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	<title>Antithese</title>
	
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	<description>Le blog acide d'un amateur de pamplemousses.</description>
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		<title>Le Clézio et le feu – Analyse d’un extrait de Désert</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 11:20:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;extrait suivant est tiré de Désert  un ouvrage du nobélisé Français Jean-Marie Gustave Le Clézio. Dans cet extrait, il se pose finalement la question du feu dans tous ses états, comment on l&#8217;allume, comment on l&#8217;éteint, l&#8217;étincelle, la flammèche, et tout ce qui se trouve autour de l&#8217;art du feu (la passion, la brindille, etc.). Publié aux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3330" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><img class=" wp-image-3330 " alt="A quoi ressemble un prix Nobel ?" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/1-jmg-le-clezio_4-e1368962250927.jpg" width="550" height="270" /><p class="wp-caption-text">A quoi ressemble un prix Nobel ?</p></div>
<p>L&rsquo;extrait suivant est tiré de Désert  un ouvrage du nobélisé Français Jean-Marie Gustave Le Clézio. Dans cet extrait, il se pose finalement la question du feu dans tous ses états, comment on l&rsquo;allume, comment on l&rsquo;éteint, l&rsquo;étincelle, la flammèche, et tout ce qui se trouve autour de l&rsquo;art du feu (la passion, la brindille, etc.). Publié aux éditions Folio, p 142-143. En italiques, mes commentaires personnels.</p>
<blockquote><p>               Lalla aime le feu (<em>d&rsquo;entrée, Le Clézio est bouleversant. Lalla, jeune fille de son roman qui vit dans le désert, n&rsquo;aime pas les sucettes, les bonbons ou les petits plaisirs qui font la candeur des jeunes filles en fleur. Non, elle aime le feu</em>). Il y a toutes sortes de feux, ici, dans la Cité (<em>on passe aux choses sérieuses</em>). Il y a les feux du matin, quand les femmes et les petites filles font cuire le repas dans les grandes marmites noires (<em>voilà le premier item d&rsquo;une longue liste d&rsquo;épithètes qui ne se refrènent pas et que l&rsquo;on ajoute à tort et à travers à tout ce qui bouge sans le moindre état d&rsquo;âme</em>), et que la fumée court le long de la terre (&laquo;&nbsp;<em>je suis trop un poète&nbsp;&raquo;, nous confie Le Clézio, car pour moi, la fumée court le long de la terre. Elle ne plane pas avec paresse, elle ne flotte pas avec malice, elle court</em>), mêlée à la brume de l’aube, juste avant que le soleil apparaisse au-dessus des collines rouges (<em>&laquo;&nbsp;collines rouges&nbsp;&raquo;</em>). Il y a les feux d’herbes et de branches, qui brûlent longtemps, tout seuls, presque étouffés, sans flammes (<em>voilà un feu qui a l&rsquo;air utile</em>). Il y a les feux des braseros, vers la fin de l’après-midi, dans la belle lumière (<em>&laquo;&nbsp;belle lumière&nbsp;&raquo;. Le Clézio ne cède pas à la tentation de la lumière dégueulasse du désert. Celle-ci doit être belle</em>) du soleil qui décline, au milieu des reflets de cuivre. La fumée basse (<em>&laquo;&nbsp;fumée basse&nbsp;&raquo;</em>) rampe  comme (<em>à l&rsquo;épithète se rajoute la comparaison, on n&rsquo;arrête pas le talent</em>) un long serpent vague (<em>&laquo;&nbsp;long serpent vague&nbsp;&raquo; : combo ! Voilà comment on gagne un prix Nobel et un million d&rsquo;euros. Un serpent ? Ça ne veut rien dire. Le serpent doit être long &amp; vague</em>), appuyée de maison en maison, jetant des anneaux gris (<em>&laquo;&nbsp;anneaux gris&nbsp;&raquo;</em>) vers la mer. Il y a les feux qu’on allume sous les vieilles boîtes (<em>&laquo;&nbsp;vieilles boites&nbsp;&raquo;</em>) de conserve, pour faire chauffer le goudron, pour boucher les trous des toits et des murs.</p>
<p>Ici tout le monde aime le feu, surtout les enfants et les vieux (<em>le cycle de la vie, en somme. L&rsquo;oeuvre de Le Clézio s&rsquo;adresse à tous. Car finalement, le feu, c&rsquo;est son oeuvre. De là à dire qu&rsquo;il faudrait la brûler, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas</em>). Chaque fois qu’un feu s’allume, ils vont s’asseoir tout autour, accroupis sur leurs talons, et ils regardent les flammes qui dansent (<em>cette manie qu’ont les flammes de toujours « danser ». De même, retenez que le feu en règle générale </em><em>« </em>lèche <em>»</em>, le soleil <em>— comme la fumée </em><em>— </em><em>« </em>court <em>»</em>, de préférence sur la peau, les sourires <em>« </em>errent <em>» sur des visages</em>, les pelouses <em>« </em>frissonnent <em>»</em>) avec des yeux vides (<em>très important : des yeux des flammes, il faut relever l&rsquo;existence et dire qu&rsquo;ils sont vides</em>). Ou bien ils jettent de temps à autre de petites brindilles sèches (<em>&laquo;&nbsp;brindilles sèches&nbsp;&raquo;. Il faut indiquer au lecteur que l&rsquo;on n&rsquo;allume pas un feu avec des brindilles humides</em>) qui s’embrasent d’un coup en crépitant (<em>là encore, Le Clézio nous prend par surprise. Les brindilles crépitent, elles ne zinzinulent pas !</em>), et des poignées d’herbe qui se consument en faisant des tourbillons bleutés (<em>&laquo;&nbsp;tourbillons bleutés&nbsp;&raquo; : extraordinaire</em>). […]</p>
<p>Ensuite, il allume son feu (<em>ie : le pêcheur, car c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit</em>) avec son briquet à amadou, en faisant bien attention à mettre la flamme du côté où il n’y a pas de vent (<em>remarquez ce sens de la précision proprement exceptionnel ! Comment est le briquet ? A amadou. Comment met-il sa flamme ? Du côté où il n&rsquo;y a pas de vent. Ce qui n&rsquo;est pas sans rappeler aux fumeurs — dans une rare communion entre l&rsquo;auteur et son lecteur — de longues journées venteuses aux abords du palais des papes d&rsquo;Avignon. Le Clézio répond à toutes vos questions, et même à celles que l&rsquo;on ne posait pas</em>). Naman sait très bien faire le feu, et Lalla regarde tous ses gestes avec attention, pour apprendre. Il sait choisir l’endroit, ni trop exposé, ni trop abrité (<em>il y a ici un point de rupture essentielle. En fait, tandis que précédemment Le Clézio nous confiait comment étaient les choses avec ses épithètes à foison, voilà que désormais, il nous confie également comment elles ne sont pas</em>), dans le creux des dunes (<em>il termine en rajoutant le détail essentiel qui manquait : où fait-on le feu. Voilà une leçon de premier choix</em>).</p></blockquote>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Littérature<br />
Tags : <a href="http://www.antithese.fr/tag/clezio/" rel="tag">clézio</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/desert/" rel="tag">désert</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/le-clezio/" rel="tag">le clézio</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/lol/" rel="tag">lol</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/style/" rel="tag">style</a><br/>
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		<title>[Mode et Lifestyle] Le tshirt personnalisé</title>
		<link>http://www.antithese.fr/mode-et-lifestyle-le-tshirt-personnalise/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 08:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Services Web]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes nombreux à m&#8217;envoyer des mails de lifestyle, en me demandant &#171;&#160;Dis-nous, Mathieu, pourquoi tu parles jamais de lifestyle, et surtout, pourquoi tu parles pas de tshirt personnalisés ?&#160;&#187;. Hé oui, j&#8217;ai enfin entendu votre appel désespéré, le vôtre mes centaines de milliers de lecteurs, qui attendaient ces articles de lifestyle sur un blog [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous êtes nombreux à m&rsquo;envoyer des mails de <em>lifestyle</em>, en me demandant &laquo;&nbsp;Dis-nous, Mathieu, pourquoi tu parles jamais de <em>lifestyle</em>, et surtout, pourquoi tu parles pas de tshirt personnalisés ?&nbsp;&raquo;. Hé oui, j&rsquo;ai enfin entendu votre appel désespéré, le vôtre mes centaines de milliers de lecteurs, qui attendaient ces articles de <em>lifestyle</em> sur un blog qui n&rsquo;en parle pas du tout.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est pourquoi, il y aura aujourd&rsquo;hui un article de <em>lifestyle</em>, parce que le <em>lifestyle</em>, et la mode, c&rsquo;est la vie. Puisque y&rsquo;a &laquo;&nbsp;<em>life</em>&nbsp;&raquo; dedans. C&rsquo;est un signe. Mais peut-être est-il bon, en excellent <em>philosopher</em> que je suis, de définir les termes du sujet avant :</p>
<blockquote><p><em>Lifestyle /ˈlaɪf.ˌstaɪl/ masculin (pluriel: — )</em></p>
<ol>
<li><em>Mode de vie.</em></li>
</ol>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><b><br />
