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	<title>Antithese</title>
	
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	<description>Le blog acide d'un amateur de pamplemousses.</description>
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		<title>Mon pote – Flynt feat. Orelsan</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 19:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Oui, j&#8217;aime Orelsan, et c&#8217;est (de mémoire) la troisième fois que j&#8217;en parle sur ce blog. La première fois, c&#8217;était pour lui apporter mon soutien (oui, ce soutien a changé énormément de choses, mais voilà) face au tollé général qu&#8217;il avait subi en publiant &#171;&#160;Sale pute&#171;&#160;. Le chef d&#8217;accusation &#171;&#160;incitation à la violence contre les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, j&rsquo;aime Orelsan, et c&rsquo;est (de mémoire) la troisième fois que j&rsquo;en parle sur ce blog. La première fois, c&rsquo;était pour lui apporter mon soutien (oui, ce soutien a changé énormément de choses, mais voilà) face au tollé général qu&rsquo;il avait subi en publiant &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=fSOeeXGMWwg">Sale pute</a>&laquo;&nbsp;. Le chef d&rsquo;accusation &laquo;&nbsp;incitation à la violence contre les femmes&nbsp;&raquo; est ridicule. Autant accuser Wilde d&rsquo;incitation à la pédérastie. Bref, vous le comprenez, un paroxysme de ridiculisme bienséant et néanmoins nauséabond. L&rsquo;écriture, l&rsquo;art en général, a un unique but : transcender l&rsquo;homme en lui-même et représenter une réalité. Cette violence existe, les mots et la musique d&rsquo;Orelsan sont talentueux et méritent par conséquent d&rsquo;exister sans que la censure du lobby féministe ne leur tombe dessus.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, je conspue <a href="http://www.lefigaro.fr/musique/2013/05/31/03006-20130531ARTFIG00613-orelsan-condamne-une-avancee-historique.php">la décision de justice récente</a> (je vous mets le lien vers le Figaro parce-que je trouve ça plus drôle. On me traite de gauchiste et PAF ! je linke le Figaro. Je suis un homme plein de surprises, c&rsquo;est pour ça aussi que vous m&rsquo;aimez). Là où la rédaction conclue en citant &laquo;&nbsp;Suicide social&nbsp;&raquo;, je citerai &laquo;&nbsp;Raelsan&nbsp;&raquo; (car je connais TOUT PAR COEUR) : &laquo;&nbsp;<em>Merci quand même pour le coup de pub/Merci les chiennes de garde pour le coup de pute/ Merci à tous ceux qui m&rsquo;ont soutenu/ J&rsquo;oublie trop souvent de remercier les gens qui m&rsquo;ont soutenu</em>&laquo;&nbsp;. Ceux qui condamnent des artistes comme Orelsan sont les mêmes que ceux qui montent au créneau à chaque bon mot <a href="http://mcetv.fr/mon-mag-buzz/2105-the-voice-2-nicolas-bedos-derape-avec-un-tweet-homophobe">sous prétexte d&rsquo;homophobie</a> et qui participent de son exacerbation en démontrant l&rsquo;existence d&rsquo;un lobby gay qui se ferait de plus en plus pénible (&laquo;&nbsp;<em>Bientôt pour prouver que t&rsquo;es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types</em>&nbsp;&raquo; &#8211; toujours Orelsan, &laquo;&nbsp;<em>Suicide Social</em>&laquo;&nbsp;).</p>
<p>Mais là n&rsquo;est pas le sujet que je voulais préalablement aborder. D&rsquo;ailleurs, ce dont je voulais parler en premier lieu, c&rsquo;est de l&rsquo;article putride que j&rsquo;ai publié hier par avarice. Mais je le ferai un autre jour (cet article est très mauvais, ne le lisez pas, d&rsquo;ailleurs je n&rsquo;en suis pas l&rsquo;auteur, mais attendez celui qui le commentera). Puis par flemme, je me suis dit &laquo;&nbsp;Parlons de ce clip feat Orelsan qui est quand même pas mauvais&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Donc voilà. Le clip en question, c&rsquo;est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flynt_(rappeur)">Flynt</a> feat. Orelsan avec &laquo;&nbsp;Mon pote&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est vraiment bon, toujours de qualité. J&rsquo;ai personnellement reconnu 14 films (14 et demi, je suis pas sûr de celui avec Michel Blanc) (puis comme je connais tout Kubrick par coeur). Dites donc combien vous en avez reconnu dans les commentaires !</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x10c682" height="270" width="480" frameborder="0"></iframe><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x10c682_flynt-feat-orelsan-mon-pote_music" target="_blank">Flynt feat. Orelsan &laquo;&nbsp;Mon pote&nbsp;&raquo;</a> par <a href="http://www.dailymotion.com/Flyntmc" target="_blank">Flyntmc</a></em></p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Musique<br />
Tags : <a href="http://www.antithese.fr/tag/artiste/" rel="tag">artiste</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/chanteur/" rel="tag">chanteur</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/flynt/" rel="tag">flynt</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/orelsan/" rel="tag">orelsan</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/rap/" rel="tag">rap</a>, <a href="http://www.antithese.fr/tag/talent/" rel="tag">talent</a><br/>
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		<title>Pneus toutes saisons: tout n’est pas rose</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2013 12:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La question des pneus toutes saisons pose toujours problèmes. Faut-il investir dans un jeu de pneus été et un autre hiver, ou s&#8217;orienter vers des pneus toutes saisons? Quelles sont les meilleures options dans l&#8217;un comme dans l&#8217;autre? Comme pour toutes choses, il existe des inconvénients et des avantages à l&#8217;achat d&#8217;un jeu de pneus [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 13px;">La question des pneus toutes saisons pose toujours problèmes. Faut-il investir dans un jeu de pneus été et un autre hiver, ou s&rsquo;orienter vers des pneus toutes saisons? Quelles sont les meilleures options dans l&rsquo;un comme dans l&rsquo;autre? Comme pour toutes choses, il existe des inconvénients et des avantages à l&rsquo;achat d&rsquo;un jeu de pneus toutes saisons.</span></p>
<h3>Les avantages des pneus toutes saisons</h3>
<p><img class="wp-image-3339 alignleft" alt="pneus" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/pneus.jpg" width="250" height="250" />En tant que pneu aux caractéristiques et aux performances moyennes, les pneus toutes saisons conviendront aux usagers ne recherchant pas la perfection mais simplement l&rsquo;efficacité et un rapport qualité-prix honorable. En effet, le pneu dit &laquo;&nbsp;toutes saisons&nbsp;&raquo;, principalement présent Outre-Atlantique, offre une polyvalence et un véritable compromis entre l&rsquo;adhérence sur sol sec, enneigé ou mouillé. Du point de vue technique, le pneu toutes saisons est ainsi fait qu&rsquo;il possède une large zone centrale possédant des canaux profonds ainsi qu&rsquo;un modèle de lamelles taillées pour évacuer la pluie sur le côté et attaquer la neige le plus efficacement possible. De plus, avec des flancs plus robustes que les pneus, il garantira aux conducteurs, plus de stabilité en période plus douces. D&rsquo;un point de vue plus global, le pneu toutes saisons permettra d&rsquo;avoir, en saison sèches, des performances supérieures à celles que pourrait offrir un pneu hiver, et réciproquement, il offrira une meilleure adhérence en saison hivernal qu&rsquo;un pneu d&rsquo;été.</p>
<p>Pour les propriétaires d&rsquo;un véhicule ne pouvant se permettre d&rsquo;investir dans deux jeux de pneus, les pneus toutes saisons semblent être la meilleure alternative qui leur soit offertes. Économique, fiable, abordables et efficaces sur le plan technique, ils ont en plus de ça, l&rsquo;avantage d&rsquo;être en perpétuelle amélioration compte tenu des impératifs techniques toujours plus rigoureux.<br />
Mais est-ce suffisant? Le pneu toute saison possède clairement des lacunes qu&rsquo;on ne peut ignorer.</p>
<h3>Les désavantages du pneu toutes saisons</h3>
<p>Comparé aux performances offertes par des pneus adaptés à chaque saison que pourra rencontrer le conducteur, le pneu toutes saisons fait pâle figure. En effet, ce type de pneumatique avait, originellement, été conçu pour les routes américaines, bien moins accidentées et changeantes qu&rsquo;en Europe. De ce fait, le pneu toutes saisons présente des caractéristiques et une polyvalence sommes toutes, peu adaptées aux conditions de conduite européenne.<br />
De plus, de par sa fabrication et ses limites techniques, un pneu toutes saisons ne sera jamais aussi efficace sur chaussée enneigée, glacée ou mouillée qu&rsquo;un pneu hiver. Même s&rsquo;il est une alternative, il n&rsquo;en est pas moins limité et s&rsquo;avérera très vite inefficace sur terrain gelé. Du point de vue des rayures, des canaux et de la gomme employées, il est clair que le pneu toutes saisons ne peut rivaliser avec un pneu hiver qui vous assurera les meilleures conditions de route dans les pires conditions climatiques.<br />
