chose aux Etats-Unis avec les Européens, et ça a très bien fonctionné.</p>
<p><strong>MOI</strong> : Mais c&#8217;était des Européens, c&#8217;est quand même différent. Ils sont mieux, les Européens.</p>
<p><strong>DAME</strong> : Puis vous trouvez normal que l&#8217;on pille les ressources en Afrique, que l&#8217;on empêche ces gens-là de sortir de leur misère ?</p>
<p><strong>ACOLYTE</strong> : Enfin, il sont pas très évolués, les Africains&#8230;</p>
<p><strong>MOI</strong> : Puis il faut qu&#8217;on les civilise !</p>
<p><strong>DAME</strong> : Mais non ! Moi je viens de Nice&#8230;</p>
<p><strong>MOI</strong> : Ah, vous êtes pas étrangère de très loin donc.</p>
<p><strong>DAME</strong> : &#8230; de Nice, et j&#8217;ai travaillé avec des gens d&#8217;origines diverses, et ils sont très bien !</p>
<p>Bref. C&#8217;était génial. Le mieux je pense, c&#8217;est de pouvoir demander aux gens &laquo;&nbsp;<em>En quoi les gens issus de l&#8217;immigration sont-ils différents de nous ?</em>&laquo;&nbsp;, et de même pas se faire engueuler. Fa-bu-leux. Et encore, on est pas allé au bout du truc parce qu&#8217;on a pas eu le temps et parce que c&#8217;est hyper éprouvant de faire ce genre de choses, mais on avait prévu plein de questions du genre <em>&laquo;&nbsp;Etes-vous pour où contre la peine de mort ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Doit-on isoler les gens qui ont le sida ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;L&#8217;homosexualité est-elle une maladie qui doit être soignée ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Auschwitz, détail dans l&#8217;histoire de la 2nde guerre mondiale ?&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Dit comme ça, on pourrait croire que c&#8217;est drôle d&#8217;aller à Avignon. Mais en fait pas tellement. Déjà, parce que c&#8217;est hyper cher (pratiquement 100€ en trois jours et encore en étant pas très moral), ensuite parce que mon acolyte que j&#8217;appellerai désormais &laquo;&nbsp;La Féministe Masquée&nbsp;&raquo; a perdu son porte-monnaie dans le bus. Autant dire que la vie n&#8217;avait pas forcément décidé de nous sourire (et alors, quand elle s&#8217;est mise à dire qu&#8217;un pays ne devait plus avoir d&#8217;armée car l&#8217;armée, c&#8217;est le mal et qu&#8217;on en a pas besoin, imagine ma gueule).</p>
<p>Enfin, on s&#8217;est débrouillé, bohémiens et le baume au coeur sous le soleil flagellant de la Cité des Papes, épousés au firmament par les clochers trouant ces quelques nuages épars. On a même engueulé les gens, c&#8217;était jouissif (quand tu es en colère, y&#8217;a qu&#8217;à Avignon que tu peux engueuler les gens en ayant une raison) :</p>
<p>- Bonjour, venez-voir &laquo;&nbsp;Faites l&#8217;amour avec un belge&nbsp;&raquo; !</p>
<p>- Je vous remercie, mais on va voir de vrais spectacles.</p>
<p>ET PAF ! Dans ta gueule la grosse ! Sinon, je suis sûr que j&#8217;ai perdu des kilos. Une pèche par jour pendant trois jour et un steak frite le dernier soir, c&#8217;est radical avec les bourrelets.</p>
<p>Enfin, j&#8217;ai vu Arnaud Tsamère et Jérémy Ferrari en spectacle &lt;3</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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Catégorie(s) : évènement exceptionnel<br />
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		<title>Parce que j’ai eu mon bac</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jul 2011 19:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Oh putain, encore un&#171;&#160;. Oui, eh bien HEIN, je fais ce que je veux. Vous savez combien je paye mon hébergement et mon nom de domaine à la con, &#171;&#160;antithese.fr&#171;&#160;, alors que je suis j&#8217;étais en S (et que maintenant je suis en MPSI au lycée du Parc à Lyon) ? En plus pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;<em>Oh putain, encore un</em>&laquo;&nbsp;. Oui, eh bien HEIN, je fais ce que je veux. Vous savez combien je paye mon hébergement et mon nom de domaine à la con, &laquo;&nbsp;<span style="text-decoration: underline;">antithese.fr</span>&laquo;&nbsp;, alors que <span style="text-decoration: