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	<title>En  marge</title>
	
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	<description>Le blogue sur l'actualité universitaire - Un regard sur les tendences et les nouvelles du milieu universitaires Canadien</description>
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		<title>L’évolution des universités au rythme du temps géologique</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 15:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous voulez du changement? « Montrez-moi l’argent! »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a fait grand cas récemment des changements, ou plutôt, des « bouleversements » auxquels les universités devront faire face en raison principalement des <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/lexperience-des-cours-en-ligne-ouverts-a-tous.aspx" target="_blank">MOOC</a> et des <a href="http://www.insidehighered.com/news/2013/04/15/conference-highlights-culture-and-language-obstacles-higher-ed-reform" target="_blank">métaphores</a> utilisées pour les décrire : un <a href="http://www.educause.edu/ero/article/unbundling-and-unmooring-technology-and-higher-ed-tsunami" target="_blank">tsunami</a>! une <a href="http://higheredstrategy.com/an-avalanche-of-nonsense/">avalanche</a>!</p>
<p>Cela me fait penser au discours sur les universités et le changement prononcé par Martha Piper, il y a plusieurs années. Elle venait alors de quitter ses fonctions de rectrice de l’Université de la Colombie-Britannique et reconnaissait la nécessité du changement, mais savait qu’il tarderait à se concrétiser. Les universités, affirmait-elle, « sont <em>attachées </em>au passé. Elles se basent sur une histoire millénaire. Elles se font une fierté de <em>ne pas changer.</em> (L’accent est mis par M<sup>me</sup> Piper, il a peut-être même été accompagné d’un coup de poing sur le pupitre). Les universitaires ont été formés par des universitaires qui avaient été formés par d’autres universitaires. Les méthodes d’enseignement et les valeurs culturelles ont été transmises de génération en génération. »</p>
<p>Bien sûr, les universités évoluent. Au cours des 40 dernières années, les universités canadiennes ont dû effectuer d’énormes transformations pour répondre aux exigences croissantes du gouvernement, de la société et de l’économie. En cours de route, les universités modernes sont devenues extrêmement complexes et il en résulte que le changement peut être imperceptible. Un blogueur perspicace a <a href="http://fm.schmoller.net/2013/03/of-avalanches-and-tsunamis.html">remarqué</a> que les métaphores apocalyptiques ne sont ainsi pas utilisées à bon escient et « que le phénomène devrait plutôt être décrit comme un mouvement “tectonique”, beaucoup plus lent. »</p>
<p>C’est cependant cette lenteur du changement qui, je crois, peut parfois faire bondir les gouvernements. Les nouveaux ministres de l’Éducation, dans leur empressement à <em>faire quelque chose</em>, peuvent occasionnellement présenter des politiques plus ou moins bien ficelées auxquelles les universités répondent d’une façon très prudente, selon une technique qu’Alex Usher assimile avec perspicacité à « <a href="http://higheredstrategy.com/embrace-and-contain/">l’art d’acquiescer d’un sourire </a>».</p>
<p>À vrai dire, les gouvernements se voient habituellement confier des mandats qui ne durent pas plus de quatre ans, parfois moins s’ils sont minoritaires, et ne peuvent pas toujours se concentrer sur des changements à long terme lorsqu’ils font face à un électorat impatient. Je crois que lorsque le gouvernement de l’Ontario demande aux universités de préparer des <a href="http://www.heqco.ca/fr-CA/ABOUT%20US/POLICYADVICE/Pages/smas.aspx">ententes stratégiques de mandat</a> et que celui de l’Alberta exige que les universités signent des « <a href="http://www2.canada.com/calgaryherald/news/story.html?id=ebce1a74-2c32-460a-b214-fc9416de996f">lettres de mandat</a> » avec lui, ces gouvernements tentent, en fait, de trouver une solution afin de forcer les universités à bouger plus rapidement.</p>
<p>En Ontario, le gouvernement provincial a récemment demandé au Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) d’examiner ces mandats. Le groupe d’experts a <a href="http://www.heqco.ca/SiteCollectionDocuments/FINAL%20SMA%20Report_FR.pdf">conclu</a> que « les processus ascendants comme celui utilisé dans le cadre de l’exercice d’ESM ne permettront pas de réaliser les changements au système que nous jugeons nécessaires. Le gouvernement devra faire preuve de rigueur, de cohérence et d’un engagement afin d’orienter les changements au cours des nombreuses années nécessaires pour les mettre en œuvre. »</p>
<p>Comment peut-on y arriver? « Le financement, affirme le groupe d’experts, constitue un levier important à la portée du gouvernement pour motiver et obtenir un changement. »</p>
<p>Cela est très similaire à ce que le président du COQES, Harvey Weingarten, m’a dit à Toronto plus tôt cette année. Il a en effet affirmé qu’il est important que le gouvernement décide du type de système qu’il veut, et qu’il est encore plus important qu’il mette des mesures en place pour parvenir au résultat souhaité. Avec les bons incitatifs, le changement se produira. Je crois me souvenir d’un concept similaire exprimé dans le film <em>Jerry Maguire</em> : montre-moi l’argent! (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=OaiSHcHM0PA">Show me the money</a>, en anglais.)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le schisme perdure entre les universités québécoises</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/le-schisme-perdure-entre-les-universites-quebecoises/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 19:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[CREPUQ]]></category>
		<category><![CDATA[universités du Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[La division de la CREPUQ ne présage rien de bon. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201304/16/01-4641328-les-recteurs-sentredechirent.php" target="_blank">désaccord important</a> qui semble se dessiner au sein de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) ne semble présager rien de bon pour les universités québécoises. La CREPUQ représente les 19 universités du Québec. Sa division ne pourra qu’affaiblir sa position dans le cadre des négociations qu’elle mène avec le gouvernement du Québec.</p>
<p>Le 15 avril dernier, l’Université Laval a abruptement annoncé son retrait de la CREPUQ. « Cette alliance ne répond plus aux besoins de l’Université Laval en matière de défense de ses intérêts et de son identité », a indiqué le recteur de l’établissement, Denis Brière. Son homologue de l’Université de Montréal, Guy Breton, a pour sa part indiqué que son établissement pourrait se retirer de la CREPUQ d’ici quelques mois. « Il y a une réflexion à ce propos. Oui, il y a des insatisfactions », a déclaré Mathieu Filion, porte-parole de l’Université de Montréal, dans <em>Le Devoir</em>.</p>
<p>Dans une <a href="http://www.lefil.ulaval.ca/articles/universite-quitte-crepuq-34778.html" target="_blank">entrevue</a> publiée sur le site Web de l’Université Laval, M. Brière explique certains des motifs qui ont conduit son établissement à claquer la porte de la CREPUQ :</p>
<p>« Au cours des dernières années, une tendance s’est développée au Québec, soit celle de considérer toutes les universités québécoises comme un groupe homogène dont les membres sont collectivement responsables des décisions de chacun. Cette tendance menace non seulement la diversité des universités, mais également leur autonomie. »</p>
<p>M. Brière reproche également à la CREPUQ de ne pas s’opposer plus fermement aux compressions budgétaires rétroactives annoncées par le gouvernement du Québec juste avant que ne débute le sommet sur l’enseignement supérieur, l’hiver dernier.</p>