Enfin, un pneu conçu pour les quatre saisons se consommera toujours plus vite que deux jeux de pneus différents. Or, il s&rsquo;agit là d&rsquo;une répercussion sur le plan financier qu&rsquo;il faut mentionner.<br />
C&rsquo;est pour en partie cette raison qu&rsquo;il est difficile de se procurer des pneus toutes saisons en Europe où il est moins diffusé et disponible qu&rsquo;Outre-Atlantique.</p>
<p>En somme, l&rsquo;achat d&rsquo;un jeu de pneu dépend très largement de l&rsquo;environnement dans lequel vous êtes amenés à rouler. Des pneus toutes saisons ne sauront pleinement efficace que dans un environnement tempéré et des routes en bon état. Dans le cas contraire, il peut être judicieux de s&rsquo;orienter vers des pneumatiques moins &laquo;&nbsp;généralistes&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Pneus toutes saisons, le choix est chez Tirendo</h3>
<p>Pour trouver un large choix de pneus pas chers chez Tirendo, <a href="http://www.tirendo.fr/4x4/pneus/michelin/synchrone-4x4/">cliquez ici</a>. Les conseillers sont là pour répondre à toutes vos questions et pour vous orienter vers le jeu de pneu qui correspondra le mieux à vos attentes. Choisissez ainsi parmi 559 modèles disponibles sur le site Internet.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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		<title>Le Clézio et le feu – Analyse d’un extrait de Désert</title>
		<link>http://www.antithese.fr/le-clezio-et-le-feu-analyse-dun-extrait-de-desert/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/le-clezio-et-le-feu-analyse-dun-extrait-de-desert/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 May 2013 11:20:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;extrait suivant est tiré de Désert  un ouvrage du nobélisé Français Jean-Marie Gustave Le Clézio. Dans cet extrait, il se pose finalement la question du feu dans tous ses états, comment on l&#8217;allume, comment on l&#8217;éteint, l&#8217;étincelle, la flammèche, et tout ce qui se trouve autour de l&#8217;art du feu (la passion, la brindille, etc.). Publié aux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3330" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><img class=" wp-image-3330 " alt="A quoi ressemble un prix Nobel ?" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/1-jmg-le-clezio_4-e1368962250927.jpg" width="550" height="270" /><p class="wp-caption-text">A quoi ressemble un prix Nobel ?</p></div>
<p>L&rsquo;extrait suivant est tiré de Désert  un ouvrage du nobélisé Français Jean-Marie Gustave Le Clézio. Dans cet extrait, il se pose finalement la question du feu dans tous ses états, comment on l&rsquo;allume, comment on l&rsquo;éteint, l&rsquo;étincelle, la flammèche, et tout ce qui se trouve autour de l&rsquo;art du feu (la passion, la brindille, etc.). Publié aux éditions Folio, p 142-143. En italiques, mes commentaires personnels.</p>
<blockquote><p>               Lalla aime le feu (<em>d&rsquo;entrée, Le Clézio est bouleversant. Lalla, jeune fille de son roman qui vit dans le désert, n&rsquo;aime pas les sucettes, les bonbons ou les petits plaisirs qui font la candeur des jeunes filles en fleur. Non, elle aime le feu</em>). Il y a toutes sortes de feux, ici, dans la Cité (<em>on passe aux choses sérieuses</em>). Il y a les feux du matin, quand les femmes et les petites filles font cuire le repas dans les grandes marmites noires (<em>voilà le premier item d&rsquo;une longue liste d&rsquo;épithètes qui ne se refrènent pas et que l&rsquo;on ajoute à tort et à travers à tout ce qui bouge sans le moindre état d&rsquo;âme</em>), et que la fumée court le long de la terre (&laquo;&nbsp;<em>je suis trop un poète&nbsp;&raquo;, nous confie Le Clézio, car pour moi, la fumée court le long de la terre. Elle ne plane pas avec paresse, elle ne flotte pas avec malice, elle court</em>), mêlée à la brume de l’aube, juste avant que le soleil apparaisse au-dessus des collines rouges (<em>&laquo;&nbsp;collines rouges&nbsp;&raquo;</em>). Il y a les feux d’herbes et de branches, qui brûlent longtemps, tout seuls, presque étouffés, sans flammes (<em>voilà un feu qui a l&rsquo;air utile</em>). Il y a les feux des braseros, vers la fin de l’après-midi, dans la belle lumière (<em>&laquo;&nbsp;belle lumière&nbsp;&raquo;. Le Clézio ne cède pas à la tentation de la lumière dégueulasse du désert. Celle-ci doit être belle</em>) du soleil qui décline, au milieu des reflets de cuivre. La fumée basse (<em>&laquo;&nbsp;fumée basse&nbsp;&raquo;</em>) rampe  comme (<em>à l&rsquo;épithète se rajoute la comparaison, on n&rsquo;arrête pas le talent</em>) un long serpent vague (<em>&laquo;&nbsp;long serpent vague&nbsp;&raquo; : combo ! Voilà comment on gagne un prix Nobel et un million d&rsquo;euros. Un serpent ? Ça ne veut rien dire. Le serpent doit être long &amp; vague</em>), appuyée de maison en maison, jetant des anneaux gris (<em>&laquo;&nbsp;anneaux gris&nbsp;&raquo;</em>) vers la mer. Il y a les feux qu’on allume sous les vieilles boîtes (<em>&laquo;&nbsp;vieilles boites&nbsp;&raquo;</em>) de conserve, pour faire chauffer le goudron, pour boucher les trous des toits et des murs.</p>
<p>Ici tout le monde aime le feu, surtout les enfants et les vieux (<em>le cycle de la vie, en somme. L&rsquo;oeuvre de Le Clézio s&rsquo;adresse à tous. Car finalement, le feu, c&rsquo;est son oeuvre. De là à dire qu&rsquo;il faudrait la brûler, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas</em>). Chaque fois qu’un feu s’allume, ils vont s’asseoir tout autour, accroupis sur leurs talons, et ils regardent les flammes qui dansent (<em>cette manie qu’ont les flammes de toujours « danser ». De même, retenez que le feu en règle générale </em><em>« </em>lèche <em>»</em>, le soleil <em>— comme la fumée </em><em>— </em><em>« </em>court <em>»</em>, de préférence sur la peau, les sourires <em>« </em>errent <em>» sur des visages</em>, les pelouses <em>« </em>frissonnent <em>»</em>) avec des yeux vides (<em>très important : des yeux des flammes, il faut relever l&rsquo;existence et dire qu&rsquo;ils sont vides</em>). Ou bien ils jettent de temps à autre de petites brindilles sèches (<em>&laquo;&nbsp;brindilles sèches&nbsp;&raquo;. Il faut indiquer au lecteur que l&rsquo;on n&rsquo;allume pas un feu avec des brindilles humides</em>) qui s’embrasent d’un coup en crépitant (<em>là encore, Le Clézio nous prend par surprise. Les brindilles crépitent, elles ne zinzinulent pas !</em>), et des poignées d’herbe qui se consument en faisant des tourbillons bleutés (<em>&laquo;&nbsp;tourbillons bleutés&nbsp;&raquo; : extraordinaire</em>). […]</p>
<p>Ensuite, il allume son feu (<em>ie : le pêcheur, car c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit</em>) avec son briquet à amadou, en faisant bien attention à mettre la flamme du côté où il n’y a pas de vent (<em>remarquez ce sens de la précision proprement exceptionnel ! Comment est le briquet ? A amadou. Comment met-il sa flamme ? Du côté où il n&rsquo;y a pas de vent. Ce qui n&rsquo;est pas sans rappeler aux fumeurs — dans une rare communion entre l&rsquo;auteur et son lecteur — de longues journées venteuses aux abords du palais des papes d&rsquo;Avignon. Le Clézio répond à toutes vos questions, et même à celles que l&rsquo;on ne posait pas</em>). Naman sait très bien faire le feu, et Lalla regarde tous ses gestes avec attention, pour apprendre. Il sait choisir l’endroit, ni trop exposé, ni trop abrité (<em>il y a ici un point de rupture essentielle. En fait, tandis que précédemment Le Clézio nous confiait comment étaient les choses avec ses épithètes à foison, voilà que désormais, il nous confie également comment elles ne sont pas</em>), dans le creux des dunes (<em>il termine en rajoutant le détail essentiel qui manquait : où fait-on le feu. Voilà une leçon de premier choix</em>).</p></blockquote>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Littérature<br />
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		<item>
		<title>[Mode et Lifestyle] Le tshirt personnalisé</title>
		<link>http://www.antithese.fr/mode-et-lifestyle-le-tshirt-personnalise/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 08:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Services Web]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes nombreux à m&#8217;envoyer des mails de lifestyle, en me demandant &#171;&#160;Dis-nous, Mathieu, pourquoi tu parles jamais de lifestyle, et surtout, pourquoi tu parles pas de tshirt personnalisés ?&#160;&#187;. Hé oui, j&#8217;ai enfin entendu votre appel désespéré, le vôtre mes centaines de milliers de lecteurs, qui attendaient ces articles de lifestyle sur un blog [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous êtes nombreux à m&rsquo;envoyer des mails de <em>lifestyle</em>, en me demandant &laquo;&nbsp;Dis-nous, Mathieu, pourquoi tu parles jamais de <em>lifestyle</em>, et surtout, pourquoi tu parles pas de tshirt personnalisés ?&nbsp;&raquo;. Hé oui, j&rsquo;ai enfin entendu votre appel désespéré, le vôtre mes centaines de milliers de lecteurs, qui attendaient ces articles de <em>lifestyle</em> sur un blog qui n&rsquo;en parle pas du tout.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est pourquoi, il y aura aujourd&rsquo;hui un article de <em>lifestyle</em>, parce que le <em>lifestyle</em>, et la mode, c&rsquo;est la vie. Puisque y&rsquo;a &laquo;&nbsp;<em>life</em>&nbsp;&raquo; dedans. C&rsquo;est un signe. Mais peut-être est-il bon, en excellent <em>philosopher</em> que je suis, de définir les termes du sujet avant :</p>