</b>Voilà ce que nous confie le wiktionnaire. Mais on le sait bien, seul un esprit humain peut analyser une tendance aussi humaine que le <em>lifestyle</em>. Le <em>lifestyle</em>, ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que vivre sa vie (<em>life</em>) avec <em>style. </em>Il y a de nombreuses façon de faire ceci : on peut rouler en limousine, on peut s&rsquo;acheter des produits Chanel si on est une <em>pretty woman</em>, mettre des ceintures Hugo Boss si on est <em>just a gigolo</em>. Cependant, tout ceci confère à l&rsquo;existence une vacuité qu&rsquo;il n&rsquo;est guère bon d&rsquo;avoir à assumer seul. En effet, Desproges disait si bien &laquo;&nbsp;<em>Ne marche pas dans la mode, ça porte malheur !</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/sTprKQYKR74" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>Pierre Desproges au théâtre Grévin &#8211; Haute Couture</em></p>
<p>Et pourtant, ne faudrait-il pas céder à l&rsquo;appel des masses populaires et s&rsquo;habiller en fringues à 250 balles ? Oui. Très exactement, et c&rsquo;est ce que nous allons faire. Et pour cela, nul besoin de dépenser 250 balles, juste de céder à l&rsquo;appel des masses populaires. Dans ce but, nous allons remettre au gout du jour une pratique pourtant tombée en désuétude depuis 2004 : le <em>tshirt personnalisé</em>.</p>
<p>Il est vrai que depuis que tant d&rsquo;enseignes proposent de si merveilleux tshirt, il est bon de se demander pourquoi nourrir le désir d&rsquo;avoir un tshirt personnalisé. Pour plein de raisons : c&rsquo;est l&rsquo;occasion de passer un message <span style="text-decoration: underline;">personnel</span> à un monde qui n&rsquo;en demandait pas tant, de porter un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 mon papa&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 Beyonce&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 Emile Louis&nbsp;&raquo; (ma préférence va vers le dernier). Et pour cela, ne cherchez pas plus longtemps mes amis, un seul site : <a href="http://www.shirtinator.fr/" target="_blank">www.shirtinator.fr/</a>.</p>
<p>Eh oui ! Loin de surfer sur la facilité commerciale du &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3&Prime;, shirtinator vous propose toute une palette de service et d&rsquo;idées plus folles et originales les unes que les autres. Des cadeaux originaux pour <a href="http://www.shirtinator.fr/enfant-bebe/collections/fete-des-meres/">la fête des mères</a>, voire un tellement mignon qui vous permettra de partager avec vos bambins cette passion que vous entretenez pour <a href="http://www.shirtinator.fr/enfant-bebe/collections/feria/">la mise à mort des taureaux</a> !</p>
<p>Qu&rsquo;attendez-vous, n&rsquo;hésitez plus ! A bas prix, vous voilà désormais capable d&rsquo;imprimer sur un tshirt <em>tout ce que votre imagination a à vous offrir</em>.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Non classé, Services Web<br />
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		<title>Métaphysique de la mendicité</title>
		<link>http://www.antithese.fr/metaphysique-de-la-mendicite/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 15:58:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Il portait une chemise de flanelle légère, sa tête était surmontée d&#8217;un élégant chapeau estival et un short sobre couvrait ses jambes poilues. Il était à peu près quatre heures de l&#8217;après-midi, et la chaleur de la journée devenait presque étouffante bien que le ciel fut bardé de nuages gris. Il faisait lourd ; on [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class=" wp-image-3293  aligncenter" alt="Métaphysique de la mendicité" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/mendiant_0-e1368114454915.jpg" width="550" height="245" /></p>
<p>Il portait une chemise de flanelle légère, sa tête était surmontée d&rsquo;un élégant chapeau estival et un short sobre couvrait ses jambes poilues. Il était à peu près quatre heures de l&rsquo;après-midi, et la chaleur de la journée devenait presque étouffante bien que le ciel fut bardé de nuages gris. Il faisait lourd ; on sentait presque les gouttelettes d&rsquo;humidité se déposer à la surface de nos peaux découvertes pour l&rsquo;occasion d&rsquo;un été qui s&rsquo;approche.</p>
<p>Il avait une barbe naissante, des yeux clairs, de petites joues rebondies, un nez droit, un front ni trop long, ni trop large, et de courts cheveux très noirs qui dépassaient de son chapeau. Dans ses deux mains, il portait une clarinette dont le bec finissait dans sa bouche entourée par de petites lèvres très serrées, la anche bien ancrée sur l&rsquo;inférieure sans toucher les dents. Il était devant la sortie de la gare, seul avec un ampli derrière qui diffusait de la musique. Devant lui une sacoche Adidas, avec dedans un vieux gobelet Coca en carton de McDo&rsquo; destiné à recueillir les pièces.</p>
<p>Car ce jeune homme de moins de trente ans, aux yeux bruns pétillants qui avaient l&rsquo;air si heureux, faisait la manche. Était-il clochard ? Il n&rsquo;en avait pas l&rsquo;air, mais peut-être que des <em>a priori</em> éculés viennent nous laisser penser à tort que les clochards qui parsèment les rues sont nécessairement nauséabonds, une odeur de bière rance dans leur haleine fétide, et que leurs corps crasseux ne s&rsquo;habillent que de guenilles trouvées derrière une poubelle ou récupérées d&rsquo;une benne Emmaüs débordante. Leur barbe mensuelle purulente serait leur apparat distinctif, leurs nombreuses rides prématurées seraient reconnaissables d&rsquo;entre toutes, leur démarche bancale, leurs dents jaunes quand il leur en reste, leur façon de parler en mangeant leurs mots comme si la faim qui les consumait débordait dans toutes les petites actions de leur vie quotidienne, tout ce qui ferait qu&rsquo;un clochard est un clochard, ne possédant qu&rsquo;une couverture et supportant les giboulées de mars ou les averses de novembre sans ne pouvoir rien dire ou faire, peut-être que tout ceci n&rsquo;est pas la vérité de ceux qui, plus que de n&rsquo;habiter nulle part, vivent partout.</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/metaphysique-de-la-mendicite/">Métaphysique de la mendicité</a> (413 words)</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Ma vie, Tendre désespoir<br />
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		<title>Les Bucoliques</title>
		<link>http://www.antithese.fr/les-bucoliques/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 18:06:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribulations d'un taupin]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est les vacances. Pour moi, c&#8217;est les vacances. Mon marathon de concours s&#8217;est terminé hier (avec ça) (ci-contre le gymnase de Centrale Lyon dans lequel on passait des épreuves, période aussi appelée &#171;&#160;Rafle du Vel d&#8217;Hiv&#160;&#187;), et par conséquent, je suis désormais en vacances jusqu&#8217;à fin Juin (où, peut-être, des oraux s&#8217;offriront à moi, mais [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class=" wp-image-3275   alignright" alt="Centrale - Gymnase" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/164218_10201076633300981_119352513_n.jpg" width="288" height="216" />C&rsquo;est les vacances. Pour moi, c&rsquo;est les vacances. Mon marathon de concours s&rsquo;est terminé hier (<a title="Centrale 2013 - Maths II" href="http://antithese.fr/Centrale%202013%20-%20Maths%20II.pdf" target="_blank">avec ça</a>) (ci-contre le gymnase de Centrale Lyon dans lequel on passait des épreuves, période aussi appelée &laquo;&nbsp;Rafle du Vel d&rsquo;Hiv&nbsp;&raquo;), et par conséquent, je suis désormais en <strong>vacances jusqu&rsquo;à fin Juin</strong> (où, peut-être, des oraux s&rsquo;offriront à moi, mais on ne sait pas). La météo étant de mon côté puisque la température était clémente bien que le ciel un peu couvert, j&rsquo;ai décidé de me rendre à la Part-Dieu, pour acheter des livres, glaner, respirer les odeurs que ni la culpabilité de ne pas travailler, ni le stress d&rsquo;une épreuve se rapprochant ne permettrait de troubler.</p>
<p>Bref,<em> la vraie vie</em>. Comme nous sommes le 8 Mai, bien entendu, la station de prolétaire qui jouxte mon logis n&rsquo;est pas desservie. Par conséquent, ne faisant ni une ni deux, je me rends à la borne Vélo&rsquo;v la plus proche pour retirer un précieux engin qui me permettra de rejoindre ma destination en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour prononcer correctement &laquo;&nbsp;Eyjafjallajökull&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire 34 minutes.</p>
<p>Je ne sais pas bien pourquoi, parce qu&rsquo;à chaque que je prends un Vélo&rsquo;v, c&rsquo;est le drame. La dernière fois, c&rsquo;était la veille de l&rsquo;X (l&rsquo;X, c&rsquo;est l&rsquo;<a href="https://www.polytechnique.edu/jsp/accueil.jsp?CODE=36392593&amp;LANGUE=0">Ecole Polytechnique</a>, pour ceux qui ne connaissent pas). Je rejoignais le lycée un peu chargé (comprendre : avec certains de mes cours dans un sac, mon ordinateur, un gilet au cas où malgré le beau temps et tout un tas de babioles qui rajoutent vite au transport un poids non négligeable). Grand mal m&rsquo;en fut. J&rsquo;ai failli mourir 12 fois.</p>