<p>Selon certains analystes (voir <a href="http://www.montrealgazette.com/news/Henry+Aubin+door+slamming+CREPUQ+resonates+loudly/8257232/story.html" target="_blank">ici</a> et <a href="http://higheredstrategy.com/a-two-tier-tuition-regime-in-quebec/" target="_blank">ici</a>), le conflit actuel au sein de la CREPUQ opposerait avant tout les universités québécoises autonomes dites « à charte » (les universités McGill, Concordia, Bishop’s, ainsi que l’Université de Montréal et l’Université de Sherbrooke) à celles du réseau de l&#8217;<a href="http://www.uquebec.ca/reseau/" target="_blank">Université du Québec</a>, écoles et instituts compris.</p>
<p>Il semble en réalité exister deux grands points de divergence. D’abord, au moins certaines universités à charte seraient favorables à une politique de frais de scolarité « à deux vitesses », qui leur permettrait d’imposer des frais de scolarité plus importants aux étudiants des programmes les plus coûteux – de médecine, par exemple. Tous les membres de la CREPUQ ne l’entendent évidemment pas de cette oreille. Ensuite, le gouvernement québécois a soumis l’idée de verser aux universités un financement plus important pour les étudiants dits de « première génération », à savoir dont aucun des parents n’a fréquenté l’université, que pour ceux dont au moins l’un des parents l’a fait.</p>
<p>Cette idée divise au sein de la CREPUQ, car une telle politique désavantagerait les universités à charte, celles-ci ayant tendance à compter plus d’étudiants issus de familles instruites que ne le font les établissements du réseau des Universités du Québec, comme le souligne Benoît Aubin dans le quotidien montréalais <em>The Gazette</em>. (Par exemple, plus de <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201302/21/01-4624258-universite-duchesne-veut-plus-detudiants-de-premiere-generation.php" target="_blank">70 pour cent des étudiants</a> de l’Université du Québec à Rimouski sont de « première génération », contre seulement 20 pour cent des étudiants de l’Université McGill.)</p>
<p>Certains prétendront que le conflit actuel est une conséquence directe des protestations étudiantes massives qu’a connues le Québec l’an dernier. Que tel soit le cas ou non, une chose est sûre : le réseau universitaire québécois ne semble pas près de connaître la paix et la stabilité.</p>
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		<title>La crise de l’enseignement supérieur réexaminée une fois de plus</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/la-crise-de-lenseignement-superieur-reexaminee-une-fois-de-plus/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 14:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Que se passerait-il si le système était réellement en crise? Comment en avoir la certitude?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_552" class="wp-caption alignright" style="width: 172px"><a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/04/la-fin-est-proche.jpg"><img class="wp-image-552 " title="la fin est proche" src="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/04/la-fin-est-proche.jpg" alt="" width="162" height="238" /></a><p class="wp-caption-text">C’est pas nouveau ça, non?</p></div>
<p>Selon un <a href="http://nation.time.com/2012/10/18/higher-education-poll/#ixzz2AnrV0lyW" target="_blank">sondage mené l’automne dernier</a>, 89 pour cent des adultes américains et 96 pour cent des hauts dirigeants des collèges et des universités considèrent que l’enseignement supérieur est en crise et, parmi les deux groupes, près de quatre participants au sondage sur 10 jugent que cette crise est grave. Ces données stimulent la production d’articles à ce sujet.</p>
<p>Au Canada, je dirais que le pressentiment pessimiste n’est pas nécessairement partagé, mais nous avons certainement nos <a href="http://www.utppublishing.com/Ivory-Tower-Blues-A-University-System-in-Crisis.html" target="_blank">propres exemples</a> d’écrits à propos de cette crise. (Le Québec est un peu différent, comme c’est souvent le cas : il a réellement eu à gérer une crise l’an dernier lors des manifestations étudiantes.)</p>
<p>Cela me vient à l’esprit en raison d’un commentaire récent de Glen Jones qui affirmait que depuis toujours les mêmes questions sont soulevées. Professeur à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, affilié à l’Université de Toronto, M. Jones a indiqué qu’un des premiers articles qu’il a publiés, il y a presque un quart de siècle, était un <a href="http://ojs.library.ubc.ca/index.php/cjhe/article/view/183070/183048" target="_blank">éditorial</a> à propos d’écrits portant sur la crise de l’enseignement supérieur au Canada. Il portait le titre quelque peu effronté «Second regard sur nos désastres imminents: Les écrits sensationnalistes sur l’éducation supérieure canadienne ».</p>
<p>Il n’est sans doute pas étonnant que la nature de la crise change au fil du temps. En 1956, la Conférence nationale des universités et collèges canadiens (ancêtre de l’Association des universités et collèges du Canada) affirmait que le système d’enseignement supérieur vivait une crise en raison d’un manque de capacité, ce dont nous n’entendons plus vraiment parler de nos jours. M. Jones souligne qu’au fil des années, il y a eu une « crise morale », une « crise de confiance », une « crise de gestion », une « crise de la médiocrité » et la toujours populaire « crise de financement » (N’oublions pas que cet article a été écrit il y a presque un quart de siècle : quelles autres crises pourrions-nous maintenant ajouter? L’écart en matière de compétences me vient en tête.)</p>
<p>Selon M. Jones, l’absence de données probantes sur l’imminence d’un désastre est l’un des plus gros défauts de la majorité des écrits sur la crise. « L’argument de la crise, écrit-il, est souvent construit sur une réflexion anecdotique, des relations causales inexpliquées ou des études de cas qui prétendent démontrer ce que l’auteur suppose être un problème répandu dans le domaine. » Bien que l’absence de données probantes appuyant un argument n’indique pas nécessairement qu’une conclusion est incorrecte, elle nous porte à nous interroger sur le bien-fondé de l’argument.</p>
<p>Il évoque aussi le fait que les écrits sur la crise ne sont pas « progressifs » en ce sens qu’ils ne se construisent pas ou ne se basent pas sur les écrits antérieurs et qu’il n’y a donc pas souvent de suivi ou d’analyse critique sur la validité des prédictions qui la composent. De plus, on ne trouve que rarement les critères explicites de ce qui constitue une crise. Cela donne la fausse impression que le système est continuellement en état de crise. Pire encore, nous pourrions céder à la tentation de crier au loup. Que se passerait-il s’il y avait réellement une crise cette fois? Comment le saurions-nous?</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’expérience radicale du Royaume-Uni sur les frais de scolarité</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 14:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[L’énorme augmentation des frais de scolarité en Angleterre met l’accessibilité à rude épreuve.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le Québec se demandait la semaine dernière s’il allait indexer les frais de scolarité en fonction de l’inflation, l’Angleterre procède à une révision beaucoup plus radicale de ses politiques sur les frais de scolarité. Le gouvernement du Québec a annoncé lundi dernier son intention de <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201302/25/01-4625329-droits-de-scolarite-une-hausse-de-3-point-final.php" target="_blank">majorer les frais de scolarité de trois pour cent</a>, ce qui équivaut à environ 70 $ de plus que le montant actuel, qui est légèrement inférieur à 2 200 $ par année. Par comparaison, le gouvernement du Royaume-Uni a mis en œuvre l’an dernier un plan amenant les étudiants d’Angleterre à payer en moyenne 8 500 £ (13 300 $ CAN) pour l’année scolaire, ce qui représente une hausse considérable de plus de 250 pour cent par rapport aux frais de scolarité moyens de 3 300 £. (Les politiques sur les frais de scolarité sont différentes en Irlande du Nord, au pays de Galles et en Écosse, et les étudiants de ces pays n’ont pas connu d’augmentation semblable des frais.)</p>
<p>Les frais de scolarité ont fait d’énormes bonds en Angleterre dans un laps de temps relativement court. De 1 000 £ en 1998, ils ont triplé en 2006, passant à environ 3 000 £. Dans le système actuel, tous les étudiants sont admissibles à des prêts couvrant la totalité des frais de scolarité et dont le remboursement commence après l’obtention du diplôme.</p>