<blockquote><p><em>Lifestyle /ˈlaɪf.ˌstaɪl/ masculin (pluriel: — )</em></p>
<ol>
<li><em>Mode de vie.</em></li>
</ol>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><b><br />
</b>Voilà ce que nous confie le wiktionnaire. Mais on le sait bien, seul un esprit humain peut analyser une tendance aussi humaine que le <em>lifestyle</em>. Le <em>lifestyle</em>, ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que vivre sa vie (<em>life</em>) avec <em>style. </em>Il y a de nombreuses façon de faire ceci : on peut rouler en limousine, on peut s&rsquo;acheter des produits Chanel si on est une <em>pretty woman</em>, mettre des ceintures Hugo Boss si on est <em>just a gigolo</em>. Cependant, tout ceci confère à l&rsquo;existence une vacuité qu&rsquo;il n&rsquo;est guère bon d&rsquo;avoir à assumer seul. En effet, Desproges disait si bien &laquo;&nbsp;<em>Ne marche pas dans la mode, ça porte malheur !</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/sTprKQYKR74" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>Pierre Desproges au théâtre Grévin &#8211; Haute Couture</em></p>
<p>Et pourtant, ne faudrait-il pas céder à l&rsquo;appel des masses populaires et s&rsquo;habiller en fringues à 250 balles ? Oui. Très exactement, et c&rsquo;est ce que nous allons faire. Et pour cela, nul besoin de dépenser 250 balles, juste de céder à l&rsquo;appel des masses populaires. Dans ce but, nous allons remettre au gout du jour une pratique pourtant tombée en désuétude depuis 2004 : le <em>tshirt personnalisé</em>.</p>
<p>Il est vrai que depuis que tant d&rsquo;enseignes proposent de si merveilleux tshirt, il est bon de se demander pourquoi nourrir le désir d&rsquo;avoir un tshirt personnalisé. Pour plein de raisons : c&rsquo;est l&rsquo;occasion de passer un message <span style="text-decoration: underline;">personnel</span> à un monde qui n&rsquo;en demandait pas tant, de porter un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 mon papa&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 Beyonce&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3 Emile Louis&nbsp;&raquo; (ma préférence va vers le dernier). Et pour cela, ne cherchez pas plus longtemps mes amis, un seul site : <a href="http://www.shirtinator.fr/" target="_blank">www.shirtinator.fr/</a>.</p>
<p>Eh oui ! Loin de surfer sur la facilité commerciale du &laquo;&nbsp;J&rsquo;&lt;3&Prime;, shirtinator vous propose toute une palette de service et d&rsquo;idées plus folles et originales les unes que les autres. Des cadeaux originaux pour <a href="http://www.shirtinator.fr/enfant-bebe/collections/fete-des-meres/">la fête des mères</a>, voire un tellement mignon qui vous permettra de partager avec vos bambins cette passion que vous entretenez pour <a href="http://www.shirtinator.fr/enfant-bebe/collections/feria/">la mise à mort des taureaux</a> !</p>
<p>Qu&rsquo;attendez-vous, n&rsquo;hésitez plus ! A bas prix, vous voilà désormais capable d&rsquo;imprimer sur un tshirt <em>tout ce que votre imagination a à vous offrir</em>.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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		<title>Métaphysique de la mendicité</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 15:58:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Il portait une chemise de flanelle légère, sa tête était surmontée d&#8217;un élégant chapeau estival et un short sobre couvrait ses jambes poilues. Il était à peu près quatre heures de l&#8217;après-midi, et la chaleur de la journée devenait presque étouffante bien que le ciel fut bardé de nuages gris. Il faisait lourd ; on [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class=" wp-image-3293  aligncenter" alt="Métaphysique de la mendicité" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/mendiant_0-e1368114454915.jpg" width="550" height="245" /></p>
<p>Il portait une chemise de flanelle légère, sa tête était surmontée d&rsquo;un élégant chapeau estival et un short sobre couvrait ses jambes poilues. Il était à peu près quatre heures de l&rsquo;après-midi, et la chaleur de la journée devenait presque étouffante bien que le ciel fut bardé de nuages gris. Il faisait lourd ; on sentait presque les gouttelettes d&rsquo;humidité se déposer à la surface de nos peaux découvertes pour l&rsquo;occasion d&rsquo;un été qui s&rsquo;approche.</p>
<p>Il avait une barbe naissante, des yeux clairs, de petites joues rebondies, un nez droit, un front ni trop long, ni trop large, et de courts cheveux très noirs qui dépassaient de son chapeau. Dans ses deux mains, il portait une clarinette dont le bec finissait dans sa bouche entourée par de petites lèvres très serrées, la anche bien ancrée sur l&rsquo;inférieure sans toucher les dents. Il était devant la sortie de la gare, seul avec un ampli derrière qui diffusait de la musique. Devant lui une sacoche Adidas, avec dedans un vieux gobelet Coca en carton de McDo&rsquo; destiné à recueillir les pièces.</p>
<p>Car ce jeune homme de moins de trente ans, aux yeux bruns pétillants qui avaient l&rsquo;air si heureux, faisait la manche. Était-il clochard ? Il n&rsquo;en avait pas l&rsquo;air, mais peut-être que des <em>a priori</em> éculés viennent nous laisser penser à tort que les clochards qui parsèment les rues sont nécessairement nauséabonds, une odeur de bière rance dans leur haleine fétide, et que leurs corps crasseux ne s&rsquo;habillent que de guenilles trouvées derrière une poubelle ou récupérées d&rsquo;une benne Emmaüs débordante. Leur barbe mensuelle purulente serait leur apparat distinctif, leurs nombreuses rides prématurées seraient reconnaissables d&rsquo;entre toutes, leur démarche bancale, leurs dents jaunes quand il leur en reste, leur façon de parler en mangeant leurs mots comme si la faim qui les consumait débordait dans toutes les petites actions de leur vie quotidienne, tout ce qui ferait qu&rsquo;un clochard est un clochard, ne possédant qu&rsquo;une couverture et supportant les giboulées de mars ou les averses de novembre sans ne pouvoir rien dire ou faire, peut-être que tout ceci n&rsquo;est pas la vérité de ceux qui, plus que de n&rsquo;habiter nulle part, vivent partout.</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/metaphysique-de-la-mendicite/">Métaphysique de la mendicité</a> (413 words)</p>
<hr />
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Catégorie(s) : Ma vie, Tendre désespoir<br />
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		<title>Les Bucoliques</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 18:06:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribulations d'un taupin]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est les vacances. Pour moi, c&#8217;est les vacances. Mon marathon de concours s&#8217;est terminé hier (avec ça) (ci-contre le gymnase de Centrale Lyon dans lequel on passait des épreuves, période aussi appelée &#171;&#160;Rafle du Vel d&#8217;Hiv&#160;&#187;), et par conséquent, je suis désormais en vacances jusqu&#8217;à fin Juin (où, peut-être, des oraux s&#8217;offriront à moi, mais [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class=" wp-image-3275   alignright" alt="Centrale - Gymnase" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/05/164218_10201076633300981_119352513_n.jpg" width="288" height="216" />C&rsquo;est les vacances. Pour moi, c&rsquo;est les vacances. Mon marathon de concours s&rsquo;est terminé hier (<a title="Centrale 2013 - Maths II" href="http://antithese.fr/Centrale%202013%20-%20Maths%20II.pdf" target="_blank">avec ça</a>) (ci-contre le gymnase de Centrale Lyon dans lequel on passait des épreuves, période aussi appelée &laquo;&nbsp;Rafle du Vel d&rsquo;Hiv&nbsp;&raquo;), et par conséquent, je suis désormais en <strong>vacances jusqu&rsquo;à fin Juin</strong> (où, peut-être, des oraux s&rsquo;offriront à moi, mais on ne sait pas). La météo étant de mon côté puisque la température était clémente bien que le ciel un peu couvert, j&rsquo;ai décidé de me rendre à la Part-Dieu, pour acheter des livres, glaner, respirer les odeurs que ni la culpabilité de ne pas travailler, ni le stress d&rsquo;une épreuve se rapprochant ne permettrait de troubler.</p>