line-through;">je suis</span> j&#8217;étais en S (et que maintenant je suis en MPSI au lycée du Parc à Lyon) ? En plus pour un <a href="http://www.antithese.fr/allelujia/">hébergeur complètement stupide</a> ? Beaucoup trop à mon avis. Donc si j&#8217;ai envie de parler du bac (et j&#8217;ai dans mes brouillons un article qui s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Passons le bac&nbsp;&raquo;, mais que du coup là c&#8217;est trop tard pour le publier, parce que ça parlait des sujets qui sont tombés et de mon courage innommable d&#8217;avoir pris l&#8217;étude documentaire en histoire, chose que tous les profs d&#8217;histoire de la planète qualifient de suicide estudiantin).</p>
<p>Donc là, nous sommes le 5 juillet, j&#8217;ai passé mon bac il y a deux semaines à peu près, <strong>et je l&#8217;ai eu</strong>. Déjà, je suis dans une académie de merde. C&#8217;est-à-dire :</p>
<ul>
<li><em>Sur le net</em> : pendant que toutes les académies de France avaient leurs résultats de publiés aux alentours de 10h dans la matinée, ma fabuleuse académie <strong>aix-marseille, aix-marseille, aix-marseille</strong>, ne les a publiés qu&#8217;à 18h 30. On croit rêver (l&#8217;efficacité du sud, ou un jury qui boit son pastis, se raconte des blagues de cul et discute allégrément de la prochaine partie de pétanque qu&#8217;il disputera. Je lui proposerai bien d&#8217;aller se faire foutre, mais ça le détendrait, le con).</li>
<li><em>L&#8217;affichage</em> : Alors que tous les centres d&#8217;affichage de France affichent les résultats aux alentours de 10h dans la matinée, le mien ne s&#8217;est targué de le faire que vers 15h 30.</li>
</ul>
<p>Je vous laisse imaginer la boule de stress. Une fois le résultat connu, j&#8217;ai eu l&#8217;impression de perdre une bonne vingtaine de kilos en trop. Mesdames, si vous vous sentez grosse (ce qui est fort possible vu vos cuisses), passez le bac. Mais bon&#8230;</p>
<h2 style="text-align: center;">J&#8217;AI MON BAC TRALALALALALAIRE !</h2>
<p>En soi, rien d&#8217;extraordinaire donc. Non, l&#8217;exploit pour le bac, c&#8217;est de ne pas l&#8217;avoir (big kiss aux immenses bouseux de ma classe qui le rateront même au rattrapage, je vous fais pipi sur la tête !). Non seulement je l&#8217;ai eu, mais&#8230;</p>
<h2 style="text-align: center;">AVEC MENTION TRES BIEN</h2>
<h2 style="text-align: center;">ET 17.52 DE MOYENNE !</h2>
<p>Ah ah, ça en bouche un coin (métaphoriquement, s&#8217;il vous plait) ! Tout ça pour dire que :</p>
<ol>
<li><span style="text-decoration: underline;">Je fais désormais argument d&#8217;autorité</span>. Dans les soirées, vous pouvez maintenant dire &laquo;&nbsp;Oui mais le blogueur d&#8217;antithese.fr, avec son hébergeur de merde, l&#8217;a dit, donc tu te tais. En plus, il a eu 17.52 au bac !&nbsp;&raquo;</li>
<li>Je songe à <span style="text-decoration: underline;">organiser une déification de ma propre personne</span> dans les jours qui viennent, parce que j&#8217;ai eu 18 en histoire (ce qui est un beau suicide, disons ce qui est) et 17 en philosophie alors que ma troisième partie est un sac de connaissances scientifiques abstraites du principe d&#8217;incertitude dans la physique quantique à la dualité onde/particule de la lumière en passant par i² = -1. Vous êtes bien sûr tous invités, apportez avec vous des cierges (que nous brûleront, BIEN ENTENDU) et piquez des hosties dans la sacristie de votre église</li>
<li>Je l&#8217;ai déjà dit, mais je peux faire pipi sur la tête de tous les gens qui n&#8217;ont pas cessé de m&#8217;emmerder \o/ !</li>
</ol>
<p>Je crois que le troisième point est le plus important de tous. Parce que le bac, en somme, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on s&#8217;en branle (voilà, on y arrive, ne soyez pas impatient comme ça, bougres) ! Non, l&#8217;essentiel c&#8217;est de pouvoir être heureux quand les autres ne le sont pas.</p>
<p>PS : En total de points, ça me fait 666. Plus tard, vous pourrez dire que vous lisiez les conneries du diable.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2011. |
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