<p>Les vélos Lyonnais, mais probablement comme tous les vélos en libre service du monde, sont une denrée étrange qui force le respect par sa simplicité et un traditionalisme presque émouvant (je ne vous parle même pas des vélos Avignonnais, qui sont à coup sûr les plus mal foutus du monde avec leur &laquo;&nbsp;Pour retirer un vélo, veuillez appeler machin&nbsp;&raquo;. L&rsquo;efficacité porte désormais un nom). Voilà qui rajoutait à ma charge naturelle et aux ustensiles que je transportais un handicap supplémentaire.</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/les-bucoliques/">Les Bucoliques</a> (622 words)</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Tribulations d'un taupin<br />
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		</item>
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		<title>Sachez nos répugnances</title>
		<link>http://www.antithese.fr/sachez-nos-repugnances/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 14:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>
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		<description><![CDATA[Camarades extrémistes, intégristes religieux, gudards,  manifestants décérébrées d&#8217;une opposition qui s&#8217;étiole, c&#8217;est à vous que je m&#8217;adresse. Avec l&#8217;élection de François Hollande est arrivée dans le même temps la promesse d&#8217;un socialisme qui se voulait novateur. A une époque où 13 pays ont déjà adopté le mariage homosexuel (aussi connu sous la dénomination hypocrite &#171;&#160;Mariage pour [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3262" class="wp-caption aligncenter" style="width: 580px"><img class="size-full wp-image-3262" alt="Il fut un temps, pas si lointain" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/04/segregation.jpg" width="570" height="419" /><p class="wp-caption-text">Il fut un temps, pas si lointain</p></div>
<p>Camarades extrémistes, intégristes religieux, gudards,  manifestants décérébrées d&rsquo;une opposition qui s&rsquo;étiole, c&rsquo;est à vous que je m&rsquo;adresse.</p>
<p>Avec l&rsquo;élection de François Hollande est arrivée dans le même temps la promesse d&rsquo;un socialisme qui se voulait novateur. A une époque où <a title="La liste en question" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_homosexuel#Pays_autorisant_le_mariage_homosexuel" target="_blank">13 pays ont déjà adopté le mariage homosexuel</a> (aussi connu sous la dénomination hypocrite &laquo;&nbsp;Mariage pour tous&nbsp;&raquo;), la France se montrait bien dans ses chaussures en élisant un président qui promettait cette réforme entérinant une bonne fois pour toute cette époque durant laquelle l&rsquo;homosexualité était vue comme une maladie et était pénalisée (rappelons qu&rsquo;il existe encore des pays dans lesquels elle est punissable par mort). Un texte qui se voulait joie — comme en Nouvelle-Zélande <a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2013/04/17/nouvelle-zelande-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-celebree-par-un-chant-maori_3161485_3216.html" target="_blank">où le vote s&rsquo;est fait dans l&rsquo;allégresse</a> — a dégénéré et est devenu le fer de lance d&rsquo;une poignée d&rsquo;intégristes prêts à tout pour se battre contre un bouleversement de ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont cessé de connaître. Car les bouleversements sont finalement des obstacles que l&rsquo;humanité n&rsquo;a jamais réussi à dépasser, comme la voiture, la radio et le parcmètre automatique.</p>
<p>Ceux qui veulent un référendum n&rsquo;ont pas compris : le référendum, c&rsquo;était le 6 Mai dernier, l&rsquo;adoption et le mariage étaient contenus dans les promesses électorales. Mais Hollande, fort de ce succès, a laissé les choses s&rsquo;envenimer jusqu&rsquo;à arriver à un point de non retour. Il avait l&rsquo;opinion dans sa poche, le texte aurait dû passer sans la moindre encombre (un peu comme dans tous les pays modernes qui l&rsquo;ont adopté en fait). Mais il a voulu traîner, laisser les choses décanter et les opposants se radicaliser.</p>
<p>C&rsquo;est ce climat qui a permis à une rescapée d&rsquo;un système médiatique pourri jusqu&rsquo;à la moelle qui cherche le sensationnel, le buzz, le bon mot bien au-dessus des idées et des faits, d&rsquo;aller tapiner dans la rue auprès de BFM, iTélé, TF1 et tous ces médias putassiers qui se réjouissent très certainement de ce qui fait leurs choux gras d&rsquo;audience. Mais ça y&rsquo;est, Frigide Barjot existe, on connait son pull, ses cheveux de pailles, son sourire enfantin, <a href="http://lci.tf1.fr/france/societe/video-mariage-gay-les-larmes-de-frigide-barjot-en-direct-a-la-television-7927478.html" target="_blank">ses émotions à la limite du foutage de gueule</a>. Elle a bien compris comment ça marchait, Frigide. Elle voulait être cette bonne maman, celle qui câline, qui fait des bisous, et pour cela, pour protéger ses enfants, elle a accouché par son vagin intellectuel de la Manif Pour Tous, qui sur une référence qui se veut bon enfant a dégénéré en mouvement violent, groupuscule des jeunesses hitlériennes et des catholiques qui n&rsquo;hésitent pas à proférer des &laquo;&nbsp;<em>Je vous salue Marie</em>&nbsp;&raquo; en pleine rue, à porter des croix à bout de bras et à arguer au nom d&rsquo;un seigneur qu&rsquo;ils veulent Amour la contre-nature de ce projet.</p>
<p style="text-align: center;"><em><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5IsGW-0dxjQ" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le vrai visage de la manif de la honte</em></p>
<p>Voilà qui sont vos religieux. Ce sont ceux qui sans sourciller parlent d&rsquo;une Taubira qui a décidé &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;assassiner les enfants du pays réel et la famille par dessus tout</em>&laquo;&nbsp;, sans penser à tous ces enfants, les vrais enfants du monde réel, qui meurent tous les jours en Syrie, d&rsquo;une vraie mort, parce qu&rsquo;une bombe a décidé de tomber sur le tête, ou parce qu&rsquo;ils ont été abandonnés par leur vraie maman et leur vrai papa qui ont dû fuir. Les mots ont un poids, et en niant les réalités du monde, c&rsquo;est vous qui conduisez tant d&rsquo;odos au suicide, et pas si loin, peut-être même à côté de chez vous.</p>
<p>Mais qui sont-ils pour venir, ces religieux moralisateurs, inculquer une morale réprobatrice qui <a title="Hausse des actes homophobie" href="http://www.slate.fr/story/71097/hausse-actes-homophobie" target="_blank">chaque mois et chaque semaine fait des centaines de blessés sur l&rsquo;autel du conservatisme</a> (<a title="David Cameron sur le mariage homosexuel" href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/26/01003-20121126ARTFIG00611-cameron-mise-sur-le-mariage-homosexuel.php">et encore</a>) (oui, c&rsquo;est le Figaro, c&rsquo;est fait exprès) ? Comment argumentent-ils devant ces enfants qui sont jetés de chez eux un coup de pied au cul parce qu&rsquo;ils sont pédés ? C&rsquo;est ça l&rsquo;amour ? Comment font-ils pour justifier les violences que chaque jour ils subissent un peu plus parce qu&rsquo;ils veulent prendre la main de leur compagnon dans la rue ? Vous n&rsquo;êtes rien, vous êtes fétus de paille, et plus vite vous retournerez à votre poussière originelle que vous chérissez tant, plus tôt le monde pourra entamer la guérison de ses blessures si profondes.</p>
<blockquote><p><em>Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions !</em></p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>Guy Bedos</em></p>
<p>Vous n&rsquo;avez, curés, abbés, prêtes, évêques et archevêques, aucune notion de ce qu&rsquo;est une famille et un amour. S&rsquo;il y avait un Dieu, vous seriez bien mal partis pour rentrer dans le Paradis. Mais qu&rsquo;importe après tout, puisque vous êtes tellement opposés à la société moderne que vous n&rsquo;avez aucune crédibilité. Voyons par exemple un chef d&rsquo;oeuvre de putasserie et de vomissure.</p>
<p style="text-align: center;"> <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xw29gf" height="360" width="480" frameborder="0"></iframe><br />
<em>Manifestation anti-IVG devant l&rsquo;hôpital de Tenon</em></p>
<p>Pourquoi le gouvernement ne réagit-il pas face aux manifestations à caractère religieux ? Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que ce pays dans lequel laïcité est un mot d&rsquo;ordre, dans lequel on s&rsquo;indigne à la vue d&rsquo;une burqa ou d&rsquo;une mosquée (voire, dans certains cas extrêmes, la simple vue d&rsquo;un arabe d&rsquo;apparence musulmane est difficilement supportable), comment est-ce donc possible qu&rsquo;une telle manifestation soit autorisée ? Les prières de rues sont manifestement <em><span style="text-decoration: underline;">INTERDITES</span></em> (où j&rsquo;ai raté un cours de droit) (et comme je suis pas en droit, c&rsquo;est tout de même improbable), et pourtant, le contre-exemple ici est édifiant. Comme le dit la dame dans la vidéo : on met une église dans la rue, obligeant de fait à supporter une religion dans l&rsquo;espace public. Ce n&rsquo;est pas normal, et devrait être sévèrement puni. La très sulfureuse Civitas, par conséquent, ne s&rsquo;en prive pas non plus.</p>