<p>Bref,<em> la vraie vie</em>. Comme nous sommes le 8 Mai, bien entendu, la station de prolétaire qui jouxte mon logis n&rsquo;est pas desservie. Par conséquent, ne faisant ni une ni deux, je me rends à la borne Vélo&rsquo;v la plus proche pour retirer un précieux engin qui me permettra de rejoindre ma destination en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour prononcer correctement &laquo;&nbsp;Eyjafjallajökull&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire 34 minutes.</p>
<p>Je ne sais pas bien pourquoi, parce qu&rsquo;à chaque que je prends un Vélo&rsquo;v, c&rsquo;est le drame. La dernière fois, c&rsquo;était la veille de l&rsquo;X (l&rsquo;X, c&rsquo;est l&rsquo;<a href="https://www.polytechnique.edu/jsp/accueil.jsp?CODE=36392593&amp;LANGUE=0">Ecole Polytechnique</a>, pour ceux qui ne connaissent pas). Je rejoignais le lycée un peu chargé (comprendre : avec certains de mes cours dans un sac, mon ordinateur, un gilet au cas où malgré le beau temps et tout un tas de babioles qui rajoutent vite au transport un poids non négligeable). Grand mal m&rsquo;en fut. J&rsquo;ai failli mourir 12 fois.</p>
<p>Les vélos Lyonnais, mais probablement comme tous les vélos en libre service du monde, sont une denrée étrange qui force le respect par sa simplicité et un traditionalisme presque émouvant (je ne vous parle même pas des vélos Avignonnais, qui sont à coup sûr les plus mal foutus du monde avec leur &laquo;&nbsp;Pour retirer un vélo, veuillez appeler machin&nbsp;&raquo;. L&rsquo;efficacité porte désormais un nom). Voilà qui rajoutait à ma charge naturelle et aux ustensiles que je transportais un handicap supplémentaire.</p>
<p>(...)<br/>Lire la suite : <a href="http://www.antithese.fr/les-bucoliques/">Les Bucoliques</a> (622 words)</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Tribulations d'un taupin<br />
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		<title>Sachez nos répugnances</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 14:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>
		<category><![CDATA[civitas]]></category>
		<category><![CDATA[gay]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[taubira]]></category>

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		<description><![CDATA[Camarades extrémistes, intégristes religieux, gudards,  manifestants décérébrées d&#8217;une opposition qui s&#8217;étiole, c&#8217;est à vous que je m&#8217;adresse. Avec l&#8217;élection de François Hollande est arrivée dans le même temps la promesse d&#8217;un socialisme qui se voulait novateur. A une époque où 13 pays ont déjà adopté le mariage homosexuel (aussi connu sous la dénomination hypocrite &#171;&#160;Mariage pour [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3262" class="wp-caption aligncenter" style="width: 580px"><img class="size-full wp-image-3262" alt="Il fut un temps, pas si lointain" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/04/segregation.jpg" width="570" height="419" /><p class="wp-caption-text">Il fut un temps, pas si lointain</p></div>
<p>Camarades extrémistes, intégristes religieux, gudards,  manifestants décérébrées d&rsquo;une opposition qui s&rsquo;étiole, c&rsquo;est à vous que je m&rsquo;adresse.</p>
<p>Avec l&rsquo;élection de François Hollande est arrivée dans le même temps la promesse d&rsquo;un socialisme qui se voulait novateur. A une époque où <a title="La liste en question" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_homosexuel#Pays_autorisant_le_mariage_homosexuel" target="_blank">13 pays ont déjà adopté le mariage homosexuel</a> (aussi connu sous la dénomination hypocrite &laquo;&nbsp;Mariage pour tous&nbsp;&raquo;), la France se montrait bien dans ses chaussures en élisant un président qui promettait cette réforme entérinant une bonne fois pour toute cette époque durant laquelle l&rsquo;homosexualité était vue comme une maladie et était pénalisée (rappelons qu&rsquo;il existe encore des pays dans lesquels elle est punissable par mort). Un texte qui se voulait joie — comme en Nouvelle-Zélande <a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2013/04/17/nouvelle-zelande-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-celebree-par-un-chant-maori_3161485_3216.html" target="_blank">où le vote s&rsquo;est fait dans l&rsquo;allégresse</a> — a dégénéré et est devenu le fer de lance d&rsquo;une poignée d&rsquo;intégristes prêts à tout pour se battre contre un bouleversement de ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont cessé de connaître. Car les bouleversements sont finalement des obstacles que l&rsquo;humanité n&rsquo;a jamais réussi à dépasser, comme la voiture, la radio et le parcmètre automatique.</p>
<p>Ceux qui veulent un référendum n&rsquo;ont pas compris : le référendum, c&rsquo;était le 6 Mai dernier, l&rsquo;adoption et le mariage étaient contenus dans les promesses électorales. Mais Hollande, fort de ce succès, a laissé les choses s&rsquo;envenimer jusqu&rsquo;à arriver à un point de non retour. Il avait l&rsquo;opinion dans sa poche, le texte aurait dû passer sans la moindre encombre (un peu comme dans tous les pays modernes qui l&rsquo;ont adopté en fait). Mais il a voulu traîner, laisser les choses décanter et les opposants se radicaliser.</p>
<p>C&rsquo;est ce climat qui a permis à une rescapée d&rsquo;un système médiatique pourri jusqu&rsquo;à la moelle qui cherche le sensationnel, le buzz, le bon mot bien au-dessus des idées et des faits, d&rsquo;aller tapiner dans la rue auprès de BFM, iTélé, TF1 et tous ces médias putassiers qui se réjouissent très certainement de ce qui fait leurs choux gras d&rsquo;audience. Mais ça y&rsquo;est, Frigide Barjot existe, on connait son pull, ses cheveux de pailles, son sourire enfantin, <a href="http://lci.tf1.fr/france/societe/video-mariage-gay-les-larmes-de-frigide-barjot-en-direct-a-la-television-7927478.html" target="_blank">ses émotions à la limite du foutage de gueule</a>. Elle a bien compris comment ça marchait, Frigide. Elle voulait être cette bonne maman, celle qui câline, qui fait des bisous, et pour cela, pour protéger ses enfants, elle a accouché par son vagin intellectuel de la Manif Pour Tous, qui sur une référence qui se veut bon enfant a dégénéré en mouvement violent, groupuscule des jeunesses hitlériennes et des catholiques qui n&rsquo;hésitent pas à proférer des &laquo;&nbsp;<em>Je vous salue Marie</em>&nbsp;&raquo; en pleine rue, à porter des croix à bout de bras et à arguer au nom d&rsquo;un seigneur qu&rsquo;ils veulent Amour la contre-nature de ce projet.</p>
<p style="text-align: center;"><em><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5IsGW-0dxjQ" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le vrai visage de la manif de la honte</em></p>
<p>Voilà qui sont vos religieux. Ce sont ceux qui sans sourciller parlent d&rsquo;une Taubira qui a décidé &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;assassiner les enfants du pays réel et la famille par dessus tout</em>&laquo;&nbsp;, sans penser à tous ces enfants, les vrais enfants du monde réel, qui meurent tous les jours en Syrie, d&rsquo;une vraie mort, parce qu&rsquo;une bombe a décidé de tomber sur le tête, ou parce qu&rsquo;ils ont été abandonnés par leur vraie maman et leur vrai papa qui ont dû fuir. Les mots ont un poids, et en niant les réalités du monde, c&rsquo;est vous qui conduisez tant d&rsquo;odos au suicide, et pas si loin, peut-être même à côté de chez vous.</p>
<p>Mais qui sont-ils pour venir, ces religieux moralisateurs, inculquer une morale réprobatrice qui <a title="Hausse des actes homophobie" href="http://www.slate.fr/story/71097/hausse-actes-homophobie" target="_blank">chaque mois et chaque semaine fait des centaines de blessés sur l&rsquo;autel du conservatisme</a> (<a title="David Cameron sur le mariage homosexuel" href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/26/01003-20121126ARTFIG00611-cameron-mise-sur-le-mariage-homosexuel.php">et encore</a>) (oui, c&rsquo;est le Figaro, c&rsquo;est fait exprès) ? Comment argumentent-ils devant ces enfants qui sont jetés de chez eux un coup de pied au cul parce qu&rsquo;ils sont pédés ? C&rsquo;est ça l&rsquo;amour ? Comment font-ils pour justifier les violences que chaque jour ils subissent un peu plus parce qu&rsquo;ils veulent prendre la main de leur compagnon dans la rue ? Vous n&rsquo;êtes rien, vous êtes fétus de paille, et plus vite vous retournerez à votre poussière originelle que vous chérissez tant, plus tôt le monde pourra entamer la guérison de ses blessures si profondes.</p>
<blockquote><p><em>Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions !</em></p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>Guy Bedos</em></p>
<p>Vous n&rsquo;avez, curés, abbés, prêtes, évêques et archevêques, aucune notion de ce qu&rsquo;est une famille et un amour. S&rsquo;il y avait un Dieu, vous seriez bien mal partis pour rentrer dans le Paradis. Mais qu&rsquo;importe après tout, puisque vous êtes tellement opposés à la société moderne que vous n&rsquo;avez aucune crédibilité. Voyons par exemple un chef d&rsquo;oeuvre de putasserie et de vomissure.</p>