<p>Lorsque les récentes modifications aux politiques ont été annoncées au Royaume-Uni il y a deux ans, des groupes d’étudiants et d’enseignants, entre autres, ont prédit avec gravité qu’elles auraient un effet désastreux sur le nombre d’inscriptions et l’accessibilité. Au moins un conseiller en matière de politiques a déclaré que ce serait une <a href="http://higheredstrategy.com/initial-effects-of-a-9000-tuition-hike/" target="_blank">expérience très intéressante</a> de vérifier si ces prédictions se réaliseraient.</p>
<p>Les craintes des opposants à la hausse des frais de scolarité ont semblé se confirmer lorsque les taux d’inscription dans les universités pour l’année 2012-2013 ont <a href="http://www.bbc.co.uk/news/education-16787948">chuté d’environ 10 pour cent</a> en Angleterre comparativement à l’année précédente. Mais en janvier, l’histoire a pris une autre tournure. Le service centralisé pour les étudiants qui souhaitent s’inscrire dans une université ou un collège au Royaume-Uni (UCAS) a annoncé que les taux de candidature en Angleterre pour l’année universitaire 2013-2014 <a href="http://www.timeshighereducation.co.uk/story.asp?sectioncode=26&amp;storycode=422561"><em>avaient augmenté</em> de 3,5 pour cent</a> par rapport à l’année universitaire en cours. Bien que ce taux soit toujours inférieur à celui des années précédant l’importante hausse des frais de scolarité, il a tout de même progressé. (On peut consulter le rapport intégral de l’UCAS <a href="http://www.ucas.com/about_us/media_enquiries/media_releases/2013/2013janapprates">ici</a>.) Une question se pose donc : les frais de scolarité universitaire élevés ont-ils une incidence sur les taux d’inscription?</p>
<p>L’augmentation du nombre de candidatures pour l’an prochain n’était pas tout à fait étonnante. Selon Alex Usher (le conseiller en matière de politiques mentionné précédemment), qui dirige le cabinet Higher Education Strategy Associates, voici <a href="http://higheredstrategy.com/uk-tuition-hikes-revisited/">sommairement ce qui s’est passé</a> au Royaume-Uni après la hausse des frais de scolarité de 1998 et celle de 2005 : les inscriptions ont grimpé avant la hausse, puis chuté immédiatement après la hausse pour ensuite remonter au cours de la deuxième année après la modification, alors que le système retrouvait son équilibre. M. Usher affirme qu’il faudrait envoyer ces résultats « à votre leader étudiant préféré » et les placarder « sur le front de Pierre Duchesne » (ministre de l’Enseignement supérieur du Québec). M. Usher ajoute facétieusement que « quiconque, après avoir lu ces données, peut encore affirmer, en invoquant des arguments cohérents, qu’une hausse des frais de scolarité comme celle proposée au Québec aurait une incidence sur l’accès, mérite de recevoir un prix ».</p>
<p>Bien entendu, tout le monde n’est pas aussi optimiste que M. Usher. Le président de l’association étudiante nationale du Royaume-Uni <a href="http://www.timeshighereducation.co.uk/story.asp?sectioncode=26&amp;storycode=422615">a déclaré que les données de l’UCAS sont bien accueillies</a>, « mais elles ne constituent certainement pas le seul test décisif avec lequel on doit évaluer les réformes gouvernementales ». Un autre observateur étudiant <a href="http://www.guardian.co.uk/education/mortarboard/2013/feb/12/dont-scare-students-off-philosophy?INTCMP=SRCH">a affirmé qu’en examinant les données de plus près</a>, on constate que, en raison de la hausse des frais, les étudiants « évitent les diplômes en sciences humaines et en arts et se tournent plutôt vers des programmes qui, croient-ils, leur garantiront un emploi ».</p>
<p>Claire Callender, professeure en enseignement supérieur à l’Université de Londres, a indiqué, lors d’une récente conférence tenue à Toronto, que « les établissements d’enseignement supérieur d’Angleterre devraient commencer à s’inquiéter ». Dans le cadre d’un exposé présenté à l’occasion de la conférence intitulée « Academia in the Age of Austerity » (le monde universitaire à l’ère de l’austérité) et organisée par l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario, elle en est venue à la conclusion que les réformes mises en œuvre au Royaume-Uni « annoncent une diminution de la responsabilité financière de l’État » en ce qui a trait à l’enseignement supérieur et se demande si elles perpétueront les inégalités existantes et les divisions actuelles entre les classes sociales. Le titre de son exposé, « Austerity in England: Dramatic impact, uncertain future » (l’austérité en Angleterre : de graves conséquences et un avenir incertain), résumait bien son point de vue.</p>
<p>Je dois avouer que je me demande également si ces réformes ne vont pas trop loin et quels sont les effets négatifs ultérieurs sur une génération d’étudiants si lourdement endettés à la fin de leurs études. Ce sera une expérience intéressante, effectivement.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Taux et délais d’obtention du diplôme de doctorat au Canada</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/taux-et-delais-dobtention-du-diplome-de-doctorat-au-canada/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 13:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Des données du groupe U-15 dévoilées en exclusivité par Affaires universitaires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’article d’<em>Affaires universitaires</em> « <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/une-reforme-du-doctorat-simpose.aspx" target="_blank">Une réforme du doctorat s’impose</a> » (en couverture de l’édition papier de mars 2013 et publié en ligne le 6 février) a fortement attiré l’attention ces derniers jours. Il est rapidement devenu l’article le plus lu de la semaine et a fait l’objet de nombreux commentaires sur <a href="http://www.universityaffairs.ca/default.aspx">la version anglaise de notre site</a> Web.</p>
<p>L’article présente des données exclusives, publiées nulle part ailleurs sur <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/une-reforme-du-doctorat-simpose.aspx#taux-d-obtention" target="_blank">les taux et les délais d’obtention du diplôme</a> chez les étudiants au doctorat au Canada. Les données sont fragmentaires, provenant de seulement huit des 15 plus importantes universités de recherche qui disposent de données comparables. De plus, aucun des établissements n’est nommé. Il s’agit néanmoins d’un début.</p>
<p>Les données révèlent que la proportion d’étudiants qui obtiennent leur diplôme de doctorat en neuf ans ou moins varie entre 78,3 pour cent en sciences de la santé et 55,8 pour cent en sciences humaines (voir le graphique ci-dessous). Les délais moyens d’obtention du diplôme varient entre un peu moins de 15 trimestres (soit cinq ans à trois trimestres par année) en sciences physiques et en génie, et 18,25 trimestres (soit un peu plus de six ans) en sciences humaines.</p>
<p><a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/02/phd_completion_graph_fr_4481.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-537" title="phd_completion_graph_fr_448" src="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/02/phd_completion_graph_fr_4481.jpg" alt="" width="448" height="510" /></a></p>
<p>Les données proviennent du groupe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/U15_%28universities%29">U-15</a>, dirigé par <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/suzanne-corbeil-a-la-tete-du-groupe-u-15.aspx">Suzanne Corbeil</a>. Notre première demande d’accès à cette information date d’environ un an. Après de longues discussions, le groupe a accepté de nous transmettre les données, et nous lui en sommes reconnaissants. Sans ces données, nous aurions dû utiliser des statistiques que nous avions publiées également en exclusivité il y a 10 ans, en février 2003.</p>