<div id="attachment_3260" class="wp-caption aligncenter" style="width: 580px"><img class="size-full wp-image-3260" alt="En bonus, la même dame que dans la vidéo" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/04/r-CIVITAS-PRIERE-ASSEMBLE-large570.jpg" width="570" height="238" /><p class="wp-caption-text">En bonus, la même dame que dans la vidéo</p></div>
<p>Mais finalement, pourquoi manifestez-vous ? Pour vous opposer au changement ? Non, je ne crois pas. Je pense que, happés par la force du mouvement de groupe, vous avez juste l&rsquo;impression d&rsquo;appartenir à quelque chose de grand. Vous sentez que vous avez un combat, et ça y&rsquo;est, vous existez. Vous êtes dans la cour des grands maintenant, en train d&rsquo;essayer de laisser votre marque dans les livres d&rsquo;histoire. Vous espérez pouvoir un jour dire &laquo;&nbsp;<em>j&rsquo;y étais</em>&laquo;&nbsp;, mais vous vous moquez bien de la cause que vous défendez. Et pour satisfaire vos ego <a href="http://www.vertetplume.com/blog/wp-content/uploads/2010/10/Jeunesses-hitleriennes-1-05-7937.jpg">comme cela a déjà été fait</a>, vous meurtrissez le monde sans vous en rendre compte. Et c&rsquo;est même <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/19/01016-20130419ARTFIG00477-mariage-pour-tous-les-homosexuels-inquiets.php">Le Figaro qui le dit</a>.</p>
<p>Allez boire un thé, et laissez le monde en paix.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Actualité, Cri de la trachée transcendante, Tendre désespoir<br />
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		<title>Eh bien c’est que, tu sais, bah, c’est pas très bien comme truc en fait.</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 18:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Ma vie]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;en avais souvent entendu parler, j&#8217;avais pu dans de lointains échanges entrapercevoir cette éventualité sans jamais en mesurer les risques, sans jamais faire mienne cette terreur innommable qui aujourd&#8217;hui m&#8217;habite : ma mère veut être mon amie sur Facebook. Grand Lord, Micheline et tonton Anastasio qui veillez sur moi dans mes moments les plus désespérés, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;en avais souvent entendu parler, j&rsquo;avais pu dans de lointains échanges entrapercevoir cette éventualité sans jamais en mesurer les risques, sans jamais faire mienne cette terreur innommable qui aujourd&rsquo;hui m&rsquo;habite : ma mère veut être mon amie sur Facebook.</p>
<p>Grand Lord, Micheline et tonton Anastasio qui veillez sur moi dans mes moments les plus désespérés, même quand y&rsquo;a plus de Nutella, donnez-moi la force de surmonter cette terrible épreuve que seul le néant me semble être capable de réduire à l&rsquo;inexistence. Un parent sur Facebook, c&rsquo;est comme tomber sur ta soeur qui joue sur Canal un samedi soir, feat. des animaux de la jungle (oui, il peut m&rsquo;arriver de regarder des films avec des animaux par erreur, les torrents ne sont plus sûrs, la France a peur) ou te faire surprendre en plein amusement solitaire par ta grand-mère : ça met mal à l&rsquo;aise.</p>
<p>Donc, ma mère est sur Facebook. En écrivant cette phrase, je ne peux que sentir le futur de notre vie commune et bientôt séparée prendre un tournant totalement différent de celui qu&rsquo;il aurait dû prendre. Plus jamais je ne pourrais parler d&rsquo;une <a href="http://www.antithese.fr/reflexions-sur-les-graves-deviances-ethyliques-de-a/">biture infâme où A a terminé dans le vomi</a> et où ce lendemain amer s&rsquo;était retrouvé évaporé dans les vapeurs d&rsquo;éthanol abusif. Comment parler encore de mes hémorroïdes douloureux et du fait que oui, c&rsquo;est moi qui ai terminé la mousse au chocolat ?</p>
<p>Je ne pourrais plus jamais terminer la mousse au chocolat. Pourquoi vous me parlez de ça maintenant ? Hein ? HEIN ? Il n&rsquo;y a plus aucun intérêt de finir la mousse au chocolat si je n&rsquo;ai personne avec qui partager cette info délectable.</p>
<p>Torture ! J&rsquo;aurais encore préféré épluché des patates à vie avec un économe qui a le tétanos ! (vous avez vu, les points d&rsquo;exclamations sont exactement alignés !)</p>
<p>Donc maintenant, c&rsquo;est la crise. C&rsquo;est des &laquo;&nbsp;Pourquoi tu as ajouté machin et moi tu m&rsquo;ajoutes pas ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Je croyais que notre relation était spéciale&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pourquoi tu me fais ça !&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Plus de télé jusqu&rsquo;à ce que tu m&rsquo;ajoutes&nbsp;&raquo;. Puis ça devient parano, ça dit que je dis du mal sur les murs des gens, que je complote pour sa chute, que j&rsquo;envie sa destruction imminente. Pour vous dépeindre l&rsquo;ampleur du désastre, elle a séparé l&rsquo;appartement en deux, allant jusqu&rsquo;à installer des portes sécurisés qu&rsquo;elle a commandé sur <a href="http://www.hormann.fr/portes/">www.hormann.fr</a>, autant dire le summum de la qualité, afin de s&rsquo;isoler de mon être auquel elle désormais une répugnance que l&rsquo;on ne retrouve guère que chez l&rsquo;humour de Michael Youn.</p>
<p>Mais le monde n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;il était et de toute façon, il est bien possible qu&rsquo;un jour, Michael Youn soit fait Chevalier des Arts et Lettres. Si <a href="http://www.lesinrocks.com/2011/02/04/actualite/christophe-mae-enfin-distingue-1120378/">Christophe Maé l&rsquo;a fait</a>, pourquoi pas lui après tout. Entre Jennifer Lawrence qui rafle l&rsquo;oscar de la meilleure actrice pour Hapiness Therapy (non mais, vous avez vu Hapiness Therapy ? Foutage de gueule) alors qu&rsquo;Emmanuelle Riva pour Amour était nominée, y&rsquo;a de quoi se tirer une balle.</p>
<p>Ne prenons plus ce phénomène d&rsquo;ajout intempestif à la légère. Le non-ajout de proches sur Facebook peut être totalement cataclysmique, entraînant des dépressions, des pièges dans la maison (sabotage de chasses d&rsquo;eau, piégeage de frigidaire, bouteilles dont le bouchon est à peine posé sur le goulot ce qui fait que quand on l&rsquo;attrape négligemment, bah voilà, tu imagines bien, etc.). On se croirait en zone occupée durant 1943, avec la résistance s&rsquo;opposant à l&rsquo;occupation. Ma mère dans le rôle de l&rsquo;occupation. Je pense.</p>
<p>Mais autant ne pas ajouter un proche c&rsquo;est comme marcher sur une mine antipersonnel et rester dans l&rsquo;attente inévitable de l&rsquo;explosion, autant en ajouter un c&rsquo;est directement se prendre un obus dans la gueule sans même un &laquo;&nbsp;Bonjour&nbsp;&raquo;. Pour un peu que tu fasses pas gaffe à ce que tu dis, toute ta famille peut apprendre que oui, tu as de l&rsquo;herpès génital et que ça gratte, faisant l&rsquo;objet inévitable du principal sujet de conversation lors des prochaines fêtes de fin d&rsquo;année.</p>
<p>Pour résoudre ce problème, tu peux interdire l&rsquo;accès à tes statuts à ces-dites personnes.</p>
<p>Mais personne n&rsquo;est dupe. Ils comprendront que vous les avez piégés, que vous cachez quelque chose. Et ils vont se léguer contre vous pour découvrir la vérité, vous torturer et vous arracher les poils des narines ! Vous vous êtes déjà arraché un poil de narine ? C&rsquo;est horrible. Ces gens-là ont Copains d&rsquo;Avant. Facebook, c&rsquo;est pour nous les jeunes.</p>
<p>Enfin, on a de la marge Déjà, elle comprend pas Twitter.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante, Ma vie<br />
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		<title>Ça a débuté comme ça</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 10:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle psychédélique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je l&#8217;avais rencontrée il y a un mois, sur un site de rencontre – Parship rencontre. Cela faisait des semaines que je m&#8217;enlisais dans la solitude de l&#8217;homme moderne qui, bien que toujours entouré par ces voix et ces mouvements furtifs qui remplissent une journée, est toujours seul avec lui-même le soir venu. Cet état [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je l&rsquo;avais rencontrée il y a un mois, sur un site de rencontre – <a title="Parship rencontre" href="http://www.parship.fr" target="_blank">Parship rencontre</a>. Cela faisait des semaines que je m&rsquo;enlisais dans la solitude de l&rsquo;homme moderne qui, bien que toujours entouré par ces voix et ces mouvements furtifs qui remplissent une journée, est toujours seul avec lui-même le soir venu. Cet état s&rsquo;éternisait sans que je n&rsquo;arrivasse à sortir de cette torpeur léthargique dans laquelle je m&rsquo;enfonçais tous les jours un peu plus. Mes paupières devinrent lourdes, la commissure de mes lèvres s&rsquo;affaissa dans l&rsquo;inverse d&rsquo;un sourire qui devint alors mon masque quotidien, mes épaules tombèrent et la nonchalance de mon pas peu assuré faisait de moi un des pecnots qui, incapables de trouver leur bonheur par eux-mêmes, se complaisent dans l&rsquo;intérêt morbide que lui portent ses congénères à base de quolibets moqueurs et de jeux de mots mouillés d&rsquo;acides. Je n&rsquo;avais pour seule compagnie qu&rsquo;une tortue, deux canaris et une chatte.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte où les fumées noircies de mon malheur naissant obscurcissaient les fenêtres de mon existence, n&rsquo;offrant rien à mon futur sinon les odeurs de soufre rance que connaissent les mineurs, que je l&rsquo;ai rencontrée. Bien que fermement opposé à ce qui offre aux hommes et aux femmes d&rsquo;artificiels moyens de se rencontrer — sites de rencontre, speed-dating, sex club, sauna, championnat de scrabble —, j&rsquo;avais cédé à la faiblesse de mon intellect nouvellement amorphe. Elle s&rsquo;appellait Anne. Elle avait trente-cinq ans, j&rsquo;en avais trente-deux, et sous ses délicatesses féminines elle dissimulait l&rsquo;âme tendre, l&rsquo;humour doux, l&rsquo;espièglerie mutine qui donne au corps de la femme ces attraits désirables qui rendent caduque toute forme de rationalité.</p>