<p style="text-align: center;"> <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xw29gf" height="360" width="480" frameborder="0"></iframe><br />
<em>Manifestation anti-IVG devant l&rsquo;hôpital de Tenon</em></p>
<p>Pourquoi le gouvernement ne réagit-il pas face aux manifestations à caractère religieux ? Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que ce pays dans lequel laïcité est un mot d&rsquo;ordre, dans lequel on s&rsquo;indigne à la vue d&rsquo;une burqa ou d&rsquo;une mosquée (voire, dans certains cas extrêmes, la simple vue d&rsquo;un arabe d&rsquo;apparence musulmane est difficilement supportable), comment est-ce donc possible qu&rsquo;une telle manifestation soit autorisée ? Les prières de rues sont manifestement <em><span style="text-decoration: underline;">INTERDITES</span></em> (où j&rsquo;ai raté un cours de droit) (et comme je suis pas en droit, c&rsquo;est tout de même improbable), et pourtant, le contre-exemple ici est édifiant. Comme le dit la dame dans la vidéo : on met une église dans la rue, obligeant de fait à supporter une religion dans l&rsquo;espace public. Ce n&rsquo;est pas normal, et devrait être sévèrement puni. La très sulfureuse Civitas, par conséquent, ne s&rsquo;en prive pas non plus.</p>
<div id="attachment_3260" class="wp-caption aligncenter" style="width: 580px"><img class="size-full wp-image-3260" alt="En bonus, la même dame que dans la vidéo" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2013/04/r-CIVITAS-PRIERE-ASSEMBLE-large570.jpg" width="570" height="238" /><p class="wp-caption-text">En bonus, la même dame que dans la vidéo</p></div>
<p>Mais finalement, pourquoi manifestez-vous ? Pour vous opposer au changement ? Non, je ne crois pas. Je pense que, happés par la force du mouvement de groupe, vous avez juste l&rsquo;impression d&rsquo;appartenir à quelque chose de grand. Vous sentez que vous avez un combat, et ça y&rsquo;est, vous existez. Vous êtes dans la cour des grands maintenant, en train d&rsquo;essayer de laisser votre marque dans les livres d&rsquo;histoire. Vous espérez pouvoir un jour dire &laquo;&nbsp;<em>j&rsquo;y étais</em>&laquo;&nbsp;, mais vous vous moquez bien de la cause que vous défendez. Et pour satisfaire vos ego <a href="http://www.vertetplume.com/blog/wp-content/uploads/2010/10/Jeunesses-hitleriennes-1-05-7937.jpg">comme cela a déjà été fait</a>, vous meurtrissez le monde sans vous en rendre compte. Et c&rsquo;est même <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/19/01016-20130419ARTFIG00477-mariage-pour-tous-les-homosexuels-inquiets.php">Le Figaro qui le dit</a>.</p>
<p>Allez boire un thé, et laissez le monde en paix.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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		<title>Eh bien c’est que, tu sais, bah, c’est pas très bien comme truc en fait.</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 18:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cri de la trachée transcendante]]></category>
		<category><![CDATA[Ma vie]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;en avais souvent entendu parler, j&#8217;avais pu dans de lointains échanges entrapercevoir cette éventualité sans jamais en mesurer les risques, sans jamais faire mienne cette terreur innommable qui aujourd&#8217;hui m&#8217;habite : ma mère veut être mon amie sur Facebook. Grand Lord, Micheline et tonton Anastasio qui veillez sur moi dans mes moments les plus désespérés, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;en avais souvent entendu parler, j&rsquo;avais pu dans de lointains échanges entrapercevoir cette éventualité sans jamais en mesurer les risques, sans jamais faire mienne cette terreur innommable qui aujourd&rsquo;hui m&rsquo;habite : ma mère veut être mon amie sur Facebook.</p>
<p>Grand Lord, Micheline et tonton Anastasio qui veillez sur moi dans mes moments les plus désespérés, même quand y&rsquo;a plus de Nutella, donnez-moi la force de surmonter cette terrible épreuve que seul le néant me semble être capable de réduire à l&rsquo;inexistence. Un parent sur Facebook, c&rsquo;est comme tomber sur ta soeur qui joue sur Canal un samedi soir, feat. des animaux de la jungle (oui, il peut m&rsquo;arriver de regarder des films avec des animaux par erreur, les torrents ne sont plus sûrs, la France a peur) ou te faire surprendre en plein amusement solitaire par ta grand-mère : ça met mal à l&rsquo;aise.</p>
<p>Donc, ma mère est sur Facebook. En écrivant cette phrase, je ne peux que sentir le futur de notre vie commune et bientôt séparée prendre un tournant totalement différent de celui qu&rsquo;il aurait dû prendre. Plus jamais je ne pourrais parler d&rsquo;une <a href="http://www.antithese.fr/reflexions-sur-les-graves-deviances-ethyliques-de-a/">biture infâme où A a terminé dans le vomi</a> et où ce lendemain amer s&rsquo;était retrouvé évaporé dans les vapeurs d&rsquo;éthanol abusif. Comment parler encore de mes hémorroïdes douloureux et du fait que oui, c&rsquo;est moi qui ai terminé la mousse au chocolat ?</p>
<p>Je ne pourrais plus jamais terminer la mousse au chocolat. Pourquoi vous me parlez de ça maintenant ? Hein ? HEIN ? Il n&rsquo;y a plus aucun intérêt de finir la mousse au chocolat si je n&rsquo;ai personne avec qui partager cette info délectable.</p>
<p>Torture ! J&rsquo;aurais encore préféré épluché des patates à vie avec un économe qui a le tétanos ! (vous avez vu, les points d&rsquo;exclamations sont exactement alignés !)</p>
<p>Donc maintenant, c&rsquo;est la crise. C&rsquo;est des &laquo;&nbsp;Pourquoi tu as ajouté machin et moi tu m&rsquo;ajoutes pas ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Je croyais que notre relation était spéciale&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pourquoi tu me fais ça !&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Plus de télé jusqu&rsquo;à ce que tu m&rsquo;ajoutes&nbsp;&raquo;. Puis ça devient parano, ça dit que je dis du mal sur les murs des gens, que je complote pour sa chute, que j&rsquo;envie sa destruction imminente. Pour vous dépeindre l&rsquo;ampleur du désastre, elle a séparé l&rsquo;appartement en deux, allant jusqu&rsquo;à installer des portes sécurisés qu&rsquo;elle a commandé sur <a href="http://www.hormann.fr/portes/">www.hormann.fr</a>, autant dire le summum de la qualité, afin de s&rsquo;isoler de mon être auquel elle désormais une répugnance que l&rsquo;on ne retrouve guère que chez l&rsquo;humour de Michael Youn.</p>
<p>Mais le monde n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;il était et de toute façon, il est bien possible qu&rsquo;un jour, Michael Youn soit fait Chevalier des Arts et Lettres. Si <a href="http://www.lesinrocks.com/2011/02/04/actualite/christophe-mae-enfin-distingue-1120378/">Christophe Maé l&rsquo;a fait</a>, pourquoi pas lui après tout. Entre Jennifer Lawrence qui rafle l&rsquo;oscar de la meilleure actrice pour Hapiness Therapy (non mais, vous avez vu Hapiness Therapy ? Foutage de gueule) alors qu&rsquo;Emmanuelle Riva pour Amour était nominée, y&rsquo;a de quoi se tirer une balle.</p>
<p>Ne prenons plus ce phénomène d&rsquo;ajout intempestif à la légère. Le non-ajout de proches sur Facebook peut être totalement cataclysmique, entraînant des dépressions, des pièges dans la maison (sabotage de chasses d&rsquo;eau, piégeage de frigidaire, bouteilles dont le bouchon est à peine posé sur le goulot ce qui fait que quand on l&rsquo;attrape négligemment, bah voilà, tu imagines bien, etc.). On se croirait en zone occupée durant 1943, avec la résistance s&rsquo;opposant à l&rsquo;occupation. Ma mère dans le rôle de l&rsquo;occupation. Je pense.</p>
<p>Mais autant ne pas ajouter un proche c&rsquo;est comme marcher sur une mine antipersonnel et rester dans l&rsquo;attente inévitable de l&rsquo;explosion, autant en ajouter un c&rsquo;est directement se prendre un obus dans la gueule sans même un &laquo;&nbsp;Bonjour&nbsp;&raquo;. Pour un peu que tu fasses pas gaffe à ce que tu dis, toute ta famille peut apprendre que oui, tu as de l&rsquo;herpès génital et que ça gratte, faisant l&rsquo;objet inévitable du principal sujet de conversation lors des prochaines fêtes de fin d&rsquo;année.</p>
<p>Pour résoudre ce problème, tu peux interdire l&rsquo;accès à tes statuts à ces-dites personnes.</p>
<p>Mais personne n&rsquo;est dupe. Ils comprendront que vous les avez piégés, que vous cachez quelque chose. Et ils vont se léguer contre vous pour découvrir la vérité, vous torturer et vous arracher les poils des narines ! Vous vous êtes déjà arraché un poil de narine ? C&rsquo;est horrible. Ces gens-là ont Copains d&rsquo;Avant. Facebook, c&rsquo;est pour nous les jeunes.</p>
<p>Enfin, on a de la marge Déjà, elle comprend pas Twitter.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante, Ma vie<br />