<p>Tout cela témoigne bien de la difficulté d’obtenir des données de qualité sur les universités canadiennes et sur le milieu universitaire en général, ce qui nuit à mon avis à l’analyse et à l’élaboration de politiques éclairées. Je ne blâme aucunement le groupe U-15 : il n’a fait que nous rappeler poliment que la collecte de données n’est pas sa visée première et que les données sont habituellement recueillies aux fins de diffusion interne. On s’attendrait en revanche à ce que Statistique Canada puisse fournir des données sur le sujet. Or, l’organisme a sabré dans ses activités de collecte de données, notamment en <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/statistique-canada-met-fin-a-la-principale-source-de-donnees-sur-les-professeurs-canadiens/">mettant fin</a>, en mai 2012, au <a href="http://www23.statcan.gc.ca:81/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&amp;SDDS=3101&amp;lang=en&amp;db=imdb&amp;adm=8&amp;dis=2">Système d’information sur le personnel d’enseignement dans les universités et les collèges</a>, la source d’information la plus complète et la plus fiable en la matière au Canada.</p>
<p>Sur une note plus optimiste, je suis ravi de souligner que l’article « Une réforme du doctorat s’impose » incarne l’excellence en journalisme récemment affichée par <em>Affaires universitaires</em>. L’auteure de l’article, Rosanna Tamburri, est une journaliste <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/une-collaboratrice-du-magazine-affaires-universitaires-se-merite-le-prix-du-journalisme-en-education.aspx">primée</a> qui signe fréquemment des articles pour <em>Affaires universitaires</em>. Nous comptons beaucoup sur son talent et la tenons en haute estime. Nous lui devons également l’article « <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/lexperience-des-cours-en-ligne-ouverts-a-tous.aspx">L’expérience des cours en ligne ouverts à tous</a> », l’un des plus lus de tous les temps sur notre site Web. Je tiens aussi à citer l’article « <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/le-sort-des-charges-de-cours.aspx">Le sort des chargés de cours</a> », de Moira MacDonald, publié en janvier, un autre exemple de l’influence d’<em>Affaires universitaires </em>sur les enjeux actuels.</p>
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		<title>Pourquoi n’y a-t-il pas autant de manifestations étudiantes ailleurs au Canada?</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/pourquoi-ny-a-t-il-pas-autant-de-manifestations-etudiantes-ailleurs-au-canada/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2013 14:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[carré rouge]]></category>
		<category><![CDATA[conflit étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations étudiantes]]></category>
		<category><![CDATA[printemps érable]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour de nombreuses raisons...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_523" class="wp-caption alignright" style="width: 211px"><a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/01/red-square-crop.jpg"><img class=" wp-image-523 " title="red square-crop" src="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/01/red-square-crop.jpg" alt="" width="201" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">Le carré rouge, symbole des manifestations étudiantes au Québec.</p></div>
<p>Comme plusieurs, j’ai été fascinée par les slogans, les <a href="http://www.flickr.com/photos/seamesse/7009223063/" target="_blank">symboles</a> et le <a href="http://www.lapresse.ca/videos/actualites/201205/04/46-1-nus-dans-la-rue.php/168c89437d5e4fe6b6bdb3ad00113df6" target="_blank">spectacle</a> qu’on offert les manifestations étudiantes au Québec lors du printemps érable, l’an dernier. Tout a commencé en signe de protestation contre le projet du gouvernement libéral d’augmenter les frais de scolarité d’environ 75 pour cent, pour atteindre 3 800 $ par année d’ici l’automne 2016. Lors des élections déclenchées par la suite, les Libéraux de Jean Charest ont perdu le pouvoir (en grande partie en raison du conflit étudiant) aux mains du gouvernement péquiste qui, sitôt élu, s’est empressé d’annuler la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>Les manifestations, qui ont pourtant attiré une attention médiatique internationale, ont laissé le reste des Canadiens de glace. Certains leaders étudiants québécois ont fait une <a href="http://www.thestar.com/news/canada/article/1225887--quebec-student-protest-leaders-tour-ontario-universities-sharing-strategies" target="_blank">tournée</a> hors Québec pour expliquer à d’autres regroupements étudiants ce qui se passait et la manière de participer, mais le conflit est demeuré presqu’exclusivement un phénomène québécois. Bien que les frais de scolarité soient beaucoup plus élevés dans la plupart des autres provinces <a href="http://news.nationalpost.com/2012/05/18/how-quebecs-tuition-price-tags-match-up-to-the-rest-of-canada-graphic/" target="_blank">qu’au Québec</a>, les étudiants du reste du Canada n’ont protesté que de manière sporadique contre la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>Pourquoi les manifestations des étudiants québécois ont-elles eu si peu de répercussions ailleurs au Canada? Une question intéressante à laquelle Laura Pin, étudiante au doctorat en science politique à l’Université York, a vaillamment tenté de répondre lors de la conférence <a href="http://ocufa.on.ca/conferences/academia-in-the-age-of-austerity/" target="_blank">Academia in the Age of Austerity</a> (Les universités à l’ère de l’austérité) tenue à Toronto en janvier, sous l’égide de l&#8217;Union des associations de professeurs des universités de l’Ontario. M<sup>me</sup> Pin a alors participé à un groupe de discussion réunissant des leaders étudiants sous le thème « Québec et au-delà ».</p>
<p>Selon elle, quatre facteurs expliqueraient l’absence de manifestation hors Québec. Le premier facteur serait une structure politiquement « opportune », autrement dit la présence d’un élément déclencheur clair, soit la hausse des frais de scolarité par le gouvernement Charest. M<sup>me</sup> Pin indique qu’en Ontario, les étudiants n’ont pas subi de choc devant l’augmentation soudaine, comme ce fut le cas au Québec, car les augmentations ont été constantes et graduelles. Un commentateur à la conférence a justement comparé cette situation à l’allégorie de la grenouille.</p>
<p>Deuxièmement, le gouvernement Charest en était à son troisième mandat et, de l’avis de plusieurs, avait connu des jours meilleurs. M<sup>me</sup> Pin mentionne que les libéraux se retrouvaient bas dans les sondages à la fin de ce mandat, et que bon nombre d’électeurs souhaitaient simplement les voir partir. Les manifestations étudiantes étaient une occasion idéale pour des groupes d’opposition de confronter le gouvernement et de l’affaiblir.</p>
<p>Troisièmement, il existe au Québec une longue tradition d’action sociale qui remonte à la Révolution tranquille des années 1960 et qui, à intervalles réguliers, se traduit par une mobilisation générale des étudiants de niveau postsecondaire. Sans oublier que les hausses ont été perçues au Québec comme faisant partie de mesures sociales plus larges en matière d’équité et d’égalité des chances, des questions soulevées par le conflit. En revanche, poursuit M<sup>me</sup> Pin, l’Ontario connaît le discours d’austérité depuis des années maintenant. En outre, la couverture médiatique hors Québec a été condescendante et dénigrante à l’égard des manifestations. Ainsi, comme la formation universitaire est de plus en plus perçue au Canada comme un avantage personnel que se procurent les individus, les frais de scolarité et l’endettement étudiant deviennent des enjeux personnels et non des questions sociétales, dit-elle.</p>
<p>Quatrième et dernier facteur, M<sup>me</sup> Pin suppose que les frais de scolarité élevés en Ontario et dans la majeure partie du Canada répriment les manifestations parce qu’il y a beaucoup à perdre; le « coût de renoncement » est très élevé. L’endettement élevé et la nécessité, pour de nombreux étudiants, de travailler à temps partiel pendant leurs études peuvent, selon elle, entraver l’action collective. Il devient difficile pour un étudiant qui a une lourde charge de travail de s’engager dans une cause. En Ontario, l’aide financière aux étudiants est structurée de sorte que, lorsqu’on manque ses cours, on risque d’être privé de financement.</p>