<p>Nos discussions durèrent ainsi quelques semaines. Elle travaillait dans une boite d&rsquo;assurance. Le matin, elle prenait le métro de sept heure direction Stade de Gerland et descendait à Jean Macé. Le soir, elle le prenait direction Charpennes et descendait à Brotteaux. Puis elle achetait du pain et faisait quelques courses. Elle rentrait ensuite chez elle, dans son grand appartement. Je l&rsquo;imaginais alors enlever ses chaussures, les ranger dans sa penderie, puis poser son corps délicat sur son canapé de satin. Elle mettrait alors ses lunettes, attraperait son livre, et se plongerait dedans pendant des heures, ne voyant pas le temps passer et laissant la lune s&rsquo;élever dans le ciel pour venir éclairer de ses reflets argentés la ville qui peu à peu tomberait dans un sommeil profond. Un autre soir, elle serait allé au théâtre, à l&rsquo;opéra ou au cinéma.</p>
<p>Et plus nous avancions, plus je l&rsquo;imaginais. J&rsquo;imaginais son rouge à lèvre, son mascara, j&rsquo;imaginais son parfum qu&rsquo;elle apposait délicatement au creux de son cou en-dessous d&rsquo;un chemisier blanc. J&rsquo;imaginais ses amis, sa famille, sa chevelure aux odeurs d&rsquo;opium qui m&rsquo;auraient fait voyager vers des pays imbéciles où jamais il ne pleut. J’imaginais ses genoux, son tendon rotulien, ses aisselles à peine rasées qui laissaient entrevoir la naissance du poil. J’imaginais le cristal de son rire rebondissant contre les mur. En bref, je l’imaginais elle.</p>
<p>Plus nous avancions, plus la commissure de mes lèvres remontait dans la présence d’un sourire qui devint mon masque quotidien. Je ne l’avais pas encore rencontrée, et déjà j’entendais mes congénères se demander la raison de ce soudain changement d’état. J’étais redevenu heureux, et les fumées noires de ce conclave étaient devenues les fumées blanches de ce renouveau tant attendu.</p>
<p>Nous avions fixé un rendez-vous jeudi dernier. Un café place des Terreaux. J’étais arrivé en avance et m’étais donc installé avec un livre pour l’impressionner quand elle arriverait. « <em>Voyage au bout de la nuit</em> ». J’avais du mal à comprendre le style enfantin de cet auteur qui se complaisait dans la vulgarité sans la moindre trace de poésie.</p>
<p>Tandis que j’essayais de me plonger dans ces tranchées mystérieuses, j’observais avec un œil distrait les allées et venues des passants dans le café. Nous nous étions mis d’accord, elle porterait un pull vert. J’avais mis mes lunettes bleues. Afin de conserver jusqu’à la fin la surprise qu’apporte l’amour nouveau, nous ne nous étions pas envoyés nos photos respectives.</p>
<p>Quelques femmes avec un pull vert rentraient, sans que ce ne soit elle pour autant puisqu’elles ne venaient pas vers moi. Alors que le colonel venait de se prendre un obus et que la confiture coulait par terre, une femme entra qui accrocha mon attention.</p>
<p>Son poids s’imposa tout d’abord à moi comme une vérité douloureuse. Elle ne se déplaçait pas, elle coulait, emportant avec elle ses amas de graisse qui font le charme des femmes ventripotentes. Son visage était loin d’être quelconque. Elle avait de grosses lunettes mauves sur un nez trapu surmonté d’une verrue brune qui, si on s’approchait suffisamment, était recouverte de poils. Ses joues étaient deux grosses boules rosâtres et son mono sourcil cachait la moitié de son front, l’autre moitié étant recouverte par une frange de cheveux gras et mal coupés. Sa poitrine, support d’un triple menton qui lui donnait un étrange troisième sein, était difforme, ses hanches beaucoup trop larges, son buste beaucoup trop trapu, ses mamelles beaucoup trop proéminentes sans que rien de tout ceci n’aie une quelconque harmonie. Elle portait des sandales qui laissaient apparaître des ongles jaunis sur des pieds eczémateux et une légère robe de flanelle donnait à ses tibias le regard dérobé que l’on n’aurait jamais voulu porter.</p>
<p>En rentrant, elle tripotait ses gros doigts boudinés. Elle s’arrêta un instant sur le pas de l’entrée et agita sa tête tout autour de la pièce avec la mobilité qui était offerte à son cou. C’est à ce moment que nos regards se croisèrent. Elle écarquilla de grands yeux jaunes et injectés de sang, ouvrit la bouche en dévoilant une dentition partielle et tomba à terre, comme une baleine que l’on tire pour faire du rouge à lèvres.</p>
<p>Avec d’autres clients du bar nous nous approchâmes d’elle précipitamment, paniqués. C’est à ce moment que je le remarquais : elle avait un pull vert. Elle me regarda, sa bouche tordue dans un rictus inquiétant, et m’assena d’un : « Oh mon dieu, vous êtes tellement moche ». Puis elle mourut, dans un râle assourdissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Ecriture, Nouvelle psychédélique<br />
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		<title>« La Flûte Enchantée » – Wolfgang Amadeus Mozart</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 16:18:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Venir au monde six ans après la mort de Bach a quand même un arrière-goût amer. Rendez-vous compte un peu. Pauvre Mozart. Quand un pareil génie tel que Johann Sebastian a essoré jusqu&#8217;à la dernière goutte le tissu gorgé qu&#8217;était la musique de bon goût, il est difficile de passer après sans avoir l’air un peu ridicule. Ce serait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Venir au monde six ans après la mort de Bach a quand même un arrière-goût amer. Rendez-vous compte un peu. Pauvre Mozart. Quand un pareil génie tel que Johann Sebastian a essoré jusqu&rsquo;à la dernière goutte le tissu gorgé qu&rsquo;était la musique de bon goût, il est difficile de passer après sans avoir l’air un peu ridicule. Ce serait comme vouloir battre un record de slalom géant sur poudreuse après les exploits accomplis par la narine droite de Jean-Luc Delarue dans le domaine, ou vouloir devenir antisémite après Himmler, inventeur regretté du thermostat 7 pour tout type de cuisson. Ou nourrir une passion pédophile depuis le monopole qu&rsquo;entretient fièrement l&rsquo;église catholique — et sans démériter — depuis de nombreuses années déjà. En parlant d&rsquo;église catholique, avez-vous vu Christine Boutin ? En voilà une qui ferait bien de se noyer dans son bénitier pour nos éviter les dégueulements intempestifs qui s&rsquo;écoulent de sa bouche en longs gargouillis purulents dont les odeurs feraient fondre le plus habile des nez.</p>
<p>Essayons toutefois de ne pas perdre le fil. Enfin, je dis « ne pas perdre le fil ». Ne dramatisons pas non plus. C’est sans guillemets. Sinon on pourrait penser qu&rsquo;il s’agit d’une des phrases prononcés par Constanze Weber-Mozart après leur nuit de noces. C&rsquo;est bien le cas, mais ce n&rsquo;est pas le propos. Encore que. « Je perds le fil, je perds le fil » s’écriait-elle, au grand dam de Mozart qui complexait déjà quant à sa métrique pelvienne. Cette nuit était pourtant dotée de tous les atouts dont pouvait rêver une nuit pour tomber dans la perfection, son souvenir seul aurait dû être capable d&rsquo;éveiller en l&rsquo;étalon et sa jument (respectivement M. Mozart et Mme Mozart, à ne pas confondre avec un plat de lasagnes). Il n&rsquo;en fût rien. Cette nuit fut la nuit où tout a commencé, la nuit où Mozart s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il ne faisait pas le poids, que quand ça voulait pas, ça voulait pas et que bon.</p>