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		<title>Ça a débuté comme ça</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 10:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle psychédélique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je l&#8217;avais rencontrée il y a un mois, sur un site de rencontre – Parship rencontre. Cela faisait des semaines que je m&#8217;enlisais dans la solitude de l&#8217;homme moderne qui, bien que toujours entouré par ces voix et ces mouvements furtifs qui remplissent une journée, est toujours seul avec lui-même le soir venu. Cet état [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je l&rsquo;avais rencontrée il y a un mois, sur un site de rencontre – <a title="Parship rencontre" href="http://www.parship.fr" target="_blank">Parship rencontre</a>. Cela faisait des semaines que je m&rsquo;enlisais dans la solitude de l&rsquo;homme moderne qui, bien que toujours entouré par ces voix et ces mouvements furtifs qui remplissent une journée, est toujours seul avec lui-même le soir venu. Cet état s&rsquo;éternisait sans que je n&rsquo;arrivasse à sortir de cette torpeur léthargique dans laquelle je m&rsquo;enfonçais tous les jours un peu plus. Mes paupières devinrent lourdes, la commissure de mes lèvres s&rsquo;affaissa dans l&rsquo;inverse d&rsquo;un sourire qui devint alors mon masque quotidien, mes épaules tombèrent et la nonchalance de mon pas peu assuré faisait de moi un des pecnots qui, incapables de trouver leur bonheur par eux-mêmes, se complaisent dans l&rsquo;intérêt morbide que lui portent ses congénères à base de quolibets moqueurs et de jeux de mots mouillés d&rsquo;acides. Je n&rsquo;avais pour seule compagnie qu&rsquo;une tortue, deux canaris et une chatte.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte où les fumées noircies de mon malheur naissant obscurcissaient les fenêtres de mon existence, n&rsquo;offrant rien à mon futur sinon les odeurs de soufre rance que connaissent les mineurs, que je l&rsquo;ai rencontrée. Bien que fermement opposé à ce qui offre aux hommes et aux femmes d&rsquo;artificiels moyens de se rencontrer — sites de rencontre, speed-dating, sex club, sauna, championnat de scrabble —, j&rsquo;avais cédé à la faiblesse de mon intellect nouvellement amorphe. Elle s&rsquo;appellait Anne. Elle avait trente-cinq ans, j&rsquo;en avais trente-deux, et sous ses délicatesses féminines elle dissimulait l&rsquo;âme tendre, l&rsquo;humour doux, l&rsquo;espièglerie mutine qui donne au corps de la femme ces attraits désirables qui rendent caduque toute forme de rationalité.</p>
<p>Nos discussions durèrent ainsi quelques semaines. Elle travaillait dans une boite d&rsquo;assurance. Le matin, elle prenait le métro de sept heure direction Stade de Gerland et descendait à Jean Macé. Le soir, elle le prenait direction Charpennes et descendait à Brotteaux. Puis elle achetait du pain et faisait quelques courses. Elle rentrait ensuite chez elle, dans son grand appartement. Je l&rsquo;imaginais alors enlever ses chaussures, les ranger dans sa penderie, puis poser son corps délicat sur son canapé de satin. Elle mettrait alors ses lunettes, attraperait son livre, et se plongerait dedans pendant des heures, ne voyant pas le temps passer et laissant la lune s&rsquo;élever dans le ciel pour venir éclairer de ses reflets argentés la ville qui peu à peu tomberait dans un sommeil profond. Un autre soir, elle serait allé au théâtre, à l&rsquo;opéra ou au cinéma.</p>
<p>Et plus nous avancions, plus je l&rsquo;imaginais. J&rsquo;imaginais son rouge à lèvre, son mascara, j&rsquo;imaginais son parfum qu&rsquo;elle apposait délicatement au creux de son cou en-dessous d&rsquo;un chemisier blanc. J&rsquo;imaginais ses amis, sa famille, sa chevelure aux odeurs d&rsquo;opium qui m&rsquo;auraient fait voyager vers des pays imbéciles où jamais il ne pleut. J’imaginais ses genoux, son tendon rotulien, ses aisselles à peine rasées qui laissaient entrevoir la naissance du poil. J’imaginais le cristal de son rire rebondissant contre les mur. En bref, je l’imaginais elle.</p>
<p>Plus nous avancions, plus la commissure de mes lèvres remontait dans la présence d’un sourire qui devint mon masque quotidien. Je ne l’avais pas encore rencontrée, et déjà j’entendais mes congénères se demander la raison de ce soudain changement d’état. J’étais redevenu heureux, et les fumées noires de ce conclave étaient devenues les fumées blanches de ce renouveau tant attendu.</p>
<p>Nous avions fixé un rendez-vous jeudi dernier. Un café place des Terreaux. J’étais arrivé en avance et m’étais donc installé avec un livre pour l’impressionner quand elle arriverait. « <em>Voyage au bout de la nuit</em> ». J’avais du mal à comprendre le style enfantin de cet auteur qui se complaisait dans la vulgarité sans la moindre trace de poésie.</p>
<p>Tandis que j’essayais de me plonger dans ces tranchées mystérieuses, j’observais avec un œil distrait les allées et venues des passants dans le café. Nous nous étions mis d’accord, elle porterait un pull vert. J’avais mis mes lunettes bleues. Afin de conserver jusqu’à la fin la surprise qu’apporte l’amour nouveau, nous ne nous étions pas envoyés nos photos respectives.</p>
<p>Quelques femmes avec un pull vert rentraient, sans que ce ne soit elle pour autant puisqu’elles ne venaient pas vers moi. Alors que le colonel venait de se prendre un obus et que la confiture coulait par terre, une femme entra qui accrocha mon attention.</p>
<p>Son poids s’imposa tout d’abord à moi comme une vérité douloureuse. Elle ne se déplaçait pas, elle coulait, emportant avec elle ses amas de graisse qui font le charme des femmes ventripotentes. Son visage était loin d’être quelconque. Elle avait de grosses lunettes mauves sur un nez trapu surmonté d’une verrue brune qui, si on s’approchait suffisamment, était recouverte de poils. Ses joues étaient deux grosses boules rosâtres et son mono sourcil cachait la moitié de son front, l’autre moitié étant recouverte par une frange de cheveux gras et mal coupés. Sa poitrine, support d’un triple menton qui lui donnait un étrange troisième sein, était difforme, ses hanches beaucoup trop larges, son buste beaucoup trop trapu, ses mamelles beaucoup trop proéminentes sans que rien de tout ceci n’aie une quelconque harmonie. Elle portait des sandales qui laissaient apparaître des ongles jaunis sur des pieds eczémateux et une légère robe de flanelle donnait à ses tibias le regard dérobé que l’on n’aurait jamais voulu porter.</p>
<p>En rentrant, elle tripotait ses gros doigts boudinés. Elle s’arrêta un instant sur le pas de l’entrée et agita sa tête tout autour de la pièce avec la mobilité qui était offerte à son cou. C’est à ce moment que nos regards se croisèrent. Elle écarquilla de grands yeux jaunes et injectés de sang, ouvrit la bouche en dévoilant une dentition partielle et tomba à terre, comme une baleine que l’on tire pour faire du rouge à lèvres.</p>
<p>Avec d’autres clients du bar nous nous approchâmes d’elle précipitamment, paniqués. C’est à ce moment que je le remarquais : elle avait un pull vert. Elle me regarda, sa bouche tordue dans un rictus inquiétant, et m’assena d’un : « Oh mon dieu, vous êtes tellement moche ». Puis elle mourut, dans un râle assourdissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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Catégorie(s) : Ecriture, Nouvelle psychédélique<br />
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		<title>« La Flûte Enchantée » – Wolfgang Amadeus Mozart</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 16:18:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Venir au monde six ans après la mort de Bach a quand même un arrière-goût amer. Rendez-vous compte un peu. Pauvre Mozart. Quand un pareil génie tel que Johann Sebastian a essoré jusqu&#8217;à la dernière goutte le tissu gorgé qu&#8217;était la musique de bon goût, il est difficile de passer après sans avoir l’air un peu ridicule. Ce serait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Venir au monde six ans après la mort de Bach a quand même un arrière-goût amer. Rendez-vous compte un peu. Pauvre Mozart. Quand un pareil génie tel que Johann Sebastian a essoré jusqu&rsquo;à la dernière goutte le tissu gorgé qu&rsquo;était la musique de bon goût, il est difficile de passer après sans avoir l’air un peu ridicule. Ce serait comme vouloir battre un record de slalom géant sur poudreuse après les exploits accomplis par la narine droite de Jean-Luc Delarue dans le domaine, ou vouloir devenir antisémite après Himmler, inventeur regretté du thermostat 7 pour tout type de cuisson. Ou nourrir une passion pédophile depuis le monopole qu&rsquo;entretient fièrement l&rsquo;église catholique — et sans démériter — depuis de nombreuses années déjà. En parlant d&rsquo;église catholique, avez-vous vu Christine Boutin ? En voilà une qui ferait bien de se noyer dans son bénitier pour nos éviter les dégueulements intempestifs qui s&rsquo;écoulent de sa bouche en longs gargouillis purulents dont les odeurs feraient fondre le plus habile des nez.</p>