<p>Je trouve tous ces facteurs judicieux et plausibles. Peut-être en auriez-vous d’autres à nous proposer. Dans un même ordre d’idées, à la lumière des <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201301/18/01-4612625-universites-des-compressions-superieures-a-250-millions-en-deux-ans.php" target="_blank">récentes coupures budgétaires</a>, certains diront que les manifestations étudiantes ont eu un effet désastreux pour les universités au Québec, mais c’est une autre histoire.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dire tout simplement non à l’austérité</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/dire-tout-simplement-non-a-lausterite/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jan 2013 13:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Telle est l’opinion récemment exprimée par deux commentateurs de renom lors d’une conférence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je l’ai entendu dire de nombreuses fois et je me suis moi-même surpris à penser que, dans la situation économique actuelle, les universités devraient faire une croix sur toute augmentation du financement public dans un avenir prévisible. C’est doublement vrai au Québec, où le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a récemment fait savoir que les universités <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201301/17/01-4612368-universites-dautres-compressions-pour-la-prochaine-annee.php" target="_blank">pouvaient s’attendre à d’autres compressions</a> au cours de la prochaine année, pour rétablir l’équilibre budgétaire provincial.</p>
<p>L’austérité a été le mot d’ordre de la plupart des gouvernements, ici et ailleurs, depuis l’effondrement des marchés mondiaux en 2008. Toutefois, lors d’un récent débat de spécialistes, deux commentateurs publics bien connus ont affirmé qu’il faudrait carrément la refuser.</p>
<p>Les commentateurs en question, <a href="http://www.economicsforeveryone.ca/authors" target="_blank">Jim Stanford</a>, économiste pour les Travailleurs et travailleuses canadien(ne)s de l’automobile et le <a href="http://www.policyalternatives.ca/authors/centre-canadien-de-politiques-alternatives" target="_blank">Centre canadien de politiques alternatives</a>, et <a href="http://www.glendon.yorku.ca/gspia/english/school/word_director.php" target="_blank">Alex Himelfarb</a>, directeur de l’École des affaires publiques et internationales de l’Université York et ancien greffier du Conseil privé, étaient accompagnés de Derek DeCloet, rédacteur en chef du magazine <em>Report on Business</em> publié par le <em>Globe and Mail</em>. Le 10 janvier, tous trois ont pris la parole lors de la conférence <a href="http://ocufa.on.ca/conferences/academia-in-the-age-of-austerity/" target="_blank">Academia in the Age of Austerity</a> tenue à Toronto, organisée par l’Union des Associations des Professeurs des Universités de l’Ontario.</p>
<p><strong>Les dépenses gouvernementales ne sont pas à l’origine du problème</strong></p>
<p>Jim Stanford a d’abord déclaré que les dépenses gouvernementales n’avaient pas causé le déficit. « Le déficit a été causé par la récession, et <em>non</em> par les dépenses consacrées à payer les salaires des professeurs, les régimes de retraite des universités ou les éboueurs syndiqués », a-t-il affirmé. Jusqu’à la crise financière de 2008 et la récession qui a suivi, en Ontario, « nous offrions nos programmes, nous les payions et nous présentions des budgets équilibrés ».</p>
<p>Nous devons, poursuit-il, tenter de réduire les déficits à tous les niveaux, mais si cela nécessite un peu plus de temps que prévu, « ce n’est pas la fin du monde. Nous avons entendu beaucoup de discours alarmistes à propos des dettes et des déficits, [...] des propos ridicules par lesquels les ministres des Finances tentent d’effrayer la population pour lui faire avaler la pilule ».</p>
<p>« L’austérité est non seulement inutile, elle est inefficace et autodestructrice. Si la récession a causé le déficit, alors essayer de régler le déficit en réduisant les dépenses de milliards de dollars et en faisant d’importantes mises à pied aggravera de toute évidence le problème qui l’a réellement causé. Le Fonds monétaire international, haut lieu de l’économie de marché, vient de reconnaître les retombées macroéconomiques de toutes ces restrictions budgétaires. Nous l’observons en Europe où, plus les dépenses diminuent, plus les économies s’enfoncent et plus les déficits s’accroissent. »</p>
<p><strong>Il doit y avoir une autre solution</strong></p>
<p>M. Himelfarb s’est dit globalement d’accord avec l’analyse de M. Stanford, et a ajouté que le moment était propice pour avoir cette discussion parce qu’au Royaume-Uni et en Europe, « l’austérité commençait à perdre de son lustre ». Pourquoi? Parce qu’elle a entraîné de nombreuses pertes d’emploi, a fait augmenter les inégalités et a eu un effet dévastateur sur les plus vulnérables de la société, a-t-il expliqué. De plus, l’austérité tombe actuellement en discrédit « parce que son effet sur la croissance a été plus profond que ce qui avait  été anticipé, soutient-il. Les gens commencent à se dire qu’il doit y avoir une autre solution. »</p>
<p>« Ce débat a aussi montré que le programme d’austérité n’est pas fondé sur des objectifs financiers ni sur une politique économique, a déclaré M. Himelfarb. Il repose plutôt sur une idéologie, celle de réduire coûte que coûte le rôle du gouvernement en matière d’économie et d’affaires sociales. À bien des égards, les déficits sont un cadeau du ciel pour ceux qui aimeraient réduire la taille du gouvernement, parce qu’ils leur donnent justement une raison de le faire. »</p>
<p>L’austérité, a-t-il continué, n’est pas une mesure de responsabilité économique. « Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut être responsable financièrement, dépenser intelligemment, réduire les pertes, maintenir un équilibre entre les revenus et les dépenses au fil du temps et, dans les moments de croissance, réduire la dette. Toutefois, l’austérité ne fonctionne pas ainsi. Peu importe les conséquences, elle coupe dans les dépenses gouvernementales, même si cela nuit à la croissance et au remboursement de la dette grandissante et même si elle engendre des conséquences humaines inouïes. »</p>
<p><strong>Pas de solution magique</strong></p>
<p>Derek DeCloet du <em>Globe and Mail</em> était invité pour défendre le point de vue opposé pour les besoins du débat, mais sa défense s’est avérée plutôt tiède. Il a convenu que nous pouvions tous nous entendre pour dire que la récession était à l’origine du déficit. En outre, il a fait remarquer que « les universitaires ont démontré de nombreuses fois que l’austérité restreint la croissance. Un simple calcul mathématique permet d’arriver à cette conclusion ». Selon lui, si l’on parvenait à atteindre le taux de croissance d’avant la récession, le problème serait en grande partie réglé.</p>
<p>Toutefois, « nous n’avons pas de baguette magique pour faire remonter le taux de croissance ». La lenteur de la remontée économique s’explique par de nombreux facteurs, dont plusieurs sont mondiaux et indépendants de notre volonté. On ne peut simplement ignorer les déficits des gouvernements, a-t-il soutenu, parce que sinon, « une proportion sans cesse croissante des impôts recueillis servira à payer les détenteurs d’obligations de New York et d’ailleurs ».</p>
<p>« Le gouvernement fédéral est tombé dans le piège dans les années 1970 et 1980, a expliqué M. DeCloet. À cette époque, nous pensions que les déficits n’étaient pas problématiques. Un jour, nous avons réalisé que 25 cents de chaque dollar servaient à payer des investisseurs plutôt que des programmes sociaux. » Le gouvernement fédéral a réussi à régler le problème grâce à une combinaison de « bonnes politiques et de chance, en grande partie à l’externe ». Résultat : lorsque la crise a frappé en 2008, parmi les pays du G7, le Canada présentait la dette la moins élevée par rapport à son rendement économique. Ainsi, « nous pouvions afficher un déficit de 50 milliards de dollars et tout de même venir en aide aux fabricants automobiles. C’était grâce aux événements passés. Alors, considérée à long terme plutôt qu’à court terme, l’austérité ne semble pas si mauvaise. »</p>