<p>Néanmoins, c’est bien après cette nuit gravée dans la mémoire de notre génie précoce  – et nourrissant une jalousie farouche à l’endroit de celui que l’on appelait jusqu&rsquo;à Strasbourg la saucisse de Francfort – que Mozart décide de composer « La Flûte Enchantée », hommage poignant à ses turgescences reproductrices. Dès lors, il ne fut plus le fétu de paille qui avait écrit la &laquo;&nbsp;Marche turque&nbsp;&raquo;, cet hymne déviant qui célébrait à mots couverts les grandes bacchanales qu&rsquo;organisaient les turcs en leur temps contre le gré de ces jeunes demoiselles de flanelle vêtue, mais devint sans préavis et avec la surprise de ses contemporains que l&rsquo;on connait, celui qui s&rsquo;était affirmé, fier de son corps, fier de son anatomie, sans rancune aucune contre la nature, celui qui composa &laquo;&nbsp;La Flûte Enchantée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mme Mozart monta très vite au septième ciel.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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		<title>La culture s’est dégueulée dessus</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2012 19:42:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais pourquoi&#8230; Liza Monet &#8211; My Best Plan © Araen for Antithese, 2012. &#124; Permalink &#124; 7 comments, c'est encore peu &#124; Catégorie(s) : Musique, Tendre désespoir Tags :]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mais pourquoi&#8230;<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/xXg9bILdCp4" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p id="watch-headline-title" style="text-align: center;"><em>Liza Monet &#8211; My Best Plan</em></p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Musique, Tendre désespoir<br />
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		<title>[Avignon - Jour 3] Le Vol (pastiche)</title>
		<link>http://www.antithese.fr/avignon-jour-3-le-vol-pastiche/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/avignon-jour-3-le-vol-pastiche/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Jul 2012 12:24:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[argentine]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
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		<description><![CDATA[ELLE : Mais qu&#8217;est-ce que la vie, sinon ce profond bouleversement ? LUI : Ce profond bouleversement. C&#8217;est&#8230; LA NARRATRICE : C&#8217;est un détail ! LUI : C&#8217;est un détail. ELLE : On a perdu nos rires. LUI : Nos rires qui éclataient, comme des balles au-dessus de nos têtes. Mais on a plus de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>ELLE</strong> : Mais qu&rsquo;est-ce que la vie, sinon ce profond bouleversement ?</p>
<p><strong>LUI</strong> : Ce profond bouleversement. C&rsquo;est&#8230;</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : C&rsquo;est un détail !</p>
<p><strong>LUI</strong> : C&rsquo;est un détail.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : On a perdu nos rires.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Nos rires qui éclataient, comme des balles au-dessus de nos têtes. Mais on a plus de rires, ces rires bien gras qui giclaient de notre bouche en gros éclats, non, on a plus de ces rires&#8230; Il ne nous reste que les balles, les balles qui sifflent dans un bruit de mort au-dessus de nos têtes. Les balles&#8230; Plus de rires, non, plus de rires.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : On a plus de rires.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Plus de rires&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : Et toi, tu es partie ! Tu as disparu !</p>
<p><strong>ELLE</strong> : C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils disent, que j&rsquo;ai disparu. Mais je ne suis pas la seule. Oh, ça, non, pas la seule.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Mais qui sont-ils, ces disparus ? Je vais aller regarder le foot, parce qu&rsquo;on a gagné la coupe du monde, et que du coup, j&rsquo;oublie.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Etre normal&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je voudrais être normal, être normal en regardant le foot. Me lever le matin.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je ne connais plus de matin.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Me lever le matin, et profiter d&rsquo;un lever de soleil.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ou d&rsquo;un crépuscule ? <em>La narratrice enlève ses chaussures et tire des coups de feu avec en faisant du bruit avec sa bouche</em></p>
<p><strong>LUI</strong>, <em>se baissant et murmurant</em> : Mais toujours ces balles au-dessus de ma tête. Est-ce la guerre ?</p>
<p><strong>ELLE</strong>, <em>criant</em> : Ca ne se peut pas !</p>
<p><strong>LUI</strong> : Non, ça ne se peut pas. Il n&rsquo;y a pas de morts. Il n&rsquo;y a pas de guerre sans morts. Ici, il n&rsquo;y a que des disparus. Tu as disparu&#8230;</p>
<p><em>Ensemble, ils se mettent à jeter des papiers en l&rsquo;air dans une chorégraphie obscure, puis s&rsquo;enroulent dans du papier kraft.</em></p>
<p><strong>LUI</strong> : Je suis prisonnier de mon corps.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je suis prisonnière de mon corps.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils sont prisonniers de leur corps.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je voudrais me coucher&#8230;</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Dans mes draps frais&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : A ses côtés. On ne sait, à 15 ou 18 ans, rien de tout ça. C&rsquo;aurait été une amourette, un truc passager qu&rsquo;on oublie vite le prochain printemps venu&#8230;</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Ou même l&rsquo;automne.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Oh !</p>
<p><em>La narratrice tourne une boite à musique posée dans la boite d&rsquo;un violon, assise par terre.</em></p>
<p><strong>ELLE</strong> : J&rsquo;entends une musique au loin. Est-ce un souvenir ?</p>
<p><strong>LUI</strong> : Mais le souvenir de quoi ?</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Nous n&rsquo;avons plus de souvenirs.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils ont oublié. Il le fallait bien. Pour oublier les balles au-dessus de leur tête.</p>
<p style="text-align: center;">UNE HEURE ET DEMI PLUS TARD, après un enchaînement d&rsquo;actions complexes</p>
<p> <strong>LUI</strong> : Saute avec moi dans la piscine à boules, regarde, il y a du soleil !</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Cette patinoire est si belle !</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : La forêt est luxuriante. Montons en haut des arbres.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je t&rsquo;aime.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je t&rsquo;aime !</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils se manquent. Elle a disparu. Il a en bas de la tour Eiffel. Quand on a 15 ou 18 ans&#8230;</p>
<p><strong>LUI et ELLE</strong> : Mais tout, un jour, sera comme avant.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Car c&rsquo;est toujours mieux avant&#8230;</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Avignon<br />
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		<title>[Avignon - Jour 2] L’importance d’être Wilde</title>
		<link>http://www.antithese.fr/avignon-jour-2-limportance-detre-wilde/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/avignon-jour-2-limportance-detre-wilde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Jul 2012 21:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
		<category><![CDATA[wilde]]></category>

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		<description><![CDATA[La danse habituelle se remet en route. On se fait tracter, on remballe les « tracteurs », on discute avec eux ou on leur fait la tirade d’Otis. De temps à autres nous sommes tristes de penser que des pièces comme « Faites l’amour avec un Belge » ou « Le sexe pour les nuls » (voire « Le Buzz », qui n’a [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La danse habituelle se remet en route. On se fait tracter, on remballe les « tracteurs », on discute avec eux ou on leur fait la tirade d’Otis. De temps à autres nous sommes tristes de penser que des pièces comme « <span style="text-decoration: underline;">Faites l’amour avec un Belge</span> » ou « <span style="text-decoration: underline;">Le sexe pour les nuls</span> » (voire « <span style="text-decoration: underline;">Le Buzz</span> », qui n’a malheureusement rien à voir avec Toy Story) existent et contribuent à la décadence d’un des festivals de théâtre qui était jadis parmi les meilleurs. On pense à Jean Vilar avec une certaine nostalgie – ce créateur du festival comme on le connait (l’on fête par ailleurs aujourd’hui le centenaire de sa naissance) – et l’on se demande ce qu’il en penserait. Car finalement, dans ce marasme coagulant que forment ces quelques 1500 pièces de théâtre, il en est peu qui valent vraiment le coup d’être vues.</p>
<p>Je vais aujourd’hui vous parler d’une pièce en particulier, « <span style="text-decoration: underline;">L’importance d’être Wilde</span> ». Peut-être n’êtes-vous pas sans savoir que je voue un culte à Oscar Wilde, que je l’adule, lui, son allure de dandy, ses réparties féroces, sa mégalomanie criante, sa décadence créatrice et ses « outrages aux bonnes mœurs » pour lesquelles il fut condamné à de la prison, avec travaux forcés. J’aime tout ça. Car l’auteur du <span style="text-decoration: underline;">Portrait de Dorian Gray</span> a apporté au monde une nouvelle conception de l’art et a renouvelé cette littérature qui s’étiolait dans les clichés absconds de l’amour et de la morale. Voilà pourquoi j’aime Wilde.</p>