<p>Essayons toutefois de ne pas perdre le fil. Enfin, je dis « ne pas perdre le fil ». Ne dramatisons pas non plus. C’est sans guillemets. Sinon on pourrait penser qu&rsquo;il s’agit d’une des phrases prononcés par Constanze Weber-Mozart après leur nuit de noces. C&rsquo;est bien le cas, mais ce n&rsquo;est pas le propos. Encore que. « Je perds le fil, je perds le fil » s’écriait-elle, au grand dam de Mozart qui complexait déjà quant à sa métrique pelvienne. Cette nuit était pourtant dotée de tous les atouts dont pouvait rêver une nuit pour tomber dans la perfection, son souvenir seul aurait dû être capable d&rsquo;éveiller en l&rsquo;étalon et sa jument (respectivement M. Mozart et Mme Mozart, à ne pas confondre avec un plat de lasagnes). Il n&rsquo;en fût rien. Cette nuit fut la nuit où tout a commencé, la nuit où Mozart s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il ne faisait pas le poids, que quand ça voulait pas, ça voulait pas et que bon.</p>
<p>Néanmoins, c’est bien après cette nuit gravée dans la mémoire de notre génie précoce  – et nourrissant une jalousie farouche à l’endroit de celui que l’on appelait jusqu&rsquo;à Strasbourg la saucisse de Francfort – que Mozart décide de composer « La Flûte Enchantée », hommage poignant à ses turgescences reproductrices. Dès lors, il ne fut plus le fétu de paille qui avait écrit la &laquo;&nbsp;Marche turque&nbsp;&raquo;, cet hymne déviant qui célébrait à mots couverts les grandes bacchanales qu&rsquo;organisaient les turcs en leur temps contre le gré de ces jeunes demoiselles de flanelle vêtue, mais devint sans préavis et avec la surprise de ses contemporains que l&rsquo;on connait, celui qui s&rsquo;était affirmé, fier de son corps, fier de son anatomie, sans rancune aucune contre la nature, celui qui composa &laquo;&nbsp;La Flûte Enchantée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mme Mozart monta très vite au septième ciel.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2013. |
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		<title>La culture s’est dégueulée dessus</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2012 19:42:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais pourquoi&#8230; Liza Monet &#8211; My Best Plan © Araen for Antithese, 2012. &#124; Permalink &#124; 7 comments, c'est encore peu &#124; Catégorie(s) : Musique, Tendre désespoir Tags :]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mais pourquoi&#8230;<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/xXg9bILdCp4" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p id="watch-headline-title" style="text-align: center;"><em>Liza Monet &#8211; My Best Plan</em></p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Musique, Tendre désespoir<br />
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		<item>
		<title>[Avignon - Jour 3] Le Vol (pastiche)</title>
		<link>http://www.antithese.fr/avignon-jour-3-le-vol-pastiche/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/avignon-jour-3-le-vol-pastiche/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Jul 2012 12:24:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[argentine]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[lol]]></category>
		<category><![CDATA[pièce]]></category>

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		<description><![CDATA[ELLE : Mais qu&#8217;est-ce que la vie, sinon ce profond bouleversement ? LUI : Ce profond bouleversement. C&#8217;est&#8230; LA NARRATRICE : C&#8217;est un détail ! LUI : C&#8217;est un détail. ELLE : On a perdu nos rires. LUI : Nos rires qui éclataient, comme des balles au-dessus de nos têtes. Mais on a plus de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>ELLE</strong> : Mais qu&rsquo;est-ce que la vie, sinon ce profond bouleversement ?</p>
<p><strong>LUI</strong> : Ce profond bouleversement. C&rsquo;est&#8230;</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : C&rsquo;est un détail !</p>
<p><strong>LUI</strong> : C&rsquo;est un détail.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : On a perdu nos rires.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Nos rires qui éclataient, comme des balles au-dessus de nos têtes. Mais on a plus de rires, ces rires bien gras qui giclaient de notre bouche en gros éclats, non, on a plus de ces rires&#8230; Il ne nous reste que les balles, les balles qui sifflent dans un bruit de mort au-dessus de nos têtes. Les balles&#8230; Plus de rires, non, plus de rires.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : On a plus de rires.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Plus de rires&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : Et toi, tu es partie ! Tu as disparu !</p>
<p><strong>ELLE</strong> : C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils disent, que j&rsquo;ai disparu. Mais je ne suis pas la seule. Oh, ça, non, pas la seule.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Mais qui sont-ils, ces disparus ? Je vais aller regarder le foot, parce qu&rsquo;on a gagné la coupe du monde, et que du coup, j&rsquo;oublie.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Etre normal&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je voudrais être normal, être normal en regardant le foot. Me lever le matin.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je ne connais plus de matin.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Me lever le matin, et profiter d&rsquo;un lever de soleil.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ou d&rsquo;un crépuscule ? <em>La narratrice enlève ses chaussures et tire des coups de feu avec en faisant du bruit avec sa bouche</em></p>
<p><strong>LUI</strong>, <em>se baissant et murmurant</em> : Mais toujours ces balles au-dessus de ma tête. Est-ce la guerre ?</p>
<p><strong>ELLE</strong>, <em>criant</em> : Ca ne se peut pas !</p>
<p><strong>LUI</strong> : Non, ça ne se peut pas. Il n&rsquo;y a pas de morts. Il n&rsquo;y a pas de guerre sans morts. Ici, il n&rsquo;y a que des disparus. Tu as disparu&#8230;</p>
<p><em>Ensemble, ils se mettent à jeter des papiers en l&rsquo;air dans une chorégraphie obscure, puis s&rsquo;enroulent dans du papier kraft.</em></p>
<p><strong>LUI</strong> : Je suis prisonnier de mon corps.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je suis prisonnière de mon corps.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils sont prisonniers de leur corps.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je voudrais me coucher&#8230;</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Dans mes draps frais&#8230;</p>
<p><strong>LUI</strong> : A ses côtés. On ne sait, à 15 ou 18 ans, rien de tout ça. C&rsquo;aurait été une amourette, un truc passager qu&rsquo;on oublie vite le prochain printemps venu&#8230;</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Ou même l&rsquo;automne.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Oh !</p>
<p><em>La narratrice tourne une boite à musique posée dans la boite d&rsquo;un violon, assise par terre.</em></p>
<p><strong>ELLE</strong> : J&rsquo;entends une musique au loin. Est-ce un souvenir ?</p>
<p><strong>LUI</strong> : Mais le souvenir de quoi ?</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Nous n&rsquo;avons plus de souvenirs.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils ont oublié. Il le fallait bien. Pour oublier les balles au-dessus de leur tête.</p>
<p style="text-align: center;">UNE HEURE ET DEMI PLUS TARD, après un enchaînement d&rsquo;actions complexes</p>
<p> <strong>LUI</strong> : Saute avec moi dans la piscine à boules, regarde, il y a du soleil !</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Cette patinoire est si belle !</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : La forêt est luxuriante. Montons en haut des arbres.</p>
<p><strong>LUI</strong> : Je t&rsquo;aime.</p>
<p><strong>ELLE</strong> : Je t&rsquo;aime !</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Ils se manquent. Elle a disparu. Il a en bas de la tour Eiffel. Quand on a 15 ou 18 ans&#8230;</p>
<p><strong>LUI et ELLE</strong> : Mais tout, un jour, sera comme avant.</p>
<p><strong>LA NARRATRICE</strong> : Car c&rsquo;est toujours mieux avant&#8230;</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Avignon<br />
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		</item>
		<item>
		<title>[Avignon - Jour 2] L’importance d’être Wilde</title>
		<link>http://www.antithese.fr/avignon-jour-2-limportance-detre-wilde/</link>
		<comments>http://www.antithese.fr/avignon-jour-2-limportance-detre-wilde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Jul 2012 21:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
		<category><![CDATA[wilde]]></category>