<p>M. Himelfarb a répliqué que « l’on vante les mérites des mesures d’austérité des années 1990, mais que les temps ont changé ». Premièrement, à cette époque, les niveaux d’impôts étaient plus élevés, alors les revenus étaient plus stables. De plus, nous étions le seul pays en décroissance. Les autres étaient en croissance. Toutefois, maintenant que la plupart des économies sont en décroissance, « un problème se pose ».</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les cinq  événements marquants de 2012 en matière d’éducation postsecondaire au Canada</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/les-cinq-evenements-marquants-de-2012-en-matiere-deducation-postsecondaire-au-canada/</link>
		<comments>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/les-cinq-evenements-marquants-de-2012-en-matiere-deducation-postsecondaire-au-canada/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 14:39:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/?p=503</guid>
		<description><![CDATA[Les manifestations étudiantes du Québec sont en tête de liste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_511" class="wp-caption alignright" style="width: 144px"><a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/01/BlogSpeculativeDiction-crop.jpg"><img class="size-full wp-image-511" title="BlogSpeculativeDiction-crop" src="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/wp-content/uploads/2013/01/BlogSpeculativeDiction-crop.jpg" alt="" width="134" height="110" /></a><p class="wp-caption-text">Melonie Fullick écrit le blogue Speculative Diction.</p></div>
<p>Je pensais dresser une liste des cinq principaux événements en matière d’éducation postsecondaire au Canada pour l’année qui vient de s’écouler, mais ma collègue <a href="https://twitter.com/qui_oui" target="_blank">Melonie Fullick</a> y a pensé avant moi. Comme sa liste est excellente, je me permets de vous en proposer une version traduite ci-dessous. M<sup>me</sup> Fullick écrit le blogue <a href="http://www.universityaffairs.ca/speculative-diction/" target="_blank"><em>Speculative Diction</em></a>, accessible à partir de notre site anglais. Elle est étudiante au doctorat en gouvernance universitaire à l’Université York.</p>
<p><strong>1. Printemps érable – le mouvement étudiant et la grève des étudiants du Québec</strong></p>
<p>L’année 2012 a été riche en manifestations étudiantes à l’échelle mondiale. Au Québec, le mouvement de protestation a commencé <a href="http://oncampus.macleans.ca/education/2011/11/11/huge-student-protests-in-quebec/" target="_blank">il y a plus d’un an</a> en réaction à la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement libéral provincial. Une <a href="http://www.academicagroup.ca/top10/stories/15106">grève générale illimitée</a> (#GGI sur Twitter) a été déclarée par les groupes étudiants en <a href="http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/story/2012/02/20/student-strike-grows.html" target="_blank">février 2012</a>. Le mouvement a eu d’importantes répercussions politiques, a suscité l’intérêt de la communauté internationale et a provoqué des débats sur bon nombre des <a href="http://behindthenumbers.ca/2012/05/02/educated-analysis-or-cappuccino-logic-responding-to-the-quebec-student-strike/" target="_blank">principaux enjeux</a> posés par les politiques en matière d’éducation postsecondaire au Canada. La réaction des citoyens du Québec s’est intensifiée lorsque la <a href="http://www.huffingtonpost.ca/2012/05/18/bill-78-quebec-protests-war-measures-act_n_1528309.html">Loi 78 a été adoptée</a> par le gouvernement provincial le 18 mai. Les protestations se sont répandues et ont été accompagnées du bruit des <a href="http://www.huffingtonpost.ca/2012/05/25/montreal-pots-and-pans-video-bill-78_n_1546694.html">casseroles</a> des Montréalais. Le mouvement étudiant québécois a également permis de tisser des liens à l’échelle internationale avec des pays dans lesquels ont lieu des activités militantes semblables, comme le <a href="http://translatingtherevolution.tumblr.com/post/23876220519/we-are-all-quebecois-a-statement-of-solidarity-from">Chili</a>, le <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/jun/01/quebec-protests-student-activists">Royaume-Uni</a> (où la protestation contre les frais de scolarité a toujours lieu, en réponse à la commercialisation de l’éducation postsecondaire et à la hausse des frais de scolarité), l’Europe (en période d’austérité), le Moyen-Orient et les États-Unis (particulièrement le mouvement des indignés qui a touché un bon nombre de campus).</p>
<p><strong>2. Image de marque du Canada – recrutement des étudiants étrangers</strong></p>
<p>Le Canada est l’un des seuls pays (sinon le seul) à n’avoir aucun ministère de l’Éducation à l’échelle nationale et plusieurs ont déploré l’absence de stratégie et de politiques nationales dans ce secteur. Les <a href="http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20120515124848851">dirigeants universitaires</a> ont toutefois commencé à s’unir sous un objectif commun, celui du « marché » des étudiants étrangers. Un élément essentiel du discours concerne la conception d’une « image de marque » nationale pour le Canada visant le recrutement d’étudiants étrangers, qui se rapporte à la marchandisation de l’éducation à titre de produit d’exportation. Le gouvernement fédéral a réuni en août un <a href="http://www.aucc.ca/fr/media-room/news-and-commentary/les-universites-se-rejouissent-de-la-vision-pour-la-strategie-internationale-en-matiere-deducation-du-canada/">Comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation</a>, qui a recommandé de <a href="http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20120819074703508">doubler le nombre d’inscriptions d’étudiants étrangers</a>. Comme le Canada n’a pas de ministre de l’Éducation, le rapport a été présenté par le ministre du Commerce international.</p>
<p><strong>3. « Mort de la preuve scientifique » et activisme dans le domaine des sciences</strong></p>
<p>En 2012, les scientifiques ont dénoncé haut et fort les problèmes grandissants en matière de gouvernance dans le domaine des sciences (et de la recherche en général) au Canada. Après les changements apportés au recensement de 2011 sont venues les pertes d’emplois <a href="http://www.canada.com/Newest+National+Research+Council+layoffs+iceberg+science+critic/7461060/story.html">au sein du CNRC</a>, les changements dans <a href="http://nghoussoub.com/2012/08/20/nserc-has-lost-its-bearings-but-who-is-responsible/">l’allocation du financement</a> <a href="http://nghoussoub.com/2012/10/02/canadas-young-scholars-to-contend-with-nsercs-new-dirigisme/">du CRSNG</a> et les réductions du financement de plusieurs projets scientifiques à long terme (y compris la <a href="http://www.ottawacitizen.com/technology/story.html?id=7586360">Région des lacs expérimentaux</a>). Sans compter le <a href="http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-16861468">musellement</a> des scientifiques qui veulent communiquer avec les médias et la perception générale selon laquelle les politiques du gouvernement sont de plus en plus basées sur une idéologie plutôt que sur la recherche. Les scientifiques ont souligné ces problèmes lors d’une <a href="http://www.ipolitics.ca/2012/07/04/michael-harris-no-science-no-evidence-no-truth-no-democracy/">manifestat</a>ion sur la <a href="http://www.cbc.ca/news/technology/story/2012/07/09/f-scientists-rally.html?cmp=rss">Colline du Parlement</a> où ils ont déploré <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2012/jul/09/canada-stephen-harper-revolt-scientists?CMP=twt_fd">la « mort de la preuve scientifique »</a>.</p>
<p><strong>4. L’enseignement en ligne et les cours en ligne ouverts à tous (MOOC)</strong></p>