<p><em>« Je ne voyage jamais sans mes mémoires. Il faut toujours avoir quelque chose de sensationnel à lire dans le train ».</em></p>
<p>Cette pièce donc, présentée au théâtre du Balcon (compagnie Philippe Person) avec Emmanuel Barroyer, Anne Priol, Pascal Thoreau et mis en scène par Philippe Person, nous propose une quasi-rétrospective de la vie du personnage Irlandais. Toutefois, le principal défaut dont je parlerai est que cette pièce est uniquement portée par les textes de Wilde.</p>
<p>Alors de fait, il me semble qu’il devient un peu facile de monter une pièce, de piquer dans les textes d’un auteur connu de façon sporadique, et de les déclamer en faisant des mimiques avec la bouche. Les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, et on leur trouve un certain charme, mais cela ne suffit pas. On a pas forcément l’impression d’une certaine cohérence et les textes (issus du Portrait, de pièces et de lettres diverses) sont diffusés comme un déodorisant dans la chambre de grand-mère, pour dissimuler les quelques pets de ses incontinences.</p>
<p>Les éléments comiques qui fonctionnent sont répétés jusqu’à l’extrême usure et, quand on n’a plus rien à dire, on déclame quelques aphorismes bien pensés écrits par un génie du genre. Cette pièce s’est parfois transformée en compte Twitter. Alors certes un compte Twitter de qualité, mais un compte Twitter quand même.</p>
<p>Je vais au théâtre pour me dépasser, pour voir une pièce qui me fasse me dire à la fin « Jamais je n’aurais été capable d’écrire quelque chose de cette puissance, d’avoir cette idée de génie ». Je veux penser que je suis une merde artistique.</p>
<p>Et ce n’est pas le cas de « <span style="text-decoration: underline;">L’importance d’être Wilde</span> ». On se souviendra néanmoins qu’il s’agit d’Oscar, et que ses textes méritent d’être lus et relus, quand bien même le seraient-ils dans une ambiance manquant d’originalité.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Avignon<br />
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		<title>[Avignon - Premier jour] Temps de Femmes</title>
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		<comments>http://www.antithese.fr/avignon-premier-jour-temps-de-femmes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jul 2012 23:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>
		<category><![CDATA[avignon]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival d’Avignon a commencé le 7 Juillet, festival qualifié par les plus téméraires de plus grand théâtre du monde. Que ne faut-il pas un peu de témérité pour se plonger dans les méandres tortueux d’un des festivals les plus – s’il n’en est pas LE plus – mal foutu de l’histoire de l’univers. Car [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival d’Avignon a commencé le 7 Juillet, festival qualifié par les plus téméraires de plus grand théâtre du monde. Que ne faut-il pas un peu de témérité pour se plonger dans les méandres tortueux d’un des festivals les plus – s’il n’en est pas <span style="text-decoration: underline;">LE</span> plus – mal foutu de l’histoire de l’univers.</p>
<p>Car le festival d’Avignon 2012, c’est l’explosion du nombre de spectacle. C’est le marronnier de chaque année : il y a de plus en plus de pièces présentes à Avignon, et il en devient impossible de faire le tri. On ouvre le programme de la taille d’un annuaire, aux horaires qui nous intéressent, et on pioche au hasard.</p>
<p>Grand mal m’en fut. Il n’en fallait pas plus pour tomber sur une pièce s’intitulant sobrement « <span style="text-decoration: underline;">Temps de Femmes</span> », un brûlot en apparence féministe qui, se situant en 3012 (soit 1000 ans après le Big Big (notons la finesse et la subtilité qui, plus tard, caractériseront l’ensemble de cette pièce à l’humour exquis et pas du tout graveleux), qui a détruit toute trace de ce qui avait existé avant 2012), en profite pour décrier une société dominée par les femmes et où les hommes sont finalement les sous-fifres délégués aux tâches ménagères. Pitch surréaliste s’il en est un.</p>
<p>Toutefois, servie par des textes de Victor Hugo, Louise Labé ou encore Aristophane, on pouvait s’attendre à quelque chose qui se regarde, faute de s’apprécier. Mais c’est devant la comédienne seule sur scène, qui s’embourbe au fil de minutes qui apparaissent interminables dans des failles temporelles proportionnelles aux failles de l’attention que lui porte le public, on se rend bien compte que cette heure et demi sera longue.</p>
<p>Un décor médiocre pour un prix de quinze euros, un régisseur portant une moustache qui aurait fait honte à Freddy Mercury et des tentatives ratés dans les domaines de la mise en scène, de l’humour, de l’engagement politique et de l’écriture, voilà le lot de solitude qui constitue l’essentiel de « <span style="text-decoration: underline;">Temps de Femmes</span> ». Ce qui était censé être une œuvre à l’hommage de la splendeur féminine et de ces inégalités qui conduisent à la création de ministères, n’est finalement rien de plus qu’une succession creuse d’inutilités crasses qui au bout du compte vous donnent envie de vous suicider avec une cuillère à soupe.</p>
<p>Bien entendu, cette recette de l’échec annoncé ne va pas sans cette volonté omniprésente de faire participer un public qui n’en demandait pas tant. De longs regards qui mettent mal à l’aise, des insistances désagréables et des LUNETTES EN CARTON.</p>
<p>Mais qui diable fait porter à son public des lunettes en carton ? Personne, je vous le dis. Au  lieu de s’évertuer à écrire des pièces qui, si elles m’avaient été confiées, auraient été torché en l’espace d’une défécation sur le rose d’un carré de papier toilette, que ces auteurs en papier mâché aillent relire un Aristophane que, manifestement, ils n’ont pas compris.</p>
<p>À bon entendeur.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante, Tendre désespoir<br />
Tags : <a href="http://www.antithese.fr/tag/avignon/" rel="tag">avignon</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/theatre/" rel="tag">theatre</a><br/>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce que je m’appelle Marine le Pen</title>
		<link>http://www.antithese.fr/parce-que-je-mappelle-marine-le-pen/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 14:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Putasserie]]></category>

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		<description><![CDATA[© Araen for Antithese, 2012. &#124; Permalink &#124; 3 comments, c'est encore peu &#124; Catégorie(s) : Actualité, Putasserie Tags :]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3187" class="wp-caption aligncenter" style="width: 548px"><img class="size-full wp-image-3187" title="Choisis ta France" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2012/05/2679609.jpg" alt="Choisis ta France" width="538" height="720" /><p class="wp-caption-text">Choisis ta France. Et ne te trompe pas.</p></div>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Actualité, Putasserie<br />
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		</item>
		<item>
		<title>Journal : Apocalypse, jour sixième</title>
		<link>http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-sixieme/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-sixieme/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 00:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle psychédélique]]></category>

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		<description><![CDATA[(Voir premier jour, deuxième jour, troisième jour, quatrième jour, cinquième jour) &#171;&#160;Les rues étaient désertées pendant cette soirée qui pourtant ne faisait que commençait. Le haut du soleil disparaissait derrière les immeubles, jetant au bitume le reste d&#8217;une clarté qui avait chauffée les dalles de goudron. Les feuilles roulaient au sol, bercées par le vent, et la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>(Voir <a href="http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-premier/">premier jour</a>, <a href="http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-deuxieme/">deuxième jour,</a> <a href="http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-troisieme/">troisième jour</a>, <a href="http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-quatrieme/">quatrième jour</a>, <a href="http://www.antithese.fr/journal-apocalypse-jour-cinquieme/">cinquième jour</a>)</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Les rues étaient désertées pendant cette soirée qui pourtant ne faisait que commençait. Le haut du soleil disparaissait derrière les immeubles, jetant au bitume le reste d&rsquo;une clarté qui avait chauffée les dalles de goudron. Les feuilles roulaient au sol, bercées par le vent, et la poussière claire s&rsquo;élevait en nuages épars au coin des rues qui s&rsquo;éteignaient dans l&rsquo;obscurité naissante. Ni le gonflement des voitures, ni le cliquetis ponctuel d&rsquo;une clé dans une serrure ou le pas d&rsquo;un talon contre le pavé ne venaient ternir d&rsquo;un son inopportun la tranquillité sereine qui enveloppait alors le pays.</em></p>