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		<description><![CDATA[La danse habituelle se remet en route. On se fait tracter, on remballe les « tracteurs », on discute avec eux ou on leur fait la tirade d’Otis. De temps à autres nous sommes tristes de penser que des pièces comme « Faites l’amour avec un Belge » ou « Le sexe pour les nuls » (voire « Le Buzz », qui n’a [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La danse habituelle se remet en route. On se fait tracter, on remballe les « tracteurs », on discute avec eux ou on leur fait la tirade d’Otis. De temps à autres nous sommes tristes de penser que des pièces comme « <span style="text-decoration: underline;">Faites l’amour avec un Belge</span> » ou « <span style="text-decoration: underline;">Le sexe pour les nuls</span> » (voire « <span style="text-decoration: underline;">Le Buzz</span> », qui n’a malheureusement rien à voir avec Toy Story) existent et contribuent à la décadence d’un des festivals de théâtre qui était jadis parmi les meilleurs. On pense à Jean Vilar avec une certaine nostalgie – ce créateur du festival comme on le connait (l’on fête par ailleurs aujourd’hui le centenaire de sa naissance) – et l’on se demande ce qu’il en penserait. Car finalement, dans ce marasme coagulant que forment ces quelques 1500 pièces de théâtre, il en est peu qui valent vraiment le coup d’être vues.</p>
<p>Je vais aujourd’hui vous parler d’une pièce en particulier, « <span style="text-decoration: underline;">L’importance d’être Wilde</span> ». Peut-être n’êtes-vous pas sans savoir que je voue un culte à Oscar Wilde, que je l’adule, lui, son allure de dandy, ses réparties féroces, sa mégalomanie criante, sa décadence créatrice et ses « outrages aux bonnes mœurs » pour lesquelles il fut condamné à de la prison, avec travaux forcés. J’aime tout ça. Car l’auteur du <span style="text-decoration: underline;">Portrait de Dorian Gray</span> a apporté au monde une nouvelle conception de l’art et a renouvelé cette littérature qui s’étiolait dans les clichés absconds de l’amour et de la morale. Voilà pourquoi j’aime Wilde.</p>
<p><em>« Je ne voyage jamais sans mes mémoires. Il faut toujours avoir quelque chose de sensationnel à lire dans le train ».</em></p>
<p>Cette pièce donc, présentée au théâtre du Balcon (compagnie Philippe Person) avec Emmanuel Barroyer, Anne Priol, Pascal Thoreau et mis en scène par Philippe Person, nous propose une quasi-rétrospective de la vie du personnage Irlandais. Toutefois, le principal défaut dont je parlerai est que cette pièce est uniquement portée par les textes de Wilde.</p>
<p>Alors de fait, il me semble qu’il devient un peu facile de monter une pièce, de piquer dans les textes d’un auteur connu de façon sporadique, et de les déclamer en faisant des mimiques avec la bouche. Les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, et on leur trouve un certain charme, mais cela ne suffit pas. On a pas forcément l’impression d’une certaine cohérence et les textes (issus du Portrait, de pièces et de lettres diverses) sont diffusés comme un déodorisant dans la chambre de grand-mère, pour dissimuler les quelques pets de ses incontinences.</p>
<p>Les éléments comiques qui fonctionnent sont répétés jusqu’à l’extrême usure et, quand on n’a plus rien à dire, on déclame quelques aphorismes bien pensés écrits par un génie du genre. Cette pièce s’est parfois transformée en compte Twitter. Alors certes un compte Twitter de qualité, mais un compte Twitter quand même.</p>
<p>Je vais au théâtre pour me dépasser, pour voir une pièce qui me fasse me dire à la fin « Jamais je n’aurais été capable d’écrire quelque chose de cette puissance, d’avoir cette idée de génie ». Je veux penser que je suis une merde artistique.</p>
<p>Et ce n’est pas le cas de « <span style="text-decoration: underline;">L’importance d’être Wilde</span> ». On se souviendra néanmoins qu’il s’agit d’Oscar, et que ses textes méritent d’être lus et relus, quand bien même le seraient-ils dans une ambiance manquant d’originalité.</p>
<hr />
<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Avignon<br />
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		<title>[Avignon - Premier jour] Temps de Femmes</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jul 2012 23:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tendre désespoir]]></category>
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		<description><![CDATA[Le festival d’Avignon a commencé le 7 Juillet, festival qualifié par les plus téméraires de plus grand théâtre du monde. Que ne faut-il pas un peu de témérité pour se plonger dans les méandres tortueux d’un des festivals les plus – s’il n’en est pas LE plus – mal foutu de l’histoire de l’univers. Car [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival d’Avignon a commencé le 7 Juillet, festival qualifié par les plus téméraires de plus grand théâtre du monde. Que ne faut-il pas un peu de témérité pour se plonger dans les méandres tortueux d’un des festivals les plus – s’il n’en est pas <span style="text-decoration: underline;">LE</span> plus – mal foutu de l’histoire de l’univers.</p>
<p>Car le festival d’Avignon 2012, c’est l’explosion du nombre de spectacle. C’est le marronnier de chaque année : il y a de plus en plus de pièces présentes à Avignon, et il en devient impossible de faire le tri. On ouvre le programme de la taille d’un annuaire, aux horaires qui nous intéressent, et on pioche au hasard.</p>
<p>Grand mal m’en fut. Il n’en fallait pas plus pour tomber sur une pièce s’intitulant sobrement « <span style="text-decoration: underline;">Temps de Femmes</span> », un brûlot en apparence féministe qui, se situant en 3012 (soit 1000 ans après le Big Big (notons la finesse et la subtilité qui, plus tard, caractériseront l’ensemble de cette pièce à l’humour exquis et pas du tout graveleux), qui a détruit toute trace de ce qui avait existé avant 2012), en profite pour décrier une société dominée par les femmes et où les hommes sont finalement les sous-fifres délégués aux tâches ménagères. Pitch surréaliste s’il en est un.</p>
<p>Toutefois, servie par des textes de Victor Hugo, Louise Labé ou encore Aristophane, on pouvait s’attendre à quelque chose qui se regarde, faute de s’apprécier. Mais c’est devant la comédienne seule sur scène, qui s’embourbe au fil de minutes qui apparaissent interminables dans des failles temporelles proportionnelles aux failles de l’attention que lui porte le public, on se rend bien compte que cette heure et demi sera longue.</p>
<p>Un décor médiocre pour un prix de quinze euros, un régisseur portant une moustache qui aurait fait honte à Freddy Mercury et des tentatives ratés dans les domaines de la mise en scène, de l’humour, de l’engagement politique et de l’écriture, voilà le lot de solitude qui constitue l’essentiel de « <span style="text-decoration: underline;">Temps de Femmes</span> ». Ce qui était censé être une œuvre à l’hommage de la splendeur féminine et de ces inégalités qui conduisent à la création de ministères, n’est finalement rien de plus qu’une succession creuse d’inutilités crasses qui au bout du compte vous donnent envie de vous suicider avec une cuillère à soupe.</p>
<p>Bien entendu, cette recette de l’échec annoncé ne va pas sans cette volonté omniprésente de faire participer un public qui n’en demandait pas tant. De longs regards qui mettent mal à l’aise, des insistances désagréables et des LUNETTES EN CARTON.</p>
<p>Mais qui diable fait porter à son public des lunettes en carton ? Personne, je vous le dis. Au  lieu de s’évertuer à écrire des pièces qui, si elles m’avaient été confiées, auraient été torché en l’espace d’une défécation sur le rose d’un carré de papier toilette, que ces auteurs en papier mâché aillent relire un Aristophane que, manifestement, ils n’ont pas compris.</p>
<p>À bon entendeur.</p>
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<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Cri de la trachée transcendante, Tendre désespoir<br />
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		<title>Parce que je m’appelle Marine le Pen</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 14:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Putasserie]]></category>

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		<description><![CDATA[© Araen for Antithese, 2012. &#124; Permalink &#124; 3 comments, c'est encore peu &#124; Catégorie(s) : Actualité, Putasserie Tags :]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3187" class="wp-caption aligncenter" style="width: 548px"><img class="size-full wp-image-3187" title="Choisis ta France" src="http://www.antithese.fr/wp-content/uploads/2012/05/2679609.jpg" alt="Choisis ta France" width="538" height="720" /><p class="wp-caption-text">Choisis ta France. Et ne te trompe pas.</p></div>
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<p><small>© Araen for <a href="http://www.antithese.fr">Antithese</a>, 2012. |
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Catégorie(s) : Actualité, Putasserie<br />
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