<p>Tous ceux qui auront suivi les tendances en enseignement supérieur au cours de la dernière année sauront que ce sujet était <a href="http://www.universityaffairs.ca/speculative-diction/following-the-herd-or-joining-the-merry-moocscapades-of-higher-ed-bloggers/">incontournable</a>. La <a href="http://www.insidehighered.com/blogs/hack-higher-education/top-ed-tech-trends-2012-moocs">discussion sur les MOOC</a> a principalement été initiée par les États-Unis, probablement en raison de la nature des changements touchant l’enseignement supérieur qu’ils ont connus. Par exemple, la privatisation et la commercialisation des universités étant plus importante aux États-Unis et le coût des études y étant plus élevé, l’anxiété des étudiants liée aux frais de scolarité et aux dettes (ainsi qu’à l’obtention de leur diplôme) est très élevée. Si nous avons inclus les MOOC dans la présente liste, ce n’est pas seulement parce que la discussion à propos de leur potentiel perturbateur s’est étendue <a href="http://www.elearnspace.org/blog/2012/07/06/open-letter-to-canadian-universities/">au Canada</a> (et à certaines <a href="http://oncampus.macleans.ca/education/2012/07/19/university-of-toronto-to-offer-free-courses/">universités</a> qui commencent à emboîter le pas), mais aussi parce que les MOOC, tels qu’ils sont offerts actuellement, semblent avoir été élaborés et <a href="http://www.insidehighered.com/blogs/university-venus/problem-edx">dispensés</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cours_en_ligne_ouvert_et_massif">ici en premier</a>.</p>
<p><strong>5. La santé mentale en milieu universitaire</strong></p>
<p>Ce problème prend depuis longtemps de l’<a href="http://oncampus.macleans.ca/education/2009/10/30/students-take-anti-depressants-more-than-any-other-medication/">ampleur</a>, mais sa visibilité a fortement <a href="http://oncampus.macleans.ca/education/2011/05/27/is-there-a-mental-health-crisis-on-campus/">augmenté</a> au cours des deux dernières années après la série de suicides d’étudiants survenue à l’Université Queen’s et le dépôt du <a href="http://www.thestar.com/news/canada/article/1294698--more-flexible-timetables-staff-training-will-help-fight-student-stress-queen-s-report">rapport</a> subséquent (voici une des interventions en format <a href="http://www.sgps.ca/downloads/SGPS-Response-PCMH-Discussion%20Paper.pdf">PDF</a>). Davantage d’<a href="http://www.universityaffairs.ca/Article.aspx?id=105640&amp;LangType=1033">universités</a> semblent maintenant <a href="http://www.universityaffairs.ca/universities-to-examine-their-role-in-students-mental-health.aspx?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+UniversityAffairsNews+%28News+%7C+University+Affairs%29&amp;utm_content=Google+Reader">conscientes du problème</a> (même si les médias se sont davantage intéressés à la <a href="http://thegenerallaw.wordpress.com/2012/12/11/puppies-wont-shorten-waitlists/">zoothérapie avec les chiens</a> comme solution). Le <a href="http://www.universityaffairs.ca/speculative-diction/speculative-diction/my-grief-lies-all-within-phd-students-depression-attrition/">billet que j’ai écrit</a> il y a environ un an à propos <a href="http://www.universityaffairs.ca/speculative-diction/phd-education-and-mental-health-a-follow-up/">des étudiants aux cycles supérieurs et de la santé mentale</a> a suscité beaucoup d’intérêt, certains ont même mentionné qu’il avait touché une corde sensible. Au cours des prochaines années, les universités devront trouver des moyens de régler ce problème, que plusieurs personnes écartent en disant qu’il ne s’agit que d’un état passager que les étudiants doivent surmonter.</p>
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		<title>Les étudiants devraient-ils avoir le droit de faire la grève?</title>
		<link>http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/les-etudiants-devraient-ils-avoir-le-droit-de-faire-la-greve/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Nov 2012 13:17:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lcharbonneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[FEUQ]]></category>
		<category><![CDATA[grèves étudiantes]]></category>
		<category><![CDATA[printemps érable]]></category>

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		<description><![CDATA[Les protestations de ce printemps au Québec ont soulevé la question : jusqu’où les groupes d’étudiants peuvent-ils aller?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de ce conflit étudiant, le gouvernement, alors libéral, a utilisé le terme « boycottage » pour décrire l’action des étudiants des universités et collèges qui refusaient de se rendre en classe dans le but de protester contre la hausse proposée des frais de scolarité. Selon le gouvernement, les étudiants ne faisaient pas la « grève », puisque ce terme faisait référence à la cessation du travail et ne s’appliquait pas au contexte.</p>
<p>Débat purement sémantique? Pas nécessairement. Le caractère légal des grèves étudiantes au Québec n’avait jamais été sérieusement contesté avant cette année, mais la perturbation sociale généralisée qu’ont entraînée les récentes protestations a mis en évidence aux yeux de plusieurs observateurs l’importance de clarifier la question avant que les étudiants décident de prendre les rues d’assaut de nouveau.</p>
<p>Au Québec, les associations étudiantes sont régies par une législation, la <a href="http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;file=/A_3_01/A3_01.html" target="_blank">Loi 32</a>, qui établit les droits d’association et de représentation des étudiants, mais qui ne mentionne nulle part le droit de faire la grève. Au fil des années, ce « droit » a été acquis grâce au consensus social et à la tradition, comme l’explique Alec Castonguay dans un excellent <a href="http://www2.lactualite.com/alec-castonguay/2012/11/16/greves-etudiantes-le-temps-des-clarifications/" target="_blank">billet</a> de son blogue.</p>
<p>Mais bien des gens ont remis ce droit en question lorsque les protestations des étudiants ont commencé à s’intensifier, particulièrement lorsqu’ils ont appris comment les votes de grève étaient organisés par les associations étudiantes. Dans certains cas, seulement 10 pour cent des étudiants admissibles participaient au vote de grève. De plus, certains étudiants se sont plaints d’avoir fait l’objet d’intimidation et d’avoir été dissuadés de voter contre la grève puisque ces votes étaient parfois faits à main levée. Dans un éditorial paru dans <em>Le Soleil</em> intitulé « Démocratie étudiante ou anarchie? », Brigitte Breton a écrit : « L’agitation printanière a en effet exposé des lacunes dans les pratiques des associations, au point de mettre en doute la légitimité de leurs décisions. »</p>
<p>D’autres questions ont été soulevées à propos des droits des étudiants à dresser des piquets de grève sur les campus ou près de ceux-ci afin d’empêcher les autres étudiants d’assister à leurs cours. Certains étudiants ont fait appel aux tribunaux afin d’obtenir des injonctions contre les associations étudiantes alors que d’autres ont déposé un recours collectif contre les établissements d’enseignement relativement à leur incapacité à donner des cours, exposant ainsi les problèmes juridiques engendrés par les protestations.</p>
<p>Essentiellement, comme l’ont signalé certains commentateurs, le droit de grève, tel qu’il est accordé aux syndicats ouvriers, est compensé par certaines responsabilités et obligations de la part de ces syndicats. Jacob Levy, titulaire de la Chaire de théorie politique Tomlinson et professeur associé en sciences politiques à l’Université McGill, a récemment écrit dans un <a href="http://www.academicmatters.ca/2012/11/the-high-cost-of-low-tuition-in-quebec/" target="_blank">article</a> paru dans le magazine <em>Academic Matters</em> que ce privilège de grève est accordé jalousement et avec soin, en suivant toute la réglementation juridique associée au processus de prise de décision menant à une grève ou à une activité de piquetage ou de protestation qui peut accompagner une grève.</p>