<p><em>Contre les murs s&rsquo;étalaient encore le papier usé de quelques affiches que les yeux ne regardaient même plus. Tous avaient compris ce qu&rsquo;il devait advenir. Leurs coins déchirés ne rappelaient à personne les batailles du passé et les cris, les révoltes, les boursoufles d&rsquo;un grondement ou les blessures d&rsquo;une opposition calcinée étaient tombées dans le gouffre </em><em>d&rsquo;un puis sans garde-fou.</em></p>
<p><em>Que s&rsquo;était-il passé ? Nul ne le sait, et personne aujourd&rsquo;hui n&rsquo;en comprend la cause. Loin du climat serein des murs encore chaud de la métropole, les maisons se ternissaient d&rsquo;une peur qui grossissait sans cesse.  Qui était-il ? Je ne le connais pas. Je tourne le regard. J&rsquo;ai peur. De quoi ai-je peur ? J&rsquo;ai désormais peur de tout.</em></p>
<p><em>Les révolutionnaires s&rsquo;étaient taris avant de complètement disparaître. Les gouvernements qui les soutenaient furent renversés, et une coalition des Etats soutenant la jeunesse dorée qui faisait l&rsquo;apologie des récents évènements mis la main sur le monde entier. Le ralliement des Etats-Unis, avec le soutien des conservateurs qui ont récupéré le pouvoir suite à un putsch effectué avec le soutien de l&rsquo;armée, a pesé dans la balance et a permis l&rsquo;aboutissement de ce nouvel ordre mondial qui à l&rsquo;heure actuelle semble insubmersible. Plus rien n&rsquo;est publié à l&rsquo;encontre du dogme instauré par la jeunesse dorée. Les journaux ont été démantelés, et écrire encore dans un journal est passible de mort. Mais la mort n&rsquo;est plus ce qui effraie le plus.</em></p>
<p><em>La peur de tout s&rsquo;est progressivement immiscée dans les consciences. La peur de l&rsquo;étranger, la peur de l&rsquo;inconnu. Dans un monde en guerre se sont resserrées les frontières et c&rsquo;est de ce fait que se sont retrouvés isolés les peuples qui rêvaient de liberté. Il fallait des coupables, et ils furent tout trouvés par la mégalomanie de quelques fous qui se sont pris pour Dieu. Je sombre.</em></p>
<p><em>Je pensais savoir que j&rsquo;avais raison. Était-ce vraiment le cas ? Quand le pouvoir d&rsquo;une majorité est omnisciente, elle ne peut pas avoir tort sans engager la folie de toute l&rsquo;humanité. Elle ne peut pas se tromper sous la contrainte d&rsquo;un groupuscule. Cette majorité doit détenir la vérité, sans quoi il n&rsquo;y a jamais rien eu à espérer, et à jamais il n&rsquo;y aura plus rien.</em></p>
<p><em>Mes doigts s&rsquo;ankylosent dans le froid. Je ne vis plus nulle part, et partout à la fois. J&rsquo;écris dehors, dans une ruelle, défiant les règles du couvre-feu. La nuit tombe enfin. Ils nous ont monté les uns contre les autres, au point que je ne peux plus aimer personne. Il ont détruit ce qu&rsquo;il y a avait d&rsquo;espérance, de solidarité et de découverte en nous. Sommes-nous devenus les bêtes de foires qu&rsquo;ils voulaient nous voir devenir ? Il semble impossible d&rsquo;apporter à cette affirmation la moindre forme d&rsquo;objection. Tout a éclaté.</em></p>
<p><em>L&rsquo;autre jour, j&rsquo;ai croisé quelqu&rsquo;un dans la rue. Il m&rsquo;a frappé. J&rsquo;ignore pourquoi. Voilà ce qu&rsquo;est devenue notre société. Voilà ce qu&rsquo;est devenue notre monde. Voilà ce qu&rsquo;est devenue notre erreur.</em></p>
<p><em>Nous nous sommes trompés une fois. Est-il possible de recommencer ?&nbsp;&raquo;</em></p>
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<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante, Ecriture, Nouvelle psychédélique<br />
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		<title>Les 22 Avril et 6 Mai, allez voter.</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 07:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;ai hésité un moment avant de revenir, prendre le temps d&rsquo;écrire sur le sujet. Mais il me semble important que tous ceux qui profitent d&rsquo;une audience, quelle qu&rsquo;en soit sa nature, s&rsquo;engagent à convaincre un maximum de gens à se déplacer pour voter, et a fortiori les convaincre de voter pour le bon candidat. J&rsquo;ai mis un bon moment moi même pour me décider si déjà j&rsquo;étais de droite ou de gauche, même si avant de m&rsquo;y pencher avec plus de parcimonie je pensais me rapprocher des idées d&rsquo;une droite me semblant plus réaliste que la seule gauche molle qu&rsquo;à l&rsquo;époque on nous présentait en alternative.</p>
<p>Puis j&rsquo;ai lu le programme de Mélenchon et l&rsquo;ensemble de ses mesures que tout un chacun qualifie différemment, allant de l&rsquo;irréaliste et utopique à la solution de tous les maux de la planète. Je l&rsquo;ai lu, et j&rsquo;en suis sorti heureux, bien que perplexe quant à sa possibilité de réalisation. SMIC net à 1700€/mois en cours de mandat, salaire minimum, taxation des Français de l&rsquo;étranger, suppression des niches fiscales ou encore création d&rsquo;un ministère du Droit de la Femme, directive de l&rsquo;Européenne la plus favorisée (pour adopter les lois sociales européennes les plus avantageuses pour les femmes), et autant de mesures qui font que socialement et économiquement, le niveau ne peut qu&rsquo;augmenter, ramenant la France à ses lueurs passées durant lesquelles elle faisait le jour et la nuit dans le monde.</p>
<p>Puis j&rsquo;ai décidé de faire le pari d&rsquo;espérer. Je ne suis ni économiste, encore moins politologue, je n&rsquo;ai pas les outils en main pour maîtriser les programmes des candidats au même point que les candidats. Je peux les connaître, je peux par contre difficilement juger leur capacité de réalisation. Ainsi, j&rsquo;ai pris  la décision de faire confiance, et ma confiance s&rsquo;adresse à Mélenchon. Parce qu&rsquo;il est le seul à présenter un système de changement là où l&rsquo;ensemble de la classe politique nous promet l&rsquo;immobilisme. Parce qu&rsquo;il est le seul à offrir les alternatives de vie qui aboutirait à une esquisse de début d&rsquo;égalité entre tous. Parce qu&rsquo;il a réussit à rassembler et à faire émerger une colère qui a trouvé sa voix. Et surtout, parce que la voix qu&rsquo;il a réussi à faire émerger n&rsquo;est pas la voix d&rsquo;un extrême qui se replie sur soi-même dans la peur du monde et de l&rsquo;étranger.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1P6d3cJ0US0" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>Partageons les richesses</em></p>
<p>Peut-être ai-je tort. Mais là est-ce vraiment la question ? Je ne pense pas. Je pense que nous, citoyens, avons à nous sentir proche d&rsquo;un programme, et de voter pour le candidat qui correspond à un idéal que l&rsquo;on se fait du monde. Beaucoup arguent l&rsquo;importance du vote utile pour faire obstacle aux danger qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui nous connaissons et qui aboutirait à un cloisonnement des frontières, une nationalisation forcée de l&rsquo;économie dans une société mondialisée ou encore l&rsquo;émiettement progressif des acquis sociaux qui sont la base d&rsquo;une société juste et égalitaire. Je ne pense pas qu&rsquo;il en soit ainsi. Voter Hollande, ce n&rsquo;est pas faire obstacle à la montée de Sarkozy. C&rsquo;est voter pour un programme conventionnel qui est dans sa forme présenté comme un programme anti-droite, mais le charisme fou de son candidat et les mesures fades qui en sont les siennes n&rsquo;en feront pas le président du changement. Seulement un président de l&rsquo;alternance officielle.</p>
<p>Si chacun fait le pari de cet espoir politique qui aujourd&rsquo;hui est une déchirure suite à vingt ans de mesures absurdes, on peut changer les choses, entraîner un souffle nouveau et montrer à l&rsquo;Europe dont beaucoup d&rsquo;élections sont à venir sous peu (en Espagne, en Grèce) qu&rsquo;une autre direction est à prendre. La direction du changement, et cette fois-ci le vrai.</p>
<p>On a eu la surprise du 21 Avril contre toute attente quand un Le Pen qui n&rsquo;était annoncé nulle part dans les sondages s&rsquo;est retrouvé au second tour de l&rsquo;élection présidentielle. J&rsquo;ai l&rsquo;espoir d&rsquo;un 22 Avril où, plutôt que voter extrême droite pour montrer une colère contre une intelligentsia politique qui s&rsquo;est emparée du pouvoir sans vouloir le rendre, le peuple donne sa voix au Front de Gauche, et que le peuple amène Mélenchon au second tour. C&rsquo;est possible. Ne ratez pas la chance de commencer un monde nouveau.</p>
<p>Ne ratez pas votre chance d&rsquo;entrer dans l&rsquo;histoire.</p>
<p>Les 22 Avril et 6 Mai prochain, allez voter. Et quand vous serez devant votre urne, le bulletin à la main, votez pour le candidat d&rsquo;un nouvel espoir.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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