<p>Il ajoute que les étudiants qui boycottaient les cours s’appropriaient les privilèges accordés aux syndicats ouvriers et revendiquaient le droit de créer une « grève » afin de lier les étudiants en désaccord, sans mentionner le personnel enseignant, mais ne reconnaissaient aucune des responsabilités de ces syndicats, comme des règles de quorum autorisées publiquement, des procédures de vote fixées à l’avance ainsi que des limites de temps et de lieu pour le piquetage. Selon lui, c’est cette situation qui a engendré les confrontations les plus intenses sur les campus. Il ajoute que plusieurs universités et cégeps ont cherché à rester ouverts pour les étudiants qui désiraient assister à leurs cours, faisant même appel à la police pour faire obéir aux injonctions de la cour les protestataires bloquant l’accès aux salles de classe.</p>
<p>Pour faire face à ces enjeux, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pierre Duschesne, a récemment soutenu ouvertement que les associations étudiantes <em>devraient</em> peut-être obtenir le droit légal de faire la grève. L’idée a rapidement été <a href="http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201211/15/01-4594348-un-droit-de-trop.php" target="_blank">critiquée</a> par André Pratte, éditorialiste de <em>La Presse</em>, comme étant « un droit de trop ». Selon lui, « les inconvénients d’une telle législation seraient beaucoup plus importants que les avantages. Elle créerait un précédent : pour la première fois, on reconnaîtrait à un groupe de bénéficiaires d’un service de l’État le droit de priver d’autres personnes de ce service. »</p>
<p>Il est intéressant de noter que Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), est également en désaccord avec l’idée de donner aux étudiants le droit légal de faire la grève. Elle a raconté à M. Castonguay que la Fédération a commencé à faire des recherches pour voir où, ailleurs dans le monde, les étudiants avaient ce droit. « Ça fait peur », dit-elle. Elle ajoute que les restrictions imposées par ces lois rendraient toute mobilisation étudiante impossible.</p>
<p>Selon M. Castonguay, le ministre a ouvert une boîte de Pandore. Il ajoute que si les fédérations étudiantes veulent éviter les obligations exigeantes du droit de grève, la seule solution est d’entamer les procédures internes nécessaires pour exercer leur droit de protester de façon légale afin de s’assurer que le processus demeure démocratique et légitime. « Ça ne réglerait peut-être pas tout, écrit-il, mais ce serait un énorme pas en avant. Que ça vienne du gouvernement ou des associations étudiantes directement, le temps des clarifications est arrivé. »</p>
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		<title>Un vent d’alarmisme souffle sur l’avenir des universités</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 16:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Étrangement, le Canada semble épargné, du moins jusqu’ici.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="display: none;"><img src="http://beta2.aborg.net/ua-newsletter/margin_notes.jpg" alt="" /></div>
<p>Les publications qui prédisent la « crise » de l’enseignement supérieur se multiplient à l’heure actuelle. J’ai d’ailleurs commenté dans un <a href="http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/trois-scenarios-catastrophes-pour-lenseignement-superieur-aux-etats-unis/">billet précédent</a> les scénarios catastrophes qui circulent sur l’avenir des universités.</p>
<p>Un rapport récemment publié en Australie illustre bien ce type d’analyse pessimiste. Puisque le système universitaire australien ressemble beaucoup au nôtre, il est intéressant d’examiner les conclusions de l’étude, qui pourraient vraisemblablement s’appliquer aux universités canadiennes.</p>
<p>Le <a href="http://apo.org.au/research/university-future-thousand-year-old-industry-cusp-profound-change">rapport de 30 pages</a> préparé par la firme d’experts-conseil internationale Ernst &amp; Young s’intitule <em>The University of the future: A thousand year old industry on the cusp of profound change</em>. L’auteur du rapport, Justin Bokor, directeur général de la division éducation d’Ernst &amp; Young, <a href="http://www.news.com.au/business/worklife/australian-universities-wont-survive-under-current-business-model-ernst-young-report-warns/story-e6frfm9r-1226501763513">affirme sans détour</a> qu’avec le modèle d’affaires actuel, plus aucune université australienne ne sera viable d’ici 2025. « Nous avons été témoins de changements structurels fondamentaux dans les médias, la vente au détail et le divertissement au cours des dernières années; c’est maintenant au tour de l’enseignement supérieur », ajoute-t-il.</p>
<p>Le rapport indique que le modèle dominant en Australie (on aurait pu ajouter « au Canada »), celui de l’établissement d’enseignement et de recherche à grande échelle soutenu par des actifs considérables, est condamné dans presque tous les cas. Au minimum, explique-t-on, « les universités devront considérablement rationaliser leurs activités et intégrer de nouveaux modes d’enseignement et de diffusion des apprentissages. »</p>
<p>Selon M. Bokor, « le financement gouvernemental est limité et s’amenuisera encore au cours des cycles politiques à venir ». On pourrait facilement entendre la même chose au Canada. Les universités, dit-il, « ne sont pas tout à fait des entreprises, mais elles devront être gérées comme tel. Elles doivent être rationalisées et efficaces. »</p>
<p>Le rapport conclut, apparemment sans ironie, que « la période à venir sera passionnante. »</p>
<p>Cet argumentaire ne convainc toutefois pas tout le monde. Dans la revue <a href="http://www.campusreview.com.au/blog/news/will-universities-survive/"><em>Campus Review</em></a> (abonnement requis), la sénatrice australienne Lee Rhiannon, porte-parole du Parti vert en matière d’éducation, décrit le rapport comme étant « exagéré » et « alarmiste ». Elle admet la validité de certains arguments, mais se dit préoccupée par ce qu’elle voit comme un plaidoyer d’Ernst &amp; Young pour une participation accrue du secteur privé dans les universités. « Le rapport est conçu de manière à ouvrir la porte aux fournisseurs privés aux dépens d’un secteur universitaire public robuste et équitable, affirme-t-elle. À coup d’expressions à la mode, on présente les réductions du financement des universités publiques comme inévitables, et le secteur privé, comme un sauveur. »</p>
<p><strong>Les États-Unis et le Canada</strong></p>
<p>C’est aux États-Unis que les écrits sur la crise de l’enseignement supérieur sont le plus importants. De nombreux experts américains prédisent également une profonde transformation du milieu universitaire. On peut affirmer sans exagérer que de l’inquiétude est ressentie chez nos voisins du Sud. Selon un <a href="http://nation.time.com/2012/10/18/higher-education-poll/#ixzz2AnrV0lyW">récent sondage</a> commandité par le magazine <em>Time </em>et la Carnegie Corporation of New York, 89 pour cent des adultes américains et 96 pour cent des hauts dirigeants des collèges et universités considèrent que l’enseignement supérieur est en crise, et près de quatre sur 10 jugent que cette crise est grave.</p>
<p>Au Canada, le vent de pessimisme nous a plutôt épargnés jusqu’à maintenant. Je me demande pourquoi.</p>
<p>Il ne s’agit pas de nier les défis qui attendent les universités canadiennes — bien que leur description change d’un analyste à l’autre —, mais on ne semble pas entrevoir de crise imminente.</p>
<p>Cela pourrait tenir en partie à la place plutôt restreinte du secteur privé au sein des universités canadiennes, outre les dons de bienfaisance, le parrainage et les collaborations entre l’industrie et les universités en matière de recherche. La situation est très différente aux États-Unis, où bon nombre des universités d’élite sont privées et où <a href="http://www.apollogrp.edu/learning-platforms/university-of-phoenix">le plus important fournisseur de services d’enseignement en ligne</a> appartient à une entreprise à but lucratif.</p>
<p>Il se peut que, devant la situation actuelle au Canada où l’on privilégie un système public solide et où la population semble peu favorable au changement, les entrepreneurs n’entrevoient tout simplement pas la possibilité de faire de grands profits. Or, j’ai l’impression que c’est justement la perspective de réaliser des profits faramineux qui inspire la plupart des actuels scénarios catastrophes. C’est, du moins, une théorie.</p>
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